Archive de mai 2007
La disparition de Jean-Claude Brialy me fait beaucoup de peine. C’était un honnête homme.
Il était l’élégance française. L’élégance a du cœur, de l’intelligence et de l’amitié. Nous l’aimions.
jpr
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Plusieurs commentaires appellent de ma part quelques précisions.
1 – Le vote des militants
J’y suis, comme Nicolas Sarkozy, très attaché. Pour cela, je propose que l’ensemble des militants se prononce à deux reprises, à bulletin secret, pour arrêter la nouvelle gouvernance de l’UMP.
1) La réforme des statuts sera soumise au vote de tous les militants
2) Un vote secret, pour ou contre la nouvelle direction du parti, permettra de ratifier une équipe qui aura la confiance d’au moins 50% des militants. Comme au Parlement, ce sera un vote de confiance.
2 – La diversité de l’UMP
A l’origine l’UMP est fondée par l’alliance entre les Gaullistes, les Libéraux et les Centristes. Nous avons refusé de mettre en place des courants à l’UMP pour éviter toute tentation de division. En revanche en élisant trois dirigeants, issus des trois familles fondatrices, N. Sarkozy, JC. Gaudin et P. Méhaignerie, nous avons affiché notre diversité. Pour cette raison, je propose que pour les deux grandes fonctions du parti, le débat et l’organisation, les équipes dirigeantes soient pluralistes. Une Présidence des instances et un secrétariat général composés de trois responsables. L’unité pourra être obtenue par l’élection de ces responsables simultanément, après proposition du bureau politique.
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Suite à la mission de réflexion sur l’avenir de la gouvernance de l’UMP qui m’a été confiée il y a une dizaine de jours, j’ai rendu les propositions suivantes à Jean-Claude Gaudin, le nouveau président de notre mouvement.
jpr
NOTE DE CONCERTATION SUR LA NOUVELLE GOUVERNANCE DE L’UMP Cette concertation pourra s’appuyer sur le constat suivant :
- L’élection du Président de l’UMP à la Présidence de la République est un événement inédit dans la jeune histoire de l’UMP. Elle nous impose une mutation. - Cette mutation doit être démocratique, efficace et cohérente avec les engagements de notre Président. - Le temps est maintenant au travail, les débats électoraux s’achèveront avec les élections législatives. Les Français ne comprendraient pas que la nouvelle majorité se disperse dans des compétitions internes au lieu d’engager promptement les réformes. - Le leader naturel de l’UMP est Nicolas SARKOZY, une autre personnalité dans le parti ne saurait avoir une légitimité égale à la sienne dans l’UMP. - La nouvelle direction de l’UMP devra donc être collégiale, aucune personnalité ne pouvant exercer à elle seule les mêmes pouvoirs que le Président sortant. - Les nouveaux statuts ont vocation à être adoptés démocratiquement par le vote de tous les militants. Dans sa nouvelle organisation, l’UMP doit rester fidèle à sa culture démocratique qui place la participation de ses militants au centre de sa gouvernance. - Pour autant, il ne s’agit pas de supprimer l’élection du président de l’UMP au suffrage universel direct des militants mais seulement de prévoir une gouvernance alternative lorsque le Président de la République est originaire de l’UMP. Dans une autre hypothèse, les statuts actuels seraient, de nouveau, en vigueur. - Dans notre nouvelle situation politique, l’UMP doit s’affirmer libre et loyale, débattant fréquemment des choix politiques, multipliant les initiatives de terrain et renforçant ses structures. Toute pause serait un déclin. L’enthousiasme né de l’élection du Président de la République offre un formidable potentiel de développement pour l’UMP. - L’UMP, consciente de son rôle à l’occasion du lancement de la campagne de Nicolas SARKOZY, le 14 janvier 2007, grâce à la puissance de son unité, se doit aussi d’être fidèle à sa diversité fondatrice, l’alliance entre Gaullistes, Centristes et Libéraux.
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Je suis, en ce moment, beaucoup interrogé sur l’ouverture. Je l’approuve.
La question que nous devons régler après les législatives sera celle de l’organisation d’une majorité présidentielle multipolaire. L’UMP devra ainsi défendre son pluralisme fondateur, puisqu’elle est née de l’union des gaullistes, des libéraux et des centristes.
Je m’engagerai pour ce maintien de la diversité de l’UMP. En effet, si le pluralisme de l’UMP n’était plus lisible dans le gouvernement, au Parlement et dans le parti, il y aurait des tentations de départ de l’UMP vers les autres pôles de la majorité présidentielle.
jpr
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J’ai vu ce matin, à deux reprises, le Président élu, Nicolas Sarkozy. Devant les parlementaires de l’UMP, il s’est montré déterminé et serein. Il s’est dit "passionnément raisonnable" et nous a dit sa volonté d’ouvrir sa majorité présidentielle à tous ceux qui, librement, veulent participer à la mise en oeuvre de son projet.
Il a dit clairement qu’il ne constituerait pas ses équipes sur le critère de la fidélité à son action passée, "c’est un critère mais ce n’est pas le plus important". Il veut, dit-il, rassembler les meilleurs pour la France.
Quelques heures plus tard, le Président élu est venu avec Jacques Chirac dans le jardin du Luxembourg, au pied du Sénat, inaugurer une sculture en souvenir des années sombres de l’esclavage.
J’ai noté un échange entre Nicolas Sarkozy et Lilian Thuram plutôt cordial. A mon avis, rendez-vous est pris pour l’avenir.
Nicolas nous a confirmé que les choses iraient très vite… a partir de sa prise de fonction le 16 mai.
jpr
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J’ai donné une interview au Monde d’aujourd’hui dans laquelle je reviens notamment sur l’organisation de la majorité pour réussir le quinquennat.
jpr
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Au cours de son débat avec Nicolas Sarkozy, Mme Royal a expliqué que mon gouvernement avait remis en cause le plan Handiscol qu’elle avait mis en œuvre et que cela avait nui à l’accueil des enfants handicapés en milieu scolaire.
Je tiens à rétablir la vérité. Tout d’abord, il est important de rappeler que les moyens dévolus à ce plan ont été maintenus. Seulement les emplois jeunes consacrés aux enfants handicapés ont été transformés en auxiliaires de vie scolaire et donc pérennisés. Par ailleurs, nous avons conservé la cellule d’appel « handiscol » pour répondre aux questions des familles.
Mais surtout, je suis fier d’avoir été le Premier ministre qui a fait voter la loi du 11 février 2005 qui pose le principe d’une scolarisation en milieu scolaire au plus près du domicile (article 19). Cette loi prévoit également d’associer étroitement les parents aux décisions d’orientation des élèves et elle garantit l’égalité des chances au moment du passage aux examens.
A la rentrée 2006, grâce à cette loi, environ 12.000 postes d’enseignants ont été consacrés à l’accueil des enfants handicapés auxquels s’ajoutent 8.000 auxiliaires de vie scolaire qui permettent de pérenniser les emplois jeunes consacrés à l’accompagnement des jeunes handicapés. Le nombre d’élèves handicapés accueillis dans le système éducatif a pratiquement doublé entre 2002 et 2007 : de 89.000, on est passé à 160.000. Aujourd’hui, 20.000 élèves handicapés bénéficient d’un accompagnement individualisé contre seulement 4.000 en 2003.
jpr
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Chère Madame, Chère Mademoiselle, Cher Monsieur,
Vous m’avez souvent entendu dire qu’une campagne présidentielle était une épreuve de vérité, vérité des projets, vérités des personnalités. Le débat d’hier soir a été éclatant de vérité.
Le changement, c’est Nicolas Sarkozy. La crise morale française a une explication pour Nicolas Sarkozy, c’est la crise du travail. Pour cela il veut revaloriser le travail et développer les politiques qui marchent en Europe. Son projet est précis et cohérent. Madame Royal sur tous les grands sujets propose toujours les recettes de l’immobilisme : « pause », « mise à plat », « moratoire »…. La dureté, c’est Madame Royal. Alors que la campagne socialiste a systématiquement visé à diaboliser Nicolas Sarkozy, Madame Royal a montré son vrai visage, celui de la dureté. La colère est toujours une faiblesse. Nous avions déjà dans la région expérimenté ses méthodes, les Français ont pu mesurer son agressivité. Prenant ses distances avec ses proches, elle a affiché son goût pour l’exercice solitaire du pouvoir. Les électeurs de François Bayrou auront pu mesurer les proximités de leur projet avec le nôtre. Le sectarisme reste l’adversaire de l’humanisme, l’immobilisme celui du progrès
En toute liberté, après avoir observé trois ans Nicolas Sarkozy au Gouvernement et trois ans Ségolène Royal au Conseil régional, j’appelle les électrices et les électeurs de Poitou-Charentes à faire le bon choix pour la France et pour l’Europe, celui de Nicolas Sarkozy.
Sincèrement
Jean-Pierre RAFFARIN Sénateur
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Commentaires
le 10/03 à 05:49
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, Un petit bonjour ! Je vois que vous ne rest [...]
le 09/03 à 11:26
Rama Yade censure dure sur son blog,elle garde que les textes qui l'arrangent...! [...]
le 07/03 à 16:58
Cher Monsieur le Sénateur, Cher Jean Pierre Raffarin, Effectivement, il nous reste une semaine a [...]
le 07/03 à 08:40
[...] Les élections de 2010 pourraient être les dernières se déroulant sous le mode de scrutin actue [...]
le 07/03 à 05:35
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, Je n’ai pas grand-chose à ajouter à votre b [...]