Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. Jacques D'HORNES dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Dans l’attente de pouvoir apprécier votre tout nouvel ouvrage, c’est avec une pointe d’humour que j’apporte mon premier commentaire à ce billet. Il est vraiment dommage que vous ne lui ayez pas attribué un sous-titre « lettre aux Présidents de Régions », je sous-entends « socialistes » eux qui ne vous avaient pas épargné lors de la mise en place de l’acte II de la décentralisation. Quand je dis « ne vous avaient pas épargné » je pourrais y ajouter « et les contribuables ».
    Revenons un peu sérieux, j’ai hâte de découvrir en particulier votre 5ème réflexion « la dimension politique de la commune restera supérieure à celle de l’intercommunalité », surtout en sachant que plus de 30% des maires actuels de petites communes ne veulent pas d’un nouveau mandat.

    Bonne journée. Cordialement

    Jacques d’Hornes

  2. TREILLARD OLIVIER dit :

    Le lundi 22 octobre grâce à notre Président de la République Nicolas SARKOZY, la commémoration de Guy MOQUET et de ses 26 compagnons fusillés aura lieu par la lecture de sa dernière lettre aux lycéens de France.
    Petit rappel : Nicolas Sarkozy avait évoqué de nombreuses fois son souhait de faire lire la lettre écrite par le jeune à ses parents avant son exécution en 1941. « Ma première décision de président de la République sera de demander au futur ministre de l’Education nationale que cette lettre soit lue en début d’année à tous les lycéens de France » a annoncé le président de la République au cours de la cérémonie au Monument de la Cascade du Bois de Boulogne, le mercredi 16 mai.
    « Je n’ai jamais pu lire ou écouter la lettre de Guy Môquet sans en être profondément bouleversé » a déclaré le président Nicolas Sarkozy. « Si j’ai tenu à faire ici ma première commémoration en tant que président », a-t-il expliqué, « c’est parce que je crois qu’il est essentiel d’expliquer à nos enfants ce qu’est un jeune Français, à travers le sacrifice de quelques-uns, l’anonyme grandeur d’un homme qui se donne à cause plus grande que lui. (…) Que les enfants mesurent l’horreur de la guerre et à quelles extrémités barbares elle peut conduire » a-t-il dit.
    La dernière lettre de Guy Môquet
    La dernière lettre du jeune résistant Guy Môquet, fusillé à 17 ans en 1941
    « Ma petite maman chérie,
    Mon tout petit frère adoré,
    Mon petit papa aimé,
    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c’est que ma mort serve à quelque chose. Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean. J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l’escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup. Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
    17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret, si ce n’est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
    Je ne peux en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon coeur d’enfant. Courage !
    Olivier TREILLARD
    Délégué Régional Rhône-Alpes et membre du directoire de Présence Fidélité Gaulliste
    Délégué du Rhône de Mémoire et Espoirs de la Résistance
    Jeune Porte Drapeau du milieu associatif d’anciens Résistances
    Ancien Administrateur des amis du Centre d’Histoire de la Résistance et Déportation de LYON.
    100, rue Bossuet
    69006 LYON
    06.60.36.66.48
    gaullisterhonealpes@hotmail.fr

  3. LACOSTE Benoit dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Vos livres ont souvent été de tres bons moments de lecture. Il me tarde donc de lire celui-ci.
    Petite parenthèse personnelle, je trouve dommage que vous mettiez un lien de la FNAC pour le commander… J’aurais bien aimé avoir une petite dédicace de votre part…
    Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.
    Benoit LACOSTE

  4. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Je viens de passer quelques heures très agréables en votre compagnie et, bien qu’il soit beaucoup moins illustré que « La dernière marche » dans lequel nous pouvions coller une image sur chaque phrase : une référence en la matière, j’ai trouvé ce nouvel ouvrage très intéressant. J’aurai quelques réflexions à y apporter, aussi si vous me le permettez, je n’y répondrais que par instillation pour ne pas amener les lecteurs à saturation. Voici mon premier commentaire.

    Cet écrit repose sur deux axes bien distincts mais très complémentaires. Le premier est plutôt administratif, institutionnel et économique, disons plus technique sur lequel je ne m’étalerais pas beaucoup, je ne suis ni un législateur ni un économiste – Le second ressemble davantage à un état des lieux, l’existant et les aspirations, les réformes à mener – c’est celui que je préfére, celui de la réflexion, celui de l’avenir de cette France profonde que vous aimez, que j’aime, que l’on a envie d’aider du plus profond de son coeur et c’est sur celui-là que j’ai l’envie de m’exprimer.
    Tout d’abord, puisque nous sommes dans les réformes, peut-être faudrait-il éditer un glossaire des mots, termes et expressions utilisés dans nos lois et décrets. En effet, en lisant votre livre je me suis aperçu qu’il arrive très souvent que chacun ne parle pas toujours avec le même langage, par exemple certains emploient « collectivités locales » et d’autres « collectivités territoriales » (*) deux termes qui ont la même signification dans nos institutions et qui peuvent avoir une résonance différente dans le langage courant. J’ai également pu comprendre la grande différence existant entre « décentralisation » et « déconcentration » ce qui n’est pas évident pour les citoyens et peut-être pour certains élus. C’est peut-être de là que proviennent les quelques problèmes rencontrés lors de la mise en place de l’acte II de la décentralisation (qui fait quoi ?, qui finance quoi ?).
    Les maires de petites municipalités ont-ils les compétences pour assurer seuls l’accroissement des charges ? Devons-nous aller vers une spécialisation de l’élu local, l’amenant à être un élu à plein temps ? Faut-il professionnaliser la fonction de maire ou créer un « super-maire » dans les intercommunalités ? Je suis sans doute un peu conservateur mais je veux encore voir la diversité de nos maires, cet agriculteur s’arrêtant à la mairie au retour des champs ou cet ouvrier enfilant une chemise et une cravate après sa journée pour aller à la rencontre de ses concitoyens, etc…, me rappelant les souvenirs de mon enfance. C’est comme cela que je vois l’élu d’une petite municipalité si l’on veut conserver une âme dans nos villages à l’heure où de nombreux citadins cherchent à aller vivre dans le milieu rural. Il faut renforcer ce désir d’engagement des hommes et des femmes originaires de ces communes. Je me souviens avoir vu une vidéo lors de la campagne législative que vous meniez dans nos belles campagnes françaises apportant votre soutien à un candidat, c’était dans une circonscription des Deux-Sèvres et vous disiez, je vous cite : « je suis dans le pays de mon Grand’Père, j’ai fait les marchés avec lui, ça compte l’histoire des territoires, on ne peut pas arriver ici et dire sous prétexte d’avoir fait une grande école à Paris je suis apte à vous représenter, il faut être enraciné, connaître les gens, aimer les gens et aimer le territoire ». Alors, que faire ? voulons-nous réduire ces petites municipalités en quartiers d’intercommunalité ou faire de nos maires des fonctionnaires de collectivités territoriales ? Je ne le pense pas, nous devons garder cette originalité de la fonction de nos élus au risque de voir disparaître notre démocratie locale. Je ne pense pas qu’il faille donner un statut particulier à un maire d’une municipalité dans la mesure où il ne remplit pas sa fonction à plein temps. Alors, comment faire ? Pour trouver une réponse, une idée, j’ai relu le commentaire (#9 dans « Commission Balladur ») de Monsieur Philippe Lafontaine qui fût un élu. Je ne partage pas tous ses points de vue mais effectivement l’élu doit être mieux rénuméré, toutefois cette rémunération ne doit pas être une ponction sur le budget de la commune au risque de le diminuer sérieusement (réflexion à mener avec le Ministère du Budget, les Collectivités Territoriales et l’Association des Maires de France). Nous pourrions également créer un « Bureau Conseil des Municipalités » composé de personnes compétentes (juristes, économistes, etc…), implanté peut-être au Conseil Régional et chargé d’une part de la formation accélérée des nouveaux élus et d’autre part de répondre aux besoins de ces élus dans des problèmes rencontrés, ce bureau pourrait être placé sous l’égide d’un Sénateur renforçant du même coup l’utilité de nos sénateurs (ce n’est qu’une suggestion, je ne cherche pas accroître les charges déjà grandes de nos chers sénateurs mais ils sont des hommes de nos territoires et tellement compétents et dévoués).
    Pour ne pas laisser Monsieur Lafontaine dans l’ignorance de ma réflexion : Où je ne suis pas d’accord avec lui, c’est sur le fait qu’il dise « qu’il n’est pas normal qu’un maire d’une grande ville puisse rester maire plus de 20 ans ». Pourquoi-pas ? Un maire est élu sur un projet et jugé sur son bilan, le vote-sanction existe, dans la mesure où il remplit parfaitement ses fonctions et perpétue le bonheur de vivre dans sa ville je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas exercer ses fonctions pendant plus de 20 ans, les seules personnes qui peuvent être dérangées par sa longévité sont ceux de son parti qui aspirent à lui succéder mais pas ses concitoyens satisfaits de ses compétences et de son action (je souris, Monsieur Lafontaine fait-il de la ségrégation, il veut mettre les séniors au placard….pas moi, j’ai toujours préfèré la compétence et la volonté au changement ou à la parité).

    Bonne journée, A bientôt

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

    (*) (1) nous trouvons même les deux dans la Constitution
    (2) en réalité, les collectivités territoriales se substituent aux collectivités locales

  5. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    L’intercommunalité est-elle une chance ou une menace pour les communes ?

    Une chance sans aucun doute, mais attention il ne faut pas qu’elle nous amène à une fusion des communes sous peine de voir disparaître certaines d’entre elles, en n’oubliant surtout pas que les élus locaux et les citoyens sont très attachés à l’identité communale. Les temps modernes imposent la modernisation de nos communes qui manquent cependant de moyens pour assumer seules des compétences de plus en plus nombreuses. Elles doivent en outre se montrer beaucoup plus attrayantes, mais le tout a un coût. Le développement de l’intercommunalité leur offre cette chance en leur permettant de mettre leurs moyens en commun, leur ouvrant ainsi la possibilité d’avenirs meilleurs. Nos communes ont un atout important : celui des grands espaces recherchés par de nombreuses sociétés urbaines qui veulent prospérer en se délocalisant ou par des sociétés étrangères qui veulent implanter leurs marchés dans l’hexagone, les grands investisseurs ne manquent pas, nous avons de bons exemples sur notre territoire : connaissez-vous Cuincy petite commune du Douaisis où s’est développé Renault-Douai ou encore Onnaing, autre petite commune du Nord de la France près de Valenciennes où s’est implanté Toyota/France. Dans votre cher Poitou natal, je pense que l’implantation du Futuroscope a largement contribué au développement des communes de Jaunay-Clan, Saint-Georges les Baillargeaux, Chasseneuil du Poitou (tiens ! une connaissance), Avanton, Dissay ou Marigny-Brizay pour ne rester que dans un rayon de 5 kms qui en ont sans doute retiré quelques avantages (parcs hôteliers, campings, au niveau tourisme par exemple), les bonnes idées ne manquent pas. C’est pour cela que nos petites communes doivent se moderniser pour être aptes à recevoir toutes ces possibilités qui s’offrent à elles, mais elles ne pourront pas le faire seules, faute de moyens.

    Reste la gouvernance de cette intercommunalité, je partage votre point de vue, elle doit être collégiale pour les raisons que vous évoquez mais elle doit être égalitaire quant à la représentation des communes et non proportionnelle au nombre d’habitants de ces communes. En aucun cas les rivalités politiques ne doivent être un obstacle à une parfaite cohésion et à la solidarité de l’intercommunalité.

    Par ailleurs, Il serait intéressant de connaître le point de vue de l’Union Européenne sur notre paysage municipal, la France totalisant plus de 36000 communes (soit plus d’un tiers des communes de l’Union Européenne) dont une proportion importante de petites communes (1 sur 4 comptant moins de 200 habitants et 1 sur 2 moins de 400). L’intercommunalité ne risque-t-elle pas d’amener un jour l’Union Européenne à nous imposer un redécoupage de notre paysage territorial privilégiant l’intercommunalité au profit des petites communes. Nous pouvons nous poser cette question, l’Europe participant au développement de nos collectivités.

    Bonne journée

    Jacques d’Hornes

  6. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Quel avenir pour le Sénat ?

    De tout temps le Sénat a eu cette image représentant les Sages prônant le dialogue à la violence, c’est sans doute pour cette raison que nombreux détracteurs le dépeigne comme un « cénacle de vieux messieurs », l’analyse est bonne car un vieux monsieur est par excellence toujours sage du moins représenté par cette image. Mais il doit y avoir bien longtemps qu’ils n’ont pas mis les pieds au Palais du Luxembourg, car depuis la réforme de juillet 2003 le Sénat a bien évolué, ouvrant ses portes aux élus à partir de 30 ans et il s’est également bien féminisé. Peut-être (je souris) faudrait-il remplacer l’urne pour les votes par un vote électronique et ils ne trouveront plus rien à redire, Internet ayant déjà trouvé depuis longtemps sa place à la Chambre Haute.

    Le mode de scrutin est remis en cause, mais existe-il un mode de scrutin parfait, j’en doute. Le mode d’élection de nos députés et de nos sénateurs est différent. Bien que je ne remets pas en cause le mode de scrutin concernant les Députés (suffrage universel direct) je trouve le mode d’élection des Sénateurs (suffrage universel indirect) beaucoup mieux approprié. En effet, nos députés sont élus par les électeurs qui ne votent pas toujours de façon très objective (convictions familiales ou humeurs bouillonnantes et passagères, peuple très versatile), bien souvent, les électeurs vont voter alors qu’ils ne connaissent pas les candidats et remplissent leur devoir au vu de l’étiquette sous laquelle se présentent les éligibles, tandis que nos sénateurs le sont par un collège électoral (150.000 personnes) composé de Grands Electeurs dont la plupart ont été élus par le Peuple, ne faisons-nous pas confiance à ceux que nous avons élus, c’est un comble ! Ma conclusion sur ce sujet est la suivante : puisque nous avons deux chambres différentes, nous devons avoir deux modes de scrutin différents. Bien sûr nous pouvons y apporter quelques petites modifications (une dose de proportionnelle à l’Assemblée Nationale par exemple, je ne peux pas dire la même chose au Sénat puisque la proportionnelle y existe déjà) mais le problème ne sera pas résolu pour autant, chaque modification apportant de nouvelles remarques sur le système.

    J’ai beaucoup apprécié votre réponse à cette question 10, votre analyse sur l’avenir du Sénat est très cohérente, vous détenez de nombreux arguments pour faire face aux débats que vous proposez et la Haute Assemblée ne peut que s’enorgueillir de possèder en vous le parfait défenseur de son institution.

    J’ai souvent exprimé dans de nombreux commentaires ma position favorable au Sénat entraînant de ce fait la nécessité du bicamérisme, de récents événements nous l’ont encore démontrée. Je pense que si j’étais un Parlementaire, je serais
    Sénateur, pas pour la beauté du Palais du Luxembourg et ses jardins ou sa magnifique bibliothèque mais pour la chaleur qui y règne, et surtout pour tutoyer la Sagesse et le bon sens productifs et efficaces des « Vieux Messieurs » s’il en est encore puisque la durée de vie augmente d’année en année.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : Il me semble que j’ai trouvé la réponse à ma question « Pourquoi c’est le Président du Sénat qui assure l’intérim du Président de la République en cas de vacance de celui-ci ? ». Je pense que c’est du fait que le Sénat soit la seule assemblée permanente qui ne puisse être dissoute même en période de crise.

  7. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Tout d’abord, je voudrais corriger une faute de grammaire qui me fait rougir de honte à chaque fois que je relis mon précédent commentaire (# 4.2). En début de texte, je pense que mon tableau représentant les sénateurs aurait eu davantage de valeur si j’avais écrit de nombreux détracteurs le « dépeignent », c’est sans doute dû au fait de penser, lors de la frappe du mot, que je devais aller chez le coiffeur. C’est chose faite, la faute de grammaire est rectifiée et mon coiffeur a eu droit à ma visite, il m’a d’ailleurs fait remarquer que j’avais de plus en plus de cheveux blancs….. je lui ai répondu que c’était une des marques de la sagesse (je pensais sans doute à ma réflexion sur les Sénateurs en lui donnant cette réponse). Après cet intermède humoristique revenons un peu aux choses sérieuses.

    A quoi sert le Premier Ministre ?

    Dans un précédent commentaire je disais qu’il fallait avoir exercer une fonction pour pouvoir en mesurer les avantages et les inconvénients. Vous êtes sans doute l’un des mieux placés pour pouvoir en parler, vous l’avez d’ailleurs défendue de façon remarquable en de multiples occasions (dans la « dernière marche », dans de nombreux articles de presse, lors des entretiens à la Commission Balladur, encore dans cette question +1 de votre ouvrage). Réformer ne veut pas dire supprimer automatiquement ce qui existe, surtout quand on veut supprimer ce qui marche et je pense que depuis la constitution de la Vème République le couple « Président/Premier Ministre » a toujours bien fonctionné dans l’ensemble même dans des périodes de crise ou de cohabitation et pourtant notre pays en a subies quelques-unes depuis 1958. Alors, laissons le Président gouverner et le Premier Ministre conduire l’action du Gouvernement, ce nouveau couple a élaboré depuis de longs mois un programme, laissons le agir comme il l’entend et ne remettons pas en cause à chaque instant le rôle du Premier Ministre dès lors que notre nouveau Président veut s’investir davantage dans la politique intérieure de notre Pays, n’était-ce pas le principal reproche que l’on faisait à notre précédent Président en le caricaturant de « sleeping partner ». Le rôle de chacun est bien défini, et dès lors que « Respect, Loyauté et Protection » de l’un envers l’autre resteront les mots-clefs, cette relation sera durable et notre pays pourra effecuer ces réformes qui le remettront sur le chemin de la prospérité dont nous avons grand besoin.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : Vous m’avez surpris, c’est la première fois que vous vous livrez à quelques petites confidences concernant votre relation « Président/Premier Ministre » avec Monsieur Jacques Chirac.

  8. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    J’en ai terminé de mes réfexions concernant ce nouvel ouvrage. Je ne sais pas si vous les trouverez à votre convenance et si elles répondront à votre attente. Je ne sais pas si elles sont pertinentes, mais elles expriment mon point de vue, ce que je ressens et rédigées avec mes capacités. J’ai respecté une certaine chronologie et j’ai essayé de m’exprimer en essayant de ne pas amener les lecteurs du blog à saturation avec des commentaires trop longs et sans doute parfois sans grand intérêt pour certains, c’est pourquoi je les ai détaillées en plusieurs parties, en y incorporant quelques exemples et de temps en temps une pointe d’humour. Peut-être auriez-vous aimé avoir quelques critiques ? D’autres s’en sont chargés, quelques articles parus ne sont pas très tendres avec vous, d’ailleurs je ne serais pas très objectif (je pourrais dire tout le bien que je pense de vous, mais le contraire me serait bien difficile).
    Si j’avais une critique à formuler, elle serait généralisée et adressée à tous nos Politiques. Elle pourrait peut-être vous donner une idée pour votre prochain ouvrage dont je vous donne le titre (10 + 1 questions à Jean-Pierre Raffarin sur les réformes). Ne sommes-nous pas entrer dans la psychose de penser que lorsque l’on aura réformé, tout ira mieux. Savons-nous réformer ? Le faire à bon escient et avec discernement. Votre règle des 3D est-elle bien appliquée ? Savons-nous réformer sans mettre systématiquement les citoyens à contribution, parfois en le sanctionnant doublement (on leur demande de faire des efforts et en plus on les taxe, c’est parfois difficile à diggérer). Alors, repensons nos lois, apportons des modifications pour améliorer nos textes, négocions ce qui a besoin d’être négocié, simplifions les procédures, modernisons l’ancien, mais surtout rectifions que ce qui ne marche pas sans tirer à tout va. J’ajouterais également : ouvrez des boîtes à idées dans tous les domaines et vous verrez que dans les petites têtes des concitoyens fleurissent grand nombre d’idées souvent originales mais qui méritent d’être examinées. Cette dernière réflexion ne vous concerne pas trop, votre blog ouvert à tous en est la preuve.

    Monsieur le Premier Ministre, merci encore de nous permettre de nous exprimer librement sur votre blog particulièrement hospitalier.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : Pour Fleur, suivez le conseil de votre Papa.

  9. Jacques D'HORNES dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    J’aimerais revenir sur un point sur lequel je suis resté assez discret, il s’agit du statut particulier des maires que je n’ai fait qu’effleurer dans mon commentaire de référence (#4). Compte tenu des charges qui pèsent déjà sur nos maires et qui s’accroient, je pense que tôt ou tard, avec la décentralisation, nous serons amenés à faire de la fonction de maire une fonction professionnelle avec un mandat à temps plein, du moins pour les grandes communes. La loi n°92-108 du 3 févier 1992 amènent des dispositions visant à assurer une transparence des modalités d’indemnisation des élus et à faciliter l’accès aux mandats locaux. Cependant il y a lieu de faire la différence entre un maire exerçant sa fonction à temps plein (maire de ville d’une certaine importance) et un maire assurant une sorte de bénévolat dans une petite commune (je n’aime pas trop ce terme de bénévolat, mais je l’emploie pour montrer la bonne volonté de certains élus). Alors, si je pense que certains élus mériteraient un statut particulier de par leur fonction à plein temps les amenant à un statut proche de celui des parlementaires, je ne pense pas qu’il faille en faire une généralité sous peine de voir disparaître ce désir d’engagement d’hommes et de femmes dans la vie politique de nos petites communes (beaucoup d’élus de nos petites communes ne quitteront jamais leur activité professionnelle pour devenir des professionnels de collectivités territoriales, bien souvent ils sont maires par conviction personnelle ou par dévouement). Cependant il faudrait peut-être instituer pour ces derniers une prestation de fidélisation et de reconnaissance destinée à encourager leur fidélité et à reconnaître leur engagement au bénéfice de la collectivité, prestation qui pourrait également amener quelques bonifications dans le calcul de leur retraite qu’elle soit publique ou privée( selon un barème à définir). Cette nouvelle donne pourrait peut-être relancer la diversité humaine de ces « républicains de première ligne » que sont les élus locaux et des vocations de maires dans les petites communes rurales. Je pense d’ailleurs que ces dernières dispositions pourraient s’appliquer à certains conseillers municipaux de grandes et moyennes communes.

    Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.

    Jacques d’Hornes

  10. Bonnisseau Carine dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Lors de la réunion publique de soutien à Monsieur Marc Thébault, candidat pour les municipales à Niort, mercredi 6 mars, vous avez évoqué un projet innovant, à savoir « la création d’une société de développement régional public-privé pouvant intervenir dans tous les projets de développement de territoire ». Devons nous y voir, enfin, une démarche de type gagnant/gagnant – administrés/administration/territoires – à l’image des stratégies pragmatiques et rationnelles appliquées dans le secteur privé?
    Pourriez vous nous en dire plus sur ce sujet dans ce carnet?

    En vous remerciant, soyez assuré de ma très haute considération.

    Carine Bonnisseau

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