Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

3 commentaires

  1. POUPONNOT dit :

    C’est la voie de la sagesse que l’on entend dans cet entretien. Cependant vous restez en « deça ». On attend de l’homme d’expérience que vous êtes, un peu plus d’engagement.
    Il nous manque aussi des appréciations sur la gouvernance du Poitou-Charentes. Ne nous laissez pas sur notre faim!

    Yves Pouponnot

  2. Dominique dit :

    Désolé M. Raffarin, mais ce « rassurer / rassembler  » me fait trop penser à  » Dormer tranquille : tout va bien et on s’occupe de tout pour vous ! « .

    Où est l’expression d’une ambition pour la France et tous les français ? Où est l’espoir que demain sera meilleur qu’aujourd’hui ? Où est l’appel à s’engager et à construire ? Si le message de rupture qui vous déplaît passe bien auprès d’une part importante des électeurs de Droite, c’est parce que les hommes politiques qui se revendiquent de la Droite ne font pas la politique qu’on attend d’eux. S’il y a à rasurer et à rasembler, c’est dans la cohérence entre les engagements et les actes. Sinon: pipeau ! A quoi sert de voter si les élus, une fois élus, gèrent tranquillement le temps pour ratisser large et perdurer?

  3. godet dit :

    LUTTE CONTRE LA DELINQUANCE – DE LA VIOLENCE DES MOTS AUX SOINS DES MAUX – AGIR EN PROFONDEUR SANS SOUCI DES ELECTIONS
    Alors qu’à l’Assemblée Nationale, viennent de débuter les débats sur le projet de Loi de prévention de la délinquance, il me semble important d’encourager les actions qui existent déjà depuis de nombreuses années.

    Réguler les situations conflictuelles, réduire les degrés de violence dans les affrontements, faire émerger la parole dans les différends sont des enjeux essentiels.
    Alors que la violence se caractérise comme une réaction rapide et brutale, l’alternative non-violente nécessite l’effort du recul, le recours à un élément tiers, la prise en compte d’un contexte.

    La violence n’est pas l’apanage des mineurs. Il suffit d’assister à un débat à l’Assemblée Nationale pour en avoir la preuve. Vous me soutiendrez qu’en ce lieu elle se limite à l’utilisation du verbe.
    Pouvons-nous oublier le passé de certains militants extrémistes de droite ou de gauche? Parmi eux, beaucoup ont donné dans le « coup de poing », ont participé directement ou indirectement à l’attaque de policiers et ont à la mise en flamme de voitures.
    - Patrick Devedjian, très proche de Nicolas Sarkozy. – Gérard Longuet, conseiller politique de Sarkozy – Alain Madelin, député UMP. – William Abitbol, conseiller de Charles Pasqua, parrain en politique de Nicolas Sarkozy le débutant et soutien à Jean-Pierre Chevènement en 2002. – Jacques Bompart, maire d’Orange, soutien à l’OAS (Organisation armée Secrète, groupe terroriste)ancien FN, aujourd’hui MPF de Philippe de Villiers. – Claude Goasguen, député de Paris UMP. – Alain Krivine – Alain Geismar Inspecteur Education Nationale puis membre du cabinet de Lionel Jospin. – Daniel Cohn-Bendit ….
    Certes, les raisons et les motivations de la violence étaient peut-être différentes dans ces années-là mais les dégâts causés étaient semblables. Si une politique répressive les avait condamnés à l’époque, ils n’auraient probablement pas eu le parcours qu’ils ont connu.
    Il y a d’autres solutions à apporter à la violence que celles proposées aujourd’hui, d’autant plus que la loi actuelle apporte déjà les réponses adéquates.
    N’oublions pas qu’à la dernière présidentielle, une des raisons de la présence de LE PEN au second tour trouve sa source dans l’utilisation médiatique de l’insécurité. Monsieur Sarkozy semble l’avoir oublié. Cela risque de se retourner contre lui-même cette fois-ci.
    Une réponse rapide et brutale comme le propose ce projet de loi est un acte de violence en lui-même. S’il est nécessaire qu’un jugement n’intervienne pas des lustres après les faits, une prise de recul est nécessaire pour ne pas prendre une décision de justice colorée d’affectivité mais empreinte de justice.

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