Je suis proche de la remarque de Jean-Luc Bourgeois concernant les déclarations du pape. La relation "raison-religion" est une condition de l’équilibre de la vie sur terre.
Je comprends la position de Roger Savoyen qui me dit qu’"il est difficile de dialoguer avec les pays qui financent le terrorisme". Bien sûr, mais sommes-nous certains que des pays avec qui nous avons des liens amicaux n’ont pas financé des organisations terroristes pour destabiliser leurs adversaires ? Alors, comme le terrorisme est la rupture du dialogue, il peut être nécessaire de sauver le dialogue pour combattre le terrorisme. Mon propos n’est pas naïf, car dans un monde de violence, l’escalade des répressions est le pire des scénarios.
Pierre partage avec moi une reconnaissance sincère pour la politique extérieure de Jacques Chirac en espérant que "la France écoutée, respectée" saura "rassembler" à l’intérieur. Je me méfie aussi des idées de rupture qui ne me paraissent pas capables de rassembler au second tour. La rupture est une violence, un affrontement, plus qu’un rassemblement.
A Sommet, je réponds que la dissuasion nucléaire est fondée sur l’intérêt de chacun à respecter l’équilibre de tous. De ce point de vue, la question fondamentale devient : quel est le sens des responsabilités des pays qui possèdent l’arme nucléaire ? Pour l’Iran, la question est : la Perse est-elle aussi folle que son Président ? Pas sûr. A surveiller…
"Je reste un immigré, telle sera ma destinée" me dit Pascal Daram. L’humaniste que je suis pense que l’on se définit par le sens que l’on donne à sa vie. C’est en choisissant son destin qu’on fait le tri dans ses racines. Etre français aujourd’hui, ce n’est pas affaire de gènes mais un doux mélange de volonté et de respect. René Char disait, "aimer, c’est vouloir que les choses soient ce qu’elles sont". Aimons la France, c’est la meilleure façon d’être français.
Merci à Pierre-Yann Tomas de nous rappeler la mémoire de Paul Ricoeur. C’est chez lui que j’ai forgé ma conviction de la réforme permanente plutôt que la rupture. En 68, Ricoeur proposait des "universités en planches" pour toujours les reconstruire. La ligne d’un gouvernement me semble devoir être le mouvement permanent dont la responsabilité fixe le rythme.
A Gilles qui m’interroge sur l’aide à apporter aux porteurs de projets innovants, je voudrais répondre que la clé me semble être la réforme de nos universités. Je suis convaincu que les incubateurs universitaires avec des contrats avec des entreprises constituent la bonne démarche. Pour cette raison, je suis favorable à une régionalisation des universités afin de les rapprocher du terrain et de stimuler leur attractivité.
Merci à tous ceux qui me font des propositions pour la célébration du 400ème anniversaire de la fondation de Québec. Merci aux Houel, à PAH, à Yves Landry (beau nom québécois), à Normand Cloutier, à Denys Durocher, à Marie-Mance Vallée, à Yannick Vigneault, à Mathieu Laroche Casavant notamment. Les projets opérationnels sont à adresser à Mme Chantal Moreno (chantal.moreno@francophonie.org) qui pourra les expertiser avant leur examen par le Comité de pilotage de la mission que je préside.
L’idée la plus originale est d’organiser un match de rugby entre la France et l’Angleterre au Québec. Belle idée, mais il faut absolument que la France gagne !
jpr
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