Archive de septembre 2007
Je participerai le 26 septembre à l’audition de l’UMP devant la "Commission Balladur" . Je serai avec Patrick Devedjian, Jean-François Copé et Josselin de Rohan.
Le Sénat travaille beaucoup sur cette réforme. Le Climat ici est plus à la confiance qu’à la remise en cause. De toutes les façons pour réformer, il faut une majorité des 3/5ème du Congrès à Versailles. La réforme sera donc partagée.
Dites moi ce que vous pensez de la relation « Président-Premier ministre » et de celle de « Président-Parlement », du bicamérisme, du rôle du Sénat, du cumul des mandats, etc…
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J’ai participé hier à un débat sur la TVA sociale à la Maison de la Chimie avec Laurent Fabius, Marc-Philippe Daubresse, Christian Saint-Etienne et bien d’autres. Mon raisonnement est simple : une idée qui commence par faire battre 50 députés est une idée mal partie ! Cependant, j’admets bien volontiers que la question du financement de notre protection sociale soit un sujet d’une extrême gravité.
Notre système social est reconnu comme l’un des plus performants mais aussi les plus coûteux dans le Monde. Le besoin de financement cumulé par les régimes de base de la sécurité sociale pourrait atteindre 37, 6 milliards d’euros à l’horizon 2010. Il n’est pas illégitime de penser à la fiscalité pour participer aux financements sociaux puisqu’en effet la part des cotisations (salariés et employeurs) baisse régulièrement par rapport à l’impôt,de 79,5% en 1990 à 67,1% en 2003.
Il est évident que la TVA sociale est un meilleur remède pour la « compétitivité-prix » (on est cependant revenu à la moyenne européenne selon l’OCDE) que pour la « compétitivité-produit » qui appelle une politique de l’offre et qui place notamment l’intelligence, c’est-à-dire l’innovation, au cœur de la valeur ajoutée.
Dommage que l’on ne puisse pas faire, selon la réglementation européenne, les expérimentations qu’avait souhaitées François Fillon. Cela nous aurait permis de mesurer les avantages de la TVA sociale pour l’emploi et ses inconvénients pour le pouvoir d’achat. En tout état de cause, la TVA nouvelle ne serait pas être la solution miracle.
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I – J’organise aujourd’hui au Sénat une réunion importante sur les fonds d’investissement. J’ai en effet réuni une quinzaine de personnalités de haut niveau particulièrement impliquées dans les « private equity ». Mon projet est de mener une réflexion, une démarche prospective, pour mesurer la nécessité de créer des champions européens dans ce secteur de l’investissement afin de ne pas laisser dériver l’économie européenne vers une financiarisation uniquement anglo-saxonne. En effet, ma conviction est que les fonds américains ne sont pas suffisamment sensibles à des critères importants de l’économie européenne : histoire sociale, logique d’aménagement du territoire, importance du fait «PME », sensibilité au développement durable…
Des acteurs européens pourraient démontrer qu’il peut exister un modèle européen d’investissement. Cette exigence s’impose vis-à-vis de certains intervenants anglo-américains, elle s’imposera aussi vis-à-vis des acteurs chinois qui se préparent à investir en Europe, leur formidable réserve de devises. Le capitalisme mondial est en pleine accélération, nous devons réfléchir aux outils et aux stratégies qui permettront au mieux de rendre compatibles la croissance des entreprises et l’humanisation de la société.
II – J’ai fait vendredi un passionnant débat à Grenoble avec François Chérèque dans le cadre des forums de Libération.
Je reste convaincu que la réforme de 2003 intègre la méthode qui fera la réussite de l’acte II en 2008 = diagnostic partagé, dialogue social approfondi, décision ferme et juste (les 3 D).
La réforme des régimes spéciaux est nécessaire, elle est devenue possible car les fonctionnaires sont depuis 2003 dans le camp des 40 ans et plus dans celui des 37 ans et demi. Les régimes spéciaux ne bénéficieront plus des soutiens dont ils ont bénéficiés en 1995.
Mais la réforme doit aller bien au-delà en poursuivant notamment l’allongement de la durée de la cotisation. Je souhaite vraiment que les syndicats qui se sont engagés courageusement en 2003 soient directement associés à la réforme de 2008.
jpr
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J’ai prononcé un discours, que vous trouverez ci-joint, pour le 40ème anniversaire de la participation à l’occasion d’une manifestation organisée par la Fondact au Sénat.
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J’ai adressé ce jour à Nicolas Sarkozy, la liste des projets proposés par le Comité d’organisation français, que je préside, pour la participation de la France aux célébrations du 400ème anniversaire de la fondation de la Ville de Québec en 2008.
C’est à ce jour plus de 250 initiatives qui se dérouleront en France et au Québec. Ce projet de programmation sera officiellement présenté à Madame Monique Gagnon-Tremblay, Ministre des relations internationales du Québec et à Monsieur Philippe Couillard, Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, le lundi 8 octobre 2007 à la Cité de l’architecture et du patrimoine.
Je me rendrai en décembre prochain à Ottawa, Montréal et Québec pour conclure, avec quelques initiatives complémentaires en cours de finalisation, le partenariat de la France avec les autorités organisatrices du 400ème anniversaire de Québec.
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Depuis son élection en 2004, je n’ai pas eu l’opportunité de parler avec Ségolène Royal, notamment des dossiers régionaux. Nous nous sommes croisés, nous n’avons pas échangé.
Alors vive le rugby ! Vendredi soir au Stade de France dans le salon officiel, avant le match France-Argentine, je l’ai vu s’avancer, isolée, seule mais souriante ! Alors je me suis avancé aussi. Et nous avons parlé, d’un sujet qui nous intéresse tous les deux : le Québec.
Madame Royal doit s’y rendre dans les jours prochains et moi quelques semaines après. Je lui ai dit que les Cérémonies du 400ème anniversaire de la fondation de Québec dont je m’occupe mériteraient que nous nous parlions. On ne se dispute pas à l’étranger, de plus, sur ce sujet l’histoire de Poitou-Charentes nous rapproche. Elle m’a dit être d’accord.
Alors sans doute, un jour prochain, nous ferons un second pas, après le premier du stade de France.
Vive le sport !
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C’est avec satisfaction que j’ai conclu aujourd’hui la négociation de « la convention pour la promotion du français aux Jeux Olympiques » de Pékin. Il s’agit d’une première : un accord formel entre l’Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F.) et le Comité d’Organisation des J.O. (COJOB).
Notre objectif est d’enrayer la perte d’influence du français dans l’organisation des jeux grâce à une application plus stricte de la règle 24 de la Charte Olympique qui stipule que « les langues officielles des J.O. sont le français et l’anglais ». Traduction, signalétique, accueil, manifestations culturelles… les organisations se sont engagées sur des objectifs plus ambitieux qu’à l’occasion des précédentes olympiades. Grâce, notamment, aux moyens humains (traducteurs, stagiaires, volontaires) mis à la disposition de l’O.I.F. et de ses membres, les premiers résultats sont perceptibles : le livret d’accueil de visiteurs sera rédigé en français prochainement.
J’ai accompli cette mission à la demande du Président A. Diouf, en liaison avec sa conseillère, Chantal Moreno, et avec le concours de tous les Ambassadeurs des pays francophones que j’ai réuni autour de l’Ambassadeur de France, Hervé Ladsous.
Ce soir, je viens de terminer la visite des différents sites, notamment le magnifique nid d’oiseau, architecture exceptionnelle du stade olympique et j’ai le sentiment que les Chinois ont au moins 6 mois d’avance sur le calendrier de leurs prédécesseurs à pareille époque.
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Ici à Shanghaï, j’ai une petite fierté : le gouvernement que je dirigeais a été le premier à inscrire son pays comme participant à l’exposition universelle de 2010.
Aujourd’hui 163 pays et 17 organisations internationales ont suivi l’exemple français. Les autorités chinoises manifestent régulièrement leur reconnaissance pour cette décision, c’est pourquoi elles ont réservé l’un des meilleurs emplacements, de 6 000m², au bord de fleuve Huangpu. Je viens de visiter le site. Le chantier est géant, il se déploie sur plus de 5km² et a nécessité le relogement de 60 000 personnes, dans des immeubles neufs, et le déplacement de plus de 200 entreprises. 70 millions de visiteurs sont attendus.
Le thème retenu intéressera toutes les nations « une meilleure ville, une meilleure vie », dans un monde où maintenant la majorité de la population planétaire vit en ville. Les chinois veulent présenter les meilleures pratiques de la vie dans la ville, ils m’ont demandé d’insister auprès de Bertrand Delanoë, le maire de Paris, pour qu’il accepte de participer au comité de sélection de ces meilleures pratiques.
Cinq grands sujets feront l’objet de cette réflexion mondiale en 2010. La prospérité économique, l’innovation technologique, le remodelage des communautés urbaines (métissage), la relation ville-campagne et la diversité culturelle. Sur tous ces sujets, j’ai recommandé aux dirigeants chinois d’inviter aussi celui qui me paraît le meilleur spécialiste français : Jean-Louis Borloo.
Evidemment les chinois insistent beaucoup pour que le Président de la République française fasse escale à Shanghaï lors de sa prochaine visite en Chine, fin novembre. A ce jour, rien n’est décidé.
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Le conflit qui oppose, ces jours ci, en Chine Danone à son partenaire chinois WAHAHA est une véritable alerte rouge pour tous les investisseurs étrangers en Chine.
En effet, la réussite de Danone en Chine est connue dans le monde entier. En 10 ans, l’entreprise française a créé avec son partenaire chinois, 50 usines qui emploient 27 000 salariés et qui réalisent 10 % du chiffre d’affaires du groupe. Danone reproche au groupe WAHAHA d’avoir développé des activités contraires à leurs accords – les tribunaux chinois sont saisis.
Le monde industriel comme toutes les business school de la planète sont très attentifs à ce dossier, un échec serait pour beaucoup désespérant. Il s’agit donc plus d’un dossier de commerce international que de développement local. Avant de quitter Paris, j’avais rencontré l’équipe de Franck Riboud, et sur place j’ai reçu le Président de Danone-Chine. Ceci m’a permis de plaider leur dossier auprès du Maire de Hangzhou et du secrétaire du parti communiste de la province de Zhejiang en compagnie de l’Ambassadeur de France et du Consul Général de Shanghai. Nous avons été attentivement écoutés et le message de gravité est, je crois, bien passé, cependant, il ne nous faut pas négliger la puissance politique du groupe WAHAHA.
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