Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

3 commentaires

  1. Charles A dit :

    Cher monsieur Raffarin,

    D’abord bravo pour votre démarche unitaire. Je voudrais commenter quelques points d’actualité.

    Premier point les divisions au sein de l’UMP : Je suis déçu de lire que le premier ministre suggère qu’une deuxième candidature UMP pourrait avoir lieu en dehors du parti.

    Ce que je comprends en lisant ici ou la des commentaires, c’est que les “concurrents” de Sarkozy veulent faire passer le message que la campagne ne pourra se faire sans eux et qu’ils veulent conserver leur droit de parole fut elle discordante. Jusque la rien de choquant dans ces revendications.

    Cependant, pour ça ils sont prêts à menacer en faisant croire par exemple qu’il ne sert a rien de se présenter aux “primaires” puisque le parti est acquis a Sarkozy, ils tentent ainsi de créer une situation qui leur permettrait de justifier une candidature externe… il ne faut pas que Sarkozy tombe dans ce piège, il doit absolument créer les conditions pour qu’on ne puisse pas lui reprocher de ne pas laisser s’exprimer ses adversaires. L’affaire des “sifflets” illustre une fois de plus ce risque. J’admire votre rôle de « pacificateur », mais ce rôle sous entend que les conflits potentiels portent sur les idées et donc qu’ils peuvent être résolus en en débattant, le rôle du pacificateur est alors en partie de contribuer à « arrondir les angles ». En revanche si les conflits sont dus à la mauvaise foi des uns ou des autres pas sûr que le pacificateur puisse faire grand-chose car il ne peut maîtriser les agendas secrets…

    La tradition de la droite dans notre pays ne peut d’ailleurs guère être invoquée comme solution, car mis a part les formules incantatoires telles que « l’élection présidentielle est la rencontre entre un être et un peuple », il n’y a pas de tradition de mode de désignation du candidat à droite. Jusqu’ a présent les « désignations » on toujours résulté en la trahison de tel ou tel quitte à faire perdre le parti afin de se trouver en meilleur position la fois suivante. Il n’y a pas d’esprit de rassemblement pour faire gagner des idées quitte a s’abandonner soi-même au profit de celui qui le plus de chance, ou qui est désigné comme tel à l’issu d’un vote interne. Même s’il faut reconnaître qu’en matière de discipline et d’esprit de rassemblement, vous êtes l’exception qui confirme la règle. Ce manque de discipline est probablement dû au moins en partie au fait qu’il n’y a pas de limite au nombre de mandats et qu’il y a deux tours dans l’élection. Ce dernier facteur fait que le premier tour laisse l’opportunité à tous de se présenter (on a vu les limites des cette stratégie aux dernières présidentielles), par ailleurs le fait de ne pas limiter le nombre de mandats renforce l’idée qu’il faut se présenter à tout prix car celui qui gagne risque de bloquer la place pour longtemps (ce problème de limite dans le temps et de « bloquer la place » s’applique aussi par exemple au régime parlementaire britannique où les divisions au sein du Labour sont largement dues au fait que Blair est le seul à décider de sa date de sortie). S’il n’est pas possible d’avoir une élection présidentielle à un seul tour, limiter le nombre de mandat me paraît être une idée responsable.

    Deuxième point, le patriotisme économique: j’entends le PM parler de patriotisme économique, dans un premier temps Français et maintenant Européen. Je souhaiterais comprendre…par exemple lorsque la SNCF décide d’accorder un contrat au constructeur canadien Bombardier, comment le PM qualifierait-il cela? Si l’on s’en tient à la nationalité de Bombardier, et sous-entendant que les intérêts de Bombardier et du Canada convergent…on aurait tendance à dire qu’il s’agit d’une trahison de la SNCF et l’on crierait au scandale…en revanche si l’on regarde la situation de plus prés, dans une optique d’intérêt national … on s’aperçoit que les trains Bombardier seront fabriqués dans des usines en France ! Donc d’une part ce qui passerait pour une trahison semble l’être beaucoup moins puisque cela contribuerait à créer des emplois en France et deuxième observation on ne peut confondre l’intérêt des entreprises fussent-elles nationalisées et celui des Etats à moins de parler d’ d’intérêts vitaux. Donc parler de patriotisme économique sous- entend deux postulats erronés, premièrement que les intérêts d’une entreprise se confondent avec ceux de la nation et donc qu’une entreprise étrangère ne saurait contribuer au développement de notre pays. Je crois malheureusement que derrière le patriotisme économique se cache au mieux une forme de copinage, au pire un repli sur soir et cela décrédibilise une fois de plus l’action publique.

    Les dirigeants d’entreprise sont avant tout responsables devant leurs actionnaires qui peuvent aussi être leurs salariés mais qui sont en tout cas les premiers preneurs de risque et ce faisant les fournisseurs de capitaux [en aparté c’est la démocratie d’entreprise, cessons de donner une image coupable d’entreprises qui n’agiraient que pour faire « plaisir » aux actionnaires…il y a certes un problème de court terme vs long terme et il faut encourager la vision de long terme]. Les chefs d’entreprises doivent donc rester responsables faces aux « stake holders » et ne pas dépendre de pseudo intérêts nationaux dont il est impossible de rendre responsable une entreprise privée sauf dans le cadre d’intérêts vitaux pour le pays.

    Qu’en pensez-vous ?

    Cordialement,

    Charles A

  2. JANY GUIOT dit :

    Les primaires à gauche sont terminées, Mme Ségolène Royal est donc déjà en selle pour sa chevauchée vers l’Elysée.
    Autour d’elle, les troupes vont se rassembler.
    Aujourd’hui à droite, il y a des réunions mais l’unité n’est toujours pas là !
    Est-il nécessaire d’user de la langue de bois ?

    Pourtant il y a urgence, ne laissez pas le terrain vide qui laisse la place « aux mirages » « aux contes de fées » « à l’irrationel ».
    Ne devenez pas l’objet des sarcasmes médiatiques !

    Il faut laisser le dialogue s’installer et confronter les idées, ne pas laisser le temps au temps.
    Chacun doit être responsable, 2007 est un grand tournant dans la politique en général.
    De nouvelles valeurs de société vont sortir des confrontations avec ce nouveau monde qui va de plus en plus vite.

    Le Monde / l’Europe / la France/ une politique dans la continuité celle des valeurs de responsabilisation.
    Un dialogue économique entre pays riches et pays en voie de développement et une réflexion commune sur les régulations admises par tous comme dynamique sociale de la mondialisation harmonieuse.

    En France établir « le dialogue social » un outil formidable pour harmoniser les relations et liens sociétaux.
    Une démocratie participative locale, régionale, nationale pour mieux faire comprendre ou optimiser « la démocratie representative » qui peut faire ses choix finaux dans une plus grande transparence, une plus grandes ouvertures sur les valeurs de progrès.

    Il y a un chemin formidable devant nous, il est possible d’éveiller les consciences, la France a beucoup d’atouts, ne la laissons pas dans la frilosité d’une économie qui se cherche (économie restrictive)
    Promulguons une « véritable participation » aux seins des entreprises.

    Tout est possible quand on regarde l’horizon !

  3. guiot dit :

    La France en transition 1993-2005

    FRANCE. Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale

    Paris;La Documentation française;2006;242 pages

    Le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale, CERC, dans ce septième rapport, répond à l’une des missions que les pouvoirs publics lui ont confiées selon les termes de l’article 6 du décret n° 2000-302 du 7 avril 2000 : celle d’établir « un rapport de synthèse périodique portant sur les évolutions constatées dans le domaine de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale ». Le rapport est constitué de trois parties analytiques suivies d’un chapitre final. La première partie concernant le contexte général retrace dans quatre documents les points suivants : la démographie, la croissance et ses facteurs, les prélèvements sociaux et fiscaux et les finances publiques, les transformations de l’Etat-social. La seconde partie analyse l’emploi, le chômage et les revenus dans trois documents : l’emploi et le chômage, l’évolution des revenus d’activité et enfin l’évolution du revenu des ménages. La troisième partie traite de certains facteurs affectant la cohésion sociale en quatre documents : les disparités de revenu et de patrimoine, la formation et l’égalité des chances, l’espace vecteur d’inégalités et la pauvreté. Dans le chapitre final « Entre ombres et lumières », le Conseil a sélectionné, parmi les nombreux constats effectués dans les documents précédents, certains qui se situent dans le droit fil des compétences du CERC et qui lui paraissent particulièrement importants.

    Mr Raffarin,

    Le gouvernement de Mr Villepin demande à ce type d’organisme des rapports sur les salaires, pouvoir d’achat et cohésion sociale….

    Il est bien que ce type de rapport existe et je ne remets pas en cause le bien fondé de ceux-ci, par contre avec tous les outils, tout le personnel que ce type d’organisme possède, ne pourrait-il pas trouver le rapport idéal entre la production et les salaires, entre les chiffres d’affaires par secteur d’activité et les salaires, entre les prix et les salaires.

    En écartant des calculs les secteurs dits sinistrés pour ne pas fausser les calculs.
    C’est à dire deux baromètres, l’un sectoriel, l’autre général.

    Je suis persuadé depuis déjà longtemps qu’il faut jouer sur le niveau du smig pour mettre en situation de positivité le marché intérieur, c’est à dire apporter la confiance sur le marché et chez les administrés.

    Autour de vous, il y a trop d’économistes qui se figent sur un état des lieux et qui cherchent à contrôler le misérabilisme de l’économie restrictive qui existe depuis des années.

    Il faut redonner du volume à l’économie, il faut l’aérer…..

    Un pouvoir d’achat clairement établi, clairement compris, peut devenir l’instrument de contrôle de la dynamique de la société du devenir.
    Aujourd’hui l’économie est gérer par de vieux apothicaires et c’est dommage.
    Il me semble que nous sommes encore au moyen âge.

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    Jany Guiot

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