Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

13 commentaires

  1. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Vous avez raison, après la bousculade de la campagne, le temps de la réflexion arrive pour mieux retrouver le cap.

    Il est important pour l’homme politique d’asseoir sa réflexion sur une vision tranquille de l’espace qui mène à demain.

    A chaque instant, à chaque moment de la vie, l’idée vient pour nous ouvrir les portes du destin, à nous d’être à l’écoute du temps…

    La vie n’a pas de limite pour celui qui se grise du vent du large,
    L’horizon témoigne de son idéal….

    Planchez bien Mr le Premier Ministre,sur la décentralisation, en n’oubliant pas l’unité dans la diversité, c’est la décentralisation contrôlée.
    Le triangle du management, dans lequel chacun est responsabilisé tout en sachant qu’il est dans un cadre.

    Bon voyage en Chine, la rencontre des différences permet toujours de grandir.
    D’autant plus que le peuple chinois apprécie beaucoup la visite des responsables politiques français.

    Un petit salut fraternel au amis du club.
    Je suis toujours au Nigéria et au mois d’août je serai à Bali.

    Veuillez agréer Mr le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot

  2. Jacques D'HORNES dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Votre enthousiasme est beau à voir et je me réjouis de votre optimisme.
    Toutefois je doute qu’il soit partager totalement par un grand nombre de
    militants de l’UMP. Effectivement “les lignes vont bouger” et bougent sans
    doute déjà mais il me semble que vous allez devoir, en plus de votre casque
    bleu, prendre votre bâton de pélerin non pas pour parcourir les chemins
    menant à Saint-Jacques de Compostelle mais pour expliquer à beaucoup de
    militants tous ces changements parfois contradictoires.

    Il y a quelques temps, notre Président alors Ministre de l’Intérieur disait que
    le bon travail méritait récompense, compte tenu de tous les cadeaux faits
    à l’opposition, c’est à croire que dans la majorité il n’y a plus de personnes
    compétentes….. (j’en doute). Certains diront qu’il faut jouer l’ouverture, je
    suis d’accord mais à condition de ne pas faire entrer trop de loups dans
    la bergerie, par exemple concernant l’économie de notre pays : Monsieur
    SARKOZY cherche-t-il à lier les mains de Madame LAGARDE en appuyant
    la candidature de Monsieur STRAUSS-KAHN à la direction du FMI, un oeuf
    de plus dans le panier des opposants à la politique de la Droite après la
    désignation de Monsieur Didier MIGAUD à la Présidence de la Commission
    des Finances ajoutée à celle déjà existante de Monsieur Pascal LAMY à la
    présidence de l’OMC et conjuguée aux ardeurs de Monsieur Jean-Claude
    TRICHET Président de la BCE pas toujours tendre avec la politique économique de la France.

    Sans oublier celles encore en attente (par exemple la désignation de
    Monsieur Jack LANG dans la Commission sur la modernisation des Institutions), toutes ces ouvertures n’amènent-t-elles pas notre pays à une
    nouvelle cohabitation sous une forme différente……, cohabitation dont les
    français ne veulent plus.

    Tous ces cadeaux, non indispensables puisque la Droite est majoritaire :
    - seront-ils bénéfiques à la majorité pour réformer notre pays ;
    - empêcheront-ils le dépôt d’amendements lors des propositions de loi dans
    les assemblées;
    - ou seront-ils de nouveaux obtacles à franchir ;
    là est la question surtout que quelques “couac” même dans la majorité
    présidentielle (à l’Assemblée Nationale avec le bouclier fiscal) se font déjà
    entendre.

    Il est toutefois un grand point de satisfaction, la relation Président/Premier
    Ministre qui ne se pose pas et dont la majorité aura bien besoin surtout pour
    aider quelques ministres “néophytes” encore un peu tendres qui auront à
    faire face à certaines réflexions dans les hémicycles en présentant les
    réformes nécessaires à notre pays.

    Par ailleurs, j’ai lu que vous évoquiez la possibilité d’ouvrir les listes de l’UMP
    au Centre et à la Gauche lors des prochaines élections municipales, ne
    craigniez vous pas que ces dispositions n’entraînent dans certains cas l’élu
    à être minoritaire dans son conseil municipal et ne l’amènent à plus ou moins
    longue échéance à une éventuelle démission.

    Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.

    Jacques D’HORNES

  3. Patrice CHARRAIS dit :

    Un 14 juillet 2007, avec la participation des armées des pays membres de l’Union européenne. Non ! Ce n’est pas du folklore.

    Les générations, civiles et politiques, qui n’ont pas connu la guerre, et les générations futures ne doivent pas oublier que le pacifisme est à l’Ouest et les missiles sont à l’Est.
    Un Etat sans militaire n’est pas un Etat, l’Europe sans construction d’une “Armée européenne” ne sera pas l’Europe. La défense européenne ne peut être seulement économique, et industrielle.

    “Honneur - Fidélité et, Tradition” sont les valeurs partagées par toutes les armées du monde, elle le sont par toutes les armées européennes tant sur le plan national que dans leurs actions sur des théatres extérieurs, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain.

    Si les armées ne sont pas faites uniquement pour les honneurs et les défilés, en ces journées en général, un 14 juillet en France, en particulier, il est permis à toutes citoyennes et tous citoyens de les encourager à “Servir leur pays” avec abnégation et humilité, et les engagements internationaux sous mandat de l’Union européenne, voire ONU. Chacune et chacun peut aussi s’engager à soutenir leur action dans le monde. Je ne connais aucun citoyen Français, européen, ou d’autre nationalité, qui n’a pas été heureux de voir l’arrivée du légionnaire, ou des forces spéciales pour une évacuation d’un pays en guerre. De récents événements, pour ne citer que la Cote d’Ivoire, ou le Liban, pourrait le rappeler.

    Non, “Etre militaire” n’est pas du folklore.

    C’est faire Don de soi, avec Courage et Abnégation, voire en accepter les risques, et avec courage le Sacrifice de sa vie pour que vive un étranger. C’est avec humilité, respect d’un statut, et une modeste reconnaissance et rémunération pas toujours à la hauteur des services effectués pour la Nation, accepter les ordres donnés tant par la hiérarchie militaire que par le Politique, à quel que niveau de décision politique que l’on soit, il faut s’en souvenir. Pour ne jamais oublier.

    Je m’en souviens. Jamais, je n’oublierais.

    Etre militaire “européen” c’est pour que la France, pour que l’Europe poursuivre sa stabilité et la Paix.

    Patrice Charrais, le 11 juillet 2007
    pcharrais@hotmail.com

  4. Serge TCHAHA dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Simplement pour vous souhaiter bonne continuation pour l’ensemble des travaux.

    Pour en revenir sur le fonctionnement de l’UMP, je dois dire que j’avais partagé sans réserve aucune l’ensemble de vos recommandations. Vive le débat donc avec les miliatnts.

    Hâte de vous relire.

    Serge TCHAHA.

  5. Le chat triste dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Avec l’arrivée des premiers rayons de soleil dans notre Poitou-Charentes bien aimé, voici que nos rues se remplissent à nouveau de jeunes en errance.

    Avant hier, à la sortie du centre commercial des Cordeliers, un garçon d’une vingtaine d’années, dont le visage ne portait pas encore, au contraire de tant d’autres, les stigmates d’une santé abîmée par l’alcool et la drogue, faisait “la manche” avec un fort beau chien croisé de berger et de léonberg, prétexte à un échange de quelques phrases, amicales et confiantes. Il m’a dit chercher du travail, même saisonnier, sans succès. Mais il est évident qu’il s’y prenait tout de travers…

    A peine plus loin, un garçon encore plus jeune traînait un reste de cartable et une expression d’une infinie tristesse. Son silence criait sa solitude. Fugueur ? Mis dehors par sa famille ? Provisoirement tenté par ce qu’il croit être la liberté ? Je n’en sais rien car je n’ai pas eu le temps (le courage ?) d’entamer la discussion.

    A la hauteur de l’église Saint-Porchaire, c’est un homme d’une quarantaine d’années, les épaules basses et la tête dans les mains, dont le désespoir était évident, qui a arrêté mon attention. Près de lui, un garçonnet d’une dizaine d’années regardait passer les gens avec un air perdu. De temps en temps il observait son père avec inquiétude. Lui aussi traînait, avec quelques sacs en plastique, un cartable d’écolier.

    Partie dans l’intention de profiter des soldes pour réaliser quelques achats à bon compte, j’ai, du coup, renoncé, vaguement écoeurée par le consumérisme parfois frénétique qui réapparaît à chaque période de soldes et qui insulte à tant de misère. Mes petites courses, finalement, en avais-je vraiment besoin ?

    Et je me suis demandée ce que notre société fait réellement pour toutes ces personnes que nous cotoyons si souvent sans les voir. Oh, bien sûr, nous en assistons un certain nombre à coup de RMI ou de “parcours de réinsertion”… Nous en envoyons quelques uns en cure de désintoxication ou dans des associations caritatives lambda… Mais le Samu social, qui rammasse les sans logis les soirs de grand froid dans les rues de nos villes, est-il adapté à ces jeunes, voire très jeunes en rupture sociale ? Mais les Missions Locales d’Insertion et autres PAIO, les MJC et les centre sociaux font-ils le nécessaire pour eux ? Sont-ils armés pour répondre aux difficultés spécifiques de ces jeunes, qui récusent souvent toute forme d’autorité mais qui, pour beaucoup, “crèvent” de n’avoir pas eu dans leur foyer une véritable autorité qui les aurait aidés à se construire ? Est-il encore possible de faire quelque chose ? Qui s’en occupera et comment ?

    Le politique ne peut se charger de toute la misère du monde, mais ne faudrait-il pas que quelques-uns de nos élus -voire un seul s’il y croit assez pour faire bouger les choses- prennent à bras le corps ce problème si grave de l’errance d’une frange -même minime- de notre jeunesse ?

    Voudrez-vous, Monsieur le Premier Ministre, et vous, lecteurs de ce blog, me pardonner d’assombrir ainsi les premières heures de vos vacances… Beaucoup sont génés, voire attristés de croiser dans nos rues tant de jeunes vies déjà abimées, tant de jeunes visages qui ne reflètent déjà plus la moindre joie, la moindre espérance… C’est déjà bien de se sentir un peu concerné. Mais qui fera vraiment quelque chose pour que cela change ?

  6. Patrice Charrais dit :

    La solidarité, et le dialogue commence à sa porte… c’est un exemple.

    Mais aider les jeunes vies abimées doit passer aussi au-delà des actions sociales. Notre vie nous donne parfois l’occasion d’écrire une lettre à un jeune pour l’aider à suivre le bon chemin, et à l’encourager de ne désespérer jamais, de ne jamais se résigner. Tout adulte se doit de transmettre à un jeune, à une génération future, un espoir de vie, et si ce jeune chute une fois, il se relevera. S’il chute une deuxiéme fois, il analysera et comprendra son erreur. Mais s’il chute une troisiéme fois, et qu’il se reléve, alors il sera un Homme.

    Pour autant il n’y a pas de solution toute faite à un probléme. Il existe des structures sociales, voires des associations caritatives et d’aides aux jeunes en difficulté.

    Des initiatives auprés des jeunes existent en Afrique, ou au Canada, elles pourraient peut-être être exploitées pour en tirer des actions pour notre l’aide de notre jeunesse française, qui sait ?

    Patrice CHARRAIS, le 17.07.2007

  7. Pierre ARCHAMBEAUD dit :

    Bonjour à vous, Chat Triste,

    Il est dans ma (mauvaise) habitude de généralement traiter un “pseudonommé” avec ironie et, je le confesse, avec parfois du mépris. Je tente de me soigner sur ce plan, sur le reste, en ce qui concerne le fait de me soigner (je me répète), il y aurait tant à faire, que je préfère y renoncer…

    En ce qui vous concerne, il n’y aura ni mépris, ni ironie !!!!!

    Votre texte est très intelligent, plein de bon sens et j’adhère à vos idées.

    Loin du cliché facile “ils zont ka bocé”, vous nous (ré)ouvrez les yeux en nous disant “ils sont cabossés”.

    Il n’y a aucunement lieu de vous “pardonner d’assombrir nos vacances”, car vos considérations ne sont nullement condamnables, mais au contraire tout à fait louables.

    Aucun d’entre nous n’est à l’abri de se retrouver un jour dans une telle situation, avec ou sans drogue, avec ou sans alcool et vous avez donc bien raison de nous interpeller ainsi.

    Moi je crois beaucoup en la mission de Martin Hirch. Cet homme n’est pas entré au gouvernement en remerciement de son engagement UMP, c’est le moins que l’on puisse dire, mais je crois et je suis même sûr, qu’il va faire du bon travail. Je le vois comme un digne successeur de Xavier Emmanuelli, une référence en matière de lutte contre l’exclusion.

    Il y a bien sûr quelques originaux, marginaux parce qu’ils “le veulent bien”, mais je pense comme vous : ils ne représentent qu’une petite minorité.

    Comment aider ces pauvres gens qui quémandent avec ou sans chien et qui, force est de le constater, ne sont en général ni violents, ni délinquants, hormis quelques coups de gueulle de temps en temps, façon bien à eux de s’exprimer ?

    La question mérite d’être posée et pourquoi ne la poseriez-vous pas à Monsieur Hirch “himself”, telle que vous nous l’avez si justement posée ?

    J’avais lu une de vos précédentes interventions il y a peu et je l’avais trouvé pertinente.

    Sur ce blog, je ne suis qu’un simple lecteur comme vous et comme tant d’autres, si ce blog plaît, je n’y suis pour rien et s’il ne plaît pas, je n’y suis pour rien non plus.

    Mais aujourd’hui, à 05h00 du matin, je prends la liberté de vous encourager à venir souvent vous exprimer sur ce formidable outil de communication, mis à notre disposition par Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin.

    Et puis, c’est d’ailleurs la première fois que j’écris ceci et certainement la dernière, conservez votre pseudo. Jusqu’à ce que vous deveniez un “chat heureux”.

    Bien amicalement à vous et “miaou-miaou”

    Pierre ARCHAMBEAUD

    NB : Par contre je suis scandalisé par le début de votre texte !!!! Oui il est inadmissible d’écrire “avec les premiers rayons du soleil”, alors qu’en ce moment, chez moi en Bretagne, quand il ne pleut plus, c’est parce qu’il va re-pleuvoir. Alors Cher Chat triste, si vous voulez rendre mes 2 chiens heureux, envoyez-nous un peu de votre soleil…

  8. Jacques D'HORNES dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre, bonjour les amis,

    Nous ne pouvons pas rester insensible au commentaire d’un “Chat triste” car
    c’est un grave problème de notre société et je partage tout à fait l’analyse de
    Monsieur Patrice CHARRAIS qui dit “la solidarité et le dialogue commencent à sa
    porte” mais encore faut-il que nos interlocuteurs soient réceptifs ce qui n’est pas
    toujours le cas, bien souvent ils le sont pour avoir “la pièce” et ça s’arrête là. Alors
    vous le faites une fois, deux fois et puis vous vous découragez.

    Dans notre pays les associations caritatives ne manquent pas et fonctionnent bien souvent grâce à de nombreux bénévoles dont je salue le dévouement mais je pense qu’avant tout il faut que toutes ces personnes dans le besoin retrouvent également un peu de dignité pour se reprendre en main, seulement le veulent-ils ?
    Regardez, en hiver ce qui ce passe durant les périodes de grand froid, de
    nombreux “SDF” refusent la main tendue pour soit-disant conserver leur liberté
    et ne pas être soumis aux règles de notre société, une liberté qui en fait n’en est
    pas une puisqu’ils sont soumis aux règles de la pauvreté et ne peuvent survivre
    que par la mendicité ou autres délits.
    Grave problème de notre société, espérons que tous ensemble nous puissions
    le résoudre.

    Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression
    de mon profond respect.

    Jacques D’HORNES

  9. Le chat rêveur dit :

    Monsieur,

    Il est bien dommage que le temps soit aussi inclément en Bretagne. Je m’étais laissée dire qu’il s’agissait d’une fausse légende, celte bien sûr… Rassurez-vous, en Poitou-Charentes les averses aussi succèdent aux éclaircies et, pas de doute, le temps est un peu détraqué. De là à glisser dans la facilité et à écrire qu’il n’y a pas que le temps…

    A vous lire, il est clair que les “peudos”, d’une manière générale, ne vous emballent pas. C’est donc d’autant plus aimable à vous d’admettre le mien. A ceux qui ne comprendaient pas, je dirai que certains timides n’oseraient peut-être pas s’exprimer à visage découvert ou que d’autres, un peu échaudés au cours de leur vie par des attitudes agressives, se protègent ainsi, car chacun sait que chat échaudé…

    Mais revenons à nos moutons (quelle arche de Noé !) : votre conseil d’écrire à Monsieur Hirch est une excellente idée. Merci. Je n’ai pas de solution extraordinaire à lui suggérer pour venir en aide à cette jeunesse cabossée, mais ce me serait un réconfort de lui dire combien ces tristes rencontres me blessent l’âme, combien je voudrais pouvoir y porter remède et combien je suis certaine que beaucoup de mes contemporains partagent ce sentiment, même si c’est de façon inconsciente, même s’ils ne veulent pas se l’avouer.

    Monsieur d’Hornes a raison de souligner que certains SDF ne veulent pas être remis debout. C’est un fait. Mais pour un sur dix qui refuse la main tendue, ne faut-il pas chercher à aider les neuf autres ? Et pour deux qui refusent, quid des huit autres ? Et pour cinq ? Et pour neuf qui refuseraient, ne faudrait-il pas essayer d’en relever un ? (Je vous l’accorde par avance, ce paragraphe est un pur plagiat, qui n’aura pas échappé à votre sagacité).

    Je reste persuadée qu’il existe, pour les jeunes notamment, encore perméables à certaines valeurs, des moyens -je n’ose pas dire une méthode, car il y en a sans doute plusieurs- et que ces moyens n’ont pas encore été mis en oeuvre. Mais pourquoi ? Manque de moyens, manque d’outils ou manque de volonté ?
    - Des sommes considérables sont dépensées pour des choses qui en valent si peu la peine. Et si l’on distrayait 1% du montant des dépenses des festivals d’été, ou 1% des budgets publicitaires -public et privé confondus- (je cite ces postes budgétaires au hasard) à financer des actions de “repêchage” de ces jeunes ?
    - Si quelques volontaires compétents cherchaient assiduement à inventer les outils qui font défaut ?
    - Si une prise de conscience de quelques-uns mettait le feu aux poudres et que chacun -ou presque- se sente concerné par le problème ? Mais je rêve, je rêve… ou peut-être pas.

    En tous cas, je suis bien contente que ma petite bouteille à la mer ait déjà suscité trois réactions sur ce blog. Je n’en espérais pas tant ! Merci donc, encore une fois, à Monsieur Raffarin, qui nous offre ce espace d’échange, comme vous le faites justement remarquer.

    Enfin, je suivrai vos conseils et continuerai à m’exprimer ici -si tant est que j’ai quelque chose à dire car je déteste les propos inutiles- sous mon pseudo félin. Et bien que chat dans l’âme, c’est bien volontiers que je conclue en adressant un amical rayon de soleil à vos deux chiens et… à vous même.

    P.S. : promis, le jour où je pourrai signer chat heureux, il y aura mon état civil à côté.

  10. Jacques D'HORNES dit :

    Bonjour mon cher Pierre,

    Je m’attendai à votre réaction au commentaire de la Dame s’exprimant sous le
    pseudonyme de “Chat Triste”, réaction courtoise et pertinente. Aussi, je n’ai pu
    résister longtemps et vous adresse celui-ci pour vous délivrer un peu de soleil
    réclamé dans votre NB.
    Soleil très généreux dans la Région PACA depuis quelques temps, accompagné
    par le chant des cigales et embaumé par les essences de lavande et le plus
    important le Mistral a cessé me permettant de bien profiter comme ce matin de
    l’eau à 24°C de la Grande Bleue.
    Mes journées de retraité sont quand-même bien remplies, d’ailleurs je trouve
    qu’elles sont parfois trop courtes, entre la routine, la plage tous les matins jusqu’à
    10H30, la préparation de certains repas (cuisine exotique, ramenée de mes
    nombreux voyages, oblige), le Tour de France, l’étude des transferts du foot, et
    suivre bien sûr l’actualité du Blog de notre Hôte un peu au ralenti.
    Quand je dis “au ralenti” je parle bien sûr du blog et non de notre cher Premier
    Ministre, toujours aussi actif et qui a répondu de façon très pertinente à votre
    “Ami” JACK qui n’a sans doute jamais occupé de postes à grande responsabilité
    pour avoir un tel point de vue sur les fonctions de Premier Ministre (assez
    décevant pour un homme qui fût plusieurs fois ministre).
    Comment peut-on faire appel à ce genre de personne pour une réflexion sur la
    modernisation de nos institutions : Bonjour l’ouverture et écoutons les propositions
    socialistes…. Je redoute le moment où il y aura la réflexion sur le code du travail,
    Madame AUBRY préparez-vous, votre tour va venir puisqu’il faut continuer
    l’ouverture….
    Je me demande si, au niveau des commissions de réflexion, il est nécessaire de
    jouer l’ouverture à des personnes “trempées” du socialisme suranné des années
    1980 alors qu’on les combat depuis plus de 25 ans. Est-ce vraiment judicieux et
    n’est-ce-pas une perte de temps surtout que durant ses trois années passées à
    MATIGNON, Monsieur RAFFARIN leur a tendu régulièrement la main en demandant à l’opposition de ne pas se cantonner à l’obstruction et d’être construtive. L’avenir
    nous le dira….

    Mon cher Pierre, je vous souhaite d’avoir un temps beaucoup plus clément pour
    la saison et un agréable week-end ensoleillé ainsi qu’à nos amis Jany, pour lui je
    pense qu’il n’y aura aucun problème, Claude, Anaëlle un peu muette depuis
    quelques temps et également aux lecteurs de ce blog sans oublier bien sûr notre
    cher Premier Ministre. Pour ma part, ce sera un week-end assez mouvementé
    avec la présente en rade des plus beaux gréements du monde, TOULON étant
    port d’accueil de la course des Grands Voiliers en Méditerranée “The Tall Ship’s
    Races” du 21 au 24 juillet.

    Bien amicalement,

    Jacques D’HORNES

  11. de Gouville dit :

    Monsieur le Premier Ministre
    Cette semaine sur Europe 1, vous vous êtes prononcé pour la fusion de quelques régions qui n’ont pas la taille nécessaire pour avoir une position et une ambition à l’échelle de l’Europe. Si on admet cette proposition, on peut constater d’abord qu’aujourd’hui, à ma connaissance, rien n’empêche deux régions de fusionner et on a eu un bon exemple avec la haute et la basse Normandie dont tout le monde, en principe, souhaitait la fusion et pourtant elle ne s’est pas faite. Pourquoi ? sans doute parce que certain ont trouvé plus confortable de conserver leur bureau douillet , leur voiture et leur chauffeur. Aussi sans doute parce qu’aucune des villes, siège de région, n’avait la volonté d’abandonner son privilège. Encore sûrement parce qu’on s’est trouvé devant un terrible problème d’administration à alléger ( espérons le ) . Jusqu’à ce jour la régionalisation n’a fait que d’ajouter des niveaux d’administration (personnel et bureaux) et tout le monde dit que la France est suradministrée. Toute nouvelle réforme ne sera supportable par les citoyens que si elle est basée sur une diminution des coûts de fonctionnement. C’est une urgence. Il serait aussi indispensable que les associations, par exemple, puisse saisir directement les cours des comptes régionales de manière à pouvoir bloquer les dépenses somptuaires alors que l’élémentaire n’est pas assuré ( il n’y a pas de crèche dans la commune mais on va construire à grand frais une salle de concert !)
    On peut aussi ajouter que le non cumul d’ un mandat régional et d’un mandat national ajouterait de la lisibilité à l’action et à la responsabilité.
    Avec mes sentiments respectueux

  12. Jacques D'HORNES dit :

    Bonjour Madame,

    Je pense que dès à présent vous pouvez signer “Chat l’heureux” tant vos
    commentaires sont impreignés d’humanité et je vous adresse mon profond
    respect.
    Mais avons-nous les moyens de nous préoccuper de toute la misère du monde et
    faire du cas par cas pour venir en aide à toute cette jeunesse qui ne respecte ni
    rien ni personne dans la plupart des cas si ce n’est que sa propre liberté. Cependant cette liberté a un prix et cette jeunesse doit y apporter sa contribution.
    Alors doit-on poursuivre cet assistanat à une population qui ne réagit pas ! Pour
    ma part, j’ai pris mon parti et je préfére venir en aide à une autre population qui
    glisse également vers cette situation en raison de l’augmentation du coût de la
    vie, une population qui, malheureusement, n’a plus sa jeunesse pour y remédier
    mais qui a cependant toujours déployé beaucoup de courage durant toute sa vie
    pour y pourvoir et qui fait preuve de bien plus de dignité et surtout de respect
    d’autrui. Combien de ces jeunes se lèveraient pour vous venir en aide si le besoin
    s’en faisait sentir ? des événements assez récents nous l’ont démontré…….

    Oui la vie n’est simple, il faut simplement que chacun mette un peu du sien.

    Amicalement et, continuez Madame à alimenter le blog de ce cher Monsieur
    RAFFARIN de vos commentaires pleins de bon sens et de pertinence.

    Jacques D’HORNES

    NB : Je vous rassure, il m’arrive quand même de venir en aide à des jeunes gens
    dans le besoin.

  13. Claude Simonnet dit :

    Très chers tous, bonjour à vous.

    J’aime beaucoup les chats et tout particulièrement, le mien. D’ailleurs, il me le rend bien, et même parfois avec cette profondeur, non pas d’âme, mais de griffe, qui écrit dans ma peau la force de son amitié féline. Il maîtrise mal son affection, mais ceci n’est pas une exclusivité liée à son espèce. L’espèce humaine est aussi capable de ce genre d’exubérance.

    J’avais quelque peu déserté l’espace de liberté du blog de notre très cher Jean-Pierre, mais je comptais bien y revenir m’exprimer. Et je profite du passage du Chat triste puis rêveur pour reprendre langue.

    Je ne crois pas que l’être humain soit insensible à la détresse de son voisin. Je crois simplement qu’il y a des moments où chacun peut intervenir dans le domaine humanitaire. Bien des associations existent. Permettez-moi d’en citer quelques unes toutes proches, les Restos du cœur, la Conférence St-Vincent-de-Paul, le Secours Populaire, la Croix-Rouge, le Secours Catholique …

    Penser qu’à titre individuel on puisse porter sur ses épaules toute la misère du monde me laisse dubitatif, me désoriente. Le souci premier pour chacun doit être la prise charge de sa propre famille. Ensuite viens l’aide à l’entourage par don de soi, aide financière, afin d’offrir la chance, les moyens à ceux que la vie a oublié. Puis viens l’aide de la collectivité par le truchement de vos impôts.

    A titre individuel, chacun peut aider. Lorsqu’une association caritative vous demande votre aide, répondez oui. C’est le premier pas.

    Quand vous serez dans l’action à l’intérieur d’une association, vous verrez cher Chat triste, que vous perdrez cette sensation de culpabilité qui transpire dans vos propos. Vous verrez aussi qu’il est parfois difficile d’assumer son engagement. Il y a parfois des retours qui surprennent. Heureusement, c’est rare, mais le bénévolat est exigeant et ingrat. Et puis le plus souvent vous aurez la certitude d’avoir contribué à diminuer la souffrance du monde, ce qui vous vaudra « salaire ». Vous verrez aussi que votre engagement au sein d’une équipe vous apportera beaucoup de satisfactions. Il y a des moments intenses où se mêlent les émotions, les peines et les joies dans le partage.

    Cet engagement peut être à votre porte. Il peut être en direction d’autres pays. Si vous voyagez à l’étranger, emportez quelques vêtements, quelques objets de nécessité et donnez les sur votre lieu de séjour. Je vous assure qu’il y a au minimum un orphelinat prêt à recevoir vos dons. Si vous le souhaitez, je peux vous donner des informations sur l’association Opération Orange à destination du Liban, de l’Egypte et du Soudan.

    Cher Chat triste, soyez heureux (se) !

    Claude Simonnet.

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