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19.11.2007
Fleurir le désertJe reviens d’Israël où je suis allé inaugurer l’Institut Français d’Agriculture en zone aride de l’Université du Néguev, à l’invitation de l’association des amis français de l’Université Ben Gourion. Cette université dont l’ambition est de « fleurir le désert » grâce à l’intelligence de la jeunesse israélienne est une réussite exceptionnelle avec ses 17 500 étudiants et ses 1 500 enseignants. Là-bas chaque bâtiment porte le nom d’une famille ou d’une entreprise qui a participé au financement de sa construction. Cette jeune université de 40 ans semble toute neuve, les jeunes filles voilées croisent les jeunes garçons coiffés de la kippa…Les locaux sont attractifs, le site accueillant. Que l’on soit à Shanghaï, à Montréal ou à Béer-Sheva les universités bougent encore plus vite que la société. Et nous ? Trop de français, étudiants ou non, semblent avoir peur que d’autres que l’Etat donnent aux universités. Il est pourtant grand temps d’ouvrir les fenêtres. Partout les maisons de l’intelligence s’ouvrent et chez nous l’intelligence reste à la maison. jpr 11 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesMistral dans Trois livres pour penser la mondialisation le 21/11 à 21:47 Et j'en remet une couche :) Je suis allé sur le net pour en savoir plus sur ce monsieur. Je me [...] Mistral dans Trois livres pour penser la mondialisation le 21/11 à 20:47 Etant parti en vacances quelques jours, j'ai lu le livre de ce monsieur Todd. Sa théorie sur le p [...] Daniel SINTèS dans Crise financière : la comprendre pour l'affronter le 21/11 à 14:59 Mon cher Jean-Pierre, Bien que je ne sois pas tout à fait formé pour comprendre et entrer dans [...] renaud zheng dans Trois livres pour penser la mondialisation le 21/11 à 10:46 nous vous remercions de nous les faire connaître. merci vient de la Chine [...] Claude SIMONNET dans Nous n'échapperons pas à un plan de relance le 20/11 à 22:22 Monsieur le Premier Ministre, La relance par l'investissement public sera peut-être nécessaire, m [...] |
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19 novembre 2007 à 18:23
Je propose que l’on mette dans un avion tous les représentants syndicaux universitaires (prof, étudiants…), des Présidents d’Université, des Chefs d’entreprise, les Chefs de partis d’opposition et le Ministre de l’Enseignement supérieur et que vous fassiez un tour du monde des universités: de Shangaï à Quebec, en passant par Beer Sheva!!!
Je suis sûr que chacun reviendra sans doute avec le sentiment désagréable d’être dépassé mais aussi et surtout avec un regard différent, de nouveaux projets auxquels pourraient participer le privé et l’envie de regarder l’avenir.
Il ne s’agit pas de faire simplement du Benchmarking, il s’agit tpout simplement d’être au niveau si la France veut conserver son rang et être attractive pour ses étudiants comme pour les étudiants étrangers.
19 novembre 2007 à 19:00
Monsieur le Premier-Ministre Jean-Pierre Raffarin,
La société française est dirigée par les corporatismes minoritaires qui empêchent l’expression d’une pensée libre.
Tout au long de ma vie, j’ai toujours refusé cet état de fait en choisissant de travailler à l’étranger.
En étant à l’étranger il est possible d’expérimenter un nouveau type de management qui apporte un nouveau dynamisme aux sociétés.
En France c’est impossible, pourtant toute la jeunesse n’est pas fermée !
Veuillez agréer Monsieur le Premier-Ministre, l’expression de ma très haute considération.
jany guiot
19 novembre 2007 à 20:28
Rêver la vie pour en faire son paradis.
Monsieur le Premier-Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Le dialogue est la rencontre des autres, des valeurs, des cultures ou des chemins différents.
C’est par le dialogue, par la rencontre que l’homme évolue dans sa pensée pour mieux la libérer des contraintes de son propre conditionnement.
Le corporatisme est une forme de conditionnement qui construit des murs qui le protègent mais qui l’empêche d’évoluer.
La société française souffre de ses cloisons…
L’ouverture ne peut venir que par l’éveil des consciences en libérant l’expression par le dialogue à tous les niveaux de la société, à l’école, dans l’entreprise, partout ….
Chacun doit pouvoir ” être reconnu comme tel ”
L’éveil des consciences amène à plus de confiance dans la société ce qui permet de mieux entreprendre individuellement ou ensemble.
Chacun doit pouvoir trouver son don, ses qualités, ses intérêts pour mieux cheminer en osmose avec sa sphère sociale, sociètale et environnementale.
C’est cette unité trouvée dans le chaos des jours qui ouvre les portes sur le devenir.
L’homme est libre quand il accepte la dualité dans sa réflexion, l’expression des contraires ouvrent les portes du devenir, comme la résolution d’une équation infinie…
Le travail de l’homme politique est d’aider l’homme et les hommes dans leur évolution en créant des espaces de rencontres pour mieux libérer la vie.
L’homme est à la recherche de son idéal,
Montrons lui des horizons !
Veuillez agréer Monsieur le Premier-Ministre, l’expression de ma très haute considération.
jany guiot
19 novembre 2007 à 21:38
Monsieur le Premier Ministre,
Joli hommage rendu à Monsieur David Ben Gourion que cette Université située aux portes du Néguev.
Vous semblez à la fois admiratif et envieux de ce que vous avez vu à l’Université Ben Gourion. Je suis allé sur le site (informatique) de cette université et je pense qu’il y a de quoi. Quel contraste avec la Cité Universitaire d’Anthony dont certaines images ont été diffusées ce soir dans le journal télévisé de TF1. Une dizaine d’années doit séparer la construction des deux universités. Si le premier chef de gouvernement israélien aurait de quoi être très fier s’il voyait la jolie université qui porte son nom avec en plus une ambition certaine, nous n’avons pas de quoi pavoiser en voyant le délabrement de la notre. Je pense que la discipline qui règne dans les deux universités doit être bien différente et que la réforme de nos universités est plus que nécessaire, encore faut-il que notre jeunesse le veuille….
Alors que la richesse des connaissances est juste devant eux, il est vraiment dommage que nos jeunes filles et nos jeunes garçons n’en saisissent pas l’occasion, comme leurs amis de Shanghaï, de Montréal ou de Béer-Sheva.
Je partage néanmoins votre point de vue pour ouvrir les fenêtres à des personnes ou des sociétés autres que l’Etat pour accompagner le développement d’un système de richesse fondé sur le savoir.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.
Jacques d’Hornes
20 novembre 2007 à 21:46
Fleurir le désert des Coeurs : Faisons l’Amour, pas la guerre !
C’était en 1980
Une génération qui n’attendait rien
1980, d’où je viens
Déjà en 1980
Sans illusion et sans lendemain
1980, c’est pas la fin
(à chanter sur “1980″ de Pascal Obispo)
Le Canada est un pays pour l’Ere du Verseau, comme d’ailleurs la France, mais pour des raisons différentes. La France est et reste la patrie de la Métaphysique, lien naturel entre Science et Religion, ce qui est un symbole Verseau.
On parle généralement d’”Ere du Verseau” au sujet de l’âge d’or dans lequel l’humanité va entrer. Vous connaissez le symbole VERSEAU ? C’est un adolescent qui verse généreusement l’eau de l’initiation sur l’humanité.
Vous savez ce que c’est que l’adolescence ? C’est l’âge où l’on commence à tenir compte des autres, comme le font les végétaux au sortir du monde minéral. L’enfant est minéral. Il ne se distingue pas du monde des parents. De la Terre. L’adolescent relève la tête, et c’est pour cela qu’il peut commencer d’aimer.
L’humanité arrive à son adolescence. Elle découvre l’univers. La liberté va naître. Quand on est libre, on joue.
(Frank Hatem, Métaphysicien et Docteur en Ontologie)
….
Développement personnel : réveiller son âme et trouver le chemin qui mène à la connaissance de soi pour s’estimer à sa JUSTE valeur.
“Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux.”
(Platon)
Quand chacun aura la possibilité d’apprendre à se connaître lui-même, premièrement, il passera beaucoup moins de temps à critiquer les autres ou à les empêcher d’évoluer. Deuxièmement, il pourra trouver sa JUSTE place dans la société sans envier celles des autres et le Monde sera plus équilibré.
Et si l’on réfléchit un peu plus haut que le niveau de son nombril, que l’on soit homme ou femme, “d’en haut” ou “d’en bas”, de gauche, du centre ou de droite, jeune ou moins jeune, blanc, black ou beur, catholique, chrétien sans religion, musulman, bouddhiste ou athée, riche ou pauvre, handicapé ou valide, célibataire, marié, divorcé ou veuf, petit ou grand, maigre ou obèse, beau ou laid, hétérosexuel ou homosexuel, que l’on habite à la ville, à la campagne, à la montagne, à la mer ou dans les airs (un peu comme moi !), que l’on ait fait de hautes études administratives ou que l’on soit sans diplôme, que l’on travaille pour le privé, pour le public, ici ou ailleurs, ou que l’on soit sans emploi, et quel que soit notre signe astrologique de naissance, nous sommes TOUS issus d’UNE SEULE et MEME FAMILLE :
LA FRANCE
Et plus on est de fous et plus on rit ! Et le Soleil se lève pour tout le monde ! Et l’intelligence*, c’est comme la bêtise, ça se développe ! A tous les âges de la vie. Et à tous les étages de la Pyramide France !!!
“Tu es libre, ne crée pas ta prison par peur de toi-même.”
(Jésus)
* une attitude intelligente consiste à faire ce pour quoi on est fait, non à lutter contre soi, et cela n’est possible que dans la mesure où l’on se connaît. Etre libre, c’est accepter ce qui est soi.
“Bienheureux sont ceux que l’on a persécuté dans le coeur, car ceux-là ont connu le Père. Heureux sont ceux qui ont faim, car ils seront rassasiés.”
(Jésus)
Caractères de cochons, les Bretons ! Et les Vannetais en liberté, c’est pas bon pour l’UMP ! (C’était pour faire la rime !).
Souriez, Grand Schtroumpf, c’est de l’humour !
MEG
21 novembre 2007 à 9:30
Bonjour Jany,
Vous avez raison en France c’est impossible et pourtant comme vous le dîtes “TOUTE” la jeunesse n’est pas fermée, vous avez raison mais cette “TOUTE” qui est ouverte ne s’exprime pas, ou pas suffisamment. Elle n’aime pas les polémiques et accepte trop facilement le rôle de “soumise” face à l’autre jeunesse revendicatrice qui est souvent manipulée. Elle doit savoir se faire entendre, montrer qu’elle existe et qu’elle ressemble à cette jeunesse qui fréquente les bancs de l’Université de Béer-Sheva comme nous l’a si bien décrite Monsieur Raffarin dans ce billet.
Elle doit savoir dialoguer avec cette autre jeunesse, lui faire comprendre que la vie n’est pas toujours facile, qu’il ne suffit pas de lever le doigt pour avoir. Il n’y a qu’elle qui peut discuter avec les intellectuels “révolutionnaires”, nos politiques ont souvent essayé et se sont régulièrement cassés les dents.
C’est en cette jeunesse là que j’ai confiance car elle représente notre avenir.
Bien amicalement
Jacques d’Hornes
22 novembre 2007 à 8:12
Monsieur le Premier Ministre,
Je ne suis pas très pro anglais, c’est sans doute dû à la déformation professionnelle depuis un certain Amiral Nelson ou alors aux nombreux coups tordus dont nous ont maintes fois gratifiés nos amis d‘outre-manche. Mais çà n’empêche pas que je les respecte et j’admets sportivement leur supériorité quand ils nous battent au rugby.
Par contre, je suis très admiratif de la culture anglaise, en particulier dès qu’il s’agit de l’enseignement de leurs enfants. De par ma profession, j’ai beaucoup voyagé et lors de nombreuses escales dans des pays anglophones, j’ai pu observer de nombreux écoliers sortir en rang de leurs établissements scolaires avec des tenues uniformes et ne s’éparpiller que sur l’injonction de leur maître, le tout exécuté dans la bonne humeur : c’est magnifique, il y a tout ce qu’il faut pour faire de bons élèves, la discipline et le respect sont de rigueur (héritage de l’époque victorienne). Quel contraste avec nos écoles où les cris, les tenues débraillées, les sorties en désordre, j’en passe et des meilleures, amènent une certaine pagaille. Il n’en faut pas plus pour retrouver l’état de nos écoles et de par là, la mentalité de notre jeunesse. Les principes fondamentaux sont bafoués, malheureusement ça ne date pas d’aujourd’hui : mai 68 est une nouvelle fois passé par là.
Je vous communique ci-après quelques éléments fruits de ma réflexion.
La tenue vestimentaire :
Nous sommes d’âge et j’ai le souvenir à l’école primaire (fin des années 50) de mes différents instituteurs toujours bien rasés et vêtus d’un costume cravate que protégeait une blouse : que sont-ils devenus aujourd’hui avec un jean et des baskets ne les différenciant même pas de leurs plus grands élèves (par la taille) ?
Oui la tenue vestimentaire est pour beaucoup dans le comportement des êtres, imaginez un peu la Chambre Haute avec des Sénateurs venant siéger en jean et col roulé ou en bermuda et débardeur suivant la saison (j‘exagère un peu). Il n’en faut pas plus pour qu’il y ait ou pas du respect.
Il y a quelques temps, il me semble que c’était peu de temps après les émeutes des banlieues, j’avais vu un débat sur la Chaîne Parlementaire, en présence du Député UMP de la Seine Saint Denis Eric Raoult, où l’on parlait de la tenue vestimentaire de nos élèves et du port éventuel d‘une tenue uniforme, je pense que c’est une bonne chose qui présente surtout beaucoup d’avantages. Une tenue uniforme n’est pas plus coûteuse que les vêtements de marque qu’arborent nos jolies petites têtes blondes, vêtements de marque qui attirent les convoitises et d’où découle souvent le “racket”. Cette tenue permettrait de les reconnaître dans les rues d’où une certaine facilité à contrôler leurs aller et venues pendant les heures de cours ou de s’apercevoir de la présence d’un intrus ( souvent mal intentionné) dans la cours de récréation et bien sûr de les différencier de leurs professeurs. Elle procurerait, peut-être à quelques-uns, une certaine identité qu’ils semblent avoir perdue. J’oublie sans doute d’autres avantages mais par contre je n’ai pas trouvé d’inconvénients si ce n’est que de propulser nos élèves quelques décennies en arrière et les renvoyer à Saint-Agile.
Le respect :
Parlons-en puisque nous y sommes ! Le Président de la République, lors de sa campagne présidentielle a répété, maintes fois en parlant de l’école, qu’il voulait une école où les élèves se taisent et se lèvent quand le maître entre dans la classe, c’est la moindre des choses et je pense que nous en sommes assez loin !
Le respect est la base de l’éducation, il va du respect de l’être humain à celui des biens d’autrui.
Quand je dis “être humain” il y a bien sûr celui qui se trouve en face de vous. A ce sujet, mon Père malheureusement disparu, qui fût l’un des plus grands hommes que j’ai connu et un Papa merveilleux, homme modeste qui était employé aux HBNPC (Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais), m’a fait une seule réflexion dans ma vie “mon garçon, si un jour tu veux être respecté, commences par respecter les autres” j’avais treize ans à l’époque, j’ai toujours en mémoire cette remarque et depuis je m’attache à suivre ce sage et pertinent conseil. Mais il y a également le respect de sa propre personne et de l’effet qu’il véhicule sur les autres, toutes négligences dans sa tenue vestimentaire, sa propreté corporelle ou son comportement portent souvent préjudice.
Enfin le respect du bien d’autrui, vaste. il va de celui de nos Institutions (une Marseillaise trop souvent sifflée par exemple) et de ses édifices dont font partie les établissements scolaires qui sont régulièrement dégradés par des personnes peu scrupuleuses (tags et autres dégâts, etc….) jusqu’à des biens beaucoup plus privés.
Je ne parlerais pas de la politesse, de la courtoisie et de la gentillesse qui forment un tout avec le respect, vous en parleriez d’ailleurs beaucoup mieux que moi. Je n’oublie pas la ponctualité et l’assiduité qui font également parties intégrantes du respect.
L’éducation :
La base est dans la famille et nous devons l’enseigner à nos enfants dès leur plus jeune âge (certains disent qu’il faut le faire avant l’âge de 3 ans, il n’est jamais trop tard pour bien faire, il faut surtout en prendre le temps). Mais je pense que quelques cours d’éducation civique et de morale enseignés à tous les niveaux de scolarité feraient le plus grand bien à nos chers enfants.
Je n’aborderais pas le problème de la discipline. En tant qu’ancien militaire, je ne serais sans doute pas très objectif ou un peu trop rude pour en fixer les règles générales, d’ailleurs je n’en ai pas les compétences et elles relèvent d’un statut.
Vous me jugerez peut-être un peu trop sévère avec certains de nos concitoyens mais la liberté a un prix et des limites. Nous avons sans doute notre part de responsabilités, mais je pense que notre jeunesse, le jour où elle aura réfléchi sur ces principes fondamentaux, qu’elle les acceptera et qu’elle aura le souci de les mettre en application avec un peu de dignité, pourra peut-être espérer pouvoir étudier dans des universités identiques à celle de Béer-Sheva.
Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir et je souhaite que Monsieur Xavier Darcos et Madame Valérie Pécresse puissent apporter les quelques réformes dont notre Education Nationale et nos universités ont grand besoin.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.
Jacques d’Hornes
23 novembre 2007 à 15:11
Cher Jacques,
Je vous imagine derrière votre ordinateur à l’affût des mots du temps,
Oui vous avez raison sur beaucoup de points !
La jeunesse pour se construire à besoin de se battre et de trouver en face d’elle une présence parentale, une école, une administration…
Malheureusement, les années 80, pas 68, ont culpabilisé les parents dans leur rôle…les enfants ont été confié aux pédiatres, grand donneurs de conseils, aux psychologues qui poussaient les mères à couver de nouveau les enfants, pour les empêcher d’avoir “l’éventuel traumatisme” tout ce petit monde a contribuer à tuer les rapports réels.
Aujourd’hui les jeunes se plaignent des anciens en les traitant de responsables pour tous les maux actuels, même ceux du mal de vivre…
Par contre les pays comme la Chine, Israel, l’Indonésie etc…ne sont pas passés par cette “phase intellectualiste” des années 80.
Aujourd’hui dans une grande majorité les jeunes étrangers sont beaucoup plus ouverts que “nos chères petites têtes blondes” où brunes, ces mots que n’arrêtent pas de prononcer les médias.
Certainement qu’ils passeront aussi par une crise…mais pas avant 20 ans…
La société française est cloisonnée, elle le restera encore longtemps,
Nous sommes très peu à l’écoute des autres,
Le pluriel est oublié, l’emploi du grand “JE” montre les bouches gourmandes de l’ego qui n’aime pas le partage, moi, moi, mouaaaaaaa……
Nous fabriquons une société de requins, qui veut tout maintenant….
La télé montre ses paillettes, les ruquiers ou ardissons de service continuent leurs longues litanies de sermons sous les applaudissements des frustrés.
Nous sommes dans un monde bien réel malheureusement…
L’amour choisit le pouvoir d’achât,
Les magazines nous donnent de bonnes recettes pour “comment tromper son partenaire” et tout le monde est content…
Alors Jacques, je sais que vous avez raison, et que aurez raison encore pour très longtemps…
C’est pourquoi j’ai décidé de partir pour mieux respirer le vent du grand large,
Cet appel de la liberté…
Laissons les leçons pour les autres !
S’il y a un chemin à trouver c’est celui du coeur….
S’il y a une voie choissisons celle de l’amour….
Bien amicalement,
jany guiot
26 novembre 2007 à 8:04
Monsieur le Premier Ministre,
Votre présence auprès du Président à Beijing m’a fait précipiter sur votre blog et la première chose que j’y lis au sujet d’Israël, c’est que trop de français ont peur que d’autres que l’Etat donnent aux Universités.
Tout cela m’a rémémoré quelques passages en Chine au début des 90 après un certain JP Raffarin, inconnu alors sauf en Poitou-Charentes dont il distribuait à tout va des médailles aux chinois.
Je m’étais dit: “Ce type comprend les Chinois à l’inverse des officiels et managers français qui se croient en AOF-Ya bon Banania!”
Depuis, j’ai effectué de nombreux courts voyages pour apprendre, aux étudiants de français dans des Universités que vous avez visitées: Wuhan, Nanning, Zhongshan, les rudiments du vocabulaire managérial, alors qu’ils n’apprenaient que Montaigne et La Boétie (leurs Universités sont aussi sclérosées que les nôtres)
Retraité de l’Université, où j’étais entré (en IUT)par la petite porte de prof associé après le privé (Saclay, Sema, Framatome), je ne décolère pas sur l’attitude de mes collègues qui ont toujours considéré l’entreprise comme le diable (j’ai même vu en IUT des maîtres de stage refuser d’aller visiter leurs étudiants sur place).
Mais revenons à la Chine.
Envoyé par hasard par notre consul à Canton sur l’ile de Hainan, j’ai découvert à Haikou un “College of Technology” ressemblant furieusement à nos IUT, doté de moyens privés considérables: 100 ordinateurs en ….1999 et un enseignement du français débutant.
En rentrant, j’ai fait un rapport à mon Président de Paris 5 sur l’opportunité pour les IUT français de trouver là matière à coopération ;on avait déjà loupé un accord avec Zhongshan Daxue à Canton parce que nos procédures de Conventionnement prennent 2 ans alors que le missionnaire ESSEC-FNEGE passé après nous a sorti son chéquier et créé immédiatement un DESS binational qui fonctionne à Lingnan.
Aucune réponse de mon président qui a toutefois consenti à recevoir une délégation menée par M. Li Dongsheng, akors vice-gouverneur de Hainan et ex étudiant à Brest.
Or, la veille de la visite, on m’apprend que cela était annulé, sans que je puisse toucher qui que ce soit: mon Université était empétrée par l’affaire de la thèse d’Elisabeth Tessier et je n’ai pu expliquer à personne (le président était un ami mais très filtré!) que faire perdre la face à un officiel chinois était quelque chose qui dépassait les péripéties pichrocholines universitaires.
Heureusement, j’ai réussi à faire comprendre à M. Li Dongsheng devenu depuis actionnaire majoritaire de Thomson et porte parole du PC chinois (organisateur du dernier congrès!) que c’était une histoire bien franco-française (je crois qu’il a ri à l’évocation de l’astrologue) qui l’avait privé de réception ;
Pour me montrer que je n’avais pas personnellement perdu la face, il m’a fait inviter en Décembre dernier par le vice maire d’Haikou M. WU weixiong( alors que je suis retraité depuis 5 ans!): j’ai pu constater que le “College of Technology” s’était encore étoffé avec l’argent…de la région et des entreprises et l’aide….des canadiens.
Voilà comment notre pays se fait des “amis” et gagne des parts de marché.
Je n’ai aucune plus influence de ma retraite sur le cours des choses, mais SVP, interdisez toute activité internationale aux Universités pour donner de l’argent aux grandes Ecoles et aux consulats qui ont fait de gros progrès depuis qu’ils ont viré les aristos homos.
Mais attention ,expliquez-leur bien, à nos managers, que la Chine, ce n’est pas Cotonou et que là-bas , la négociation d’une affaire commence…….. après la signature du contrat. Les allemands ont pigé (il existe un supermarché…. Lufthansa à Pékin: quand on a une opportunité, ils la prennent).
Je n’ai pas voté Sarkozy, mais depuis, c’est le sans faute: immigration choisie, retraites, gel des fonctionnaires,service minimum et dans le domaine qui m’intéresse, il a préféré prendre avec lui des patrons de PME que des gros bonnets ou …Alain Delon.
Les grands patrons peuvent se payer l’avoion, pas les petits.
Un sans faute, dis-je..C’est ce qui m’a poussé à vous écrire
Pourvou qué ça douré!
Bernard Curvalle ex maitre de conférences à l’iut-Paris
27 novembre 2007 à 10:51
Bonjour Jany,
C’est toujours avec plaisir que je lis vos commentaires et celui-ci en particulier car le sujet mérite vraiment des débats. S’il m’a fait sourire quand vous dîtes que vous m’imaginez devant mon ordinateur à l’affût des mots du temps, je reviens très vite à la réalité et il me laisse songeur devant les “maux des temps” car ils sont profonds et ne datent pas d’aujourd’hui.
J’ai évoqué “mai 68″ comme origine de cette “crise de civilisation” car c’est, à mes yeux, à partir de cette époque qu’il y a eu une certaine libéralisation des moeurs et la suite n’étant que logique, je pense que nous sommes allés beaucoup trop vite, mais j’avoue que je suis un nostalgique des années 50. Est-ce dû au fait que le Monde se relevait de la Seconde Guerre Mondiale ? Peut-être …..mais bien que je n’étais alors qu’un enfant, je trouvais le monde heureux, nous vivions également un peu dans l’ignorance, les médias n’avaient pas encore envahi notre planéte. J’ai des souvenirs inoubliables de cette époque, ils sont gravés à jamais. Je vais vous faire sourire mais j’ai bu mon premier “coca” j’avais plus de dix ans, le premier gamin en âge de lire et qui lira ce commentaire va dire “d’où il vient celui-là ?”. Tout comme je préfère voir un film avec Spencer Tracy qu’un autre avec un monstre tatoué des pieds à la tête et décoré de quantité de percings et armé jusqu’aux dents. Pour quitter cette nostalgie et dire un petit bonjour à Monsieur Raffarin, je lui dirai que je me souviens également des petites bouteilles de lait que nous buvions sur les bancs de l’école et qui nous étaient offertes gracieusement par le Gouvernement (Merci Monsieur Jean Raffarin, vous étiez, il me semble, un merveilleux Papa pour notre ancien Premier Ministre mais vous représentiez sans doute un très bon Secrétaire d’Etat à l’Agriculture pour les enfants que nous étions, nous n’avions pas grand’chose et nous étions si heureux quand cela se produisait).
Nos commentaires, mon cher Jany, m’ont amené à ouvrir un livre d’histoire de France, intitulé “La Vème République, de 1958 à nos jours”, je l’ai ouvert au lendemain des événements de “mai 68″, exactement dans la nuit du 27 au 28 avril 1969 quand le Général de Gaulle diffusa un communiqué laconique au lendemain d’un référendum suicide considéré comme absurde par la suite “Je cesse d’exercer mes fonctions de Président de la République”. La lecture de ce passage de notre histoire me fait penser que depuis presque 40 années nous vivons toujours le même feuilleton d’un mandat présidentiel à l’autre avec des nouvelles technologiques de plus en plus importantes qui évoluent à vitesse grand “V” alors que l’être humain n’évolue pas de tout, il se complaît dans sa situation, il régresse même, n’est en fait qu’un conservateur qui n’a évolué que dans deux seules directions, celles de la contestation et de la violence d’où sa dégénérescence qui amène notre société dans l’état où elle se trouve, chacun rejetant la faute sur autrui.
Je vous livre quelques passages de cette lecture qui vous feront sans doute sourire :
“Les français avaient choisi en la personne du nouveau chef de l’Etat à la fois l’homme rassurant qui avait redressé la barre en mai 1968 et gagné les élections législatives, le terrien issu d’une vieille province française, plein d’un bon sens paysan et enfin l’homme efficace qui incarnait les efforts d’industrialisation et proposait aux français le même objectif que Guizot “enrichissez-vous”.
On comprit vite que la plupart des directives viendraient de l’Elysée. Cependant plusieurs sources d’inquiétudes demeuraient : le chômage persistant, des remous économiques et monétaires dus à la dévaluation du dollar, une série de scandales financiers surgis dans les milieux affairistes et favorisés par cette nouvelle mystique de la croissance. Et tandis que la France pouvait à juste titre se réjouir de son développement et des progrès de la consommation des particuliers, paradoxalement les ondes de la vague de 1968 se répercutaient en une contestation plus sourde, agitant les milieux des petits commerçants, les lycées, les services publics. Un peu partout on parlait de la “qualité de la vie” selon l’expression de Chaban-Delmas ou de “changer la vie” selon l’expression du parti socialiste. Cette époque d’apparence tranquille cachait bien des incertitudes et des malaises : une interrogation profonde sur la société de demain, un refus du technocratisme, une mise en cause du profit et de la croissance.”
Vous voyez, mon cher Jany, qu’il y a beaucoup de similitude avec des temps récents.
Bien cordialement
Jacques d’Hornes
28 novembre 2007 à 5:05
Cher Jacques,
Merci Jacques pour cette page d’histoire qui montre que l’actualité et les intérêts des hommes ne changent pas.
Les mots médiatiques reviennent régulièrement, quand on les a oublié, ils redeviennent mode.
Il est 4:50 du matin au Nigéria, je vous réponds et je vais préparer mon départ en détente en Indonésie, Port Harcourt, Lagos, Dubai, Jakarta, Yogyakarta.
La vie politique est difficile, la France est devenue un pays démocratique où les moindres maux sont devenus bobos.
La violence est devenu un jeu pour une minorité, les autres comptent les jours.
Mr Jean-Pierre Raffarin, est en Chine, un espoir pour beaucoup….
La vie est aussi difficile, mais il y a le rêve de s’en sortir et d’exister…
Bien cordialement,
jany guiot