Trois rencontres une conclusion !
Au cours de mon actuel voyage en Chine j’ai eu l’occasion de rencontrer successivement, le Premier Ministre, Wen Jiabao, le Vice Premier Wan Qishan et le Maire de Pekin, Guo Jinlong.
Ma conclusion est simple, la Chine développe avec tous les continents des relations spécifiques mais d’intensité équivalente : l’Europe comme les USA, l’Afrique comme l’Amérique Latine… Si la crise européenne est suivie de manière très attentive et la confiance dans la solidité de l’économie de la Zone euro
réaffirmée fortement et régulièrement, la Chine ne met pas tous ses oeufs dans le même panier.
La stratégie chinoise est vraiment globale, sans ennemis, sans alliés privilégiés. Le raisonnement est le « gagnant-gagnant ». La Chine avance avec ceux qui veulent avancer avec elle. Rares sont ceux qui ne veulent pas progresser avec elle. La Chine fredonne : « aimer et se sentir aimé … »
Je pars quelques jours en Chine. Après cette dure campagne je vais changer d’air. Je vais faire quelques conférences sur les relations Occident-Emergeants, devant des diplomates chinois à Pékin et devant des étudiants à Shanghai. Je participerai également à un Forum économique mondial sur les échanges commerciaux et la crise de la dette en Europe. Une rencontre avec le Premier Ministre chinois Wen Jiabao est prévue mardi. Dans toutes ces interventions je veillerai, comme je l’ai toujours fait, à être en totale cohérence avec notre Diplomatie. A cette occasion, j’apporterai aussi mon soutien à quelques entreprises françaises qui développent leurs échanges avec la Chine.
Que mes Amis ne s’inquiètent pas, je reviens vite pour enchainer les meetings pour les législatives : La Ciotat, Rochefort, Saint Jean d’Angely, l’Aigle (61), Senlis, Fecamp, Bressuire, Chambéry, Fillinges(74), Vivonne (86), L’Isle-Adam, Angoulême, Richelieu…
Je reviendrai avec des horizons élargis, et un grand besoin, renouvelé, de France.
La défaite de Nicolas Sarkozy est, peut-être, le « moment le plus affectif » de son quinquennat.
Je pense à l’émotion, ce soir, de ces centaines de milliers de sympathisants qui se sont engagés avec Nicolas Sarkozy, pour la France, à Villepinte, à la Concorde, au Trocadero, de meeting en meeting…
Je pense, aussi, à ceux que l’inquiétude gagne ce soir. A tous ceux qui avaient mis leur espoir dans ce jeune Président réformateur.
Je craignais ce scénario depuis l’été 2010, en 2011 la perte du Sénat avait été l’événement annonciateur. J’ai, jusqu’au bout, espéré que la rupture ne se terminerait pas en cassure.
Ce soir, nous en avons la confirmation : cette élection était gagnable.
Pour l’avenir, il nous faudra concilier trois exigences : celle de l’analyse, celle de l’unité et celle de la diversité. L’analyse pour ne pas reconduire les erreurs du passé, l’unité pour préparer l’avenir avec la nouvelle génération, la diversité pour équilibrer notre gouvernance.
Au nouveau Président, dont je salue la victoire, je souhaite beaucoup de sagesse.
A Nicolas Sarkozy, je dis mon respect pour son courage et mon amitié pour sa personne.
A la veille du 1er tour, je vous avais recommandé le dernier livre de Luc Ferry, « de l’Amour ».
C’est excellent pour ceux que les campagnes agitent. C’est le livre du « Deuxième Humanisme ».
J’ai visite hier à Selestat, dans notre si belle Alsace, la « bibliothèque Humaniste ». En fait la bibliothèque du « Premier Humanisme », celle de Beatus Rhenanus, grand savant, figure majeure de l’Humanisme rhénan aux XVème et XVIème siècles, contemporain et ami d’Erasme.
On découvre ainsi à Selestat, la ville de Beatus, une véritable histoire du livre au travers de 1686 documents exceptionnels. De Sénèque à Thomas More, le Premier Humanisme Européen se trouve rassemblé dans la magnifique Halle au blé de Selestat.
Les campagnes électorales permettent aussi de percevoir de ville en ville, les trésors de la France.
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Le discours de Nicolas Sarkozy au Trocadéro révèle de réelles proximités avec la pensée de Régis Debray. En voici quelques exemples tirés de « L’éloge des Frontières » (Gallimard) :
« une idée bête enchante l’Occident : l’Humanité, qui va mal, ira mieux sans frontières »
« la frontière est d’abord une affaire intellectuelle et morale »
« chaque culture a son style de clôture, deux mots qui riment parce qu’ils sont synonymes »
« le mur interdit le passage, la frontière le régule »
« nos partisans du socialisme sans rivage ont éludé la question de la frontière »
« qui entend se surpasser commence par se délimiter »
« demandez donc à vos Ministres, Députés et Sénateurs, gardes frontières négligents, mais si prolixes sur les Droits de l’Homme, d’ajouter à leur catalogue le Droit à la frontière »
« quand on dénie la partition, n’est-ce pas au partage qu’on se refuse ? »
« le principe de laïcité porte un nom, la séparation. »
La « Civilisation de la Frontière » est un vrai projet politique c’est, au fond, celui du dialogue des cultures. Sans peur de l’identité, sans crainte de l’ouverture.
Vous êtes à la fois la diversité mais aussi l’unité de la France.
Nous sommes venus souvent sur cette place des Droits de l’Homme pour dire notre attachement aux valeurs de « l’Humanisme ».
Je me souviens quand je venais ici pour soutenir le peuple brésilien contre la dictature, le peuple russe pour sa Pérestroïka, le peuple chinois pour tourner la page meurtrière du Maoïsme, pour dire notre respect et notre affection à Nelson Mandela…
Que sont ces espoirs devenus ?
En 2012, ce sont eux, les BRICS, les moteurs de l’économie mondiale : le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, mais aussi l’Afrique du Sud tirent la croissance du Monde.
Comment ces Pays s’en sortent-ils ? Par la valeur qui nous rassemble aujourd’hui, la valeur que tous ont le droit de fêter le 1erMai , le Travail !
Quand un Chinois gagne 1$, l’Américain gagne 25$. Sur ses 25 $ l’américain dépense 26$, sur son dollar le Chinois en épargne la moitié.
Dans le Monde, c’est l’épargne du pauvre qui finance le déficit du riche.
La crise mondiale n’est pas l’excès de finances des émergents, mais le déficit de travail de l’occident.
Tavail et épargne sont les valeurs du Monde émergent.
Les dirigeants des BRICS disent aux jeunes de leur Nation, travaillez davantage, « c’est le travail qui fait l’emploi ».
Ils travaillent plus que nous, ils épargnent plus que nous !
François Hollande a tort de ne pas dire la vérité aux jeunes de France.
Il veut faire rêver avec les 35h, avec les rtt, avec la retraite à 60 ans, et pourquoi pas le retour du Ministère du temps libre !
Pour le Travail, le Monde mobilise et les socialistes français démobilisent !
Il faut avoir le courage de prévenir les Jeunes européens des défis de leur avenir.
Le risque de nouvelles délocalisations est fort. Pour nous protéger, les bonnes solutions sont celles de Nicolas Sarkozy.
Trois propositions nous protègeront:
Le retour à l’équilibre budgétaire. Hollande creuse les déficits, Sarkozy équilibre les comptes dès 2016. La dette est contre l’emploi et pour l’impôt.
La compétitivité. Quand on charge le travail pour financer le social c’est l’emploi qui trinque. Oui à la TVA Anti-délocalisations.
La réciprocité, la nouvelle pratique commerciale que nous voulons pour l’Europe. L’Europe ne peut être ouverte qu’à proportion de l’ouverture de ses partenaires.
La France Forte veut une Europe Forte.
Pour défendre ces idées, nous avons besoin de Nicolas Sarkozy, de ses convictions, de son expérience, mais aussi de son autorité.
Dans ce Monde à la fois nouveau et complexe, la France ne peut courir les risques de l’aventure.
Le Candidat socialiste, par les archaïsmes de sa pensée, par les vides de son expérience, par les pièges de ses alliances, inquiète de nombreuses Françaises et de nombreux Français.
La force de l’Humanisme, elle, rassure : pour nous, rassemblés sur cette place des Droits de l’Homme, notre espérance ? C’est notre confiance en la Personne Humaine, dans sa liberté, dans sa responsabilité, pour sa vie.
Nous n’oublierons pas un beau message de cette campagne : « La vie est un mystère, plus grand que nous, elle est miracle pour les uns, hasard pour les autres, elle est sacrée pour tous ». C’était à Clermont. C’était Nicolas.
Avec Nicolas Sarkozy, pour La France, nous n’avons pas peur.
Le scorpion ne peut pas s’empêcher de piquer le crocodile. A quoi rime ce retour de DSK sur le devant de la scène ? Vraie-fausse interview, vraie-fausse fête socialiste… A quoi joue l’ex-espoir des socialistes ? Je ne peux pas croire que ce spectacle soit donné pour favoriser Hollande. La défense sur le complot est dérisoire, il eut fallu un cerveau planétaire pour surveiller tous les pays et tous les lieux fréquentés par l’ex-DG du FMI… Et si la stratégie était faussement contre Sarkozy pour véritablement affaiblir « l’usurpateur ». La décence commandait le silence ! Les socialistes rêvaient d’une petite musique de nuit jusqu’au 6 mai, voilà que des percussions perturbent leur orchestre. Le scorpion pique toujours.
Avec Lionel Jospin le débat de LCI a été sobre et équilibré. J’ai pu défendre trois idées principales :
Le PS semble ignorer la nouvelle donne mondiale. Les Pays-Continents veulent tous « émerger par le travail ». Il n’y a que chez nous qu’un parti de gouvernement propose de travailler moins. La crise mondiale est une crise du travail.
Pour défendre nos emplois la priorité doit être fixée à la compétitivité. Pour cela, il faut cesser d’opposer le travail et le social en finançant le social sur une autre assiette que l’emploi. C’est la TVA Anti-délocalisations.
La condition de la préservation de notre mode de vie, c’est l’équilibre de nos finances publiques. François Hollande creusera de plus de 30 milliards d’euros nos déficits, ce qui aura de graves conséquences sur le niveau de vie des classes moyennes. Avec Nicolas Sarkozy le retour à l’équilibre est engagé pour 2016.
La fermeté des échanges n’est pas incompatible avec la courtoisie.
Ceux qui se sont couchés avec un écart de 3 points entre Sarkozy et Hollande, dimanche soir, se sont réveillés, lundi matin, avec un écart réduit à 1,5 point. Première bonne nouvelle. Deuxième bonne nouvelle, la forme de notre candidat ! Devant son comité de campagne, lundi matin, Nicolas Sarkozy, en bras de chemise, a fait preuve de sa confiance… communicante : » on va gagner ». » N’écoutez pas les sondages, ils se sont magistralement trompés sur la participation, sur les écarts, sur les deux fronts »… Respectons les électeurs, ne négocions pas avec les partis, parlons aux Français. « Le 1er Mai, célébrons ensemble la fête du travail, la fête de ceux qui travaillent, la fête de ceux qui veulent travailler »…
Le soir, à Chaumont, le public est joyeux. Il applaudit le Ministre-Maire Luc Chatel qui dénonce le recrutement annoncé par François Hollande de 1000 Professeurs parmi les recalés du concours. Le scénario du PS est affligeant : « bricolage de Printemps, promesses pour l’automne, évidemment rigueur en Hiver. Trois raisons de dire non à M. Bricolage ! »…
J’ai ensuite expliqué qu’on entrait dans une phase nouvelle de la campagne électorale : « après l’étape de la valeur absolue au 1er tour (j’aime / je n’aime pas) on passe à la deuxième étape, celle de la valeur relative (je compare et je préfère). Nous ne craignons pas la comparaison. J’ai dit combien, pour moi, « le nouveau monde des Pays émergents » était le grand absent de la campagne socialiste ». Enfin, j’ai décliné ma foi dans l’humanisme « n’ayons pas peur car l’homme est au coeur de notre espérance ». Avec l’humour en plus…
Jean-Francois Copé a dit sa confiance dans « la liberte sacrée du peuple français ». Jean-Luc Melenchon a, dans ce discours, retrouvé sa véritable qualification : celle de » l’extrême gauche ». Le Secrétaire général de l’UMP a dénoncé les propositions budgétaires de Hollande faisant de la Défense Nationale la variable d’ajustement…
Parlant de l’orchestration des désistements à gauche, dès dimanche soir, Alain Juppé s’est moqué en constatant : » la flottille de pédalos est en place ». Il a ensuite développé les raisons de notre fierté au regard de la politique étrangère du Président. Compétitivité et discipline budgétaire sont retenues pour être les priorités de notre politique économique dans l’intérêt du pouvoir d’achat et de l’emploi. Sur ce dernier point Alain Juppé a été particulièrement applaudi en déclarant : « Ce n’est pas le gouvernement qui crée l’emploi, c’est le travail »…
Dans la voiture qui me ramène à Paris dans la nuit je revis cette journée où l’espoir est relancé par la confiance réciproque du Candidat et des Electeurs.
Dans cette campagne, François Hollande a commis 3 fautes lourdes :
Il méconnaît la vérité du Monde
Les Socialistes ne disent pas aux Français que tous les Pays du Monde ont choisi le travail comme stratégie de développement. L’Asie fait du travail « la voie » du Progrès. Le Brésil dit à ses jeunes de travailler davantage. Tous les Pays émergents veulent s’en sortir par le travail… Quel parent dirait à ses enfants : « Travaille moins du vivras mieux » ? C’est pourtant le discours des Socialistes, eux qui ont inventé « la démobilisation laborieuse » avec le Ministère du temps libre, les 35h, les RTT… Il faut dire la vérité aux Français : »Le travail ne se partage pas. Plus on travaille, plus on crée d’emplois ».
Il ne dit pas la vérité sur le système éducatif
Le PS veut nous faire croire que notre système éducatif est bon et qu’il suffit d’ajouter des moyens pour le développer. C’est faux, ayons le courage de dire, comme l’a fait Nicolas Sarkozy, que notre système éducatif doit être repensé ! Nous sommes l’un des pays qui dépense le plus sans obtenir les résultats correspondants. L’Education, malgré le dévouement de certains, enseigne mal et n’éduque plus.
Il propose de creuser les déficits
Le projet socialiste, dans sa culture dépensière, ne propose aucune réelle économie budgétaire, en revanche il ajoute 30 milliards de dépenses supplémentaires. S’il était au Pouvoir, M. Hollande serait pris en tenaille entre une hausse des taux d’intérêt qui plomberait le budget et une hausse des impôts qui plomberait les classes moyennes. Avec le PS, il n’y a pas de bon scénario. Ce serait perdant-perdant.
A l’opposé de François Hollande, je trouve dans cette campagne Nicolas Sarkozy courageux, créatif et rigoureux.
Un Sarkozy épatant en Poitou. 400 emplois sauvés aux Fonderies du Poitou, un dialogue viril, direct et positif avec de vrais syndicalistes. Un meeting particulièrement pédagogique au Futuroscope. Un candidat fort de son courage et confiant dans sa stratégie. Une forte espérance populaire. Une belle journée.
Je vous adresse ici quelques cartes postales de mes récentes étapes à la rencontre de nos compatriotes : Pornic, Paris VIIe, Saint-Benoît dans le Grand Poitiers, Canton, Chatelguyon, Chamalières…
La mobilisation de l’UMP dépasse le plus souvent les chiffres attendus de 30%
A observer, la dynamique Melenchon. Les Français de Chine se demandent s’il n’y a pas plus de communistes en France qu’en Chine
La fragilité N°1 de Hollande, c’est le manque apparent d’autorité
La force N°1 de Sarkozy, c’est son Leadership
Pour les sympathisants de droite le meilleur, à la télé, après le Boss, c’est J-F.Copé
Partout, on s’interroge : que sont les Verts devenus ? Les agriculteurs reprennent espoir…
La communication des experts « parisiens » est de plus en plus suspecte
Les soutiens de Hollande sont particulièrement mis en scène dans sa campagne
Le rassemblement du 15 avril à la Concorde séduit beaucoup
La gravité de la situation économique internationale est davantage perçue à droite
La semaine prochaine Agen, la Mutualité, Bordeaux, Royan, La Rochelle, Laon…
Jean-François Copé vient en Poitou pour une campagne « à la Chirac ». Deux jours de contacts directs avec les différentes professions, un grand meeting, un dîner à la ferme, un petit déjeuner avec les boulangers, une visite privée de l’institut Confucius et de multiples rencontres… Je suis heureux que le Secrétaire Général de l’UMP prenne ainsi le temps de l’affectif. Une campagne électorale consiste autant a écouter qu’à parler. Je ne crois pas que tous les territoires soient identiques, chaque région a sa spécificité. C’est une belle marque de respect que de prendre le temps d’écouter un territoire.
Une maison des arts à Pékin, une coupe Franco-Chinoise de golf, de multiples partenariats universitaires, une nouvelle usine de PSA à Wuhan, un pôle commercial franco-chinois en Lorraine, un projet d’hôpital français à Shanghai, la cité du cinéma créée par un architecte français, le développement de ZTE en France, un musée du vin français à Hangzou, la Banque de Chine qui renforce sa position sur la place de Paris, Van Cleef qui prépare une grande exposition à Shanghai… les projets franco-Chinois sont innombrables. Ici, en Chine, les Français n’ont pas froid aux yeux. L’expression « positive attitude » est utilisée en français dans le texte.
C’est dommage que Monsieur Hollande ne soit jamais venu en Chine, il aurait trouvé mille occasions d’être fier de son Pays. Ici, la France est active, ambitieuse et généreuse. De très nombreux jeunes compatriotes sont en Chine pour leurs études ou pour leur première expérience professionnelle. Si on veut les revoir, un jour, en France participer au dynamisme national, il ne faudrait pas ajouter beaucoup de socialisme à notre gouvernance. C’est en effet le paradoxe : beaucoup de Français viennent chercher ici les libertés économiques qu’ils ne trouvent plus chez nous. Les Chinois ont bien compris ce qu’était l’attractivité de leur Pays pour les Jeunes du Monde entier.
Un Pays qui attire tant d’étrangers actifs mérite-t-il toutes les critiques qui lui sont adressées ? La Chine, pour un étranger, présente des similitudes avec l’Amérique de mes 20 ans.
Les rumeurs les plus folles courent sur la situation politique en Chine. Le récent limogeage du charismatique Bo Xilai provoque des supputations très diverses, retour de la lutte des clans, coup de force, anticipations du prochain congrès du PCC, protestations sociales… Au-delà des incertitudes économiques, cette agitation est aussi le signe qu’un choix présidentiel et gouvernemental, en Chine comme ailleurs, est très disputé. Si les premiers postes semblent attribués, les discussions seront vives pour les autres.
Réciproquement, en Chine, on s’inquiète beaucoup de la situation de l’Europe et plus particulièrement de la zone Euro et de ses dettes. Les pronostics sont souvent pessimistes. La propagande de la presse anglo-saxonne contre l’euro marque des points en Asie.
C’est dans cette période d’inquiétudes réciproques que j’ai le bonheur de conduire en Chine une délégation d’une vingtaine d’entreprises parmi lesquelles Suez, Danone, Vinci, Air France, Schneider, Seb, PSA, Dassault, CCIP, Saint Gobain, KPMG, Vanatome…
A l’occasion de cette session annuelle du Comite France-Chine, que préside Jean-Pascal Tricoire, nous rencontrerons plusieurs hauts dirigeants chinois dont notamment le Vice-Premier, Wang Qishan, le Gouverneur de la Banque centrale ZHOU Xiaochuan et nous serons reçus aux Ministères des Affaires étrangères, de l’Environnement et du Commerce.
Cette mission sera, pour moi, l’occasion d’inaugurer la Maison des Arts de Pékin, « Yishu 8″, avec sa Fondatrice Christine Cayol, et de nombreuses personnalités chinoises et françaises engagées pour l’amitié entre nos deux peuples.
Je représenterai également la France au Forum de Boao, le Davos asiatique et, dans ce contexte, j’aurai un entretien avec Li Keqiang le probable futur Premier Ministre de la RPC.
Ces multiples et très divers contacts, y compris avec la société civile, me permettront de rassurer les autorités chinoises sur l’état de l’Europe et me donneront, je pense, la possibilité d’apprécier la réelle situation politique et économique d’un Pays, revenu en quelques décennies au premier rang des Nations du Monde ! Rien de telle que la vérité du terrain, avec des dossiers concrets, pour mieux comprendre.
jpr
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