Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

9 commentaires

  1. NGK dit :

    Au lendemain de l‘intervention
    de Jacques Chirac en France, le 31 Mars 2006, et de la promulgation de la Loi dite de l‘égalité des chances qui institue le Contrat de Première Embauche dit « CPE» parce qu’elle ne serait pas contraire aux Principes et aux Valeurs de la République, Loi dont il a été dit qu’elle était en effet: Juste, Raisonnable, Sage; alors qu’elle n’est en réalité que le fruit de l‘usage inconsidéré, regrettable, du 49-3, et se moque précisément, de la Raison, de la Justice, de la Sagesse, de la Dignité des Personnes, -termes ici galvaudés, pervertis, détournés de leur Sens pour des questions de Forme, de Communication, de « Légitimité » et surtout d‘Efficacité-; quel sera le prix à payer pour ce soit disant, improbable, « Respect de la Constitution et des Institutions » qui par Référendum jamais ne passerait ? Ainsi la préférence va aux querelles de clan, aux rivalités de personnes, et non pas au Peuple Français, qui lui pâtit des Lois sans jamais les instituer. En Démocratie en effet, « Cela a un Sens » ! Manifestation de ce jour dans toute la France et Grève Nationale, la Résistance est de rigueur! Il en est effectivement de l’intérêt National, par-delà les partis. Le gouvernement a certainement oublié que sa seule légitimité à 82% à seulement été de pouvoir empêcher un temps, la prospérité de Lepen et de l’extrême-droite. Triste Nation…

  2. BRETAIRE dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Je suis complètement en accord avec vous, seulement je pense que Nicolas SARKOZY devrait se tenir en retrait, à mon avis cela peut jouer en sa défaveur. Vous avez été un très bon Premier Ministre. Quant à la Royale, elle ferait mieux de s’occuper de sa famille.

  3. BOLATTO Irène dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Je retrouve votre discours fidèle à votre personnalité et je suis contente de savoir que vous ne changez pas de direction.
    Votre préocupation pour l’avenir de la France, de notre démocratie est intacte, ainsi que l’avenir de tous nos jeunes.
    Je crois qu’il faut sortir du clivage gauche droite pour remettre le dialogue là ou il doit être débattu. Parlons économie, justice sociale, entreprise etc… Aujourd’hui la France n’est plus dans la compétition mondiale, elle a régressée. Tant d’énergie, d’efforts voués à l’échec! Je pense que ceux qui incitent à la révolte à la contradiction ne perçoivent plus le danger qu’il font courrir à notre pays. Les extrêmes sont là, présents et prêts à continuer leur progression.
    Je constate que la législation du marché du travail, de la création d’entreprise n’est plus adapté à la société, alors n’essayons plus de leurrer les français avec les airs du front populaire.
    La société évolue, il me semble que les partis politiques devraient le faire, le vainqueur de cette vague de prostestation sera celui qui, enfin, redronnera confiance aux français par un discours à la hauteur des enjeux.
    COMMENT RENOUER LE DIALOGUE AVEC LES DIFFERENTES CLASSES SOCIALES, LES SYNDICATS, LES JEUNES …..
    Cela commence depuis l’échelon local et je m’efforce de tenir un dialogue qui responsabilise les gens sur les idées émises. Ainsi, lorsque j’entends que toutes les erreurs sont attribuées au gouvernement de droite. Je renvoie la responsabilité sur tous les gouvernements successifs qui n’ont pu aboutir aux réformes nécessaires à notre pays. Ceux qui ont le courage de commencer ont dû partir. Où est le problème, où est la solution? Le discours change et les personnes réfléchissent sur la position à tenir.
    Ainsi je leur réplique qu’il ne s’agit pas d’une crise politique, mais d’un problème grave qui tue la france manque de motivation des salariés pour leur ttravail, de créer des emplois, législation du travail plus adaptée au monde moderne et de la concurrence, de la fiscalité qui pèsent trop lourdement sur le travail etc… Du poids de l’endettement de la france….
    Les Banques actuellement n’accordent plus de confiance aux créateurs d’entreprise nouvelles et les salariés cadres qui veulent créer leurs sociétés ne sont pas suivis. Le dispositif d’aide à la création d’entreprise ne fonctionne pas. Alors la FRANCE est en panne sèche….. Quelle issue trouvera l’UMP pour sortir notre pays de ce piège qui s’est refermé sur lui?

  4. Aston dit :

    Bonsoir Monsieur le Premier Ministre

    Je ne puis qu’ approuver les modifications institutionnelles que vous proposez, mais non sans m’interroger sur leur caractère peut-être insuffisamment radical. Il me semble en effet que la grave crise dans laquelle nous nous enfonçons et dont l’affaire du CPE est la deuxième convulsion, devra déboucher sur une remise à plat beaucoup plus profonde d’une constitution, qui comme vous le soulignez vous-même a certes la sagesse de ses 50 ans, mais en a hélas aussi les rides et les courbatures.
    Il convient tout d’abord de poser aux Français par le biais de la loi constitutionnelle la question de leur acceptation ou non de l’économie de marché. Il est évident que si la question leur était posée aujourd’hui de manière aussi abrupte, la réponse ne le serait pas moins. 37% des Français seulement ne voient-ils pas le marché comme le meilleur instrument de la régulation économique, contre 67% des Américains ? Un débat national sur ce sujet est donc un préalable indispensable auquel toutes les forces vives du pays doivent contribuer. Au premier rang d’entre elles les élus . Il est évident à ce point de vue qu’une clarification s’impose, y compris dans les rangs de bons nombres d’élus de la majorité trop éloignés du monde de l’entreprise.
    Pour ce qui concerne l’organisation de l’exécutif, il me semble que la réduction du mandat Présidentiel ainsi que le déficit de démocratie que nous subissons aujourd’hui dans la rue, sont des signaux forts qui militent en faveur d’un renforcement du pouvoir et de la responsabilité d’un Président élu au suffrage universel. D’autant qu’en cas de crise majeure, il se retrouve inévitablement exposé et condamné à sacrifier son Premier Ministre, ce qui dans tous les cas ne contribue pas au renforcement de sa crédibilité. Deux mandats successifs doivent constituer un maximum pour le Président, de même qu’une limite d’âge que l’on peut raisonnablement fixer à 70 ans.
    Comme vous le suggérez, le nombre des Ministres gagnerait à être réduit et limité aux grandes fonctions dont les zones de compétence présenteraient le moins de recouvrement possible, sous le contrôle direct du Chef de l’ Etat: Economie/Finances, Défense, Société (Justice, Intérieur), Education, Santé. Les Affaires Etrangères relèveraient directement du Président assisté d’un Ministre délégué. Un des grands Ministres pourrait se voir conférer le rôle de Chef du Gouvernement afin d’assurer la permanence du pouvoir.
    Le législatif doit bien entendu rester Parlementaire, toute incompatibilité entre le Président et la majorité Parlementaire devant être renvoyé devant les électeurs. (le Parlement la première fois et le Président la seconde) On ne répètera jamais assez le mal que les cohabitations successives nous ont fait !
    Pour ce qui concerne le Sénat, auquel je vous sais attaché, il me semble que le moment est venu également d’en revoir en profondeur la fonction. Comme vous, je pense que c’est la fonction de contrôle du Sénat qui doit être profondément renforcée. Il me semble que la Chambre Haute devait avoir pour mission de revisiter de manière systématique toutes les lois votées par l’ Assemblée Nationale non pas au cours d’ une seconde lecture, mais plutôt lors d’un véritable “audit” économique et social qui serait systématiquement pratiqué après 2 ans puis 5 ans de mise en oeuvre. La loghorrée législative qui s’est considérablement accélérée depuis quelques années nuit en effet à la compréhension de la Loi et mériterait donc d’être sérieusement limitée à l’aune de la mesure de l’efficacité des textes législatifs et réglementaires adoptés. C’est donc d’une mission de contrôle et de toilettage permanent de notre législation que serait chargé le Sénat. Il pourrait pour s’y consacrer, être secondé par un CES renforcé dans une mission d’expertise socio-professionnelle ainsi que par la Cour des Comptes, ces deux institutions relevant de la Présidence du Sénat.
    C’est donc bien, Monsieur le Premier Ministre à la préparation d’une VI ème République qu’il faut s’atteler désormais. Pas à celle de M Montebourg, bien entendu. Et puisque vous m’ avez encouragé à vous livrer mon opinion de citoyen, vous ne m’en voudrez pas de vous l’avoir proposée, en toute modestie.

  5. gilles dit :

    CONSEQUENCES DU CPE, EXCEPTION FRANCAISE ?

    Le problème principal n’est pas tant l’entrée des plus jeunes dans l’emploi que le règlement de la FLEXIBILITE elle-même dans l’économie française.

    Le retrait du CPE, partiellement accordé dès à présent n’offre aucune alternative au règlement du problème de fond.

    La France, EXCEPTION EUROPEENNE est donc le seul Pays au sein des grandes démocraties à ne pas utiliser ce moyen qui permet à tous nos voisins de trouver des solutions certes inconfortables mais qui SEUL permet de faire reculer le chômage.

    QUE VOULONS NOUS ?

    Le statut quo actuel, avec plus de 5 millions de personnes exclues ou précarisées ?

    Accepter les réalités que tous les autres ont admises, sans doute par dépit mais dont les solutions offrent des résultats concrets ?

    Doit on maintenir encore longtemps au chômage un grand nombre de nos compatriotes simplement pour avoir raison alors que tout nous démontre que nous avons tort ?

    QUELS SONT LES RISQUES ?

    1/ RALENTISSEMENT DE L’ECONOMIE

    Depuis plus de deux mois notre économie est en plein ralentissement.
    Les entreprises et tout particulièrement les PME de moins de 50 salariés qui représentent 98% de nos entreprises Françaises diffèrent leurs commandes et ne sont plus en mesure d’assurer de nouvelles commandes.

    Les conséquences sont connues :

    Faillites pour les plus fragiles

    Diminution de l’activité qui ne pourra reprendre que dans un ou deux trimestres

    En clair diminution du nombre d’emplois marchands et AUGMENTATION du CHÔMAGE dans les 12 prochains mois.

    2/ L’EXCEPTION FRANCAISE

    Pourquoi refusons nous la flexibilité et quelle est la véritable raison qui a conduit les PME à ne plus embaucher en CDI et à privilégier l’emploi temporaire par CDD ou intérim ?

    Pour comprendre il nous faut remonter à 1982, époque à la quelle nous avions refuser le droit aux entreprises de licencier facilement les personnels que les entreprises ne pouvaient plus payer en raison de la baisse d’activité.

    Contrairement à tous les autres pays occidentaux, le gouvernement Français refusa de toucher aux droits acquis et obligea alors de très nombreuses PME à la faillite.

    Le code du travail fut certes préservé mais les faillites eurent pour conséquences la mise au chômage de près d’un million huit cent mille salariés.

    La décentralisation conduite à la même époque et le recrutement de plus de 800 000 nouveaux fonctionnaires atténua cette catastrophe, mais plomba définitivement les finances du pays.

    De nombreux chefs d’entreprises créèrent alors de nouvelles sociétés avec des effectifs plus réduits et les complètent depuis avec des emplois précaires comme les CDD ou l’intérim. Les lois réglementant le CDD furent finalisées à cette époque (1982)

    ATTITUDE DU PATRONAT

    Pour ce qui concerne les grandes entreprises très minoritaires en France le problème est mineur, car ces sociétés appartiennent déjà aux actionnaires étrangers.
    Ce douloureux constat trouve également ses raisons dans l’ouverture inconsidérée du capital de ces sociétés en 1982, alors qu’aucun autre pays occidental ne l’avait fait et qu’avait toujours refusé le général de GAULLE

    Leur avenir est mondial et les sièges de ces multi nationales que nous pensons à tort être françaises sont souvent en SUISSE (AIR France) en Belgique ou ailleurs.

    Ne sont donc concernées que les PME Françaises dont les activités sont pour la grande majorité dans les services (74% de nos emplois nationaux)

    Si aucune adaptation n’est trouvée rapidement, un grand nombre de ces sociétés seront conduites non pas à délocaliser mais simplement à fermer avec le cortège de difficultés qui s’en suivra.

    Les petits patrons auront alors tout intérêt à créer de nouvelles sociétés à l’étranger d’où ils pourront comme le permet la réglementation Européenne poursuivre leurs activités de plus en plus ouvertes sur l’europe.

    Ce phénomène s’est déjà accru au cours des 5 dernières années dans des proportions plus qu’inquiétante pour l’avenir de nos emplois en FRANCE

    Monsieur le premier Ministre, comme un grand nombre de Français j’ai fait parti de ceux qui soutenez votre action difficile et nous n’oublions pas vos résultats même décriés en leur temps par certains impatients.
    nous nous sommes connus à lavérune il y a des années.

  6. JpopGE dit :

    Les jeunes populaires des Grandes Ecoles participent à ce débat sur leur blog. Merci Monsieur le Premier ministre pour cette intervention riche d’idées !
    http://jpopgrandesecoles.hautetfort.com

  7. gilles dit :

    LA PARTI DE POKER MENTEUR sur la FLEXIBILITE

    Le piège inévitable pour la GAUCHE en 2007

    Comment sortir de l’impasse dans la quelle nous sommes depuis plus de deux mois ?
    Le CPE est mort comme nous l’écrivions depuis plusieurs semaines. Le problème consiste aujourd’hui à l’annoncer sans obtenir le départ du premier Ministre qui dès le début a lié son maintien au retrait du CPE.

    Il est cependant curieux de constater que tous nos responsables politiques du moins les plus en phase avec les réalités économiques admettent comme indispensables deux points qui seront déterminants dans la prochaine campagne présidentielles.

    La nécessaire économie de marché comme le souligne le professeur ALLEGRE dans son dernier ouvrage (du moins dans une première phase pour créer les richesses nécessaires)

    L’incontournable FLEXIBILITE à introduire dans notre législation de notre code du travail. Proposée là aussi bien par les partis de droite que DSK, Le professeur ALLEGRE ou François CHEREQUE de la CFDT. (Avec cependant un nouveau dispositif de sécurisation des parcours professionnels et la remise en place du seul CDI ou contrat unique)

    A quel jeux de rôles assistons nous depuis deux mois alors que tout le monde est d’accord sur les seules solutions à retenir pour enfin faire face au CANCER du chômage !!

    S’il est vrai que le Gouvernement s’est lui-même piégé dans cette triste farce bien « Gauloise » comment la gauche pourra t elle demain proposer des solutions identiques pour régler ce problème alors même que ses dirigeants les plus sérieux partagent entièrement ces solutions du moins dans le fond si ce n’est dans la forme.

    S’il est normal de comprendre la position des partis d’opposition qui ne peuvent que se réjouir des difficultés du gouvernement en place, il en est tout autre du fond du problème qui risque de mettre à mal demain les propositions qui seront faîtes lors de la campagne électorale.
    Le peuple de gauche pourra alors légitimement se sentir trahi par ses propres dirigeants s’ils sont amenés à proposer des solutions qui ne pourront qu’être identiques sur le FOND.

  8. BOLATTO Irène dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
    Je suis attristée d’entendre les propos des personalités du PS qui n’ont pas compris le mouvement de fond engagé par les étudiants. Cette crise est grave, il ne s’agit pas de savoir si la droite ou la gauche gouvernera la France demain, mais du rejet de nos jeunes du shéma de notre société. Je le redis, l’environnement, familial, économique, social, dans lequel nous vivons s’est transformé. Les instances politiques doivent prendre en compte cette nouvelle donne. Nous devons entendre et réfléchir sur les actions à mener pour arriver aux aspirations de ce nouveau paysage français.
    Que doit on faire dans ce pays pour être écouter? La base du dialogue semble inconnue pour certains, ils imposent par la force leur idéal politique.
    Triste image de la démocratie!
    Aujourd’hui les nouvelles propositions doivent intégrer les points les plus négatifs des revendications des jeunes et leurs craintes pour demain.
    - Redonner le goût du travail, la flexibilité n’est pas un frein mais doit permettre la formation des individus qui n’ont pu recevoir ou faire l’apprentissage des connaissances dans leur scolarité. Je crois sincèrement que chaque personne doit pouvoir accéder à cette chance.
    - Le droit au travail pour tous et que chacun puisse exercer le temps de travail qu’il lui convient. Ainsi les mères de famille pourraient obtenir des temps partiels et partager leur temps pour élever leurs enfants. Ce qui résoudrait le problème lié à la garde des enfants et responsabiliserait les parents. Cependant reste le problème des revenus nécessaires pour aboutir à ce shéma idyllique…..
    -Redonner l’esprit d’entreprise et de création dans tous les fillières.
    Je suis étonnée d’entendre le désenchantement des petits entrepreneurs, commerçants, artisans, nous les voyons disparaître…. C’était une véritable richesse pour notre pays. Tout salarié un peu entreprenant, cela existe encore, pouvait espérer accéder à ce statut qui cloturait ainsi un beau parcours professionnel. L’enrichissement n’était pas le seul but à l’époque, mais apporter la preuve que l’on était capable de fournir les efforts nécessaires pour parvenir à créer son entreprise et de donner du travail aux autres.
    -Respecter les chefs d’entreprise et le monde du travail si nous voulons que notre pays garde la possibilité d’offrir des emplois.
    -Adapter nos mentalités au monde moderne et sortir du ghetto dans lequel nous sommes enfermés depuis plus de 25 ans.
    REFLEXIONS: arrêtons d’offrir comme seul viatique à nos jeunes les indemnités ASSEDIC….. Construisons la FRANCE autour de notre jeunesse, ne commettons pas l’erreur de voir ce qui se fait ailleurs, mais sachons décripter le message des jeunes qui veulent aller de l’avant. Cette tâche est difficile, longue mais elle est nécessaire pour bâtir cette nouvelle société dans laquelle chacun pourra se reconnaître.

  9. gilles dit :

    PRESIDENTIELLES 2007, L’HEURE DE VERITE

    Les risques d’une explication complète sur les causes de la situation spécifique de la France

    Le CPE est remplacé ; ou du moins l’article 8 de la loi qui vient d’être promulguée sera réécrit.

    Si le problème posé par la flexibilité ou souplesse comme le nomme François HOLLANDE doit être accepté car inévitable, il en va de même avec l’acceptation de l’économie de marché, seule susceptible de créer des richesses en suffisance pour faire face aux besoins de notre pays.

    Ces deux points qui posent encore problèmes auprès des alliés potentiels du PS devront très rapidement trouver des réponses claires et sans ambages de la part des dirigeants.

    Nous ne sommes plus comme en 1980, où François MITTERRAND avait pu rassembler les forces de gauche sur le thème très fédérateur de la RUPTURE DEFINITIVE face au CAPITALISME.

    Prendre cette posture comme le réclament encore certains (même au PS), c’est condamner irrémédiablement la Gauche à son maintien dans l’opposition. 63% des français estiment aujourd’hui que la gauche n’est pas en mesure d’apporter des réponses crédibles aux enjeux du pays et tout particulièrement dans le domaine économique.

    Accepter l’économie de marché sera une pillule difficile à avaler par certains, même comme préalable à la création des richesses, La mise en place d’une sécurisation des parcours professionnels aura nécessairement un coût sur le quel les Français attendent les responsables des partis politiques et surtout ceux de gauche.

    Il est par avance évident de dire que les sommes colossales à mettre en œuvre (minimum 150 milliards d’euros qui correspondent aux salaires, aux formations et à l’accompagnement des 4 millions d’exclus du monde du travail actuel) n’existent pas et n’existeront pas dans les budgets futurs de la France.

    La sécurisation des parcours professionnels risque pour cette raison majeure n’être qu’une idée généreuse mais qui comme le CPE deviendra mort née par absence de financement.
    Les pays scandinaves souvent mis en exergue, n’ont pu mettre en place ces dispositifs de sécurisation qu’après avoir assaini leurs finances et surtout DEGRAISSER les effectifs de leur fonction publique sur 5 à 10 ans. Sommes nous capables de promettre de telles mesures qui s’avéreront inévitables ?

    Outre ces deux points, personne ne pourra faire l’impasse sur une critique constructive de tout notre système éducatif.

    L’inadaptation aux réalités économiques du monde réel est une spécificité française. La création des classes préparatoires et des grandes écoles en est une preuve évidente.

    L’excellent Ouvrage du professeur ALLEGRE donne une image très contrastée de l’ensemble de l’édifice. « TOUTE VERITE EST BONNE A DIRE » 2000.

    Les responsabilités d’un grand nombre de syndicalistes y sont mis en exergue et prouve s’il en était nécessaire que les conservateurs ne se situent pas là où nous pensons qu’ils sont.

    Il en ira de même avec l’Europe, la technocratie de BRUXELLES ne peut se substituer aux Politiques. Les mesures catastrophiques en matière d’échanges le prouvent dans le domaine commercial. Comment expliquer que l’Europe accepte 40% d’intrusion de marchandises qui détruisent nos emplois alors que les USA n’en acceptent que moins de 15% et le Japon 12%. Sommes nous plus royalistes que le roi ?
    Qui sont les plus libéraux ?
    Pourquoi le banque centrale européenne ne joue t elle pas son rôle dans la défense de l’emploi et se limite t elle au maintien des taux de changes et à sa lutte contre l’inflation ?
    C’est aux politiques de donner un sens à l’action de l’Europe et non aux fonctionnaires qui ne doivent conserver qu’un rôle d’exécution.

    Nous paierons là aussi les réformes que nous avons repoussées car inévitables.

    La nécessaire démocratie sociale réclamée aujourd’hui, permettra de faire des diagnostiques partagés par tous et d’identifier les mesures acceptables par l’ensemble du Pays.

    L’accroissement des exportations de la France s’avérera indispensables pour faire face rapidement aux besoins énormes de financement du Pays. La réorganisation de l’état est un préalable à toute réforme crédible.

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