« Apprendre à vivre » est une belle histoire de la philosophie. Une ligne s’y trouve tracée, celle de l’humanisme. On a envie de la prolonger pour vivre les temps actuels
En effet, la pensée vagabonde en ce début du XXIème siècle. Les idéologies meurtrières ont décrédibilisé les systèmes organisés de pensée mais aussi les tentatives d’organisation de la pensée. Le « tout concret » cherche à s’imposer et le pragmatisme, non dosé, fait émerger la pensée rétrécie, à l’opposé de la pensée de Luc Ferry. Les populismes gagnent la politique qui perd ainsi les valeurs et les repères et surtout le goût de la pensée.
Dans le monde ainsi s’installent les forces de la dépolitisation qui naturellement favorise l’expansion de la globalisation, cette perspective d’un monde sans frontière. Le grand soir de la globalisation ne peut être que la fin de la politique : les mêmes règles s’imposant à tous, le global efface le national, l’économique domine la culturel.
Quand la politique perd sa pensée, le débat devient le match, le militant le supporter, l’ultra, le hooligan. Cette perspective de violence nous impose de rechercher une autre réponse que le populisme, le simplisme ou la démagogie à la décrédibilisation de la politique.
Le retour du politique ne passera pas par l’action sur les sens mais par le sens de l’action. L’action n’est pas innocente de la pensée qui l’a impulsée. Cette recherche de cohérence entre la pensée et l’action est le moteur de toute démarche de « réanchetement de la politique ». C’est une des ambitions de Luc, présente dans ses livres, comme dans sa vie.
Quelle est la pensée politique du centre droit français ? La famille philosophique est évidemment celle de l’humanisme, seule pensée qui s’est opposée irrémédiablement au matérialisme de « l’homme innocent de lui-même ». Cependant, l’humanisme au cours de l’histoire de la pensée a embrassé tellement de causes, a appartenu à tant de combats qu’il s’est dissipé en se dispersant. « Apprendre à vivre » définit, dans le temps, les grands débats de la pensée.
Plutôt que d’abandonner l’humanisme a ses multiappartenances, je pense qu’il vaut mieux tenter de le réinventer au XXIème siècle et pour cela il est utile de se nourrir de cette généalogie, décrite dans « Apprendre à vivre ».
Le premier grand débat qui s’est imposé à la pensée humaniste fut l’opposition exprimée par le Christianisme à la vision « cosmique » de l’antiquité. Le divin n’est plus le cosmos mais l’incarnation du monde dans le Christ. L’apparition de la morale universaliste, l’humilité de Saint-Augustin ou de Pascal, la puissance de l’amour, l’arrivée de la méritocratie…tous ces mouvements feront émerger l’idée moderne de l’humanité.
Pourtant, le grand combat de l’humanisme sera d’affirmer que « le monde n’est plus donné mais construit » et qu’il obéit au principe de causalité. Si Dieu est mort, c’est à l’homme de penser l’humanité. Cette ambition donne du souffle à « la Grande Déclaration », ces droits de l’Homme première grande doctrine de l’humanisme. Ainsi, apparaît un humanisme de la société qui prolonge l’humanisme de la religion de ceux qui ont voulu dépasser l’affrontement avec le Christianisme. Les Républicains seront les militants de cet humanisme de la société dont les deux piliers « Kantiens » devront rester « le désintéressement et l’universalité ».
Dans son processus interactif, l’humanisme a du subir l’agression des « philosophies du soupçon » tout comme il avait lui-même affronter les penseurs chrétiens. Au milieu du XIXème siècle les « postmodernes » vont entreprendre la critique de l’humanisme moderne en développant plusieurs convictions fortes dont notamment celle selon laquelle l’être humain ne serait pas le centre du monde et celle selon laquelle la raison ne serait pas cette « formidable puissance émancipatrice » vénérée par les humanistes.
Marx, Freud et aussi Nietzsche vont s’attacher à une œuvre de déconstruction de l’humanisme classique, racontée avec talent et clarté par Luc Ferry. Le monde est un monde de force. Le matérialisme est dominant, le réel s’impose. L’homme est broyé par les faits. Ce que Nietzsche appelle « la volonté de puissance », c’est-à-dire « la volonté de la volonté » s’exprimera dans les luttes, dans cette dialectique de l’affrontement qui serait le moteur de l’histoire.
La réponse humaniste est alors centrée sur la personne.
Avec les personnalistes mais aussi les libéraux, l’humanisme se déplace de la société vers la personne pour sauver ses valeurs essentielles. C’est alors « l’humanisme de l’homme-dieu ». Cette personne à la fois singulière et universelle, qui trouve dans son immanence les forces de sa transcendance.
Ceux qui parlent couramment le « Ferry » reconnaîtront là un pilier de sa pensée. Les philosophies de la responsabilité nourrissent cet « humanisme de la personne » qui très vite va lui-même être contesté par le déterminisme moderne relancé notamment par les génosciences. De quoi puis-je être responsable si mon identité génétique m’a complètement programmé.
Pour Jean-Claude Guillebaud, c’est bien « d’antihumanisme qu’il faut parler » : « la solution à l’injustice sociale n’est plus dans la générosité ni dans la politique, elle se trouverait du côté des laboratoires ». Avec « le principe d’humanité » Jean-Claude Guillebaud participe comme Edgar Morin avec « la pensée complexe », Luc Ferry et la « pensée élargie » d’Emmanuel Kant, Alain Finkielkraut et beaucoup d’autres, à la réponse de l’humanisme moderne, celui qui prolonge l’humanisme religieux des chrétiens, l’humanisme de la société des républicains, l’humanisme de la personne des libéraux et des personnalistes par ce qu’on pourrait appeler, aujourd’hui, « l’Humanisme de la vie ».
FAIRE GRANDIR LA VIE
« L’humanisme de la vie » pourrait se définir comme une écologie de l’homme, comme une pensée à trois dimensions : « la théorie, l’éthique et la sagesse » en relation avec le monde, la société et la personne.
La « theoria » l’horizon de cet humanisme moderne est notre planète, depuis que nos échappées lunaires restent sans suite. La menace est la disparition de la vie par la disparition de la planète. La biodiversité sur terre devient l’impératif majeur. La durabilité de notre espace assure l’avenir de notre espèce. « L’humanisme de la vie » est donc au premier rang de la mobilisation mondiale pour l’écologie et le développement durable.
Dans sa relation à autrui, dans « son éthique », « l’humanisme de la vie » affiche prioritairement son respect de la vie de l’autre. Le principe éthique est « l’alter ego » qui rejoint « la pensée complexe », où les pensées asiatiques là où le yin et le yan sont irréductibles – on remet en cause ici la dialectique marxiste en préférant plutôt le dépassement à l’affrontement. Sur le plan social, la préoccupation démographique sera renforcée par cette pensée qui cherche des réponses à chaque étape de la vie. Nous sommes là dans l’éthique de la fraternité.
Au cœur de la personne, de « sa sagesse », « l’humanisme de la vie » va chercher les forces, les visions, les émotions qui font de l’homme un animal différent. Cette capacité de dépassement, de désintéressement qui donne à la personne humaine sa distance avec elle-même, source de liberté. « En faisant de la liberté la marque distinctive de l’humanité, l’humanisme met les hommes à égalité ». C’est aussi la conviction d’Alain Finkielkraut. Cette source de vie qui habite la personne est à la fois inférieure et supérieure à l’individu. Divin ou magique, « ce souffle a quelque chose de sacré ». Luc Ferry nous montre combien la vie personnelle est marquée par de puissantes valeurs telles que l’amour des enfants ou l’amitié entre jeunes qui pourraient aussi enrichir l’espace social. Nous ne sommes pas condamnés à l’égoïsme.
« L’Humanisme de la vie » est la dernière mutation de cette pensée de la responsabilité humaine qui refusant l’éternel déterminisme s’est renforcée pour faire face aux manipulations de la vie, préludes à celle l’humanité. L’ambition de notre nouvel humanisme est alors, tout simplement, de faire grandir la vie.
Jean-Pierre Raffarin
Ancien Premier ministre, sénateur
6 février 2007 à 1 h 50 min
Pas facile d’expliquer la philosophie de façon simple et limpide. Chose réussie par Luc Ferry.
Premier ministre, merci pour cette « addendum ».
6 février 2007 à 10 h 48 min
L’humanisme est un existentialisme,
On ne naît pas humaniste, on le devient dans la rencontre avec la vie, la rencontre des cultures, dans le dialogue avec les autres.
C’est à dire que l’on devient « humaniste » malgré soi et grâce aux autres, c’est les autres et l’existence qui font que l’homme s’ouvre à la vie, à l’humanisme.
Peut-on se dire « humaniste » ?
A la lumière de notre bonne foi non !
Je ne crois pas en l’homme, je crois plus dans la communauté des hommes qui l’amène à son propre dépassement de l’ego.
L’humanisme est une ouverture sur la vie, sur le don de soi à la nature de la vie, à l’acceptation du risque de la vie, c’est à dire l’acceptation de la mort, la mort de l’ego….pour une naissance à l’autre, au prochain comme ouverture à son propre devenir.
Oui ! le propre devenir de l’homme est dans sa relation à l’autre en tant que néantisation du moi pour se projeter (vision) vers une nouvelle image de son existence qui intègre les contraires et les dualités comme nouvelle plénitude de l’être……C’est l’intelligence de l’être, la transcendance qui pousse l’homme depuis la nuit des temps à évoluer en acceptant le temps et l’espace comme variable.
Il n’y a pas de permanence à être humaniste et au fond nous sommes tous des humanistes par période.
Peut-on en faire un livre ? Oui si l’on aime les conserves !
Cela peut occuper les esprits…
Mais peut-on vivre sous ordonnance ?
Le monde tant vers l’humanisme malgré lui, mais il est possible d’accompagner le mouvement, le précipiter, en créant un environnement.
C’est par exemple, la cohésion sociale, le dialogue social clairement établi, la démocratie participative et une meilleure responsabilisation des administrés, la représentativité des salariés à la gestion des entreprises.
Dans le mot « entreprise » il y a le mot entreprendre, et c’est en se donnant les moyens, en réfléchissant ensemble que l’on peut se donner le maximum de chance de succès.
Ce matin, j’ai entendu Mr Chérèque sur Europe1, on sent au travers les mots que le corporatisme est toujours là, peut-on penser à l’avenir et rester dans le confort douillet de la défense de certains corporatismes ?
L’humanisme, c’est « reconnaître ou être reconnu comme tel dans sa différence, dans sa façon de penser, dans sa culture…..le refus devenant un tendre sourire de compréhension….cela ne veut pas dire qu’il faille tout accepter….
C’est par le dialogue que s’éveillent les consciences….
L’humanisme n’est pas la « bien-pensance »
Pourquoi imposer aux autres sa façon de penser, sommes-nous sûrs d’avoir raison ?…..
La raison est de l’ordre établi, un livre sur une étagère,
L’humanisme est hors du temps, il n’a pas d’âge……
6 février 2007 à 11 h 18 min
Je fais une erreur « tant » tend
Le monde tend à l’existentialisme.
Merci
jany guiot
6 février 2007 à 13 h 59 min
J’ai dévoré ce livre comme un roman. Un roman sur notre passé. Un roman sur notre avenir aussi. Mais je me pose une grande question : comment partager cette vision de l’Humanité avec une majorité de nos concitoyens et des habitants de notre planète ? Pour avancer. Vite. Tous ensemble.
6 février 2007 à 14 h 14 min
« Re-CREER l’Humanisme »
Je n’ai pas croisé l’Abbé Pierre
Etant moi-même trop ordinaire
Mais Martin Hirsch son successeur
Un vrai diplômé au grand coeur.
Ce n’est pas le matérialisme
Qui teinte leur Vie d’optimisme
Mais une vraie volonté de faire
Avec peu l’extraordinaire.
Voici l’éternel héroïsme
Qui fonde le plus bel humanisme,
Toujours centré sur l’exigence
De conscience, coeur et cohérence.
C’est ça qui fait bouger la France
Depuis deux siècles sans arrogance,
Sans tout le tapage médiatique
Qui nous fait croire que c’est magique.
Chacun de nous en est capable,
Qu’il vienne avec ou sans cartable,
Car ce n’est pas une affaire d’âge
Mais d’une bonne dose de courage.
Grâce à cette éthique citoyenne
Faite de tolérance quotidienne
Et d’une grande honnêteté
Résonne la générosité,
Preuve que la civilisation
Abolira les équations
Des matérialistes trop barbares
Pour changer enfin leur regard !
Signature : luami
« Un médiateur d’ l’innovation
Qui allie raison et passion
Pour mieux vivre le temps restant
Et en partager les instants ! »
inspiré par la famille CREER qui a 101 ans
(Christine, Régis, Emma Et Robin)
« médiateur de l’innovation » à Toulouse
pour lier innovation et développement durable
http://www.universitedelinnovation.com
7 février 2007 à 22 h 33 min
« Quand la politique perd sa pensée, le débat devient le match, le militant le supporter, l’ultra, le hooligan. Cette perspective de violence nous impose de rechercher une autre réponse que le populisme, le simplisme ou la démagogie à la décrédibilisation de la politique. »
http://www.supportersdesarkozy.com/home
Le narcissisme est un humanisme…
13 février 2007 à 10 h 55 min
M.LE PREMIER MINISTRE, CHER AMI, QUEL RAPPORT AVEC NICOLAS SARKOZY ? « LES REPUBLICAINS SERONT LES MILITANTS DE CET HUMANISME DE LA SOCIETE DONT LES 2 PILIERS KANTIENS SONT LE DESINTERESSEMENT ET L’ UNI- VERSALITE. » SACHEZ QUE E.KANT N’A JAMAIS SOUMIS LA MORALE HUMANISTE A UNE CRITIQUE DE LA RAISON PUISQU’ A SES YEUX C’EST UNE CA TEGORIE PARTICULIERE A LAQUELLE IL REFUSE D’APPLIQUER SA METHODE, D’ Où SON CARACTERE D’IMPERATIF CATEGORIEL(kategorisch), A MOINS QUE,MONSIEUR,VOUS N’ENVISAGIEZ PAS L’HUMANISME EN TANT QUE MORALE SUPREME,AUQUEL CAS VOTRE DISCOURS S’ECROULE!! MESSIEURS,A VOS ETUDES!! QUANT A VOTRE CHAMPION: IL EST LE PARADIGME DE L’INTERET ET DE L’UNILATERALISME, DE GRACE,LAISSEZ KANT EN PAIX,SOYEZ HUMAINS !!
13 février 2007 à 17 h 14 min
Mon très cher « Kamarade »,
Je suis très heureux de vous lire, mais une fois de plus, vous vous enfoncez !
A gauche, vous êtes les défenseurs de la morale et à droite, nous en sommes les oppresseurs : c’est en résumé, ce que vous venez d’adresser au Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin.
Vous trouvez vraiment que vos amis sont les champions de l’hummanisme et de la moralité et qu’à droite, nous sommes les représentants de l’individualisme ?
Ouvrez les yeux mon ami : mai 68 c’est fini depuis longtemps ! Le monde a évolué et plus personne ne peut plus cautionner de tels propos, hormis quelques jeunes utopistes qui militent pour le flower power ou des cryptos-staliniens avec de la cocaïne dans les narines !
Hummanistes les socialistes ? Oui, comme Monsieur André Laignel, l’ancien ministre de François Mitterrand qui, dans la ville d’Issoudin dont il est le maire, avait fait, dans les années 80, enlever tous les panneaux « Ralentir école » devant toutes les écoles… privées (vous pouvez vérifier !).
Hummaniste, comme les années Mitterrand, où la magouille était de règle, où les affaires n’ont jamais été aussi florissantes (Carrefour du développement, Luchaire, Roger-Patrice Pelat, écoutes téléphoniques, j’en passe et des meilleures !).
Et l’acharnement contre Jean Edern Hallier, vous avez oublié ? Ce trublion voulait publier un pamphlet (« Mazarine ou l’honneur perdu de François Mitterrand ») et nous avons été stupéfé quand, à la télévision, nous avons vu plusieurs de ses éditeurs potentiels, nous expliquer qu’ils ont reçu la visite de gros bras leur montrant des photos de leurs femmes et de leurs enfants.
Ces « agents très spéciaux » tenaient les discours suivants : « réfléchissez avant de publier ce livre. Nous savons que vos enfants sortent de l’école à 16h30, qu’ils empruntent tel parcours, voici la preuve en images. Un accident est très vite arrivé ! Pareil pour votre femme, qui va tous les lundis jouer au tennis et fait ses courses le mardi après-midi dans tel centre commercial. Sa sécurité risque de ne plus être assurée ! ». C’est cela l’hummanisme ?
Quand l’ancien ministre, l’ Ump Frédéric de Saint-Sernin croise Madame Royal dans le TGV et lui propose de lui offrir un café, Madame Royal lui répond « non, je ne parle pas avec les gens de droite », c’est cela l’hummanisme ?
Quand en Chine, au cours de ce voyage calamiteux, Madame Royal refuse de serrer la main de Françoise de Panafieu (devant des caméras), c’est cela l’hummanisme ?
Dommage que François de Grossouvre (qui s’est aussi suicidé que vous et moi nous sommes évêques) ne puisse plus en témoigner ! Dommage que Charles Hernu, fidèle socialiste lâché par le PS et dont le fils est devenu villiériste, ne puisse plus parler ! Dommage pour Pierre Bérégovoy et pour tant d’autres !
Souvenez-vous du Général Mitterrand, le frère du Président, qui en 1988 a fait campagne pour Jacques Chirac et donc…contre son frère ! Souvenez-vous de Frédéric Mitterrand en 1995 ! Voyez Roger Hanin, le beau-frère fidèle de françois Mitterrand, qui est encore plus anti-socialiste que je n’oserais jamais le devenir !
Quand Paul Quilès déclare, à la télévision, après la vague rose de 1981, « il ne s’agit pas de dire que des têtes vont tomber, il s’agit de dire lesquelles », c’est cela l’hummanisme ?
Quand le petit monsieur Laignel cité plus haut hurle à l’Assemblée, en réponse à un élu RPR, « vous avez juridiquement tord, parce que vous êtes politiquement minoritaire », c’est cela l’hummanisme ?
Les mensonges de Mitterrand sur son état de santé exceptionnel, c’est cela l’hummanisme ?
Je passe sur l’affaire Mazarine logée par la République, car il était normal qu’elle et sa mère soient « super-protégées », afin qu’il ne soit fait aucune pression sur le Chef de l’Etat (en cas d’enlèvement notamment…). J’ai toujours trouvé normal cette protection et ce mensonge d’état, pour l’intérêt de la République.
Quant à l’hummanisme de vos alliés de la gauche plurielle, les dynosaures communistes, on en a déjà parlé ! Si vous y tenez, on peut encore s’égarer sur l’hummanisme de leurs inspirateurs, les Staline, Mao, Castro et toute la clique ! On pourrait parler des vacances de Georges et Lillianne Marchais chez les Ceaucescu en Roumanie !Mais vous risqueriez de sombrer dans la dépression et nous, « Kamarade Zerdazzi », on a besoin de vous !
On a besoin de vous car, quand on ne sait plus pourquoi on est de droite, quand on est face à des intégristes ségoliniens, on repense à vos arguments et du coup, on est rassuré ! Grâce à vous, on votera P S (P S, cela veut dire Pas Ségolène ou Pour Sarkozy !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!).
Ne le prenez pas mal, depuis le temps que l’on échange, on se connaît ! Vous avez lu toutes les gentillesses que j’ai écrites sur vous, récemment ?
Mon très cher « Kamarade », vous êtes notre aiguillon ! Continuez vos attaques, qui ne sont pas de basses attaques débiles, contrairement à certains écrits déplorables. Vos arguments, respectables bien que loin de la réalité, on sent que vous y croyez ! Vous êtes un hummaniste, un hummaniste qui se trompe, mais un hummaniste généreux, honnête et sûrement sympathique. Le seul problème, c’est que vous êtes un hummaniste qui s’est engagé auprès de gens qui ne le sont en rien.
« Kamarade », vous êtes comme Monsieur Jospin, celui qui s’est enfui en courant en avril 2002 : vous êtes un naïf. Un naïf honnète, mais un naïf quand même !
Monsieur « Zerdazzi », devenez un « super-hummaniste » : rejoignez l’UMP !
Quand vous aurez fini votre petit marché socialiste aux aromates périmés et à la fraicheur incertaine, nous vous accueillerons autour d’une bonne soupe faite avec des ingrédients naturels et de bonne qualité !
Très amicalement à vous mon ami,
Pierre ARCHAMBEAUD
19 février 2007 à 1 h 59 min
Errare humanum est…
21 février 2007 à 9 h 10 min
Ce très beau poème de Victor Hugo est un hymne à la vie,
Un chemin…..l’école ne me l’a pas montré, elle était trop occupé,
C’est les buissons qui me l’ont appris !
Merci à Victor Hugo pour avoir su comprendre ceux qui luttent….
jany guiot
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l’âme et le front.
Ceux qui d’un haut destin gravissent l’âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d’un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour.
C’est le prophète saint prosterné devant l’arche,
C’est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche.
Ceux dont le coeur est bon, ceux dont les jours sont pleins.
Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains.
Car de son vague ennui le néant les enivre,
Car le plus lourd fardeau, c’est d’exister sans vivre.
Inutiles, épars, ils traînent ici-bas
Le sombre accablement d’être en ne pensant pas.
Ils s’appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule.
Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule,
Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non,
N’a jamais de figure et n’a jamais de nom ;
Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère,
Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère,
Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus,
Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus.
Ils sont les passants froids sans but, sans noeud, sans âge ;
Le bas du genre humain qui s’écroule en nuage ;
Ceux qu’on ne connaît pas, ceux qu’on ne compte pas,
Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas.
L’ombre obscure autour d’eux se prolonge et recule ;
Ils n’ont du plein midi qu’un lointain crépuscule,
Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit,
Ils errent près du bord sinistre de la nuit.
Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière
Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière,
Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l’on va,
Rire de Jupiter sans croire à Jéhova,
Regarder sans respect l’astre, la fleur, la femme,
Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l’âme,
Pour de vains résultats faire de vains efforts,
N’attendre rien d’en haut ! ciel ! oublier les morts !
Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères,
Fiers, puissants, ou cachés dans d’immondes repaires,
Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés ;
Et j’aimerais mieux être, ô fourmis des cités,
Tourbe, foule, hommes faux, coeurs morts, races déchues,
Un arbre dans les bois qu’une âme en vos cohues !
Victor Hugo