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22 janvier 2007 à 11 h 13 min
CHER AMI, JE NE DOUTE PAS DE VOTRE SINCERITE EN MATIERE DE DEVELOPPEMENT REGIONAL MAIS QUE PEUT AVOIR DE COMMUN LA VILLE DE POITIERS ET CELLE DE NEUILLY AVEC CES 2,7% DE LOGEMENTS SOCIAUX ? Amicalement.
22 janvier 2007 à 15 h 03 min
Cher ami ZERDAZZI,
En matière de logement social, Neuilly n’est peut-être pas un exemple. Ce doit être un problème de place, de terrains à bâtir. Enfin, je le pense…
La municipalité de Neuilly ne va tout de même pas expulser ceux qui ont la chance d’y résider pour y loger à la place des gens (comme moi) qui ne peuvent y vivre. Et je ne pense pas qu’il reste beaucoup de « friches » à Neuilly.
« Oyez, oyez bonnes gens, désormais ceux qui sont des nantis et qui vivent dans les beaux quartiers, devront les quitter pour permettre aux autres de s’y installer ». Ce serait un beau slogan de campagne, si vous étiez candidat…Mais votre idole Laurent Fabius (CF votre contribution sur le site Laurent.Fabius.net) devrait alors renoncer à son appartement de la Place du Panthéon et la polémique (idiote !) sur la SCI Hollande-Royal serait alors nulle et non avenue. Monsieur Strauss-Kahn devrait se replier sur la commune dont il est le maire : Sarcelles.
Il est normal qu’en France, il soit des villes où le logement social est moins présent que dans d’autres villes.
C’est cela la diversité de la France : il y a des riches, il y a des pauvres, il y a de riches propriétaires, de pauvres locataires. et accessoirement de pauvres propriétaires (des gens qui ont une maison léguée par leurs parents et qui sont au chômage) et de riches locataires.
Les maires de droite et de gauche font désormais des efforts pour favoriser le logement social. Grâce à Internet, en allant sur le site d’Europe1, vous pouvez écouter ce que disait Alain Juppé dimanche soir à 18 heures sur le logement social à Bordeaux.
Et c’est très bien ! Mais on ne peut tout de même pas créer des logements sociaux partout, surtout quand l’espace libre est réduit.
Maintenant si votre ami le Maire de Paris peut me trouver un logement social Place du Champs de Mars, Rue du Faubourg Saint Honoré ou sur L’Ile Saint Louis, je signe tout de suite ! Pourquoi les logements sociaux devraient-ils être cantonnés à La Goutte d’Or ou à Barbès ?
Enfin bon, vous avez raison : on ne va tout de même pas comparer la ville de Paris avec celle de Poitiers !
Bien respectueusement à vous,
Pierre ARCHAMBEAUD
24 janvier 2007 à 22 h 51 min
Monsieur Le Premier Ministre,
Merci d’avoir incité ce premier meeting de notre candidat dans nos terres du Poitou-Charentes. Nous serons à ce rendez-vous et sans doute plus nombreux que ne pourra en acceuillir le lieu !!!Nous montrerons ainsi à Madame Royal que notre région n’est pas obligatoirement sienne et que la « souveraineté »n’est pas un vain mot.
En attendant vendredi, ,je viens de vous écouter sur LCP et je tiens à vous remercier pour ce moment médiatique serein et vrai si rare aujourd’hui au milieu de ces accumulations de baudruches verbales qu’essayent d’entretenir Madame Royal et sa cour.
Veuilez croire Monsieur Le Premier Ministre,en mes sentiments dévoués et respectueux.
Laurent DORET
PS:Mon fils Valentin(8ans!)qui a gardé un souvenir impérissable de votre rencontre lors d’une visite à Matignon en juin 2003,m’a chargé de vous demander comment pourrait-il vous faire dédicacer sa photo du groupe faite alors ou il est à vos cotés ?
7 février 2007 à 13 h 40 min
CHER AMI ET CONTRADICTEUR EMERITE, Ah QUE VOUS ETES MAL INFORME ( POLICIER C’EST UN METIER ! ), J’ AI SOUTENU M.ROYAL, DSK ET M.FABIUS CAR ILS REPRESENTENT DES SENSIBILITES, DES APPROCHES DIFFERENTES SUSCEP- TIBLES D’ ENRICHIR UN PROJET ET RENVOYER L’ UMPeurs ( PARDON D’ insister) SUR LES BANCS DE L’ OPPOSITION ! IL EST VRAI QUE CHEZ VOUS LE PLEBISCITE IMPERIAL VAUT TITRE DEPUIS CE FUMEUX MEETING DE LA PORTE DE VERSAILLES A PLUS DE 3 MILLIONS D’EUROS !!! JE NE VOUS CONSIDERE PAS COMME UN C.. AU CONTRAIRE JE VOUS LIS AVEC PLAISIR ET IL EST VRAI QUE VOTRE HUMOUR ME FAIT SOUVENT RIRE, CE QUI ME LAISSE CROIRE QU’ENTRE M.BAYROU ET S.ROYAL : VOUS VOTEREZ POUR…TRES AMICALEMENT.
7 février 2007 à 23 h 02 min
Mon bien cher » Kamarade »,
Vous me manquiez ! Plusieurs jours sans vous lire et tout est dépeuplé ! J’étais même à 2 doigts de me mettre à boire, tellement votre absence sur ce blog me manquait. Depuis vous, je n’ai croisé que des gens de droite.
Pour info, je ne suis ni policier, ni gendarme.
J’ai certes un respect inné pour l’uniforme (arrière-petit-fils, petit-fils et fils de Saint-Cyrien, cela laisse des traces !), je suis « fana-mili », mais je n’ai hélas pas eu le droit d’effectuer mon service militaire. Quand je suis contrôlé par des policiers, on se quitte en serrant la main. Quant aux policiers municipaux des 3 villes du morbihan où j’ai mes habitudes, je les appelle tous…Navarro !
Mais, une fois encore, vous vous trompez. Ce qui est votre droit, puisque votre égérie, qui est énarque, se trompe et tente de nous tromper en permanence….
Je ne suis pas policier, mais en « enquêtant » sur vous, j’ai lu vos doux messages d’amour adressés à Laurent Fabius (dont l’anagramme du nom est « Abusif », selon cette formidable formule, signée…François Mitterrand !). Si vous êtes d’accord, je peux même aller les copier et les coller sur un prochain commentaire. Vous m’y autorisez ?
Par contre, je n’ai rien lu sur vos relations avec DSK et Marie-Ségolène, allias Bravitude’Girl et j’en ai donc déduit que vous aviez fait le choix de l’ex-plus-jeune-Premier-Ministre-de-la-France-qui-va-chercher-ses-croissants-en-charentaises-devant-les-objectifs-des-journalistes !
Aussi, votre message m’épate ! Vous avez soutenu à la fois Fabius le cynique, DSKtastrophe et la Dame aux caméras !
Cela veut dire qu’au PS, on peut voter 3 fois ? Et que dans votre petite cuisine socialiste qui a fait tant de bruit pour si peu d’intérêt, vous avez voté pour 3 personnes différentes ! Vous au moins, vous êtes un homme de conviction. Bravo !
Je vais une fois de plus vous décevoir. Ne m’en veuillez pas, mais je n’étais pas à la Porte de Versailles, notamment parce que… je n’ai pas ma carte à l’UMP (vous parlez d’un scoop !). Et je ne suis qu’un récent converti à la personne de Nicolas Sarkozy, car je suis fan de Chirac, Juppé et Raffarin.
Et c’et vous qui parlez d’un « plébicite impérial », alors qu’en ce qui concerne vos petits amis, il s’agissait d’un « plébicite……royal » ! Toujours vos leçons de morale ! Je vous prendrai peut-être un jour comme Père-Spirituel ou confesseur…à condition que vous rejoignez ma famille politique. C’est pas gagné, mais bon, on ne sait jamais !
Pour ce qui est de voter pour Bayrou ou Royal, ce sera un non catégorique. Pourquoi pas pour Besancenot tant que vous y êtes ? En plus, j’ai déjà un facteur, pas besoin d’un second.
Votre dernière phrase me laisse cependant perplexe. Ou je n’ai rien compris, ou vous semblez hésiter entre Royal et Bayrou. Ne me dites pas que vous aussi, vous allez lâcher la députée des 2 Sèvres ! Pas vous, pas ça ! Cela devient une hémoragie !
A propos de « députée des 2 Sèvres », j’ai encore regardé les Questions au Gouvernement. Une fois de plus, Madame Royal brillait par son absence. Comme je le faisais remarquer dans la rubrique « petit-déjeuner Québécois », « heureusement qu’elle ne doit pas émarger pour percevoir ses indemnités de député, parce qu’elle passerait de l’ ISF au RMI ! « . Et vous, qu’en pensez-vous ?
Bon, je vous laisse. Il me faut aller répondre à un certain Zerdazzi qui a tenté d’allumer Jean-Pierre Raffarin. On se retrouve dans un instant.
Allez « Kamarade », à tout de suite.
Pierre ARCHAMBEAUD
8 février 2007 à 18 h 06 min
Appel à tous les candidats
Notre classe politique traditionnelle est-elle encore détentrice du sens commun, tout au moins de celui concernant l’économie politique ? En effet depuis les années 1970, tous les gouvernements qui se sont succédés, ont terminé leur carrière dans le désastre économique.
En 1970, la France et le peuple français recevaient du Général de Gaulle un héritage absolument fabuleux, dans tous les domaines : industriel, agricole, commercial, de recherche fondamentale et appliquée, médical, etc, et social déterminé comme le premier du monde.
Bien sûr, dans ce domaine il y avait eu quelques débordements, favorisés par la Gauche, toujours fâchée avec les règles fondamentales qui régissent l’économie dans tous les pays du monde, quel que soit le système politico-économique choisi pour le gouverner. Elle refuse toujours d’accepter le théorème suivant : Toute augmentation globalisée des salaires qui n’a pas été précédée ou au moins accompagnée d’une production équivalente de richesses, se traduit inexorablement par une croissance des prix, qui se traduit elle-même par une perte de compétitivité, tant sur les marchés intérieurs qu’extérieurs, laquelle entraîne elle-même une naissance ou une croissance du chômage qui, en fin de chaîne entraîne une perte de pouvoir d’achat.
Mais finalement, pour la grande majorité les Français, qui n’avaient cessé de s’enrichir depuis 1945, ces débordements passaient quasi inaperçus. Pour mémoire, on estimait en 1972, que depuis 1945, 25 millions de nos compatriotes avaient gravi quelques échelons de l’échelle sociale, dont 15 millions étaient passés du stade de la paysannerie ou de la classe ouvrière modeste à celui de la petite bourgeoisie. C’était la volonté du Général de Gaulle, qui avait pour principe fondamental de bien faire ce que l’on fait.
Nous aimerions que nos politiciens d’aujourd’hui, gauche et droite confondues, s’inspirent de ce sage principe, qui concerne par ailleurs, chaque citoyen, tout au long de sa vie.
Chaque élection devrait être l’occasion d’un changement. Et bien non, depuis un tiers de siècle, nos politiciens continuent d’embourber le chariot France jusqu’au moyeu, dans les ornières profondes de la sottise libéraliste.
Ils pérennisent continuellement une politique qui n’a jamais cessé d’échouer depuis 1970.
Ils ont laissé croître la dette de l’État exponentiellement : 0,5 milliards de Francs en 1970 ; 1.800 milliards en 1990 ; 7.000 en 2003 et peut-être 2.000 milliards d’Euros en 2006 soit près de 14.000 milliards de Francs.
Le chômage a, bien entendu, suivi la même voie : 2,5% en 1970 ; 6,3% en 1980 ; 9% en 1990. Cette croissance a continué, mais depuis 1990, on «manipule » les chiffres pour nous faire croire que le chômage recule. Dans notre pays, c’est à partir de la révolution anarchiste de 1968, – qui, en plus de son coût très élevé (deux à trois milliards de Francs) a laissé de très lourdes séquelles dans l’éducation nationale, qui méritent d’être « lessivées » dans le dessein de rétablir dans celle-ci, les valeurs fondamentales de la République, accompagnée d’une éducation civique renforcée, qui permettrait à nos enfants d’acquérir l’état de citoyen libre et responsable – que le chômage a commencé à croître.
Pendant la période précédente, il était à environ de 1,5 à 2%, ce qui semble être le socle voisin du minimum, permettant la flexibilité d’embauche des entreprises nouvelles. Il est a noter que le chômage a frappé les autres pays. En Allemagne, il a été multiplié par 10,35 entre 1970 et 1990
Pourquoi nos politiciens semblent-t-il ignorants de l’histoire, et tout à fait à côté de la réalité?
La droite s’est forcée à croire, que le système libéraliste est supérieur à tous les autres, et même au système gaulliste, qui nous a donné ”Les Trente Glorieuses”.
Elle a naïvement cru, et surtout, malgré les échecs caractéristiques de ce diabolique système, continué de croire que le libéralisme nous apporterait la richesse, le bonheur et qu’il nous protégerait du communisme. Force est pourtant de constater, depuis longtemps, que c’est l’inverse qui s’est produit.
Contrairement à ses promesses, le libéralisme ne nous a pas apporté la richesse, mais la pauvreté et la misère.
Il ne nous a pas apporté le bonheur, mais le malheur, la tristesse, l’inquiétude et la désespérance.
Il ne nous a pas protégé du communisme, ou de quelque chose de plus grave, car l’histoire du siècle passé, nous apprend que lorsque la désespérance s’empare d’un peuple, celui-ci est prêt à se laisser piéger, par n’importe quelle idéologie. Ce fut le cas du peuple russe en 1917, piégé par l’idéologie communiste, et du peuple allemand en 1933, piégé par l’idéologie nazie.
La démarche de ces deux peuples, au départ, a eu les mêmes racines : la misère et la désespérance.
L’échec de ce système libéraliste est pourtant patent.
En 1970, la dette réelle de la France, était d’un demi milliard de Francs. Si elle a été fixée à 5 milliards, c’est tout simplement que le gouvernement du Général, avait investi 4,5 milliards dans les grandes industries du plus haut niveau mondial, qui allaient faire l’honneur de la France. C’étaient des investissements productifs.
Aujourd’hui, il y a encore des responsables de droite, qui n’hésitent pas à clamer que si nous rompions avec le libéralisme, ce serait pour tomber dans un système communiste.
Quelle sottise, quelle erreur. C’est précisément le contraire, qui risque de se passer. Car c’est précisément, en pérennisant ce diabolique système, qui conduit les peuples à la désespérance, que nous risquons, à l’occasion d’une étincelle qui met le feu aux poudres, de nous retrouver dans la situation de la Russie en 1917, ou de l’Allemagne en 1933, comme nous venons de le voir.
Ils nous disent : mais il y a la mondialisation, de laquelle nous ne pouvons nous soustraire.
Quelle sottise, là encore. La mondialisation existe depuis la nuit des temps. Elle a toujours été profitable globalement à tous les peuples. Ce n’est pas elle qui pose problème, mais l’anarchie économique qu’en a fait le libéralisme, en organisant par son bras armé l’OMC, une concurrence déloyale entre des pays au différentiel salarial trop important : de 1 à 28 pour la Chine. Nous pouvons noter à ce sujet que les communistes chinois sont beaucoup plus intelligents que les nôtres. En Chine on fait baisser les prix en fonction de la croissance de la productivité, et l’on augment les salaires qu’en fonction de la croissance de la production. Les Chinois, des zones industrialisées, voient leur pouvoir d’achat croître plus vite que celui des Français, entre 1945 et 1968. Un appartement de 80m2 dans les grandes villes chinoises se loue pour le tiers du salaire moyen des salariés, et coûte à l’achat 50% par mois de celui-ci. Parallèlement, à mesure que croit l’enrichissement des Chinois, nous voyons se desserrer les carcans du totalitarisme. Après avoir combattu les religions, le gouvernement favorise maintenant celles qui sont démocratiques : le Bouddhisme, le Christianisme… L’enrichissement des Chinois ne concerne que ceux des grandes villes. Il reste dans les campagnes chinoises, peut-être plus d’un demi milliard de gens très pauvres, qui ne pourront accéder que très lentement à la nouvelle richesse.
En France, en 1945, tout avait pourtant bien commencé. Mr Maurice Torez, le secrétaire du PC, qui avait bien compris que pour distribuer des richesses, il faut d’abord les produire, déclarait à la fête de l’Huma, les deux bras levés : Produisons, produisons, produisons. Malheureusement il ne fut suivi que peu de temps, sur cette voie, ce qui a freiné la croissance de l’enrichissement de tous les Français. Sans la sottise communiste , nous aurions fait beaucoup mieux.
Les prêtres du libéralismes, nous disent aussi que l’économie de marché est la meilleure solution, mais l’économie de marché, a toujours existé, depuis bien avant l’invention du libéralisme. Depuis la nuit des temps, de nouvelles entreprises ont pris naissance, elles ont prospéré ou disparu. Elles ont toujours été face à l’économie de marché, dans tous les pays et à tout moment, sauf en Europe de l’Est pendant le système communiste. L’économie de marché, libérale et sociale mais non libéraliste, est bien la meilleure forme économique, mais à condition que la concurrence, qui en est l’âme, ne soit pas déloyale, comme l’est la concurrence libéraliste, créatrice du chômage de masse et de l’appauvrissement.
Un peuple qui produit des richesses s’enrichit. Un peuple que l’on met au chômage s’appauvrit.
Alors bien sûr, rompre avec le système libéraliste n’est pas une simple affaire.
En réalité c’est une révolution, mais une révolution pacifique, qui nous donnera une véritable renaissance, si nous avons la sagesse de reconstruire une société libérale et sociale de type capitalistique, mais au capitalisme remoralisé et redémocratisé, comme le proposait déjà Guy Sorman, en 1984. C’est-à-dire, une société totalement libérée, affranchie de ces tristes idéologies du passé, qui ont fait tant de mal à l’humanité : le communisme, le fascisme, le nazisme et le libéralisme. Enfin, une société de type gaulliste, tout simplement, dans laquelle il refera bon vivre pour tous.
Elle se traduira, entre autres, par l’arrêt de la libre circulation des capitaux, qui permettra l’investissement en France, pour ce qui nous concerne. Par l’arrêt du pillage financier des entreprises, œuvre des requins et rapaces de la finance. Par l’arrêt de la concurrence déloyale, qui ruine nos entreprises, et les conduise à la délocalisation. Par l’arrêt de la déréglementation, qui a entraîné une anarchie sans précédent dans nos économies. Par le retour des services publics dans l’État, qui sont la propriété du peuple, et que nul ne peut s’octroyer le droit de liquider. Etc.
La gauche quant à elle, dénonce férocement le libéralisme, mais curieusement elle ne propose pas de nous en sortir. Elle est toujours enfermée dans ces vieilles lunes qui ne peuvent pas apporter la réussite. Ses propositions semblent plus destructrices que constructives.
Alors, Ségolène, Nicolas, François, reprenez-vous et proposez-nous un changement vrai et garanti. Peu importe, pour l’avenir de la France, celle ou celui qui aura été choisi, si tous ensemble vous vous prononcer pour le rétablissement d’une société libérale et sociale, et si tous ensemble vous déclarez vouloir contribuer à sortir le chariot France, des ornières dans lesquelles il s’est profondément et progressivement enfoncé, depuis plus d’un tiers de siècle.
Nous devons, vous devez cela à nos enfants. Nous n’avons pas le droit de prendre la liberté de leur laisser l’héritage de la dette, en progression exponentielle, avec en prime la précarité et le chômage, complété par l’absence de logement accessible.
Rien, en matière de nation, n’est définitivement désespéré.
Il est possible de faire beaucoup de choses, en quelques années. Nous en avons été témoins, à partir de 1945, ou personne n’aurait joué un Dollar, un Rouble ou un Pesos, sur la France de cette époque-là : 15% de son patrimoine immobilier détruit, 20% de ses moyens de transport, 50% de son agriculture, la moitié de son PNB disparu par rapport à 1938, une dette considérable et 4 millions de ses fils absents, dont la moitié sans formation professionnelle.
Un quart de siècle plus tard, c’était le plus brillant des pays du monde. Et pourtant des politiciens incompétents nous avaient entraînés dans deux guerres coloniales, très coûteuses, que nous avons perdues, parce que c’était tout simplement dans l’ordre des choses. La liberté de l’homme, son respect, exige que chaque peuple puisse exercer sa souveraineté sur la totalité de son territoire. Accessoirement, c’est seulement à partir de ce moment-là, qu’il devient possible de nouer des liens qui peuvent rapidement devenir de confiance, et même d’amitié, qui permettent des échanges de toutes sortes, profitables à tous.
Ce que nous, les Français, avons fait entre 1945 et 1970, nous pouvons le refaire en moins d’une législature, mais si nous nous soustrayions à ce devoir, alors en France ou ailleurs, ce sera un jour prochain, dont on ne peu fixer la date, la réédition de 1917 ou de 1933. Et cela, bien peu de nos compatriotes le souhaitent.
Pour briser ces éventualités, une seule solution : revenir à un type de société qui nous redonnera de nouvelles années glorieuses.
Après les très dures épreuves du siècle passé, ne pouvons-nous pas affirmer ? : nous avons atteint un niveau suffisant de civilisation, pour dire non à la guerre, non au colonialisme, non à la pauvreté, non à l’agression écologique contre notre Terre, dont le libéralisme, en ayant entraîné une croissance des transports huit fois supérieure à la croissance des richesses mondiales, porte une très lourde part des responsabilités.
Alors Ségolène, Nicolas et François, avec nous, qui ne sommes pas des extrémistes désespérés, proposez-nous vite ce retour aux années glorieuses, et proposez-nous de collaborer ensembles, après l’élection, pour mieux réussir. Tout le monde sera gagnant, et particulièrement si vous proposez de contribuer à élaguer sérieusement ces carcans étatiques, administratifs et fiscaux qui sont devenus une véritable entrave, à la liberté d’entreprendre, de réussir, et de pérenniser une entreprise.
Et puis, ce n’est tout de même pas dans le cadre de cette société de foire d’empoigne, de corruption, de vol, d’arnaque, du chacun pour soi, du chômage, de la misère pour un trop grand nombre, et de trop de richesses pour quelques-uns seulement, etc. que nous pouvons espérer construire notre Europe. Elle vaut mieux que cela.
Hollandais et Français ont dit non à l’Europe libéraliste. Ils n’ont pas dit non à l’Europe, comme certains voudraient nous le faire croire, mais ils ont dit non à l’Europe libéraliste. L’Europe que nous devons construire est une Europe de Liberté, de Droits et de Devoirs, de Paix intégriste, de respect de l’Homme par l’Homme, du respect des peuples et de leur culture, etc. ce qui ne nous empêchera pas de choisir une langue commune qui deviendra la langue européenne à terme.
Notre Europe, ne peut donc être qu’une Europe Démocratique, Libérale et sociale, totalement affranchie des idéologies tortionnaires du passé : le communisme, le fascisme, le nazisme et le libéralisme.
reneco.lambert@yahoo.fr René Lambert