A l’occasion d’un déplacement à Marseille, j’ai accordé un interview au journal La Provence que vous retrouverez ci-après.
Bonne lecture !
jpr
"J’ai davantage entendu une candidate au ministère des Affaires sociales qu’une prétendante aux fonctions de Président de la République… Nous n’avons pas eu le moindre début de réponse sur les défis que représentent la mondialisation, les délocalisations ou l’avenir de l’Europe. Quelles que soient les limites de l’exercice, c’est au candidat de présenter son projet et de souligner les grands enjeux de ce rendez-vous, et non de se laisser aller à une démagogie de circonstance! Ce qu’elle dit sur la région Poitou-Charentes est archi faux, j’ai donc des doutes sur le reste. »
"Il faut savoir écouter l’opinion pour gouverner, mais il faut aussi avoir le courage de faire des choix. Ségolène Royal dit "oui" à tout le monde. La compassion ne suffit pas; la politique, c’est d’abord l’action et le courage.
"Ce n’est pas à l’ordre du jour. La victoire est loin d’être acquise. Pour le moment, j’apporte mon expérience et mon goût du terrain. Je ne suis pas seulement un sénateur heureux, je suis surtout un militant engagé. Aujourd’hui sénateur avec le président Jean-Claude Gaudin et militant avec le député Bernard Deflesselles, mes amis.
"Je reste un décentralisateur dans l’âme. Le problème vient de l’excès de politisation entretenue par la gauche pour l’acte II de la décentralisation que j’ai initié lorsque j’étais Premier ministre. Le Maire est l’élu préféré des français parce qu’il est le moins partisan. La décentralisation a moins la côte parce que les régions ont trop politisé le sujet. Nous devons mettre à profit l’année 2007 et l’année 2008 pour débattre et réfléchir à ce que devra être l’acte III de la décentralisation en 2009. La priorité alors sera l’autonomie financière des collectivités locales.
"Je ne pense pas que le Parti socialiste soit à nouveau absent au second tour. L’implantation du PS demeure, même si le charme est rompu avec Ségolène Royal.
François Bayrou fait une bonne campagne, mais il est déjà trop tard, il n’a pas le temps de passer de l’attitude au projet. Le projet de Nicolas Sarkozy, humaniste, social et européen n a donc qu’un seul adversaire : le projet socialiste. »
23 février 2007 à 7 h 04 min
Dans la situation présente, il faut concentrer ses forces dans la bonne connaissance du programme que l’on doit défendre et aussi dans la qualité de la relation avec les français.
Souvent les mots ont plus d’importance que le programme, bien que celui-ci soit nécessaire.
Je parlais aussi de garder la tête froide et de rester humble dans le combat, il faut rester dans la confiance sans pour cela crier victoire.
Un boxeur avant un combat, est tout en jambes, il est concentré, il n’y a pas de petits adversaires….c’est la confiance qui fera qu’il dépassera ses adversaires, car il trouvera les failles, les mots, les gestes….pour aller plus loin, plus haut….
23 février 2007 à 7 h 27 min
Hier, j’ai visité des entreprises françaises,
Elles commencent à comprendre les erreurs de management et du recrutement, en se trouvant en difficulté sur de nombreux contrats.
Elles doivent revenir impérativement sur la gestion du personnel et reprendre le type de gestion de qualité d’il y a vingt ans, c’est à dire une main d’oeuvre hautement qualifiée avec de vrais professionnels.
Un des plus grands engineering (bureau d’études) français à une piètre politique du recrutement via l’intérim en cherchant une main d’oeuvre la moins chère, j’espère que la Coface ne cautionne pas ces inepties ???
Beaucoup de ses contrats en France et dans le Monde sont bâclés et sources de retards avec d’importantes pénalités.
Je pense que le politique a un rôle à jouer, celui d’informer, celui de recréer une nouvelle dynamique industrielle en France basée sur le sérieux et une nouvelle combativité.
Ce n’est pas le rôle d’un particulier de dire et redire, d’informer et de réinformer, jusqu’à quand faut-il tirer la sonnette d’alarme ?
Nous parlons de déficit commercial avec l’export, il faut en tirer les raisons et reprendre nos attitudes devant ce marché, c’est à dire retrouver la confiance avec derrière nous une vraie politique industrielle sérieuse comme les allemands.
Arrêtons de parler d’excellence, parlons d’une nouvelle dynamique basée sur un réel savoir faire qui amènera de vrais résultats.
Il est encore temps de ne pas baisser les bras !
jany guiot
23 février 2007 à 14 h 44 min
Enfin une bonne nouvelle !
Du côté de chez Madame Royal on bouge enfin !
Plusieurs mois après le lancement de sa campagne la candidate idolâtrée de Vincent Zerdazzi a mise en place une nouvelle équipe de choc. Cela veut donc bien dire que les amateurs inexpérimentés choisis pour mener cette épopée ne servaient absolument à rien !
Le grand retour de Laurent Fabius et de DSK, personnalités pourtant exécrées par la Dame du Poitou, cela étonne l’électeur que je suis. Un peu comme si Eric Besson devenait le futur chef de cabinet de celle qui se voit comme la prochaine Présidente de notre République.
Mais ce qui est encore plus fort, c’est le retour de Jospin, le symbole du triomphe et de la victoire, l’homme qui s’est enfui après le 21 avril 2002.
Jospin qui, je vous le rappelle, a fait le choix téméraire de ne voter que par procuration lors du second tour entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, alors que lors de cette élection, même les communistes les plus archaïques avaient bien compris combien il était important de montrer qu’il était national, l’intérêt de faire barrage au leader de l’extrême droite !
Jospin, c’est l’éléphant qui pleurait lors de l’Université des Socialos à La Rochelle. Celui qui a un bilan d’une nullité crasse et qui a tenté de dissimuler son passé trotskiste pendant longtemps, n’hésitant pas à mentir pendant des années, avant d’être piégé par François Goulard(*) à l’époque député de ma circonscription lors d’une mémorable Question au Gouvernement. « Je pensais, Monsieur le Député, que vous parliez de mon frère, lorsque vous parliez du Jospin trotskiste » avait dit cet ancien premier Sinistre.
La gauche est dans de beaux draps avec le retour de l’homme de la fuite, celui qui est parvenu par sa « naïveté » à amener l’ex-créature de François Mitterrand au second tour !
Ce matin, on nous annonce que la Task force de Marie-Ségo l’haine a exclu de ses rangs le sieur Chevènement, incompatible avec le retraité de l’Ile de Ré et qu’elle sera composée de 13 personnes.
Je ne suis en rien supersticieux, la vue d’un chat noir ne m’empêche pas de passer sous une échelle, mais que l’on soit ou non adepte de ce genre de croyance, mieux vaut ne pas apporter le moindre crédit à cette équipe de 13 personnes. Une équipe de 13 revenants qui n’en doutons pas, pourrait bien nous porter malheur !
La nouvelle Ségo’Team ? C’est SOS Fantômes, le retour.
Pierre ARCHAMBEAUD (56)
(*) François Goulard est l’actuel Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche de Dominique de Villepin. Il a été Secrétaire d’Etat de Jean-Pierre Raffarin et il est le Maire de Vannes. C’est vraiment quelqu’un de profondément bien !