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29.03.2007
Chat sur le site du PointJ’ai participé à un chat très sympathique sur le site du journal Le Point. Vous pouvez y retrouver mes échanges avec les internautes. jpr 19 commentairesLaisser un commentaire |
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29 mars 2007 à 18:07
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
J’ai suivi le chat en direct et, comme bien souvent je suis déçu. Pas par vous car vous avez été égal à vous-même, mais surtout par les questions posées, elles sont répétitives. Je ne sais pas qui fait la
sélection de ces questions, d’un chat à l’autre ce sont toujours les mêmes
qui reviennent, sont-elles préimprimées ?
Pour ma part j’avais posé une question d’actu (de ce jour) et j’attends
toujours la réponse.
Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon
profond respect.
Jacques D’HORNES
NB : Il faut reprendre l’entraînement pour retrouver l’agilité pour faire
les pirouettes…… Amicalement d’un quinquagénaire.
30 mars 2007 à 12:40
Monsieur le Premier Ministre,
Dans un chat les questions ne sont pas trop importantes, c’est surtout la relation que vous pouvez avoir avec les internautes.
Je suis certain même que vous ne voyez certainement pas le temps passer.
Ne faudrait-il pas quelqu’un qui écrive pour vous pour mieux vous concentrer sur l’essentiel ?
Pour Monsieur Nicolas Sarkozy, l’impression du temps c’est que je ne ressens toujours pas ce plus, ce vent d’enthousiasme dans l’esprit des gens.
Pourtant c’est le moment de creuser les écarts et de trouver les coeurs par des mots simples, par des attitudes…
Il a les moyens d’ouvrir son discours…..
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.
jany guiot
30 mars 2007 à 13:29
Monsieur le Premier Ministre,
Je me souviens d’un 1000 mètres dans une course d’athlétisme dans les Yvelines en tant que cadet.
Les responsables ne croyaient pas en moi, je n’avais droit à rien, pas aux conseils d’entraineur, rien.
Je m’entraînais tout seul sur les routes car le stade était gardé par un chien à Triel et je mangeais des frites avant de partir en compétition.
Lorsque j’ai couru ce 1000 mètres mes jambes étaient lourdes et fébriles, comme cassées, puis je suis passé devant et mon corps est devenu léger comme transporté, je regardais ce corps comme dans un film, la piste est devenue douce sous mes pieds et j’ai pris une très grande avance 60 mètres, je crois, pour terminer le premier.
Dans la vie, c’est celà, il ne faut pas regarder le statut social, il ne faut pas regarder le niveau scolaire, la vie est une source pour tous, elle est richesse, elle est amour, elle est amitié, elle est intelligence.
La vérité c’est qu’au-delà des mots, comme libéralisme (qui sont des expressions à la mode qui expriment un sentiment d’appartenance à une modernité) il y a cette source qui fait que nous devenons des artistes de la vie où toutes les choses deviennent plus faciles.
Un bon manager d’aujourd’hui c’est un artiste, il est dans son élément, il fait corps avec son entreprise sans voir le temps qui passe.
Nul besoin d’être stressé, nul besoin de prendre le rôle de dirigeant, l’homme qui brille n’a pas besoin d’artifices.
Dites bien aux “Entrepreneurs” à ceux qui savent tout, que si l’on veut relever la France, il n’y a pas besoin d’attendre la prochaine couvée de surdiplômés, il suffit de laisser une place aux talents qu’il y a dans les banlieues comme ailleurs.
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.
jany guiot
30 mars 2007 à 18:11
Bonjour cher Jany,
Je ne partage pas tout à fait votre analyse concernant le chat auquel avait été convié Monsieur RAFFARIN. Je n’ai pas été déçu par la prestation de notre ancien Premier Ministre dont le contact relationnel avec les gens fait toujours merveille (respect et courtoisie de rigueur).
J’ai regretté le manque de professionnalisme du “POINT”. Ce magazine
propose de chater avec l’ancien Premier Ministre sur le thème de la
campagne présidentielle et vous invite à lui poser des questions. Autant
j’avais beaucoup apprécié celui organisé par Christophe BARBIER et
l’EXPRESS en février où, en plus de l’image, vous aviez un dialogue entre
le journaliste et l’invité le tout aggrémenté par les questions des internautes, qu’hier sur votre écran vous aviez la question qui s’affichait
et ensuite venait la réponse.
Au départ, j’ai trouvé cela assez amusant et j’ai même participé au jeu
en répondant moi-même à ces questions sur une feuille de papier. Je
ne suis ni devin, ni médium mais sur la trentaine de questions posées
il y en a plus de la moitié pour lesquelles mes réponses correspondaient
à celles fournies par Monsieur RAFFARIN (certaines textuelllement), je
pense que j’avais déjà entendu Monsieur le Premier Ministre répondre à
ces questions.
Les journalistes qui sont, je pense, des professionnels savaient tout
aussi bien que moi que la plupart de ces questions avaient déja été posées. Quand je vois que la question que j’avais posée n’est même pas arrivée à l’écran et elle ne doit pas être la seule, je n’ai pas la prétention
qu’elle fût meilleure que d’autres mais au moins elle avait l’avantage
d’être d’actualité (elle relatait d”un fait du jour concernant la campagne
de Madame ROYAL) ou encore qu’il n’y ait eu aucune question relative
à “LA DERNIERE MARCHE” ouvrage sorti il y a 15 jours, je peux faire
part de ma déception et douter du professionnalisme d’une corporation
souvent très critique. Ce n’est pas Monsieur RAFFARIN qui me contredira.
Mon cher Jany, je suis soulagé et je vous remercie de m’avoir tendu la
perche pour relater ces faits.
Bien cordialement.
Jacques D’HORNES
31 mars 2007 à 18:42
Cher Jacques,
J’ai du mal placer mes mots dans mes impressions d’après chat, ce que je disais c’est que la relation avec les internautes était importante.
Mais que Mr Jean-Pierre Raffarin a été sympathique dans ce chat d’après les réponses.
Bien cordialement,
jany guiot
31 mars 2007 à 19:23
C’est curieux, tout à l’heure sur la route, j’ai entendu Mr Luc Ferry qui participait à une émission de Philippe Bouvard…les grosses têtes.
Il disait que les grands managers devenaient aujourd’hui des mécènes car ils ressentaient la même démarche (qu’eux au sein de l’entreprise) dans la création de l’oeuvre des artistes.
Cela confirme ce que j’ai pu ressentir dans la vie, quand à certaines périodes j’ai dirigé des usines ou de grandes constructions à l’étranger.
Mon dernier président directeur me disait que l’activité d’une usine cela pouvait être un grand orchestre harmonique, du jazz ou du rock, nous philosophions sur le travail et le rythme engendré.
C’est la raison pour laquelle plus haut j’ai écrit “qu’un bon manager est un artiste” car il prend le tempo de son entreprise, il est en harmonie.
Je ne parle pas de l’économiste qui lui n’a rien compris à la beauté de l’entreprise.
Un vrai patron doit connaître l’économie, mais aussi connaître son bateau.
jany guiot
1 avril 2007 à 6:54
Le slogan “l’ordre de juste” de Mme ROYAL est ringard, de plus comme il est répété continuellement, il donne à Mme ROYAL une allure de godiche.
Sur France 3 lors des informations, elle a voulu parler sans laisser de temps à la présentatrice de poser ses questions, c’est vraiment le comble de la petitesse d’esprit.
Je ne comprends pas qu’elle puisse être si haut dans les sondages, qu’est-ce qu’il se passe dans l’esprit des français pour qu’ils ne voient pas le manque d’humanisme du message de Mme Royal ?
jany guiot
1 avril 2007 à 8:46
En réponse à l’article de Mr Eric Le Bouchère du Monde
« Les économistes face au populisme »
Pour une nouvelle économie
Je voudrais rappeler que jusqu’à maintenant l’économie se gérait par des économistes, mais sans prendre l’entreprise dans sa globalité, c’est-à-dire, en raccourci, la gestion de la balance économique sans prendre en compte la globalité de l’entreprise c’est à dire la politique industrielle.
Aujourd’hui, les politiques ne sont pas populistes comme Mr Le Bouchère écrit, ils essaient au contraire de comprendre qu’elle est la politique commerciale et industrielle du devenir.
Aujourd’hui, les éditorialistes, les journalistes économiques sont dépassés, leurs méthodes, leurs lectures et l’appréhension des marchés doivent être revues avec plus d’ouverture et moins de parti pris.
La politique commerciale et industrielle doit se renouveler pour prendre le schéma d’une autre dynamique qui prend en compte l’outil productif, la qualité, l’innovation, le savoir faire, la gestion technique et économique, le suivi commercial, le suivi des clients.
Il est évident que l’imposition, la taxation, ont un rôle important sur la compétitivité, mais pour rendre une entreprise très compétitive il faut jouer sur tous les aspects de l’identité d’une entreprise et dans la mesure du possible rendre la démarche commerciale de celle-ci plus éthique.
Il n’est pas bon pour les journalistes économiques de caricaturer la vision que peuvent avoir les hommes politiques de la globalisation des échanges, nous devons tous avoir un esprit d’ouverture dans cette nouvelle période qui révolutionne les entendements par la remise en question générale.
La politique industrielle entièrement comprise par nos économistes, par les industrielles, par nos représentants élus sera le devenir de la France dans l’Europe et dans le Monde.
Cette politique sera une nouvelle approche éthique du progrès qui revalorisera l’activité de l’homme dans les entreprises, ce qui les rendra plus performantes.
L’harmonisation des liens et flux commerciaux est nécessaire pour permettre le développement des échanges dans le monde.
Pour cela, un certain nombre d’outils juridiques, régulatifs, sociaux, sociétaux, environnementaux devront prendre place…
Et ce n’est pas être naïf que d’en émettre les hypothèses.
Aujourd’hui le discours des économistes des journaux est passéiste et relève d’un réel manque de culture générale et d’ouverture sur la vie.
Les livres sont des cimetières où les mots viennent s’écrire pour ne pas être oubliés,
Il est bon d’aller y cueillir des brins de sagesse, mais il faut comprendre qu’ils ne sont plus de notre temps, de notre « tempo »
L’eau qui stagne croupit, les idées aussi !
L’économie, la politique industrielle, c’est un ensemble harmonique qui trouve la plénitude dans la diversité des échanges sous un même “tempo”
Ne soyons pas perfectionnistes, le juste tempo sera difficile à atteindre. Mais il est là, le véritable rôle des entrepreneurs, des hommes politiques, c’est d’avoir cette vision du tempo pour l’entreprise, pour un pays en ajustant les instruments quand la nécessité le demande.
La confiance est aussi un tempo !
Rappelez-vous lorsque la France a gagné la coupe du monde, dans la même vision, nous avons fait taire (en les oubliant) nos différences.
Nous devons avoir une vision globale, non cloisonnée, non corporatiste du développement de l’homme dans la société de demain.
Les docteurs de l’économie doivent donc s’ouvrir et ne pas toujours penser qu’ils ont toujours raison.
Jany Guiot
2 avril 2007 à 9:29
Ma mère vient de m’écrire un mail depuis Beauvais, voici ses mots:
la maison a ete taguée par les voyoux a beauvais C EST L INSECURITE LA VIOLENCE LES INSULTES
LES MENACES DE MORT LES MENSONGES ILS SONT SOUTENUS LORSQU’ILS DESCENDENT EN BANDE
LES BLANCS RENTRENT CHEZ EUX ILS CRIENT C EST INTENABLE TRES SALE
***Je la conseille dans ces moments là, mais il n’y a pas grand chose à faire.
Mes parents ont travaillé très dur toute leur vie, des yvelines, ma mère s’est établie à Beauvais…
Non ! il n’y a pas grand chose à faire….c’est bien tard…
jany guiot
2 avril 2007 à 9:51
Le Jardin Zen,
Hier j’ai vu en zappant sur la 5, une maison Zen, plusieurs pièces mais pour les invités les plus précieux, une dernière pièce plus grande avec une porte-fenêtre qui ouvrait sur un beau jardin.
Ce jardin était pour garder le contact avec l’âme de la nature, pour la communication avec cette nature.
Dans le parcours de ma vie, j’ai pu ressentir la force de l’initiation qu’à cette nature envers nous.
Malheureusement le monde de la pensée matérialiste à écarté toute possible référence à cette nature.
La mode amène un retour dans la relation à cette nature, mais cette relation est encore violence, car elle n’admet pas la contradiction.
Dans la nature, l’esprit est libre, il s’amuse des contraires comme le vent qui tourne, rien est fixe, tout est tolérance…
jany guiot
2 avril 2007 à 13:51
La violence a commencé dans les années 80, l’intellectualisme bien-pensant a établi le dogme de l’éducation permissive comme valeur sûre du développement harmonieux de l’individu.
Dans le même temps, les quartiers ont été oublié des villes et se sont fermés pour devenir des ghettos de violence, le racisme n’a plus d’origine, il est refus de l’autre, un autre regard de la haîne…
Du temps de Lionel Jospin, on a pensé que la haîne n’était que passagère et qu’elle pouvait s’oublier avec l’âge, c’était méconnaître ce fléau, en d’autres temps elle a servi dans les rangs du fascisme…
Pour comprendre il faut que les responsables politiques grandissent, nous ne pouvons laisser les quartiers dans une telle violence.
Beaucoup de ceux qui vivent dans les quartiers aspirent à plus de reconnaissance et à vivre en paix, le problème ce n’est pas les tours, c’est le travail et la violence.
Il faudra continuer à détruire les bastilles d’ignorance, pour mieux reconstruire des ensembles de vie et puis si les entrepreneurs s’y mettent tout peut s’arranger…avec la Cohésion Sociale.
jany guiot
2 avril 2007 à 21:37
Cher Jany,
Désolé pour vos parents.
Pour information, la Ville de Vannes envoie gratuitement des fonctionnaires “détaguer” les murs souillés. La Ville de Versailles aussi. Vos parents ont peut-être intérêt à se rapprocher de la mairie de Bauvais. Vous devriez leur en parler.
En vous lisant, on devine votre colère et on se dit que heureusement que vous n’étiez pas là lorsque ces petites frappes ont réalisé leur m…
Il est plus que temps de karchériser la racaille et de sulfater ces délinquants.
Il n’y a pas si longtemps je regardais une cassette sur Alain Juppé (”Le Maire de Bordeaux” une série de reportage de Michèle Reiser sur plusieurs maires de grandes villes ; la fois où c’était “Le Maire de Lille”, je me suis endormi…). Un des adjoints d’Alain Juppé lui disait que des taggueurs avaient ravagé un lieu public.
Réaction d’Alain Juppé : “On ne peut pas les chopper de temps en temps ? “. “On le fait Monsieur le maire. La police les arrête mais la justice les relâche en ne les condamnant qu’à quelques heures de travail d’intérêt général dans des lieux où ils sont soustraits au regard du public”. “Comment cela ?”. “On a pas le droit de les faire travailler en public”. Effaremment d’Aalin Juppé et de votre ami, Jany.
Donc pour punir les “artistes”, je préconise une nouvelle mesure. On les habille comme autrefois les hommes-sandwiches, avec des écritaux du genre : “Je suis un goret, vous pouvez vous moquer” ou “Désormais au lieu de taguer sur les murs de mes concitoyens, je vais lire le blog de Jean-Pierre Raffarin” et on les promène en ville pendant 1mois.
J’ai imaginé d’autres mesures, mais Vincent Zerdazzi risque d’avoir une attaque….
Le Karcher contre la racaille et la prison contre les Talibanlieusards, voici ce qu’il faut !
Les donneurs de leçon professionnels peuvent hurler tant qu’ils veulent, c’est mon opinion et je la partage !
N’oublions pas que Jack Lang a créé en son temps un diplôme de tagueurs que l’on obtient dans une université. Que ceux qui ne me croient pas, se renseignent.
Bien amicalement Jany. En espérant que cet déguelassage sera vite oublié.
Amitié et soutien à vos parents,
Pierre ARCHAMBEAUD
3 avril 2007 à 9:51
Cher Pierre,
Merci pour votre réponse, ma Mère a pris contact avec la mairie.
Ce n’est pas trop les tags qui me chagrinent, c’est la violence et le caractère haineux des propos employés par les voyous.
Je vous réponds rapidement car une jolie jeune fille m’attend chez le coiffeur…
Bien amicalement
jany guiot
3 avril 2007 à 10:08
Cher Pierre, Cher Jany, bonjour à tous.
Jany, je suis désolé pour vos Parents. C’est l’un des graves problèmes
de notre société, “je veux m’exprimer, tout me dérange et je fais n’importe
quoi dans le but d’ennuyer les personnes qui aspirent à une vie tranquille”
Ce problème est du ressort de la municipalité, il faut changer les TAG en
TIG, c’est peut-être moins amusant mais beaucoup plus déshonorant si
ces TIG sont effectués sur la place publique en pleine heure d’affluence.
Dans ma commune, après plusieurs décennies d’immobilisme de gestion
de la Gauche (sauf les taux d’imposition des taxes locales) en 2002 a
été élu un Maire de droite qui a mis tout sur la table (ville sale, voitures
brûlées, ….. j’en passe et des meilleures), après avoir remis sa municipalité sur de bons rails (la ville est en passe d’obtenir sa 3ème
fleur aux villes fleuries) le tout en baissant les taxes locales, ce Maire
a eu le courage pour enrayer la saleté de sa commune de faire placarder
pendant un mois tous les panneaux publicitaires de l’affiche suivante :
Sur fond rouge communiste, en grosses lettres noires et blanches la
mention suivante ;
“JE SALIS MA VILLE - JE SUIS UN SALE CON!”
ensuite figurait la caricature d’un affreux chien shadock et le logo de la
ville puis,
“HALTE AUX TAG”
Je peux vous dire que nous n’étions pas très fiers de voir ces affiches,
surtout pour une ville touristique. Je peux vous dire que depuis il y a eu
une très nette amélioration. Un dernier sondage (encore un) fait ressortir
que 80 pour cent des habitants (la ville compte 60.000 habitants) sont
désormais heureux et fiers d’habiter dans notre ville.
Bien amicalement à tous et merci à Monsieur le Premier Ministre de nous
laisser même parler de faits divers. Merci encore.
Jacques D’HORNES
NB : J’ai à la maison le modèle de l’affiche.
3 avril 2007 à 11:10
Cher Pierre,
Je n’ai pas succombé aux charmes de la belle, elle a su avec professionnalisme remettre de l’ordre dans mes cheveux.
Pour ce qui est des tags ou des atteintes aux biens des personnes il n’y a pas grand chose à faire, c’est un problème d’éducation.
J’ai une philosophie, rien ne m’appartient…ce qu’il fait que lorsque des jeunes rayent ou cassent les retroviseurs de mon véhicule, je ne ressens aucune violence, aucune rancune qui me salirait plus qu’elle ne donnerait de solution.
Pour encore mieux se prévenir, c’est de ne pas acheter de beaux véhicules neufs et de ne pas les garer aux endroits possibles de passages.
Nous sommes dans les mêmes conditions que la psychologie animalière, cela semble incroyable mais c’est la triste vérité, l’homme ces vingt cinq dernières années a fait un bond en arrière.
Lorsque je dirige un projet à l’étranger, j’essaie de canaliser le talent de quelqu’un en lui donnant des signes, des portes, des jalons, pour qu’il puisse se dépasser.
Le tag rentre aussi dans la psychologie animalière, que fait un chien quand il sort, il montre son passage et son territoire.
Le tag marque aussi un espace et une demande de reconnaissance.
Le tagger change quand il trouve un vrai moyen d’expression de son identité, quand il est reconnu dans la société civile.
Plus que le tag, la violence ne doit pas être admise…la démocratie a besoin d’un cadre de respect de l’autre pour prendre sa vraie dimension.
Le laxisme des années 80 à 2000, dans l’éducation des jeunes va laisser des plaies dans notre société car une grande partie de cette tranche d’âges n’aura pas trouvé de vrais repères.
L’évolution de l’homme, dans son individualité, suit une courbe théorique et harmonieuse avec des périodes plus rapides que d’autres, c’est un S, comme dans la plannification d’un projet.
Si pendant une période l’enfant n’a pu trouver des repères, des critères d’identité propre à son développement harmonieux, il aura de grande chance d’avoir des difficultés toute sa vie.
C’est le type de génération sacrifiée.
Qui est responsable ?
Les psychologues avant gardistes qui n’ont peut-être pas compris l’essence de l’éducation en privilégiant l’expression intellectuelle.
Les politiques par la méconnaissance de l’éducation.
Les parents à cause des difficultés de leur propre existence.
Bien cordialement,
jany guiot
3 avril 2007 à 22:19
Cher Jacques,
Vous avez un bon maire ! Cela change de certains édiles qui ne parlent que de prévention.
Prévention de quoi d’ailleurs ? Mes parents ne m’ont jamais dit de ne pas écrire sur les murs et je ne l’ai jamais fait pour autant. Et je suis sûr qu’il en a été de même pour vous, pour Jany, Anaëlle et tous ceux qui interviennent dans ce blog.
Le seul “tag” qui m’ait amusé, c’était dans les années 80. J’étais à Lyon, âgé d’une dizaine d’années. Sur un mur, il était inscrit “Les chasseurs sont tous des gros cons sauf mon papa “. 25 ans après je m’en souviens encore… (Notez que je n’ai aucune animosité contre les chasseurs….).
Les tagueurs font sur les murs ce que les rappeurs font à la radio et à la télévision : ils crient leur haine. Leur haine de quoi d’aiIleurs ? On nous montre en permanence des jeunes désoeuvrés, casquettes vissées sur la tête, habillés en survêtement en train de zoner. Par contre on ne nous montre jamais ces jeunes de banlieue qui, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau ou leurs prénoms, prennent un RER le matin à 08h00 pour aller travailler.
Et puis franchement quand on vit à Argenteuil ou à Sarcelles, est-on dans l’incapacité totale de prendre un bus ou un RER pour aller travailler à La Défense ou à Paris ? Moi qui ai passé 14 années en Région Parisienne, je sais ce que c’est que de devoir prendre un train pour aller travailler à Paris ou en banlieue. On me dira peut-être que je vivais à Versailles. Mais ayant travaillé quelques temps à Argenteuil, cela ne m’a jamais été impossible de partir de Versailles pour aller à Argenteuil ou à Nanterre.
Par contre, on ne parle jamais du jeune qui vit au fin fonds du Morbihan ou de la Creuse. Là où les transports en commun n’existent quasiment pas, voire pas du tout et où il faut parfois une heure de route pour trouver une gare SNCF. On ne parle jamais du fils de paysan qui à 17 ans est contraint de rester dans la ferme familliale le week-end parce qu’il ne va pas faire 35 km à pieds pour aller traîner en ville.
Alors c’est facile de “crier sa rage” et de monopoliser les médias. C’est facile, en vivant à Mantes la Jolie de tenter de faire pleurer la terre entière. Mais cela n’empêche pas certains jeunes, je le répète de toutes couleurs et de toutes origines, de se lever tôt le matin et d’aller travailler dans un hôtel, dans un bureau, dans un magasin.
Pourquoi Mustapha qui vit en banlieue est capable de travailler dans un magasin sur les Champs Elysées, pourquoi Fatima peut chaque jour rejoindre son bureau à La Défense, pourquoi Denis peut chaque jour aller travailler chez Renault et pourquoi tant d’autres seraient interdits de sortir de leurs tours HLM ? Les responsables, ils ne sont pas hommes politiques : les responsables se sont… les réveils matins !
Il est vrai que se lever à 4 heures de l’après-midi, cela ne favorise pas le travail. A part pour les 1 milion de Français qui travaillent la nuit.
Tant que perdureront des émissions nocturnes ignobles sur des ondes de radio, il ne faudra pas s’étonner que des générations de crétins qui en sont accrocs, soient incapables de se lever à des heures dignes. Il faudrait peut-être que le CSA se penche sur la question, plutôt que d’être mobilisé sur l’égalité stricte du temps de parole entre Nicolas Sarkozy, Bayrou, Royal et Gérard Schivardi.
Pour terminer et parce que vous et moi on n’en est plus à cela près, connaissez-vous, Cher Jacques, la différence entre un rappeur et un campeur ? Le rappeur n… sa mère, alors que le campeur monte sa tente.
Je sais, c’est affligeant, mais zy va, moi j’la kiffe trop c’te blague de bouffon de sa race !
Bien amicalement,
MC* Pierre ARCHAMBEAUD
Nb : MC = Maître de cérémonie. Certains rappeurs accolent ces 2 lettres devant leur nom de scène. Prononcez M SI. Comme “M si beaucoup”.
3 avril 2007 à 22:29
72Cher Jany,
Occasion râtée pour votre coifeuse. Une autre fois peut-être…
Vous avez raison, tout est dans l’éducation.
Un ami prêtre Sénégalais me disaient il y a quelques semaines, “En France, vous êtes les victimes de Mai 68″. Je lui ai répondu que “j’étais né en 1972 et qu’à l’époque, mon père qui était officier, était en garnison au fin fonds de l’Allemagne”. Il m’a dit : “Oui, mais on voit que la chienlit dénoncée par Charles de Gaulle est partout. La génération 68 a transmit à ses enfants et à ses petits-enfants des valeurs qui sont négatives et on le voit dès que l’on arrive en France”.
La génération 68 est encore là, mais heureusement qu’il ne reste presque aucun survivant de la Génération Mitterrand.
En tous les cas, la Génération Chirac se porte bien. Ouf !
Pierre ARCHAMBEAUD
4 avril 2007 à 14:35
Cher Pierre,
Votre ami prêtre vous parlait de 68, il faut dire que c’est à la mode aujourd’hui de parler de cette époque.
Je suis aussi issu de ces années là et je n’en suis pas sorti traumatisé, en ayant réfléchi à cette période, je crois que c’est une erreur de mettre en cause 68.
Nous avons eu la période hippie, puis plus tard une période beaucoup plus marquante dans le milieu intellectuel autour des années 75-78 la révolution sexuelle, sexpol et sa sexologie politique, les thérapies diverses de groupe, Janov et son cri primal, la naissance sans violence etc..
Beaucoup d’idées, beaucoup de théories, beaucoup de renouveau dans cette période qui remettait en cause l’humain et les relations avec l’univers, ses blocages affectifs et énergétiques etc…
Toutes ses approches et théories diverses se sont retrouvées chez les psys à la mode, chez les thérapeutes et surtout dans l’éducation des enfants.
Ma première fille Violaine est née au Lilas avec la méthode de naissance sans violence, dans l’ombre avec caméra sonore pour l’histoire, nous étions “tendance” avant l’âge.
De cette période l’éducation des enfants a changé, les parents sont passés du stade de responsable au stade culpabilisé car la société bien pensante leur disait qu’il se trompait dans leur méthode éducative.
De la non violence nous sommes passés à l’enfant roi, l’enfant n’a plus eu les repères qu’il trouvait pour grandir et cela jusqu’à ces dernières années.
Aujourd’hui la jeunesse en grande partie n’a pas eu les repères sociaux et sociétaux qu’elle aurait dû avoir pour grandir sainement (naturellement) ce qu’il fait qu’elle se cherche, doute et ne rêve plus le devenir.
Si l’on fait une comparaison grossière, pendant les années 68-70 l’enfant était rêveur, idéaliste, aujourd’hui 95-2007, il est devenu plus matérialiste et il attend tout de papa, maman.
Le thème à la mode, qu’allez-vous nous laisser ?
C’est l’enfant qui n’est toujours pas sorti du nid, du cocon.
C’est l’enfant qui va rejeter toutes les fautes sur les autres…
Qui est responsable ? pas 68, plutôt plus tard, mais surtout le système éducatif.
Les intellectuels (sur le tard, les suivistes) des années après 68 et plutôt 75-80 se sont boboisés, avec l’arrivée du socialisme et les nouveaux psys à la mode, ils n’ont plus évolué dans leur réflexion.
Leur suivisme a fait d’eux le courant que l’on trouve actuellement sur les médias, que j’appelle péjorativement “intellectualiste” à mettre en opposition à l’humanisme ouvert sur la réalité de la vie.
Les autres intellectuels de cette même période ont évolué mais nous ne les entendons plus car la pensée unique à tout fait pour tuer toute expression de la libre pensée.
C’est à dire que par l’éducation nous avons empêché notre jeunesse de s’épanouir et de grandir psychologiquement.
Et dans le même temps nous avons cherché à tuer l’expression de la vie dans la pensée.
Le Général disait que nous étions des veaux, j’avais écrit un texte intitulé “le Narcissisme des Ploucs”
Pourra-t-on un jour sortir de cette pensée unique ?
Ce sera difficile, car cette pensée est devenue “chair” comme disent les indonésiens.
Il y a une autre expression “prendre corps” qui prend forme, méditez sur cette dernière…vous comprendrez très facilement qu’il est difficile de changer de type de pensée si celle-ci est déjà marquée dans votre corps.
Pardonnez-moi si j’ai été un peu long…
Bien cordialement,
jany guiot
5 février 2008 à 17:17
Salut Jany,
J’ai été étonné de te voir sur ce site.
Qu deviens tu ?
Ta fille Violaine