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Or, il n’est pas d’indépendance sans souveraineté. Les drames d’aujourd’hui, tous ces morts, toutes ces destructions, ont pour origine les agissements de factions qui ne respectent pas l’autorité de l’Etat, c’est-à-dire la volonté commune des Libanais de vivre ensemble, en paix, à l’intérieur comme à l’extérieur avec leurs voisins, au premier rang desquels Israël.
Le rôle de la France, c’est d’aider le Liban à recouvrer sa pleine et entière souveraineté pour ramener au plus vite la stabilité et la sérénité dans cette région du monde qui en a tant besoin. Quelle doit être la forme de notre engagement ? Je fais confiance au chef de l’Etat pour trouver, dans les meilleurs délais, le moyen d’aider nos amis libanais dans l’épreuve qu’ils traversent. J’exprime aussi ma profonde tristesse pour toutes les victimes civiles, libanaises et israéliennes, de ce nouveau cycle de violence incontrôlé, en appelant les uns et les autres à retrouver, au plus vite, le sens de la mesure et des responsabilités. jpr 17 commentairesLaisser un commentaire |
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18 juillet 2006 à 20:27
“Bella para bellum”. (Si tu veux la paix, prépare la guerre).
Rétablir la paix passe par la préparation technologique de la guerre afin d’assurer des liens de paix “froids” entre états mais chaleureux au niveau de la population, avec harmonie, protection sociale, sanitaire, services de sécurité. Avant d’être amis, il faut être ennemis pour se surpasser, chacun dans sa région du Monde. Il faut assurer une cohésion à la population et fixer des objectifs raisonables à courts-termes mais sûrs de leur résultats effectifs.
Nous ne sommes plus à l’ère de l’analyse statistique pour projection stratégique de population mais à des degrés de crise en temps-réel que gèrent du mieux qu’ils peuvent les pays du G8 / G20 et le logiciel du plus puissant calculateur planétaire appellé “BigBrother”.
Comment demander aux corées de faire la paix ? Taïwan et la Chine ? L’iran avec Israël ? Aux factions iraquiennes d’arrêter de s’entredéchirer ?
Je n’ai pas la réponse à ces questions et bien malin qui les a !
Après se battre pour l’eau, on va se battre pour du pétrole ! Comme l’a dit Dick Cheney : “La présence d’énergie sur un territoire ne doit pas être un argument utilisé politiquement” mais pour faire l’Eurasie ou Asieurope (!), on en entendra encore parler.
On se demande parfois où s’arrêtera le jeu “jouer au plus con”…
18 juillet 2006 à 21:14
J’ai tout de même un soucis avec cette histoire, cette guerre qui dure depuis des decennies. Aujourd’hui Israel attaque des cibles libannaise qui abrite(raient?) des terroristes du Hezbollah. Aujourd’hui la France et toute la communauté internationale vient donner sa petite leçon de morale. Mais qu’a t’on fait depuis toutes ses années de massacres (attentats pour les uns et représailles pour les autres) ?
Cet évênement récent ne peut nous empecher de se rappeler d’une histoire qui s’est et qui se déroule encore actuellement : l’IRAK par les américains. Nous avions un dictateur qui dirigait un pays, de véritables génocides se passaient régulièrement et personne, de cette communauté internationale, n’a jamais bouger. Les Etats-Unis attaquent l’IRAK selon une raison officielle qui est de trouver et emprisonner le dictateur (il y a peut-etre une autre raison, qui sait ?). Une véritable guerre commence, et encore une fois la France et la communauté internationale vient donner des leçons de morale. Mais bon dieu, qu’a t’on fait pour faire en sorte que le peuple Irakien et ses “banlieusards” ne soient pas tuer par un dictateur ? Strictement rien. Ce qui me gêne dans toute ces histoires, outre le fait qu’il y ait des milliers de morts, c’est notre inactivisme récurant avec lequel en paralèlle nous nous permettons de donner des leçons de morale a ceux qui attaquent un dictateur ou qui cherchent a se défendre des attaques terroristes.
Alors oui Israel a peut-etre une réponse trop extrême, mais que devons-nous faire ? Si nous ne donnions pas de leçon de morale, a la limite, nous pourrions nous permettre de rien faire, mais aujourd’hui nous en donnons, donc nous devons agir.
Agir c’est quoi ? Mettre une force militaire “neutre” a la frontière d’Israel et du Liban, nous eviterions les attaques terrestres (les uns et les autres ne voulant pas s’en prendre a cette force.) ? Forcer un nouveau pour-parler d’Israel/Liban/Palestine comme l’avait fait en partie M. Clinton ?
Très cordialement monsieur le ministre.
19 juillet 2006 à 10:39
Cher Monsieur, vous avez montré de par le passé qu’il était plus facile d’agir lorsqu’on nomme les problèmes par leur nom.
Pourquoi en est-on là aujourd’hui au Liban? il y a deux semaines, le Hezbollah enlevait un jeune soldat israélien, plus précisément franco-israélien, sur le territoire israélien. C’est le déclencheur. Il s’agit là d’une agression à laquelle il était normal pour Israël de réagir.
N’ayons pas peur de qualifier le Hezbollah de groupe terroriste! Alain Juppé l’a fait hier sur son blog! Nicolas Sarkozy également, même Jacques Chirac (ou presque) lors du 14 juillet, ce qui est une première pour le Chef de l’Etat.
La France a eu raison d’interdire la chaîne Al-Manar, chaîne de propagande du Hezbollah, qui était largement diffusée en France.
On peut se demander en revanche si Israël et la communauté internationale ne sont pas tombés dans le piège de l’Iran, qui a réussi à détourner les regards de son arme atomique, qu’elle continue de fabriquer pendant qu’on parle.
Je voudrais juste rappeler quelques élements de contexte:
- Israël est la seule démocratie du Proche-Orient.
- Israël est entouré de pays arabes, avec qui, à l’exception de la Jordanie et de l’Egypte, elle entretient des relations difficiles puisque la Syrie, l’Iran, le gouvernement du Hamas, ont tous pour volonté première de rayer Israël de la carte pour reprendre l’expression du nouveau et j’espère éphémère Président iranien.
- Israël compte 6 millions d’habitants, soit 10 fois moins qu’en France, ce qui signifie par exemple que l’attentat terroriste de Haifa qui a couté la vie à 8 civils la semaine dernière, correspondrait en France, et j’espère que nous n’aurons jamais à vivre cela, à 80 morts. Je vous rappelle que les attentats de 1995 du RER de Saint-Michel ont fait 8 morts et qu’on en est encore terriblement marqué.
Je voudrais juste faire comprendre qu’Israël vit au rythme quotidien des attentats depuis le lendemain de sa création en 1948 et que chaque Israélien a perdu un proche dans un attentat ou doit s’occuper d’une personne handicapée à vie à cause d’un attentat.
C’est pour cela que je suis entièrement d’accord avec un Nicolas Sarkozy ou un Alain Juppé qui dit qu’Israël a le droit et même le devoir de se défendre. Et j’aimerais vous l’entendre dire beaucoup plus clairement parce que je suis persuadé que vous êtes d’accord avec vos collègues.
Je pense aussi que de même que Villepin s’est rendu au Liban au contact des nombreux Français qui y vivent, et c’est normal d’autant plus que je partage votre sentiment, il y a là-bas trop de morts et trop de destruction (encore que comme d’habitude, dans la tradition de notre “belle” politique étrangère, la France financera les reconstructions), je pense que la France, si elle est en accord avec ses mots, devrait envoyer en Israël un ministre du Gouvernement soutenir les 80.000 Français qui y vivent, en geste là aussi de soutien, de solidarité et d’amitié.
En attendant de vous lire.
Bien cordialement
Georges Borie
20 juillet 2006 à 9:09
Bonjour Georges,
Israël a le droit et le devoir de se défendre. Personne ne le conteste. Mais puisque vous regardez les choses avec attention, vous savez que l’offensive israélienne dans le sud Liban était préméditée et que l’incident d’il y a 15 jours n’était qu’un prétexte. Mais l’important n’est pas là. Qu’Israël veuille se débarasser du Hezbollah est parfaitement compréhensible. C’est son attitude qui pose problème. Vous faites des ratios pour expliquer l’impact du nombre de morts en Israël compte tenu de sa faible population. Mais quid du Liban. La vie d’un libanais ne vaudrait-elle pas celle d’un Israélien ? Que penser d’une démocratie qui décide de faire des représaielles contre des civils innocents avec un ratio de 1 pour 10 ? Les troupes allemandes faisaient pareil pendant l’occupation en fusillant plusieurs dizaines de civils pour chaque soldat abattu par la résistance. Vous êtes choqué par la comparaison ? Une démocratie a des devoirs. Qu’Israël combatte le Hezbollah, mais pourquoi détruire des ponts, des pistes d’aéroports, des raffineries, des casernes de l’armée régulière ?
Un des problèmes d’Israël, c’est qu’il conserve une mentalité coloniale. Il ne reconnaît pas voisins comme ses égaux en droit et en dignité. Je ne dis pas que c’est facile, surtout avec les excités du Hamas et du Hezbollah, mais pour avoir la paix, il faut que cet Etat montre l’exemple et cesse de se comporter comme Poutine en Tchéchénie. Qu’Israël accepte l’intervention internationale et pose des conditions, qu’il cesse immédiatement ces réprésailles civiles, qu’il engage une politique de coopération régionale etc…
Avec le temps, ce sera le choix gagnant.
20 juillet 2006 à 18:01
Cher Fred,
Je suis d’accord avec vous les représailles sont disproportionnées et je ne les comprends d’ailleurs pas.
Je trouve vos comparaisons avec le régime nazi limites! La Shoah reste la plus grande tâche de l’humanité.
dernier point: je pense que vous comme moi et comme la communauté internationale, voyons tout cela avec raison, alors que c’est une réalité complexe que eux vivent là-bas avec passion!
Cordialement
20 juillet 2006 à 21:52
j’apprécie beaucoup le titre de votre commentaire pour une fois, parce que le respect est une valeur qui se perd facilement aujourd’hui et en particulier la notion de “culpabilité” pour manipuler les gens à des fins politique.
et puis cela laisse un peu rêveur.
21 juillet 2006 à 18:08
Comme l’a dit le Président CHIRAC, Dans le conflit du M.O. il y a un agresseur et un agressé. En faisant un peu d’histoire et avec un peu d’objectivité on comprend qui est l’agresseur et qui est l’agréssé.
Maintenant traiter les résistants à une occupation étrangère de terroriste n’est pas nouveau. Revenez 65 ans en arrière.
Cordialement
Charles
24 juillet 2006 à 11:17
C’est très grave ce que vous dites là Charles…
De quelle histoire parlez-vous?
- De la résolution de l’ONU de 1947 qui partage la région, suivie de la création de l’Etat d’Israël le 13 mai 1948 (qui se fait attaquer dès le lendemain par ses voisins)…
- Où voulez-vous qu’on se réfère carrément à l’ancien testament?
25 juillet 2006 à 20:48
Je vous invite à consulter le blog suivant d’un Jeune Européen - France en stage au Liban à l’ambassade de France :
http://quelquesmotsduliban.over-blog.com/
Par ailleurs, je vous recommande aussi (tant qu’on y est) la lecture du Taurillon.fr, le webmagazine eurocitoyen des Jeunes européens France :
http://www.taurillon.org/article.php3?id_article=916
La situation au Proche Orient est d’autant plus complexe qu’elle se déroule sur un tout tout tout petit territoire. Pour aller de Tel Aviv à Jérusalem, il y a une heure de route seulement…
25 juillet 2006 à 22:05
Bonsoir,
En diminuant de l’année 2006 les 65 ans proposés par Charles, je crois qu’on arrive à 1941… cqfd.
Claude Simonnet.
27 juillet 2006 à 15:15
Le droit aussi juste soit il n’a de sens que s’il a une autorité au sens où ses décisions sont appliquées.
Sans la force; le droit n’est qu’une utopie
L’Europe qui a accepté un désarmement s’est de fait placé depuis 1945 sous le contrôle stratégique des états unis. Cette hyper puissance qui n’a plus de concurrent dans le monde impose donc ses vues et comme tout vassal l’Europe n’a que le choix de s’aligner sur les positions américaines? c’est cruel mais ce sont des faits qui sont vérifiables.
28 juillet 2006 à 19:10
Monsieur le Premier Ministre,
Messieurs,
Je vous invite à lire ce poème de Khalil Gebran qui au delà de l’intérêt purement culturel, indique les raisons pour lesquelles la situation au Liban est préoccupante.
AVEZ VOTRE LIBAN, J’AI LE MIEN
Vous avez votre Liban avec son dilemme. J’ai mon Liban avec sa beauté.
Vous avez votre Liban avec tous les conflits qui y sévissent. J’ai mon Liban avec les rêves qui y vivent.
Vous avez votre Liban, acceptez-le. J’ai mon Liban et je n’accepte rien d’autre que l’abstrait absolu.
Votre Liban est un noeud politique que les années tentent de défaire. Mon Liban est fait de collines qui s’élèvent avec prestance et magnificence vers le ciel azuré.
Votre Liban est un problème international tiraillé par les ombres de la nuit. Mon Liban est fait de vallées silencieuses et mystérieuses dont les versants recueillent le son des carillons et le frisson des ruisseaux.
Votre Liban est un champ clos où se débattent des hommes venus de l’Ouest et d’autres du Sud. Mon Liban est une prière ailée qui volette le matin, lorsque les bergers mènent leurs troupeaux au pâturage, et qui: s’envole le soir, quand les paysans reviennent de leurs champs et de leurs vignes.
Votre Liban est un gouvernement-pieuvre à nombreux tentacules. Mon Liban est un mont quiet et révéré, assis entre mers et plaines, tel un poète à mi-chernin entre Création et Eternité.
Votre Liban est une ruse qu’ourdit le renard lorsqu’il rencontre l’hyène et que celle-ci trame contre le loup. Mon Liban est fait de souvenirs qui me renvoient les fredons des nymphettes dans les nuits de pleine lune, et les chansons des fillettes entre l’aire de battage et le pressoir à vin.
Votre Liban est un échiquier entre un chef religieux et un chef militaire. Mon Liban est un temple que je visite dans mon esprit, lorsque mon regard se lasse du visage de cette civilisation qui marche sur des roues.
Votre Liban est un homme qui paie tribut et un autre qui le perçoit. Mon Liban est un seul homme, la tête appuyée sur le bras, se prélassant à l’ombre du Cèdre, oublieux de tout, hormis de Dieu et de la lumière du soleil.
Votre Liban vit de navires et de commerce. Mon Liban est une pensée lointaine, un désir ardent et une noble parole que susurre la terre à l’oreille de l’univers.
Votre Liban est fait de commis, d’ouvriers et de directeurs. Mon Liban est la vaillance de la jeunesse, la force de l’âge et la sagesse du vieillard.
Votre Liban est fait de délégations et de comités. Mon Liban est fait de veillées d’hiver choyées par le feu de l’âtre, drapées par la majesté des tempêtes et brodées par la pureté des neiges.
Votre Liban est un pays de communautés et de partis. Mon Liban est fait de garçons qui gravissent les rochers et courent avec les ruisseaux.
Votre Liban est un pays de discours et de disputes. Mon Liban est gazouillement de merles, frissonnement de chênes et de peupliers. Il est écho de flûtes dans les grottes et les cavernes.
Votre Liban n’est qu’une fourberie qui se masque d’érudition empruntée, une tartuferie qui se farde de maniérisme et de simagrées. Mon Liban est une vérité simple et nue; comme elle se mire dans le bassin d’une fontaine, elle ne voit que son visage serein et épanoui.
Votre Liban est fait de lois et de clauses sur du papier, de traités et de pactes dans des registres. Mon Liban est un savoir inné, mais inconscient, une science infuse dans les mystères de la vie, et un désir éveillé qui effleure les pans de l’invisible, tout en croyant rêver.
Votre Liban est un vieillard qui, se tenant la barbe et fronçant les sourcils, ne pense qu’à lui-même. Mon Liban est un jeune homme qui se dresse telle une forteresse, sourit à l’instar d’une aurore et ressent autrui comme son être intime.
Votre Liban se détache tantôt de la Syrie, tantôt s’y rattache; il ruse des deux côtés pour aboutir dans l’entredeux. Mon Liban ne se détache ni ne se rattache, et ne connaît ni conquête ni défaite.
Vous avez votre Liban, j’ai le mien.
A vous votre Liban et ses enfants, à moi mon Liban et ses enfants.
Et qui sont les enfants de votre Liban?
Dessillez donc vos yeux pour que je vous montre la réalité de ces enfants.
Ce sont ceux qui ont vu leur âme naître dans des hôpitaux occidentaux.
Ce sont ceux qui ont vu leur esprit se réveiller dans les bras d’un cupide qui feint la munificence.
Ce sont ces verges moelleuses qui fléchissent çà et là sans le vouloir, et qui tressaillent matin et soir sans le savoir.
Ils sont ce navire qui, sans voile ni gouvernail, tente d’affronter une mer en furie alors que son capitaine est l’indécision et son havre n’est autre qu’une caverne d’ogres. Et toute capitale européenne n’aurait-elle pas été une caverne d’ogres?
Ils sont forts et éloquents, entre eux. Mais ils sont impuissants et muets face aux Européens.
Ils sont libéraux, réformateurs et fougueux, dans leurs chaires et leurs journaux. Mais ils sont dociles et arriérés devant les Occidentaux.
Ce sont eux qui coassent comme des grenouilles en se vantant de s’être esquivés de leur antique et tyrannique ennemi alors que celui-ci demeure enfoui dans leur chair.
Ce sont ceux qui marchent dans un cortège funèbre en chantant et en dansant, et s’ils croisent une procession nuptiale, leur chant deviendra lamentation et leur danse, coulpe.
Ce sont ceux qui ignorent la famine sauf si elle ronge leurs poches. Et s’ils rencontrent celui dont l’esprit est affamé, ils le railleront et l’éviteront en le traitant d’une ombre errante dans le monde des ombres.
Ils sont ces esclaves dont les chaînes rouillées sont devenues brillantes avec le temps et ils croient qu’ils ont été réellement affranchis.
Voilà ce que sont les enfants de votre Liban!
Qui d’entre eux représenterait la force des rocs du Liban, la noblesse de ses hauteurs, le cristal de ses eaux ou la fragrance de son air ?
Lequel d’entre eux pourrait dire : ” Quand je mourrai, j’aurai laissé ma patrie légèrement mieux que ce queue était à ma naissance ? ”
Est-il un seul parmi eux qui oserait dire : ” Certes, ma vie était une goutte de sang dans les veines du Liban, une larme dans ses prunelles, ou un sourire sur ses lèvres? ”
Voilà ce que sont les enfants de votre Liban!
Combien grands sont-ils à vos yeux, et infimes sous mes yeux.
Arrêtez-vous un instant et ouvrez grands les yeux pour que je vous dévoile la réalité des enfants de mon Liban.
Ils sont ces laboureurs qui transforment les terres arides en jardins et vergers.
Ils sont ces bergers qui mènent leurs troupeaux d’une vallée à l’autre afin qu’ils s’engraissent et se multiplient en chair et en laine pour garnir votre couvert et couvrir votre corps.
Ils sont ces vignerons qui pressent le raisin pour en faire le vin et en tirer le raisiné.
Ils sont ces pères qui veillent sur les mûriers /et ces mères qui filent la soie.
Ils sont ces hommes qui récoltent le blé, et dont les épouses en ramassent les brassées
.
Ils sont ces potiers et ces tisserands, ces maçons et ces fondeurs de cloches.
Ils sont ces poètes qui versent leur âme dans de nouvelles coupes, ces poètes innés qui chantent des complaintes et des romances levantines.
Ce sont eux qui quittent le, Liban démunis, ils n’ont que de la fougue dans le coeur et de la force dans les bras. Et quand ils y reviennent, leurs mains sont inondées des richesses de la terre et leur front ceint de lauriers.
Ils sont vainqueurs où qu’ils s’installent, et charmeurs où qu’ils se trouvent.
Ce sont ceux qui naissent dans des chaumières et qui meurent dans les palais du savoir.
Voilà les enfants de mon Liban.
Ils sont ces flambeaux qui défient le vent et ce sel qui désarme le temps.
Ce sont ceux qui avancent d’un pas ferme vers la vérité, la beauté et la plénitude.
Que pourra-t-il bien rester de votre Liban et de ses enfants à la fin de ce siècle ?
Dites-moi, que léguerez-vous à cet avenir sinon des belliqueux, des fabulants et des ratés ?
Espérez-vous que le temps garde en mémoire les traces de vos louvoiements sournois, de vos duperies et de vos supercheries ?
Croyez-vous que l’éther engrange les ombres de la mort et les haleines fétides des tombes ?
Caressez-vous toujours cette illusion qui prétend que la vie couvre son corps nu de haillons?
je vous le dis, et la vérité m’est témoin.
Le moindre semis d’olivier que plante le villageois au pied du Mont-Liban survivra à tous vos actes et vos exploits. Et le soc de la charrue tiré par les boeufs sur les versants du Liban est plus noble et plus digne que vos rêves et vos ambitions réunis.
je vous le dis, et la conscience de l’univers m’écoute.
La chanson de la fillette, qui cueille des fleurs dans les vallées du Liban, vivra plus longtemps que les propos du plus puissant et du plus éminent verbeux parmi vous.
je vous le dis, vous ne valez rien. Et si vous le saviez, mon dégoût pour vous se transformerait en pitié et tendresse. Mais vous n’en savez rien.
Vous avez votre Liban, j’ai le mien.
Vous avez votre Liban et ses enfants, alors contentez vous-en. Ah, si vous parvenez à vous convaincre de cet amas de bulles vides,
Quant à moi, je suis convaincu de mon Liban et de ses enfants, et dans ma conviction règnent fraîcheur, silence et quiétude.
Khalil GEBRAN – Poète du LIBAN
_________________________
L’actuelle intervention israélienne, si tentée qu’elle puisse être légitime, opinion que je ne partage pas au motif unique mais suffisant qu’elle est effectuée en contradiction avec des principes relevant certainement plus du droit naturel que du droit international, principes par ailleurs ayant favorisé enfin après tant de souffrances, la création de son Etat et justifié à maintes occasions et fort heureusement, la défense de son intégrité territoriale demeure cependant, disproportionnée.
Disproportionnée, car elle ne permettra pas de faire taire les groupuscules étant ou non effectivement à l’origine de ces désordres.
Il serait très étonnant voir dangereux si les Autorités Israéliennes étaient convaincues que l’utilisation d’un lance flamme pour détruire un moucheron caché dans une meule de foin peut apparaître comme le remède adéquat. Il est à craindre qu’avec une telle fureur, la meule, la ferme et ses richesses ne finissent en cendres.
Je ne peux me résoudre à le croire compte tenu de la qualité des dirigeants et des militaires de cette nation, (pour qui j’ai le plus grand respect)et de leur aptitude non exagérée à connaître de manière très précise les différents foyers de danger susceptible de la menacer.
Comme le reprenait Mr Le Premier Ministre, la justesse très churchilienne de De Gaulle dans son appréciation du Proche Orient demeure d’actualité.
Si la raison de cette intervention n’est pas de s’assurer que les plaines de la Bekkane demeurent des terres agricoles et/ou vinicoles, doit-il être en être conclu que cette intervention rentre dans le cadre d’actions décidée ailleurs, permettant uun dénouement plus global de la crise permanente du Proche Orient?
Qu’importe.
En se livrant à ce genre d’analyses, on s’écarte de la réalité actuelle qui demeure très simple:
Le pays A n’ayant pas déclaré la guerre au Pays B, par conséquent le Pays B n’a pas à bombarder le Pays A.
Pour cette raison, l’initiative de Jacques Chirac doit être LE PLUS VIGOUREUSEMENT supportée et relayée par chacun d’entre nous, pour simplement espérer que les enfants du Liban puissent continuer à avoir la chance de rester des enfants, au Liban.
Civilités concitoyennes les plus cordiales.
Jean François REBORA
6 août 2006 à 16:04
conflit, qui est dans son droit??
c’est la définition même d’un conflit c’est que le deux antagonistes se condidèrent légitimement et à juste titre dans leur bon droit. ce qui en l’occurence est le cas depuis maintenant 60 ans.
Il faut donc que l’ONU qui est à l’origine de tous les problèmes de cette région prenne ses reponsabilités et pour une fois propose avec les participants eux mêmes une solution de compromis acceptable par tous car équilibrée, (toute solution ne sera jamais parfaite et sera toujours ressentie comme injuste par certains)
La création de l’état Palestinien est la première pierre angulaire du futur édifice. Soit le retour de certaines populations déplacées ou alors l’attribution de fonds suffisants pour permettre à ces familles de retrouver un avenir digne. La construction des conditions de la PAIX, à savoir la création d’une économie locale très forte avec si possible, ce ne sera pas évident dans les premières années des échanges entre ISRAËL et tous les pays voisins. L’implication de la communauté internationale pour construire très rapidement des infrastructures les plus modernes, fondements d’une économie efficace qui redonnera un avenir à tous.
C’est d’une façon résumée la position de la FRANCE et de la volonté de son gouvernement ainsi que de l’ensemble de la classe politique FRANCAISE. La FRANCE qui a toujours été très proche de ces populations, ce qui lui est souvent reproché, accepte aussi non seulement l’état d’ISRAËL mais son droit à se défendre ainsi qu’à exister. Droit qu’elle reconnait à tous, et surtout aux palestiniens. Les négociations en cours prendront du temps mais la justesse des vues de la diplomatie de la FRANCE devrait s’imposer car sans doute la plus en phase et la plus pragmatique avec les problèmes de cette région berceau de toutes nos civilisations méditerrannénnes. http://presidentielles2007projet.hautetfort.com/
7 août 2006 à 12:21
Le seuil de millier de morts libanais a été atteint aujourd’hui. Allons-nous assister encore longtemps à ce massacre sans rien faire ?
7 août 2006 à 18:46
LIBAN RAPPROCHER LES POSITIONS DES USA ET CELLES DE LA FRANCE
5 08 06
LA France souhaite l’engagement de la communauté internationale pour le règlement global mais limité du conflit Israélo Palestinien.
Les USA, seuls Maîtres de tout le jeu diplomatique dans le monde, souhaite un règlement qui prenne en compte toutes les données géopolitique de la région entière, y compris le rôle majeur que pourrait jouer l’IRAN dans tout le Moyen-Orient au sens large
Pour la diplomatie de ce grand Pays, le règlement du conflit en cours s’inscrit comme une étape d’un équilibre plus global.
LA POSITION FRANCAISE sur le conflit
Un conflit où les deux antagonistes se considèrent légitimement et à juste titre dans leur bon droit. Ce qui en l’occurrence est le cas depuis maintenant 60 ans.
Il faut donc que l’ONU qui est à l’origine de tous les problèmes de cette région prennent ses reponsabiités et pour une fois propose avec les participants eux mêmes une solution de compromis acceptable par tous car équilibrée, (toute solution ne sera jamais parfaite et sera toujours ressentie comme injuste par certains)
La création de l’état Palestinien est la première pierre angulaire du futur édifice. Soit le retour de certaines populations déplacées ou alors l’attribution de fonds suffisants pour permettre à ces familles de retrouver un avenir digne
. La construction des conditions de la PAIX, à savoir la création d’une économie locale très forte avec si possible, ce ne sera pas évident dans les premières années des échanges entre ISRAËL et tous ses pays voisins.
L’implication de la communauté internationale pour construire très rapidement des infrastructures les plus modernes, fondements d’une économie efficace qui redonnera un avenir à tous.
C’est d’une façon résumée la position de la FRANCE et de la volonté de son gouvernement ainsi que de l’ensemble de la classe politique FRANCAISE.
La FRANCE qui a toujours été très proche de ces populations, ce qui lui est souvent reproché, accepte aussi non seulement l’état d’ISRAËL mais son droit à se défendre ainsi qu’à exister. Droit qu’elle reconnaît à tous, mais aussi et surtout aux palestiniens.
Les négociations en cours prendront du temps mais la justesse des vues de la diplomatie de la FRANCE devrait s’imposer car sans doute la plus en phase et la plus pragmatique avec les problèmes de cette région berceau de toutes nos civilisations..
LA POSITION AMERICAINE
Devant la menace de rétorsion permanente du HEZBOLLAH sur le territoire ISRAËLIEN à partir du SUD LIBAN, les USA auraient donné leur accord après plus de deux ans d’attente au gouvernement de ce Pays pour éradiquer non pas ce mouvement mais pour le priver définitivement de tout moyen d’action.
Cette approche convergente aura pour conséquences :
La destruction de toutes les caches entre le Fleuve LITANI et les frontières nord d’ISRAËL
La destruction de l’ensemble des sites protégés situés dans la plaine de la BECKA
La destruction de tous les champs qui fournissent la drogue et qui permettent au HEZBOLLAH de financer son effort de guerre
Le contrôle de toutes les frontières Syriennes par où transitent les armements qui proviennent majoritairement de l’IRAN.
LES CONDITION D’UN RAPPROCHEMENT
Le temps nécessaire à la coalition Américano Israélienne est en passe d’être un fait acquis.
Les objectifs seront de toute façon atteints au cours des 4 prochaines semaines encore nécessaires à TSAHAL, ce qui représente de toute manière le délai minimum pour l’arrivée des éléments précurseurs de la future force d’interposition.
Le traitement de la sortie de crise pourra alors conjointement être abordé par les USA et leurs alliés occidentaux ainsi qu’avec tous les gouvernements des pays concernés.
Les USA pourront alors souscrire à la position Française du fait même que leurs propres positions seront respectées par la réalisation des objectifs sur le terrain par TSAHAL.
L’acceptation par les USA du règlement définitif du conflit palestinien pourra alors débuter, la force d’interposition qui devra être acceptée par toutes les composantes politiques et en premier lieu le HEZBOLLAH prendra la place de TSAHAL avec pour double mission : assurer la protection des frontières aussi bien pour la PALESTINE que pour ISRAËL.
Contrôler le désarmement total des forces combattantes du HEZBOLLAH et le contrôle de toutes les frontières SYRIENNES.
Le seul pays qui se sentira perdant sera la République islamique d’IRAN qui de fait se retrouvera bien isolée dans le règlement proche de son armement nucléaire qui l’oppose depuis des mois au conseil de sécurité de l’ONU.
23 août 2006 à 17:08
À l’attention de M. le Premier ministre et Sénateur Jean-Pierre Raffarin
Paris, le 23 août 2006
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Sénateur,
Permettez-moi de vous faire part de ma perplexité. Je lis ce matin dans Le Figaro votre appel en une confiance totale dans le grand et puissant pays qu’est aujourd’hui la Chine « nouvelle », reposant sur son merveilleux socle ancien. J’avoue que vos propos sont stupéfiants et l’annonce du programme de la rencontre que vous allez présider dans quelques jours me consterne.
Il vous aura échappé qu’au moins trois livres sérieux ont été publiés depuis l’automne dernier sur la situation actuelle de la Chine : celui de Cai Chonghuo (éditions Mango), dissident réfugié en France depuis 1989, L’Envers d’une puissance ; celui de Guy Sorman, L’Année du coq, chez Fayard, et celui de Philippe Cohen et Luc Richard, La Chine sera-t-elle notre cauchemar ?, dans la maison d’édition que je dirige et qui est un département de Fayard. (Je vous épargne la liste des ouvrages récemment publiés aux Etats-Unis qui narrent les déboires des entrepreneurs qui ont souhaité s’implanter en Chine !)
À vouloir gagner la hauteur que confère la volonté de surplomber des millénaires de civilisation et d’histoire, je crains que vous n’ayez perdu de vue l’extrême paradoxe dans lequel s’enferme la Chine depuis 1978 : économique, politique, social. En fait de diagnostic lucide, pas un mot sur la grande fragilité que traverse actuellement cette grande puissance. La banque américaine Goldman & Sachs - que l’on ne peut guère soupçonner d’aller contre ses intérêts, c’est-à-dire celui des investissements – a pourtant publié un rapport alarmant au début de l’année 2006.
Vos amis chinois ne vous parlent guère des difficultés de la Chine, de la situation réelle du pays, je le crains.
Montaigne, Segalen, Claudel, De Gaulle ne vous seront non plus d’aucun secours en cela, je le crains. Et même M. François Jullien – dont je respecte la démarche intellectuelle – ne saurait vous éclairer en matière économique et sociale. Interrogeriez-vous Jean-Pierre Vernant sur l’état économique de la France ? Diable, comment l’homme que vous êtes et qui affiche son libéralisme politique, qui, à ma connaissance, n’a jamais adhéré au Parti communiste français ni jamais prôné aucun régime totalitaire, peut-il poser la question rhétorique : « L’actuelle stabilité politique – le nombre d’adhérents au PCC est plus élevé que le nombre de citoyens français – permettra-t-elle à la Chine d’humaniser sa croissance ? » – quand on sait le nombre de révoltes qui éclatent quotidiennement aux quatre coins du pays et le jeu que mène le régime pour contraindre tout un peuple, dans une grande misère, à produire dans une forme d’exploitation des plus sauvages !
Je note que les sujets qui fâchent vos amis sont élégamment écartés, notamment celui du Tibet. Définitivement tombé dans l’escarcelle chinoise, en dot de ses nouvelles fiançailles économiques avec l’Occident ?
Quelle est donc la fermeté que vous réclamez pour l’Europe dans ses relations avec la Chine ? Vous ne la pratiquez guère. L’amitié n’est pas une passion aveugle. Le langage de la dureté et du rapport de force est aussi très bien entendu par les dirigeants chinois. Le langage d’amour leur est plutôt étranger.
Je ne puis que vous recommander d’élargir le cercle de vos amis chinois à quelques personnes dont la voix est dissonante et à vous ouvrir aux réflexions de personnes indépendantes (journalistes, chercheurs, etc.)
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de mes salutations distinguées,
Sandrine Palussière
26 février 2007 à 21:43
Pour la création d’une “Fondation Française de la Culture Occidentale.”
“Les relations du monde avec l’islam, et inversement, doivent être le centre de l’agenda international.”
“Le Dialogue entre l’Orient et l’Occident ne doit pas être un Dialogue de sourds.” Une mobilisation générale “pour un monde où personne ne combat contre personne, où personne n’impose sa vérité jusqu’à vassaliser celle de l’autre”.
Nous sommes arrivés à un moment crucial : ou nous cédons à la peur et nous nous replions sur nous-mêmes ou bien nous commençons à construire des espaces de coexistence. Il n’y a aucune raison pour que Ben Laden, et ses disciples, soient vus comme “les champions des causes justes” dans quelques parties du monde. Nous ne pouvons pas nous limiter aux débats conventionnels de l’ONU, il est nécessaire d’apporter des solutions inédites, avec courage.
Je suggére de porter à la création d”une “Fondation Française de la Culture Occidentale”, à l’instar de la Fondation de la Culture Islamique implantée en Espagne, dans le cadre du réseau du groupe de l’Alliance des Civilisations, et qui par le biais de l’Alliance “la France serait ainsi capable d’apporter à la Communauté internationale un processus de réconciliation”.
Une Alliance de Civilisations en tant que “fin dont nous rêvons tous.” Même si arriver à cet objectif ne sera pas facile. Il pourrait même devenir impossible si certaines des parties se considèrent en possession de la vérité absolue et exigent que ce soient les autres qui changent leur positions. Un mécanisme qui permettrait de coordonner les décisions de ce groupe, non seulement avec les Etats, mais aussi avec la société civile. Un projet qui offre à la France la possibilité de mettre fin à la logique installée dans les relations internationales qui est celle du “choc de civilisations.”
Pour information :
-L’Alliance des civilisations a été constitué par Kofi Annan en automne 2004 suite à une idée du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero.)
- La Fondation de la Culture Islamique est implantée à Madrid depuis 1982. Elle s’efforce à travers plusieurs types d’actions (expositions, conférences, publications, engagements politiques etc.) de porter la voix de la communication euro-islamique à partir de l’Espagne, pays fortement ancré par les deux cultures. L’objectif étant la connaissance mutuelle des cultures. La Fondation de la Culture Islamique implantée en Espagne vient de recevoir le grand prix du concours international “Archival” pour son rôle joué dans le développement du dialogue entre les cultures islamique et européenne. C’est ainsi que la Fondation de la Culture Islamique, membre du réseau espagnol pour l’Alliance des civilisations, promue par l’Espagne et la Turquie et adoptée par l’Organisation des Nations Unies, a été récompensée cette année pour sa contribution en faveur du dialogue interculturel islamo-européen.
Patrice CHARRAIS, le 26 Février 2007
pcharrais@hotmail.com