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27.11.2007
Une relation franco-chinoise confortéeJe prends la plume dans l’Airbus A330 de China Eastern - un airbus neuf que j’avais vendu à la chine en 2003 - qui va me conduire de Pékin a Shanghai. Plusieurs commentaires à chaud. 1. Les dirigeants chinois ont accueilli Nicolas Sarkozy avec les plus grands égards. Ils ont d’évidence décidé d’investir sur lui comme leader européen. 2 Le français sera bien présent comme langue officielle des Jeux olympiques de Pékin en 2008. J’ai signé la convention qui engage le comité d’organisation des JO avec .Monsieur Lui Qi son Président. 3 Grâce a Ubifrance et à Futurallia, 150 PME ont accompagné Nicolas Sarkozy, 93 % de taux de satisfaction. 4 Trois femmes Ministres de Nicolas Sarkozy ont été un atout aux yeux des Chinois : Rachida Dati, Christine Lagarde et Nathalie Kosciusko-Morisset. 5 Dans le Palais du peuple le Président Hu Jintao m a pris à part pour me dire : Je n’oublierai jamais votre voyage officiel de Premier Ministre en 2003 pendant le SRAS - moi non plus. 6 Décidément j’aime la Chine. jpr 11 commentairesLaisser un commentaire |
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28 novembre 2007 à 19:02
Monsieur le Premier Ministre,
Ni hao
J’ai suivi régulièrement votre périple en Chine, de Xian à Shanghaï en passant par Pékin et les quelques images et compte rendus que j’ai pu voir ou lire ainsi que votre enthousiasme semblent refléter le bon déroulement de ce voyage présidentiel.
Vous avez bien fait de vendre à nos amis chinois des A330 en 2003, sans mettre en cause vos talents de bon marcheur démontrés en d’autres lieux, je pense quand même que la route entre Pékin et Shanghaï risquait d’être longue.
1.(yi) - En vue du prochain sommet Chine/Europe qui se tiendra en 2008 sous la présidence française de l’union, je pense que les dirigeants chinois se devaient d’accueillir avec les plus grands égards notre Président. Quant à leur choix d’investir sur lui comme leader européen, il a tout pour plaire, sa fougue, son enthousiasme et il est également en début de mandat qui l’amène à 2012 tout comme son homologue chinois Monsieur Hu Jintao, il me semble. En plus, lors de ce voyage il a su conforter sa position en s’entourant de personnes valorisantes : trois ministres féminins de qualité et des sénateurs “de poids”, il me semble également avoir reconnu à vos côtés Monsieur Jacques Valade Président du Groupe d’Amitié interparlementaire France/Asie du Sud-Est.
2 (er) - J’ai également vu sur “China.org.cn” la confirmation de la signature d’une convention pour l’usage et la promotion de la langue française lors des JO de 2008 à Beijing. Il aurait été dommage pour la langue maternelle du Baron Pierre de Coubertin surtout quand l’on voit en photo les jolies stagiaires francophones du COJOB poser avec Monsieur le Grand Témoin pour la Francophonie au Sofitel Wanda de Pékin.
3 (san) - Je pense que vous avez donné à Nathalie les informations relatives aux PME qu’elle recherchait…..
4 (si) - Je ne voyais pas les chinois aussi attentifs à la présence de femmes ministres. J’ai peut-être une fausse idée compte tenu des droits de l’homme encore “discutés” en Chine ! Cette attention laisse peut-être présager beaucoup d’espoirs pour les droits de l’homme, puisse en être ainsi !
5 (wu) - Sans doute que les chinois sont beaucoup plus reconnaissants que les français. En tout cas, le geste du Président Hu Jintao à votre endroit met en valeur votre grande lucidité et votre conscience professionnelle dont vous auriez pu faire abstraction au moment des faits (vous n’auriez pas été le seul). Il montre également que ce peuple a vraiment une certaine culture. Quant au “Moi non plus”, je pense que si maintenant vous le dites en souriant, à l’époque vous deviez afficher un certain rictus.
6 (liu) - “Décidément, j’aime la Chine”, je ne pense pas que quelqu’un puisse dire le contraire. Pas moi en tout cas, je vous connais trop bien et vous affichez tant de conviction.
Cordialement
Zai jian
Jacques d’Hornes
NB : Vous avez vu, j’ai fait un effort, je me suis mis au chinois !
4 décembre 2007 à 8:11
Monsieur le Premier-Minstre Jean Pierre Raffarin,
Tout d’abord je vous prie d’avoir un peu d’idulgence pour mes accents, je n’ecris pas en chinois comme Jacques, mon clavier n’a pas d’accent et je suis dans un internet cafe avec un tres petit debit.
A tout moment mon ecrit peu s’effacer.
Je suis tout a fait en accord avec votre enthousiasme, la Chine est un avenir !
Un avenir pour celui ou celle qui n’a pas peur de s’entreprendre, de prendre sa vie en main.
L’homme, s’il veut prendre la dimension de son destin doit choisir de s’ouvrir en essayant les portes qui se presentent.
La Chine donne la possibilite de grandir, bien loin de notre societe qui n’ose plus le risque, en France un projet trouve difficilement l’investissement comme energie du devenir.
Les hauts murs de notre bourgeoisie bancaire apprecient le calme discret des douillets matelas provinciaux.
La Chine lie la tradition, la modernite, l’esprit d’entreprise, le temps pour la fete.
C’est une societe qui reconnait aussi la valeur de l’homme et qui sait utiliser l’ascenseur des amities.
Ce que nous avons perdu.
Dans le monde, a l’etranger, les francais n’ont que tres rarement un esprit d’equipe, ils se combattent tres sous souvent et se denigrent.
Il y a une grande difference avec l’Asie ou les pays anglo-saxons, ou chacun peut trouver de l’aide dans sa recherche de poste.
L’avenir de nos entreprises, dans leurs demarches a l’etranger serait de construire une reelle confraternite des francais ou europeens, il est plus facile d’entreprendre ensemble.
La France a beaucoup d’atouts, un tres grand savoir faire qui sont reconnus, mais si regulierement bafoues par une incompetence de notre management.
Aujourd’hui, nos grandes societes ne savent plus gerer les projets, le mis-management est devenu une habitude de gestion, les retards sur les plannings s’inscrivent dans une acceptation generale.
Le management d’hier n’a pas su trouver d’oreille pour faire entendre les nouvelles propositions du management de demain.
Si nous voulons devenir des partenaires commerciaux avec la Chine, il nous faut grandir et comprendre que le nouveau management doit prendre en compte la dimension de l’homme en mieux le responsabilisant.
Une societe doit se definir par un vrai management a sa tete qui prend en compte l’HSE (l’aspect securite environnement par des regles a suivre), les controles QA/QC qui gere les flux de l’information a tous les niveaux de la societe.
Une entreprise c’est une ruche ou chacun est reconnu et responsabilise…
Le manager, les managers doivent aussi s’impliquer comme des chefs d’orchestres, c’est dans l’harmonie que le succes de l’entreprise apparait, car chacun se sent plus responsable car plus reconnu.
L’entreprise devient a ce moment la “creative” de son propre devenir…
Veuillez agreer Monsieur le Premier-Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.
jany guiot
4 décembre 2007 à 23:02
Cher Jany,
Je suis heureux que vous soyez bien arrivé à Yogyakarta. Joli périple pour arriver à destination.
En langue chinoise je poursuis mes progrès, je ne suis pas encore aussi fort qu’en cuisine (chinoise, bien sûr) mais je fais déjà quelques phrases avec le vocabulaire que je découvre. C’est assez sympa, surtout que j’ai appris quelques règles d’usage.
Après cet intermède hilarant, revenons à votre commentaire qui, comme toujours, amène réflexion.
Je n’ai pas beaucoup d’expérience dans le monde civil et le trouve assez différent du milieu militaire auquel je fus habitué. Différent, il le semble encore plus à l’étranger au vu de votre description, pourtant j’aurai cru que lorsque l’on se retrouve dans un pays inconnu, l’on cherche à se regrouper pour se soutenir, l’alliance française ça existe ! Sans doute que le milieu civil est beaucoup plus cruel que celui de la grande muette.
Vous semblez remettre en cause le management de nos sociétés. Peut-être, faudrait-il simplement laisser tomber les anglicismes tels que “management, coacher, planning, etc….” et revenir à de bons vieux termes bien français comme planifier, organiser, diriger et contrôler. L’essentiel pour un directeur de société étant d’avoir des qualités indéniables d’organisateur habile, capable de répartir les tâches en tenant compte de la compétence de chacun afin d’utiliser au mieux le potentiel humain et surtout faire confiance à ses adjoints et à son personnel.
Bonne fin de séjour.
Amicalement
Jacques d’Hornes
6 décembre 2007 à 5:13
Cher Jacques,
Nous sommes entierement dans la meme approche concernant “la direction” “la gestion des projets”
Le mot management est actuel, le mot planning aussi, je les utilise depuis 30 ans, par contre coacher, je suis en accord avec vous, un phenomene de mode…
Certains arrivent a vendre une methode qui n’assure pas le resultat, mais les entreprises adorent les budgets nouveaux qui montrent une image de leur modernite, est-ce reellement de la modernite?
Les methodes de gestions des entreprises sont simples si le dirigeant a un peu de coeur a l’ouvrage, aujourd’hui a mon avis c’est le desastre dans les grandes entreprises, meme si par chance elles font des benefices car le marche est temporairement porteur.
Je ne suis pas anti-societes francaises dans ma reflexion, je reve seulement a un sursaut de clairvoyance pour ramener la gestion des projets, des contrats vers plus de professionalisme.
Un client etranger qui voit son projet mal suivi aura tendance a refuser la societe francaise dans l’avenir…
J’ai rencontre une dame qui est Professeur Docteur de nationalite indonesienne a Yogyakarta, elle fait une etude sur la longevite, Yogyakarta de part son climat social apaise, de part sa culture et ses traditions, la population a une esperance de vie superieure a la moyenne indonesienne…
Il est vrai que le sentiment ressenti,en me promenant dans cette ville, amene a penser qu’il est important de jouer sur trois niveaux “le social, le societal et l’environnemental”
Les traditions amenent a plus de convivialite, c’est aussi le pays du theatre des ombres, qui apporte beaucoup en enseignement….
Nous sommes tous des ombres, des marionnettes dans la lumiere du present, a nous de comprendre notre role et d’aspirer a l’unite en laissant s’ecouler la vie dans nos corps, dans nos coeurs, dans notre etre…
Je vous souhaite une bonne journee,
Amicalement,
jany guiot
7 décembre 2007 à 22:44
Cher Jany,
Je vous prie de bien vouloir m’excuser si j’ai mis un peu de temps pour répondre à votre billet mais l’idée y était, malheureusement je ne trouvais pas les mots pour l’exprimer. J’ai enfin trouvé le mot-clef pour vous répondre.
Je suis désolé mais une fois de plus et pourtant je n’aime pas employer l’anglicisme mais le mot qui convient est : “business”.
C’est le mal profond de notre société. Toujours plus pour se faire remarquer et emporter les marchés. Qu’importe le moyen employé ! D’où découlent le manque de professionnalisme et le manque de spécificité d’un produit ce qui représentaient encore il y a quelques temps la valeur des techniques françaises, notre savoir-faire.
Monsieur Raffarin fait souvent remarquer que les PME ont beaucoup de difficultés à s’implanter à l’étranger parce que trop petites. Alors bien souvent ce problème les amène à fusionner pour avoir davantage de puissance mais cela a un prix, bien souvent les sociétés se regroupant ont des secteurs d’activités différents, alors qu’elles y gagneraient sans doute à le faire dans la même corporation au lieu de rester dans l’adversité et faire jouer la concurrence.
Autre conséquence du “business”, le manque d’attachement à sa société, à sa corporation. Avec les nouvelles technologies chacun peut faire tout et n’importe quoi sans être spécialisé dans une certaine branche. C’est ainsi qu’un directeur d’une société qui faisait des mouchoirs à Cholet se retrouve à confectionner des assiettes à 10.000 Kms de notre pays sans en connaître la procédure : la qualité du service s’en ressent (j’aurais pu prendre d’autres corps de métiers, les exemples ne manquent pas). Je pense que nous avons perdu les valeurs de nos métiers, il n’ y a plus l’amour d’une profession, tout ce qui compte c’est le “fric”, d’où la perte de sa culture, des traditions et même parfois de son identité.
Le “business” ne s’arrête pas là. En raison du coût du travail, il entraîne des délocalisations. Ne soyons pas dupe, même si certaines publicités continuent à faire valoir un certain slogan “la tradition est un label de qualité” : mensonge et nous nous en apercevons quotidiennement, la qualité n’y est plus. Je vais mettre une pointe d’humour dans ce billet un peu trop morose, mais surtout sachez que je ne cherche pas à dévoiler une partie de mon intimité. Que nous soyons ancien Premier Ministre, pharmacien à la retraite ou ancien de la Navale, j’ai pris volontairement les plus âgés de ce blog car tous les trois nous pouvons faire des comparaisons plus facilement. Chaque jour nous nous trouvons confrontés à ce genre de problèmes, lequel d’entre nous ne râle pas, après s’être habillé et fait quelques pas, nous nous retrouvons avec le slip au bas des fesses ou les chaussettes au milieu des talons et tout cela après deux ou trois lavages de ces vêtements. Où sont passés les sous-vêtements de notre enfance ? Ce ne sont que quelques exemples, mais la liste est longue.
Vous voyez, mon cher Jany, la qualité du service, la qualité de la matière….. que dire de plus !
Alors c’est vrai, comme vous le dîtes, “le social, le sociétal et l’environnement” peuvent être les vecteurs qui nous ramènent un peu à nos valeurs perdues, mais la mondialisation nous le permettra-t-elle ?, sauf si elle nous amène à porter des slips jetables ou à dormir dans des draps recyclables après leur première utilisation, ou encore si elle conduit nos directeurs de sociétés à monnayer leurs compétences dans des simples contrats de “manager”.
J’ai dit dans un de mes derniers billets que nous sommes allés trop vite, victimes des nouvelles technologies, je le pense sincèrement. Bien souvent, je réfléchis (ça m’arrive…..) et je pense que si je devais refaire ma vie, je prendrai une valise et je partirai dans un pays pas encore atteint par ce mal de notre société, le pays je le connais mais malheureusement il est un peu tard…. j’ai passé l’âge.
Cette société me fait penser à une chanson d’Eddy Mitchell, je vous en délivre quelques mots que j’éviterais de chanter et pour cause (je chante faux) : “Rien n’est à toi, tu ne vaux pas un seul centime, car tu appartiens à la société anonyme…..”. Il y a peut-être une part de vérité.
Bien amicalement.
Jacques d’Hornes
NB : J’ai fait volontairement allusion à notre Ami Claude pour le saluer et lui dire que je suis très heureux de le retrouver parmi nous (l’activité de son blog est toujours aussi passionnante : félicitations).
9 décembre 2007 à 11:02
Cher Jacques,
Vous avez ecrit ces mots….
“Cette société me fait penser à une chanson d’Eddy Mitchell, je vous en délivre quelques mots que j’éviterais de chanter et pour cause (je chante faux) : “Rien n’est à toi, tu ne vaux pas un seul centime, car tu appartiens à la société anonyme…..”. Il y a peut-être une part de vérité”.
Rien ne nous appartient: c’est vrai,
Nous ne valons pas un centime ? non ! non ! non !, c’est justement le but de notre vie de decouvrir les richesses qu’il y a en chacun de nous.
Cette richesse, ce savoir que vous partagez au gre des mots que vous ecrivez.
La richesse interieure n’est pas seulement les mots, elle est aussi les non-dits, les flashs, les images qui se rappellent.
Vous parlez aussi d’age passe ?
Le coeur n’a pas d’age, il est toujours temps pour lui de s’exprimer et de tout remettre en question.
J’ai connu un retraite qui parlait de ses jours de bonheur a Madagascar dans les rues de Dole (Jura), c’etait l’hiver, je l’ai rencontre, nous avons parle et il est parti a Madagascar….
La vie est faite pour que nous allions jusqu’au bout de notre art, a la decouverte de nos dons, chacun doit prendre concience qu’il existe et qu’il a une valeur.
En Indonesien il y a un mot ” Harga Diri ” le prix du soi, l’estime de soi…..
La vie patine nos jours, ces jours qui nous font comprendre que les portes du destin s’ouvrent a ceux qui frappent avec le coeur apaise…
La vie a ses secrets, a ses parfums…
Pour revenir a la bonneterie, tout est question de prix et de qualite et aussi d’etat du moral.
Des 30 ans, sans rondeurs…
Je me posais les memes questions existencielles que vous, un jour j’ai decide d’accepter le fait que je ne trouverai plus rien qui respecterait mon port et qu’il fallait aussi que je fasse un pas.
Depuis je porte avec aisance ce que je trouve.
Il est important de comprendre et d’accepter son schema corporel.
Cela fait aussi partie de l’apprentissage de cette vie…
Vous remarquerez Jacques que progressivement nous sommes amenes a parler de tout sur ce blog et c’est important, il n’y a pas de petits problemes, il n’y a que des questions qui peuvent quelque fois limiter l’epanouissement de l’etre.
Vous etes un homme de la mer, imaginez que vous soyez sur un petit bateau pneumatique et que vous le laissiez se diriger au gre du vent en pleine confiance en acceptant les elements…
La vie est ainsi, elle est faite d’acte et de sentiment dans l’action…a nous de trouver le tempo qui nous correspond.
Dans les mathematiques il y a les fameuses identites remarquables, dans la vie il y a aussi les memes identites remarquables qui sont des clins d’oeil de comprehension.
Continuez a ecrire cher Jacques, sachez que j’apprecie de vous lire et pardonnez si je reste quelque temps en sommeil, il n’est pas toujours facile d’avoir acces a internet, notamment si je me retrouve sur une plateforme petroliere pendant une phase importante.
Bien amicalement,
jany guiot
10 décembre 2007 à 9:03
Bonjour Jany,
Vu l’angle sous lequel vous prenez la richesse, vous avez entièrement raison. Richesse décrite parfaitement par Monsieur Alvin Toffler dans son livre “La richesse révolutionnaire” (ouvrage recommandé par Monsieur Raffarin) : la richesse des connaissances. Cette richesse a une valeur inestimable encore faut-il que chacun la communique, la partage, c’est bien pour cela qu’il m’arrive (vous, également) de parler de tout sur le blog de notre hôte. L’essentiel est de communiquer, parfois une phrase quelconque donne une idée, une lueur d’espoir. D’ailleurs Monsieur Raffarin dit lui-même en parlant de son blog qu’il lui arrive parfois de tenir compte de certaines de nos réflexions (j’ose espérer qu’elles ne l’amèneront pas à l’échafaud).
J’aurais pu être le retraité que vous avez rencontré dans les rues de Dole l’hiver dernier et qui vous parlait de ses jours de bonheur à Madagascar, car c’est bien de Madagascar dont je faisais allusion dans mon billet précédent. Mis à part la France, pays où je suis né (comme dirait Michel Sardou dans une certaine chanson) Madagascar représente le plus beau pays où j’ai eu l’occasion de me rendre. Nulle image, nulle phrase ne peut présenter la synthèse de cette île “au sourire” comme on la surnomme, un véritable continent aux visages multiples et contrastés, origines européenne, africaine, indienne, chinoise, etc…. s’y côtoient, chacune avec sa culture et sa religion continentale. Certes, les malgaches vivent dans la pauvreté mais ils possèdent la plus grande des richesses qu’ils expriment si facilement par leurs sourires : la richesse du bonheur de vivre et surtout de vivre ensemble, tout simplement parce que ce peuple n’a pas encore été frappé par les nouvelles technologies et tout ce qu’elles engendrent.
Je poursuis l’étude de votre billet et j’arrive à la partie humoristique, c’est à dire la “bonneterie ou la lingerie fine” suivant comment l’on considère notre petit linge. Vous savez, j’ai pris ces articles comme exemples pour mettre un peu d’humour dans mon commentaire, mais je n’en fais pas une fixation. J’aurais pu citer les lacets ou les lames à rasoir, la conclusion aurait été la même. C’est un problème de texture, de matière, je pense que ces produits sont entrés dans les produits de consommation courante, et même si vous prenez des produits soit disant de “qualité” en y mettant le prix (je suis assez difficile dans mes choix et je n’ai jamais regardé à la dépense pour mon bien-être) le résultat est identique : j’ai les chaussettes au fond des baskets au lieu de les avoir sur les chevilles pour ne citer que cela….. Nous sommes entrés dans une société de consommation, il faut pousser à cette consommation productrice de travail. Une nouvelle ère s’ouvre, celle des nouveaux produits jetables…… vous me direz que nous ferons une économie de produits de lessive. Le sujet est vaste et nous pouvons poursuivre cette discussion encore longtemps, de déduction en réflexion. Toutefois, je vous rassure mon cher Jany, tout ceci n’altère en aucun cas mon moral, il y a des choses bien plus graves dans la vie.
En réalité, il ne faut pas grand chose pour être heureux, une bonne santé, s’accepter tel que l’on est, et une bonne humeur régulière, je crois que je ne suis pas trop défavorisé de ce côté là. Je n’en mets pas davantage sinon je vais relancer un autre débat.
Bien amicalement
Jacques d’Hornes
11 décembre 2007 à 4:38
Bonjour Jacques,
Il est 9:30 a Yogyakarta,
Merci pour votre reponse, voyez j’ai reussi a trouver votre point faible.
Madagascar est restee dans le coeur de beaucoup de personne pour ce sentiment de vivre.
Sachez qu’il y a aussi l’indonesie qui a garde dans certaines regions une tres grande qualite de vivre avec la modernite comme internet.
Ici les habitants vivent ensemble et sont tres proches, il est possible de parler de ses problemes, de ses doutes avec un chauffeur de taxi.
Chacun donne son avis dans le respect de l’autre.
Le midi il m’arrive de dejeuner pour un Euro, du riz, du poulet, des legumes et du the.
La relation dans le couple n’a pas de tabou, les contraintes administratives sont loin d’avoir le niveau de complication qu’il y a dans notre pays.
Il y a beaucoup d’hopitaux modernes sans acharnement therapeutique, les infirmieres ont plus de temps pour les mots et les gestes gentils.
Ce matin je suis alle dans un hopital ultra moderne jumele avec un hopital chinois pour la cancerologie, pour un simple mal de gorge, le docteur, le dossier medical, la pharmacie, Total un Euro pour moins d’une heure avec un the.
Voyez Jacques la modernite s’allie tres bien avec les traditions et le respect des individus.
Beaucoup vont trouver dans mon billet un affront a notre pays, il ne faut pas le prendre dans ce sens la, car il y a beaucoup a faire dans les pays d’asie sur le plan social et du droit….
Je mets l’accent sur l’humanisme et la relation entre les individus, ce que nous avons perdu ces dernieres decennies…
Lorsque je me promene en Indonesie j’ai vingt ans et tout l’avenir…
En France les murs sont habilles de tristesse, les regards se fuient dans des ailleurs imaginaires….la peur de l’autre…le refus de l’autre…seul un malheur rapproche, comme un simple rappel que nous ne sommes pas seuls…
Cher Jacques, c’est vrai, le bonheur c’est aussi une philosophie de vie, il se cultive…
Le probleme ne vient pas de la modernite, il vient du manque de comprehension de la vie des nouvelles generations plus tournees vers un materialisme exacerbe.
L’epoque est au “mamam bobo” de Mr Alain Souchon, le jeunisme de Mr Jacques Lang, du “du fric ici et maintenant”, de la peur de l’autre, du doute sur le futur…pourtant nous sommes pourtant partis de bien plus bas dans l’echelle sociale !
Cette France passe par une phase d’incomprehension et de morosite qui demandera du temps car il faut reveiller les consciences, aider a la construction de l’homme, promulguer la participation au dialogue, ouvrir le debat, pas seulement lors d’une coupe du monde.
Vous parlez du “vivre ensemble” c’est cela il faut revenir vers les valeurs du “vivre ensemble”
Le President Nicolas Sarkozy a un role important pour faire retrouver aux francais le chemin de la fraternite, le chemin de la confiance, c’est a lui de lancer les signaux…..il n’est pas trop tard, POURQUOI PAS DURANT NOEL…..
Cher Jacques, je vous souhaite une bonne journee.
Bien amicalement,
jany guiot
12 décembre 2007 à 3:49
Erreur d’ecriture pour l’hopital + medecin + medicament = Total 10 EUROS
Suite a hopital en Indonesie.
Ce matin je suis alle dans un hopital ultra moderne jumele avec un hopital chinois pour la cancerologie, pour un simple mal de gorge, le docteur, le dossier medical, la pharmacie, Total 10 Euros pour moins d’une heure avec un the.
J’ai lu aussi qu’ils font des packages pour les naissances, les check-up (controles reguliers) avec des prix tres abordables.
Ex: naissance Hopital + Naissance + chambre = Total 450 Euros.
Par contre il y a les petits hopitaux, moins modernes, plus proches dans leur prix des indonesiens qui n’ont pas un gros pouvoir d’achat.
Pour les petits, l’hopital reste encore onereux…
C’est au travers les aides au developpement, la mise en place des regulations dans la mondialisation, le choix dans la preference des marches industriels et commerciaux ethiques, que l’on pourra pousser les etats a organiser ou a mettre en place une architecture sociale…Retraites, maladie et soins etc…
Une entreprise francaise ou europeenne implantee dans un pays en voie de developpement social devrait etre porteuse de progres dans leur statut, notamment dans la gestion du personnel, salaires, retraites, maladie etc..
jany guiot
12 décembre 2007 à 10:28
Bonjour Jany,
Je vous ai un peu délaissé. Hier fût une longue journée, une réunion de copropriété interminable, une réponse passionnée à Monsieur Dermagne sur un autre sujet, je rassure Monsieur le Premier Ministre j’ai vu son billet sur la quiétude du vieux moine de l”époque des SONG du Nord, il devait être heureux et vivre vraisemblablement en toute quiétude envié même par un nuage qui n’avait plus qu’une seule raison : celle de pleurer.
Votre billet est intéressant car, vous devez avoir des dons de devin, il relate des contraintes administratives de notre pays, sujet vaste au point qu’il préoccupe, je pourrais dire enfin, la haute sphère, cela fait partie des réformes et notre Président s’y attaque.
Je vous rassure, ceux qui trouveraient dans votre billet un affront pour notre pays ne sont pas réalistes. J’ai une anecdote à vous conter à ce sujet, en 1981 j’ai suivi à Paris un stage pour l’obtention du certificat “Organisation - méthodes administratives” organisé par le Ministère de la Défense et ouvert aux officiers et sous-officiers supérieurs des trois armes. Stage très intéressant qui consistait à moderniser, réformer et simplifier toutes les tâches administratives de nos armées, ce stage était ponctué par un devoir qui vous attribuait ce certificat avec une mention. La Marine est sans doute la plus conservatrice de nos armes. Donc j’avais fait un devoir consistant à élaborer un imprimé sur lequel seraient regroupés toutes les appréciations concernant le personnel relatives à la notation annuelle, à une candidature à un cours ou à un stage, à un renouvellement d’engagement ou un changement de statut (pour simplifier : tout en un) évitant ainsi la multiplication de dossiers et une perte de temps certaine à réunir continuellement des commissions d’examen de dossiers au niveau de l’unité. Mon devoir avait plu à l’Etat Major de la Marine, j’avais d’ailleurs eu la mention “très bien” et obtenu ainsi ce certificat. Savez-vous que j’ai eu la joie de redécouvrir mon imprimé en 1988 tel que je l’avais élaboré, entrer enfin en vigueur. Il s’était quand même écoulé sept années.
Vous avez raison quand vous dîtes qu’il faut mettre l’accent sur l’humanisme et la relation entre les individus que nous semblons avoir perdu. Pourquoi nous replions nous sur nous même ? le repli c’est le déclin. C’est peut-être dû à un manque de confiance, une peur en l’avenir, nous regardons peut-être un peu trop loin : vivons au jour le jour comme nous le faisons quand nous sommes en Indonésie ou à Madagascar, mais vivons ensemble et disons nous que nous trouverons tôt ou tard une solution à tous nos problèmes, si ce n’est pas nous ça sera nos enfants ou nos petits-enfants….
Bonne continuation, cordialement
Jacques d’Hornes
15 décembre 2007 à 9:41
Bonjour Jacques,
J’etais tres occupe aussi hier,
Je suis en accord avec vous lorsque vous dites que la societe change mais avec du temps.
L’important c’est d’y croire en cherchant a donner un avis.
Comme pour votre imprime, il est important de proposer le changement ou une amelioration, c’est comme cela que le monde change.
A vous aussi je souhaite une bonne continuation,
Je serai de retour au Nigeria le 28 decembre.
Bien cordialement,
jany guiot