Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

3 commentaires

  1. MEG dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    “Communiquer, c’est mettre en commun. Mais qu’avons-nous à mettre en commun ? Soit nos différences, soit nos ressemblances”. Cette phrase est extraite du livre “Si je m’écoutais, je m’entendrais” de Jacques Salomé.

    Jacques Salomé m’a appris une chose très importante, c’est que pour avoir un problème relationnel, il faut au moins être deux.

    L’Europe, c’est comme une famille. Une grande famille où chacun doit pouvoir trouver sa place sans se sentir dévalorisé par rapport aux autres.

    Pour ne pas se sentir dévalorisé par rapport aux autres, il faut apprendre à avoir confiance en soi et pour apprendre à avoir confiance en soi, il faut apprendre à se connaître soi-même et à s’estimer soi-même.

    Dans une famille, il y a les parents et il y a les enfants. Si les parents décident de l’avenir de leurs enfants à leur place, il y a risques de conflits de génération. Parce que tôt ou tard, les enfants finissent toujours par se rebeller pour trouver leur véritable identité.

    Cela veut dire que si nous voulons construire une Europe forte et solidaire, il va falloir que les parents, c’est-à-dire les dirigeants, apprennent à comprendre leurs enfants, c’est-à-dire les peuples. Il va falloir apprendre à nous faire confiance les uns les autres et apprendre à décider ENSEMBLE.

    Je pense que les peuples auraient eu moins peur de l’Europe si ses dirigeants avaient consolidé l’Europe politique avant de vouloir faire l’Europe économique.

    Mais tous les chemins mènent à Rome et ce qui est fait est fait. L’essentiel, maintenant, c’est que chacun trouve sa place au sein de la famille Europe. Que chacun soit libre d’être ce qu’il est réellement au plus profond de son être. Dans l’intérêt de chacun et de tous.

    Suis-je française ou suis-je européenne ? Les deux, mon Capitaine ! Mais sur ma carte d’identité, il est noté que je suis de nationalité française. A quand la carte d’identité européenne, Monsieur le Premier Ministre ?

  2. Le Blog de Christophe Carignano dit :

    L’Europe va-t-elle s’inviter dans le prochain débat autour des présidentielles 2007 ? Il y a fort à parier que la parenthèse du “non” au référendum se referme d’ici quelques mois. Et que resurgissent les partisans du “non” plus nombreux à gauche qu’à d…

  3. okmonkey75 dit :

    cher Monsieur Raffarin,
    la relance de l’Europe passe d’abord par un changement clair de la politique démagogique des gouvernants français qui accusent l’Europe de tous les maux en oubliant de signaler tous les bienfaits, les subventions -agricoles, pour des équipements structurels, des infrastructures, etc.
    Ce changement doit s’incarner dans des hommes de bonne volonté neufs dans l’esprit car il ne s’agit pas de faire du jeunisme bêta et stérile.
    A l’échelle européenne il faudrait établir un diagnostic de la situation économique, démographique, militaire, sociale. Si l’on parvient à établir un consensus volontariste - et non pas le consensus mou tant pratiqué par les élites françaises depuis 20 ans- alors on pourra proposer des politiques publiques européennes qui se tiennent et qui seront efficaces. Enfin, nous pourrons envisager l’Europe comme puissance internationale et non comme puissance supplétive de tel ou tel acteur pleinement dynamique des relations internationales -Etats-Unis, Chine, Moyen-Orient, Afrique.
    Nous ferions bien de prendre en exemple pour une fois nos voisins allemands, qui nous montrent le chemin avec la “grosse Coalition”.
    Relancer l’Europe, c’est AGIR, se mettre autour d’une table et faire bouger les clivages et peut-être faire ressortir les contradictions, démasquer les tricheurs, les démagogues, les populistes.
    Comme l’a dit la chancelière mme Angela MERKEL, il faut montrer que l’Europe est porteuse de valeurs saines et qu’en son sein, le citoyen est central.
    Et peut-être peut-on dire aux tenants du NON au traité constitutionnel -qu’ils soient de droite ou de gauche- qu’ils se sont trompés, qu’ils nous -les européens- ont mis dans un beau pétrin mais que malheureusement ils n’ont aucune solution sérieuse à proposer.
    Connaissant vos valeurs pour avoir vu votre entretien avec KTO lors du décès de Jean-Paul II, je pense que vous en conviendrez, il nous faut de toute urgence pour nous relancer, un langage de Vérité, du courage pour dénoncer ce qui relève du Bien pour l’Europe et ce qui relève du Mal pour celle-ci. Le raisonnement binaire n’est pas suffisant certes, mais il doit permettre le discernement dans des domaines très variés.

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