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21 septembre 2007 à 16 h 26 min
Je souhaiterai parler avec franchise du Sénat et des inévitables modifications qu’il devra endurer pour « survivre ».
Pour permettre au Sénat de mieux représenter les Français, pourquoi ne pas augmenter le corps électoral pour y inclure des représentants des différentes catégories socio-professionnelles ? Les sénateurs ne peuvent plus être uniquement les élus des élus.
Pour effacer cette terrible image du Sénat comme maison de retraite politique pourquoi ne pas instaurer une limite d’âge au delà de laquelle on ne peut plus se présenter voire siéger mais cela reste à débattre.
Il faut absolument lutter également contre l’absentéisme des sénateurs et instaurer soit le mandat unique soit limiter le mandat de sénateur avec celui de maire d’une commune de moins de 5000 habitants. Etre maire de Lyon ou de Marseille et être sénateur cela n’est plus possible, ne parlons pas de diriger un département ou une région.
Le Sénat doit également être maître de son ordre du jour (on peut rêver) ou du moins ne plus être confiné au rôle de chambre d’enregistrement qu’il occupe actuellement.
Le Sénat doit créer une commission ou désigner deux sénateurs chargés du suivi de la législation européenne comme suggéré par le rapport d’information de MM Gélard et Peyronnet. Pour aller au delà du rapport, il faudrait aussi instituer une séance de questions d’actualités sur les questions européennes.
Enfin il serait temps de doter les sénateurs de moyens techniques leur permettant d’accéder en séance aux dossiers législatifs à l’aide d’Internet.
En espérant que ces réflexions vous seront utiles.
22 septembre 2007 à 7 h 00 min
Cher Jean Pierre,
Je suis au Chili depuis 5 ans, j’ai 20 ans, et je fais des études de science-po à Santiago. L’Amérique Latine est un contient ou domine les régimes presidencialiste. Un régime présidentiel, c’est-à-dire ou li n’y a pas de Premier Ministre, n’est pas plus efficace que le système français. En effet, regardons le Chili, avec Michelle Bachelet, ce n’est pas le manque d’efficacité de la Présidente, mais plutôt un parlement divisé en deux bloque à cause système électoral. Si nous prenons l’exemple du Venezuela, nous avons un Président, que ayant presque tout les pouvoirs est en train de démolir les bases démocratique du pays, il n’y a pas de contre poids.
Je crois que le système français, le semi-présidentiel est bon pour le pays. Le pouvoir doit être reparti. Alors, bien sur il se pose le problème de la cohabitation. Non ! Car les élections législatives et présidentielles sont presque faite au même moment. Mais tout de même, je proposerai, pour que le Président se dote d’une majorité parlementaire stable que les élections législatives et présidentielles est lieux le même jour.
Pour ce qui est du cumul des mandats, je crois que deux mandats suffisent. Mais quand un maire ou député fait tout le possible pour sa commune ou circonscription, c’est dommage de le limiter.
Le bicamérisme peut apporter de la stabilité au pays et facilite la gouvernance. Mais peut aller contre la représentation des minorités ou des petits partis politique.
Je suis charentais d’origine, mon père est Denis Lebret, est mon oncle Alain Lebret Président de la chambre d’agriculture de Charente.
J’espère vous avoir apporter un peu avec mon témoignage, même si je manque beaucoup d’expérience politique, j’espère qu’un jour les grands monsieur comme vous pourront m’aider.
Je suis à l’UMP. Nous partageons les mêmes valeurs, et c’est un honneur pour moi.
A bientôt
Pierre LEBRET
22 septembre 2007 à 7 h 37 min
L’intérêt de la V ème est que le Président doit avoir une vision, une stratégie pour la France et que le Premier Ministre doit la décliner en objectifs opérationnels.
Dans une entreprise, il y a un PDG et un DG.
Si le Président prend la place du Premier Ministre, il est vrai que ce poste devient inutile.
Mais quid du recul nécessaire que doit avoir un Président, surtout lorsque le pays est en crise ?
Que le Président soit proche des Français, c’est une évolution nécessaire mais une entreprise ne peut pas être dirigée par un Directeur commercial.
Le Parlement doit être plus impliqué dans le contrôle de la gestion gouvernementale, dans la proposition de réformes et le vote de loi nécessaires à la souplesse de la Maison France.
Le Sénat, pour ma part, ne devrait s’occuper que des collectivités territoriales et de la décentralisation. Je pense à la simplification des compétences entre les niveaux de collectivités, de la transformation et de l’organisation du territoire, du statut des élus. Je serai partisan de réduire le nombre de communes et de régions pour se rapprocher des organisations des grands états européens.
Un Elu ne devrait avoir qu’un mandat national ou deux mandats régionaux.
23 septembre 2007 à 9 h 32 min
Monsieur le Premier Ministre,
Vous êtes très gentil de nous permettre de participer à ce débat très intéressant sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République. Je
vous apporte quelques éléments, fruits de ma réflexion.
1.- RELATION « PRESIDENT – PREMIER MINISTRE »
Qui peut le mieux définir cette relation si ce n’est un ancien président ou un
ancien premier ministre. Vous l’avez si bien défini dans votre ouvrage « La
dernière marche » que je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’y revenir.
J’ajouterais toutefois que « Respect – Loyauté et Protection » réciproques
doivent être les mots-clefs de cette relation, sans oublier que le Président est
élu par le peuple et qu’il choisit son Premier Ministre.
La suppression du poste de premier ministre suggérée par Monsieur Jack
LANG au mois de juillet n’a aucun sens. Il faut avoir exercé une fonction pour
s’apercevoir des tâches qui lui incombent et le Premier Ministre n’en manque
pas…. J’ai eu l’occasion, durant ma carrière militaire, de vivre une expérience
similaire où je fus souvent critiqué même par mes adjoints, justice me fût
rendue quelques années plus tard par ces mêmes adjoints une fois qu’ils
avaient occupé un poste de même responsabilité.
2.- RELATION « PRESIDENT – PARLEMENT »
Je trouve un peu absurde que le Président de la République ne puisse pas
communiquer avec les deux assemblées du Parlement autrement que par des
messages qu’il fait lire. Est-ce vraiment la vérité ? – dans les textes : OUI,
mais cela n’empêche pas un Président de recevoir à l’Elysée les élus
(Députés et Sénateurs) de sa majorité, ce qui représente plus de la moitié
des Parlementaires, alors doit-il faire de la ségrégation ? le Président n’est-il
pas l’élu de tous les Français. Faut-il faire une session extraordinaire ? Dans
ce cas, pourquoi ne pas instaurer, en cas de faits très importants pour notre
Pays (crises, événements internationaux, etc…) que notre Président puisse
s’adresser directement aux Parlementaires lors de sessions dites
« présidentielles » dans la mesure où il n’enpiète pas sur les attributions du
Premier Ministre qui demeure responsable de l’action du gouvernement
devant les assemblées.
3.- LE POUVOIR LEGISLATIF
Je ne suis pas de ceux qui qualifient le Sénat « d’anachronisme démocratique
qu’il faudrait supprimer », bien au contraire. Bien souvent la sagesse des
membres de la Chambre Haute rétablit l’équilibre de nos institutions pour
répondre à la fougue des Députés. Le Sénat participe autant que
l’Assemblée Nationale à la légifération des lois, ses membres participant à de
nombreuses commissions et études. Depuis quelques années un
aggiornamento s’est effectué au Sénat et ses activités se sont multipliées
aussi bien sur notre territoire qu’à l’étranger, il est d’ailleurs un interlocuteur
très précieux auprès des Français résidant à l’étranger auprès desquels
l’Assemblée Nationale n’intervient pas, il me semble. Le bicamérisme est
nécessaire pour mener à bien le contre-pouvoir. Le Général DE GAULLE,
malgré de nombreux désaccords avec Monsieur Gaston MONERVILLE alors
Président du Sénat, avait quand même maintenu sa confiance au Sénat
quand il donna à notre pays une Constitution qui lui convienne et jusqu’à
présent aucun Président de la Vème République n’avait remis en cause le
Sénat dans nos institutions. D’ailleurs, nous sommes nous déjà posés la
question suivante (vous pourrez peut-être m’apporter une réponse) :
Pourquoi c’est le Président du Sénat qui assure l’intérim de la Présidence de
la République et non celui de l’Assemblée Nationale en cas de vacance du
Président comme ce fût le cas avec Monsieur Alain POHER lors du décès du
Président Georges POMPIDOU.
Le mode d’élection de nos députés et de nos sénateurs est différent. Bien
que je ne remets pas en cause le mode de scrutin concernant les Députés
(suffrage universel direct) je trouve le mode d’élection des Sénateurs
(suffrage universel indirect) beaucoup mieux approprié. En effet, nos
sénateurs sont élus par leurs pairs alors que nos députés le sont par les
électeurs qui ne votent pas toujours de façon très objective (convictions
familiales ou humeurs bouillonnantes et passagères, peuple très versatile).
Bien souvent, les électeurs vont voter alors qu’ils ne connaissent pas les
candidats et remplissent leur devoir au vu de l’étiquette sous laquelle se
présentent les éligibles, je ne parle pas des abstentions….
Alors, faut-il revoir l’existance du Sénat ou le mode d’élection de nos
députés ?
J’ajouterais également qu’il serait nécessaire de revoir le découpage de nos
circonscriptions : disproportionné. Et comment ne pas parler de la
proportionnalité, je pense qu’il serait beaucoup plus raisonnable que
Messieurs BESANCENOT ou LE PEN et Madame LAGUILLER soient à
l’assemblée plutôt qu’à l’extérieur pour s’exprimer, encore faudrait-il qu’ils
soient candidats, je ne pense pas avoir vu le nom de l’un des trois comme
candidats aux dernières législatives. Il faut que l’ensemble des Forces
Politiques de notre pays soit représenté à l’assemblée. Je serais également
favorable pour que certaines personnalités aient un fauteuil à l’une des
deux assemblées, la France a besoin de tout le monde et je crois que
d’anciens Présidents de la République, d’anciens Premiers Ministres ou
encore des personnes ayant exercé de hautes fonctions dans l’Union
Européenne comme par exemple Monsieur Jacques DELORS ancien
Président de la Commission Européenne seraient forts utiles à l’Assemblée
Nationale ou au Sénat de par leurs compétences sans avoir à se présenter
à des élections législatives ou sénatoriales.
4.- LES LOIS
Grave problème de notre législation ! Faut-il créer sa propre loi pour avoir de
la notoriété ! Notre pays est en proie à beaucoup trop de lois, mais que
représentent nos lois si elles ne sont pas accompagnées de décrets
permettant leur application. Mon idée serait de fixer un délai de parution du
décret, pas de décret après un certain laps de temps cette loi deviendrait
caduque, ou alors proposer que le projet du décret d’application de cette loi
accompagne la présentation de la dite loi.
Dans le même ordre d’idées, il serait utile de limiter les amendements
(130.000 amendements pour un texte qui n’a jamais vu le jour …..) surtout
que bien souvent plusieurs députés ou sénateurs d’un même parti proposent
le même amendement en ne changeant qu’un seul mot dans leur contenu, ne
participant même pas aux débâts concernant la proposition de loi, je pense
que si l’on imposait la présence du requérant à toutes les discussions il y
aurait sans doute beaucoup moins d’amendements qui ne sont bien souvent
que des munitions d’obstruction.
5.- CUMUL DES MANDATS
Je ne suis pas favorable à un cumul de mandats pour un ministre ou un
secrétaire d’état, il doit assurer ses fonctions gouvernementales à plein temps
Par contre je le suis pour un député ou un sénateur, il doit être en premier lieu
un élu de terrain impreigné de la vie du terroir et cotoyant régulièrement ceux
qu’il représente. Toutefois, pour la bonne marche de nos institutions, ce cumul
de mandats ne devrait pas excéder deux.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de
mon profond respect.
Jacques D’HORNES
NB : Cette liste n’est pas exhaustive et je vous adresserai éventuellement un
complément.
24 septembre 2007 à 8 h 42 min
Cher Jean-Pierre RAFFARIN,
L’actuelle Constitution, c’est à dire un Président qui préside, un gouvernement qui gouverne, un parlement qui contrôle me semble être le moins mauvais des systèmes.
Il y a évidemment des aménagements à apporter, des rénovations à entreprendre, des dépoussiérages, voire des « sulfatages » nécessaires, mais le système voulu par le Général de Gaulle doit pouvoir sereinement, l’année prochaine, fêter son mi-centenaire.
Un régime uniquement présidentiel cela pourrait avoir des conséquences difficiles pour l’avenir. Le rôle d’un Premier Ministre, qui mieux que vous le sait, est de servir fidèlement son Chef et d’encaisser à sa place les coups et les revers. Quitte à devoir sortir par la petite porte et sous les huées, afin de permettre au Président de continuer son mandat.
Si le Président préside tout seul, gouverne tout seul, légifère tout seul, cela pourra avoir des risques insensés.
Alors sur les sujet des institutions, laissons les choses comme elles sont et ne cherchons pas à enlever ce qui marche pour le remplacer par de l’aléatoire ou des expérimentations qui pourraient se révéler dramatiques.
Pierre ARCHAMBEAUD
25 septembre 2007 à 16 h 51 min
Jean Pierre,
Juste un mot pour vous encourager, toutes vos interventions dans les Radios Presse Télés sont empreintes d’un réalisme clarté et franchise que j’écoute toujours avec plaisir, dans un contexte souvent bruyant et people.
Continuez !
26 septembre 2007 à 18 h 50 min
Je vous ai regardé sur LCP….je n’admets pas du tout l’argument de Monsieur Coppé sur la liberté de l’élu….il faut le laisser faire ce qu’il veut et c’est à lui de juger si sa présence à l’Assemblée est necessaire ! Désolé son élection lui a donné une mission impérative et cette mission c’est de s’occuper de la France. Monsieur Mazeau a bien expliqué que les députés, qui hurlent parcequ’ils pas assez de pouvoir, ont toutes les cartes en main , c’est un problème de volonté…mais si même le Président du groupe parlementaire de la majorité tient ce langage bravo la mobilisation!
26 septembre 2007 à 23 h 06 min
Monsieur le Premier Ministre,
Je vous apporte quelques précisions relatives à ma réflexion concernant la proportionnalité dans les élections législatives.
Tout d’abord un redécoupage de nos circonscriptions serait nécessaire et il permettrait de libérer des postes de députés qui pourraient, pour respecter une certaine équité, être attribués proportionnellement à tous les partis en tenant compte des résultats nationaux du premier tour des législatives (Pourcentage). A charge pour chaque force politique de proposer au Conseil Constitutionnel les bénéficiaires de ces postes, candidats à ces élections non élus et (pourquoi pas ?) à des personnalités ayant rempli de hautes fonctions dans notre Pays
ou au sein de l’Europe.
Je pense que cette part de proportionnelle ne devrait pas excéder 10% du nombre des Députés.
. Ces attributions permettraient à toutes les forces politiques de notre pays d’être représentées à l’Assemblée sans pour autant pour certaines de pouvoir constituer un groupe et pour les forces politiques plus importantes de récompenser un candidat malheureux ou rétablir un certain équilibre dans quelques départements. Les élections législatives reflètent-elles la réalité de l’électorat dans certains départements, j’en doute quand je vois par exemple que l’UMP détient les 8 circonscriptions du VAR (avec 69% des voix) alors qu’elle n’en détient aucune dans les Hautes Pyrénées ou dans d’autres départements. Ce système de proportionnelle aurait peut-être permis à notre ancien Premier Ministre, Monsieur Alain JUPPE candidat malheureux pour quelques voix dans sa circonscription de conserver un siège à l’Assemblée Nationale.
J’espère ne pas avoir été trop confus dans ces explications qui n’engagent que moi.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de
mon profond respect.
Jacques D’HORNES
28 septembre 2007 à 19 h 07 min
Monsieur le Premier Ministre,
J’ai suivi sur la chaîne parlementaire la première des journées parlementaires de l’UMP, et c’est avec beaucoup d’assiduité que j’ai suivi les débats sur l’Europe et sur le rôle du Parlement qui ne manquèrent pas d’intérêts.
Effectivement sur l’Europe il faut que l’on en parle régulièrement et pas seulement lors d’une campagne pour un référendum et je ne peux que vous encouragez dans l’intitiative que vous avez prise le 10 juillet dernier en accord avec la CDU pour la création d’un groupe de travail commun chargé d’organiser des ateliers de coopération et vous incite à étendre ces échanges avec d’autres pays européens.
J’ai surtout beaucoup apprécié le débat sur le rôle du Parlement et les travaux parlementaires. Personnellement, je regarde régulièrement la chaîne parlementaire et je suis un visiteur des sites Internet de l’Assemblée Nationale et du Sénat donc pas surpris des travaux qui incombent à nos Parlementaires. Cependant ce débat a attiré surtout l’attention sur les médias ne remplissant pas toujours correctement leur travail pour décrire le rôle de nos parlementaires auprès du grand public, d’ailleurs j’ai aimé la réflexion du panel des français invités à ces débats « on ne savait pas », décidément c’est une réflexion que l’on entend très souvent et qui exprime toujours l’acceptation d’une certaine vérité.
Durant ce débat, j’ai beaucoup apprécié votre intervention pleine de conviction pour exprimer votre amour des gens, votre passion et votre révolte qui doivent habiter chaque homme politique sans quoi il ne peut pas être un bon politique. J’ai revu ce regard profond que vous aviez en mai 2005 lors d’une intervention télévisée sur France 2 pour défendre le « Oui au Traité sur la Constitution Européenne » avant le meeting de Bordeaux quelques jours après votre
hospitalisation. Félicitations pour votre persévérance, je pense qu’avec des hommes comme vous, le Sénat aura encore à assurer des travaux parlementaires pendant de longues années.
Cordialement
Jacques D’HORNES
30 septembre 2007 à 23 h 58 min
Bonsoir Jean-Pierre
Je viens de t’entendre sur le « Forum RTL » et je dois te dire que j’ai passé un bon moment, comme d’habitude. Surtout sur le thème de l’amendement « ADN/Immigration » où je dois te le dire j’ai été très perturbé par cette annonce, comme beaucoup de nos amis. Ta réponse m’a rassuré.
-Sur les thématiques sur lesquelles tu nous demandes un avis. De manière très synthétique (le sujet est vaste !)
- RELATIONS PRESIDENT/PREMIER MINISTRE
Je pense qu’il faut conserver un premier ministre qui permet un équilibre. Nous ne sommes pas dans une tradition réellement républicaine comme aux Etats-Unis ; c’est pourquoi je pense qu’un régime totalement présidentiel ne nous conviendrait pas. Par contre il faut sortir de l’hypocrisie de la 5ème république qui voudrait nous laisser croire que » le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation » (art 20 de notre Constitution) alors que le Président « assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat » (article 5). Nous aurions d’un côté un acteur (le premier ministre) et un arbitre (le président) ; Pompidou doit se retourner dans sa tombe s’il entend comme nous ces temps ci que le Général de Gaulle appliquait à la lettre « sa » constitution… Notre monde est devenu très complexe. En conséquence il faut que la ligne de pouvoir soit claire sans ambiguïté :
- le Président détermine la politique de la Nation
- le Gouvernement conduit la politique de la Nation.
RELATIONS PRESIDENT/PARLEMENT
Le Président doit avoir la possibilité d’intervenir devant le Parlement. Mais de manière très exceptionnelle, sinon il y aurait confusion supplémentaire avec le Premier Ministre. Par exemple
- une fois par an sur le modèle des pratiques de certains pays : le compte rendu de l’année passée et les perspectives de l’année. Le mode doit être très solennel. Sans débat et sans vote. Le Président ne doit pas être mêlé à la « mêlée » du Parlement.
- chaque fois que le pays connaît une crise grave. Ceci rehausserait le rôle du Parlement.
BI CAMERISME
Surtout ne faisons pas la bêtise de le supprimer. Encore au nom d’un certain équilibre. Le Sénat est très utile et complémentaire de l’Assemblée. Par contre faut-il autant de Sénateurs ? Peut-être pas : le Sénat gagnerait à être plus « ramassé ». La « machine » semble très lourde.
Il faut par contre donner davantage de pouvoirs au Parlement ou en tout cas appliquer réellement ce que la Constitution prévoit. Nous savons tous aujourd’hui que le Parlement ne contrôle que peu le gouvernement. C’est dommage.
RELATIONS MINISTRES/SOCIETE
Il faut ici aussi remettre de la fluidité. Les cabinets ministériels sont souvent trop forts et leur composition ne reflète pas la société.
CUMUL DES MANDATS
L’élu que j’ai été sait qu’il faut un statut de l’élu :
- il faut instaurer davantage de fluidité entre la société en général et les parlementaires et autres élus. Encore faut-il que quelqu’un qui accepte de devenir élu ait une assurance certaine de retrouver une vie professionnelle après son mandat.
- il faut que les élus soient mieux rémunérés qu’aujourd’hui (même si ce n’est pas très populaire de le dire).
- il faut que les parlementaires disposent d’assistants en nombre suffisant. Aujourd’hui il est impossible à un député de faire son travail convenablement.
- il faut que les élus des petites communes, des petits départements, puissent disposer de collaborateurs de haut niveau. Ce qui aujourd’hui est impossible pour des problèmes de salaires.
- un élu devrait pouvoir embaucher qui il veut en tant que collaborateur direct dans le cadre des conditions du marché de l’emploi.
Ceci posé, et à ce moment là seulement :
- on doit limiter le cumul des mandats et le nombre de mandats successifs si on veut ici aussi donner de la fluidité à notre système de représentation. Il n’est pas normal qu’un Maire d’une grande ville puisse rester Maire plus de 20 ans ! Combien de mandats ? trois mandats successifs pour tous les élus hormis les maires des villes de moins de 10.000 habitants par exemple ; ce serait déjà bien. Deux mandats successifs pour le Président. Tout cumul devrait être interdit sauf pour les élus des villes de moins de 10.000 habitants. Un Homme = un mandat. Ainsi nous obtiendrons la fluidité et le renouvellement dont nous avons tant besoin.
Parallèlement je pense qu’il faut que les partis politiques s’ouvrent davantage et que la France se dote d’une vraie culture politique. La constitution nous dit que les partis politiques « concourent à l’expression du suffrage ». Ils le feraient d’autant mieux qu’ils seraient plus puissants. Je pense qu’il s’agit autant d’une problème de culture politique (qui devrait donc être mieux enseignée à l’école) que de gestion et d’animation des partis politiques.
Voici quelques idées…
A très bientôt Jean-Pierre.
Philippe LAFONTAINE
3 octobre 2007 à 10 h 51 min
N’y a t-il pas plus urgent que de réformer la Constitution etb de jouer l’ouverture à tout va ?
1 200 milliards de dette au 30 juin 2007, la Sécu dans le rouge sombre, déficit abyssal de la balance commerciale, chômage reparti à la hausse, budget 2008 mensonger.
Pour ma part, je quitte l’UMP
3 octobre 2007 à 17 h 21 min
Monsieur le Premier Ministre,
Suis-je toujours aussi enthousiasme après les discours de clôture du samedi 29 septembre 2007 ?
Je dois avouer que NON, bien triste clôture. Si je fus conforté par la sagesse et la pertinence du discours du Président Josselin de ROHAN, je dois dire que Monsieur DEVEDJIAN ne devrait pas parader avec un discours aussi flatteur car les lendemains risquent d’être très difficiles pour l’UMP, les propos de Monsieur FILLON n’étant pas très rassurants. En effet, lui qui déblatère sur Monsieur HOLLANDE (je ne suis pourtant pas socialiste) en l’invitant lui et ses camarades à expliquer à nos concitoyens leurs critiques sur les mesures que prend le Gouvernement, j’aurais tout simplement une remarque à lui faire : c’est bien de vouloir réformer, notre pays en a besoin mais qu’il fasse attention à ne pas creuser davantage le fossé de l’injustice sociale sauf s’il veut y enterrer les retraités modestes, eux qui représentent pourtant une bonne part du noyau dur de l’électorat de Monsieur SARKOZY car toutes ces réformes les amènent « droit dans le mur, enfin à la précarité ». Pourtant il me semble que notre Président avait dit durant la campagne présidentielle « je veux être le Président de tous les français et je ne laisserais personne sur le bord du chemin » et l’a encore répété hier dans une interwiew télévisée, s’il voulait le faire il ne s’y prendrait pas autrement : quand les mesures sont intéressantes les retraités ne peuvent pas en bénéficier (heures supplémentaires défiscalisées et exhonérées de cotisations sociales) et sont en première ligne pour d’autres beaucoup moins avantageuses : franchise de santé par exemple, quel est le retraité qui n’a pas un petit traitement de santé à vie ? et j’ajouterais avec une pointe d’humour que d’autres « pastilles » seront sans doute ajoutées très prochainement à leur traitement (pastille verte du Grenelle de l’environnement, on nous dira que c’est pour le bien de la planète, c’est vrai et je suis d’accord mais pas pour le porte-monnaie de la ménagère c’est un peu comme les ordures ménagères on nous les fait trier (heures supplémentaires non rénumérées) et en plus on nous les fait payer +11% cette année d’augmentation de la taxe « ordures ménagères », ce qui amène ma taxe « ordures ménagères » à 294 Euros sur la taxe foncière (presque un euro/jjour sachant que le service de voierie ne ramasse pas les poubelles les dimanches et jours fériés). Tout cela ne permet pas de remplir le panier de la ménagère, bien au contraire et le peuple commence à gronder.
J’aurais bien d’autres exemples à vous citer, alors espérons que Madame LAGARDE apportera lors de sa conférence sur le pouvoir d’achat du 23 octobre 2007 quelques réponses concrètes pour améliorer le panier de la ménagère, beaucoup de retraités et sans doute d’autres personnes ayant des revenus modestes étant dans l’attente de mesures enfin favorables.
Cordialement
Jacques D’HORNES
NB : Un petit mot sur le bicamérisme :
Les débats qui animent actuellement l’hémicycle du Palais du Luxembourg (Amendement « ADN/Immigration ») nous démontrent bien que le bicamérisme est très utile à nos institutions et que le Sénat remplit parfaitement son rôle.
4 octobre 2007 à 14 h 45 min
Monsieu Raffarin,
N’êtes-vous pas interessé par nos points de vue sur les relations CCI-Préfet-CG-Personnlités politiques- guerre politique ?
En espérant que vous le soyez……
Cordialement,
MP
5 octobre 2007 à 9 h 49 min
Cher Monsieur Raffarin,
Le régime présidentiel n’a de sens que dans le cas de Nicolas Sarkozy dont les compétences et l’expérience sont connues. Son hyper-activisme pourrait justifiait une présidentialisation du régime. Mais que se passera-t-il si en 2012 le Président était une personne de moins bonne qualité. Je suis donc contre la modification de la constitution qui visent à pérenniser les pratiques de Nicolas Sarkozy.
Je pense que la Constitution actuelle offre toutes les marges de main-oeuvre à Nicolas Sarkozy pour exprimer pleinement ses talents.
Bravo également pour votre position sur l’amendement « ADN », notre voix exprime la sagesse, l’expérience et l’humanisme.
6 octobre 2007 à 3 h 21 min
Cher JPM,
Vous quittez l’UMP ? Libre à vous.
Sachez qu’ils recrutent au PS…
Pierre ARCHAMBEAUD
3 novembre 2007 à 17 h 45 min
Monsieur le Premier ministre,
je viens de publier sur mon blog un billet sur le cumul des mandats, un peu trop long pour être développé ici.
Bien sincèrement,
Alex