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10.12.2007
Ouverture des commerces le dimancheJe suis souvent interrogé sur ma position concernant la proposition de la Commission Attali de généraliser le travail le dimanche. J’y suis radicalement hostile pour deux raisons :
C’est clair, il n’y aura pas de majorité parlementaire pour cette proposition. Par contre si, comme les professionnels (UPA, CGMPE, ACFCI, chambres des métiers….), je suis opposé à la généralisation de l’ouverture des magasins le dimanche, je ne suis pas opposé à une adaptation, notamment dans certaines grandes zones urbaines. jpr 18 commentairesLaisser un commentaire |
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10 décembre 2007 à 15:46
Monsieur le Ministre,
Je suis pharmacien, c’est-à-dire aussi petit commerçant.
Je ne suis pas d’accord avec vos raisons de ne pas autoriser le travail le dimanche.
C’est une des solutions pour le petit commerce de retrouver la proximité avec ses clients, au lieu de les voir fuir vers des centres commerciaux.
C’est la possibilité d’engager quelqu’un une journée, un étudiant par exemple.
Ou de faire des heures supplémentaires lorsqu’on en a besoin.
Cela génère du chiffre d’affaires supplémentaire, de la TVA supplémentaire, des salaires supplémentaires, etc…
Si le dimanche ne représente qu’une demi-journée de chiffre d’affaire en plus, cela signifie +8%.
Imaginez la croissance du pays alors…
Vous ai-je donné des idées pour vous convaincre du contraire?
SI ce n’était pas le cas, n’hésitez pas à venir me voir à la pharmacie!
10 décembre 2007 à 20:04
Monsieur le Premier Ministre,
Permettez-moi de ne pas partager pas votre position su l’ouverture des magasins le dimanche.
Hormis le fait que peu de citoyens français se souviennent que le dimanche , jour du Seigneur, permettait le repos évoqué dans la Bible, et qu’encore moins de Citoyens profitent de ce jour pour pratiquer leur religion, puisque la population française pratique plusieurs religions dont le jour de fête diffère, nombre de professions sont bien obligées de recourir à l’activité professionnelle ce jour-là.J’en ai dressé la liste non exhaustive ci-dessous:
Ouverture des magasins le dimanche : un scandale ?
Des conducteurs de train, des machinistes de bus ou de métro conduisent le dimanche
Des pilotes d’avion et des hôtesses de l’air volent le dimanche
Des chauffeurs de taxi roulent le dimanche
Des ouvriers des trois huit font tourner des machines le dimanche
Des aide-soignant(s) et des infirmier(e) s soignent le dimanche
Des médecins se déplacent le dimanche
Des pharmaciens oeuvrent dans leur officine le dimanche
Des professeurs corrigent des copies le dimanche
Des éleveurs traient des vaches et des agriculteurs moissonnent le dimanche
Des policiers et des gendarmes interviennent sur des accidents le dimanche
Des pompiers éteignent des feux le dimanche
Des journalistes et des reporters informent le public le dimanche
Des artistes se produisent le dimanche
Des boulangers cuisent le pain le dimanche
Des cuisiniers et des serveurs s’affairent dans des cafés et des restaurants le dimanche……
Alors, est-ce vraiment un scandale que des magasins ouvrent le dimanche, surtout sur la base du volontariat, et en échange d’un double salaire ?
Brigitte de Larochelambert, Maire de Liniers, Vienne
11 décembre 2007 à 5:01
Mr le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Chacun preche pour sa paroisse et c’est normal !
Je suis actuellement en Indonesie et les magasins sont ouverts tous les jours…
Au dela des corporatismes, des peurs infondees, il y a dans l’ouverture non seulement un accroissement du chiffre d’affaire qui implique une rentree de TVA, il y a plus d’emplois offerts, mais il y a aussi plus de temps pour les francais pour aller dans les magasins avec un esprit plus detendu, plus receptifs aux offres.
C’est agreable en Indonesie de pouvoir sortir le dimanche, pouvoir trouver des restaurants ouverts, faire l’achat d’un vehicule, faire du leche vitrine pour mieux rever sa vie….
Je crois que l’on oublie trop souvent la dimension du reve dans le developpement de l’homme…
Laissons aux boutiques le choix d’ouvrir ou de rester fermer, ne cherchons dans le combat entre petits et grands magasins une raison a notre refus !
Les clients iront toujours dans leurs boutiques preferees car ils auront un service, ceux qui choississent deja le supermarche resteront sur leur choix.
Laissons vivre les commerces en depassant les corporatismes et le clientelisme,
Pourquoi ne pas essayer tout simplement !
Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration,
jany guiot
11 décembre 2007 à 7:37
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
D’abord, il faut bien se rendre à l’évidence que ce n’est pas ce genre de mesure qui rendra du pouvoir d’achat aux français hormis aux quelques privilégiés qui seraient amenés à faire des heures supplémentaires, mais à quel prix…. car comme vous le dîtes, il faut un temps pour la famille. Doivent-ils sacrifier la vie familiale pour améliorer leur pouvoir d’achat ? le dimanche étant la seule journée de la semaine où la famille peut être reconstituée et permettre son épanouissement.
Cette proposition pourrait avoir un avantage, celui de créer des emplois à condition que les commerçants jouent le jeu : faisable si les magasins désireux d’ouvrir le dimanche ne réduisent pas le temps de présence de leur personnel en semaine pour le faire travailler le dimanche et qu’ils embauchent d’autres personnes pour assurer le bon fonctionnement de leur établissement tout au long de la semaine, dimanche compris. Quand on connaît déjà le manque d’effectifs dans les journées légales d’ouverture, je ne pense pas que cela puisse être envisageable.
Au point de vue économique, l’ouverture le dimanche des grandes surfaces sera la mort des commerces indépendants qui ont résolu le problème en ouvrant le dimanche multipliant de ce fait leur chiffre d’affaires et fermant bien souvent le lundi, or si cette proposition est retenue vous ne pourrez pas faire de ségrégation et vous serez obligé de l’étendre à tous les commerces, en tous temps et en tous lieux. Alors que je pense qu’une telle mesure pourrait recevoir un agrément périodique pour diverses raisons : les besoins sont différents d’une région à l’autre suivant les périodes de l’année en raison des mouvements de population (grandes zones urbaines en périodes de fêtes, vacances estivales, sports d’hiver, etc…).
A cette généralisation d’ouverture des magasins le dimanche viendront se greffer d’autres besoins mettant à contribution d’autres corporations déjà largement sollicitées en semaine qui aspirent au repos dominical bien mérité (services publics en particulier).
Cette proposition ne risque-t-elle pas d’amener une dérive de tous les abus ? Après celle-ci, à quand une proposition pour des ouvertures nocturnes jusqu’à minuit par exemple ? Après tout, ne sommes-nous pas dans une société de consommation !
Suivant la position de chacun, cette mesure proposée présente des avantages et des inconvénients. Personnellement, je ne suis pas un commerçant et, étant une personne prévoyante et organisée, je ne me sens pas très concerné par cette proposition. Cependant, j’aimerais bien connaître par référendum si les français sont respectueux du jour de repos hebdomadaire que leur confère la législation du travail et, là je le dis avec une certaine pointe d’humour, s’ils sont aussi attachés à leurs dimanches qu’à leurs jours fériés !
Bien cordialement,
Jacques d’Hornes
11 décembre 2007 à 11:02
Bravo pour votre colloque organisé hier soir à Sience Po. En espérant que le mal français de tout législatif puisse un jour disparaitre (à grand renfort de textes!!!)
11 décembre 2007 à 12:33
Votre position assez radicale sur la non-ouverture du dimanche est contrariante. Vous invoquez deux raisons qui sont intimement liées, la seconde semblant venir justifier la première.
Au motif que le commerce indépendant n’aurait pas, d’après vous, les moyens d’ouvrir 7 jours sur 7, vous condamnez donc totalement l’ouverture du dimanche de la grande distribution. Je crois qu’un jugement aussi tranché n’est le reflet ni de la réalité économique, ni de la réalité sociale, ni même à terme de l’intérêt politique des élus locaux (vous voyez, j’ai l’esprit large !).
ECONOMIQUE : le commerce indépendant est essentiellement constitué d’affaires familiales. Les quelques 700.000 petits patrons concernés n’hésiteront pas une seule seconde à travailler plus, pour gagner plus…eux aussi, offrant rapidement, de surcroît, de nouvelles possibilités d’embauches. D’ailleurs, ils ne travailleront jamais 7 jours sur 7, car ils resteront de toutes les manières fermés le lundi. Ce n’est pas une question de moyens mais de volonté. La grande distribution a certes une puissance que la loi doit cadrer, mais l’attractivité des petits commerçants est aussi très importante lorsqu’il joue avec leurs armes propres. C’est sur ce terrain qu’il convient de les aider, en dynamisant les centres villes comme le déclare Fillon. Les municipalités ont d’ailleurs un grand rôle à jouer, en concevant leurs centres villes comme des galeries marchandes, parfaitement capables de rivaliser avec les grandes surfaces et les grands centres commerciaux.
Si la grande distribution était ouverte le dimanche, croyez-vous que le boulanger vendrait moins de baguettes, le boucher moins de côtelettes et le maraîcher moins de courgettes ? Je ne le pense pas, pour une raison simple : grands et petits commerces ont chacun leur clientèle qui est à 80 ou 90% la même. Tous les français achètent du pain dans leur boulangerie de quartier et ces mêmes français, vont chez Carrefour, Auchan ou Leclerc pour faire le gros de leurs courses. Aucune loi ne parviendra à changer cela. Depuis 15 ans, le nombre de boulangeries ou de bouchers baisse mais celui des parfumeries et des loueurs de vidéo augmentent. Nous assistons à une mutation irréversible des profils des petits commerces qui ont un avenir en centre ville.
SOCIAL : vous ne pouvez ignorer que les habitudes de consommation ont changé. Sortir en famille le dimanche après midi pour faire des achats est de plus en plus fréquent. C’est, précisément, une occasion de vie familiale et de rapprochement des générations. C’est aussi une attente de nombreux Français. Il est loin et définitivement révolu le temps où les familles se regroupaient autour d’un poulet frites pour le déjeuner dominical. On peut le regretter, mais c’est ainsi. Vouloir lutter contre cette évolution m’apparaît totalement vain et illusoire. Il faut créer et favoriser de nouvelles occasions pour ce rapprochement des générations, en collant aux attentes des Français. Le commerce du dimanche est l’une de celles-là, comme le cinéma, la culture ou le sport.
POLITIQUE : les élus locaux estiment sans doute que l’ouverture du dimanche mécontenterait les petits commerçants, cœur de leur électorat. Le sujet est délicat, une pédagogie s’impose et les solutions doivent être mûrement réfléchies. Mais ce raisonnement ne tient pas. Il est avéré que toutes les lois initialement prévues pour les protéger ont manqué globalement leur but. Qui peut nier ce fait ? Il vaudrait mieux essayer de convaincre nos élus, qu’après une période de transition par définition déstabilisatrice, les choses rentreront dans l’ordre. Tous les commerces, petits ou grands, trouveront leurs places et leurs clientèles, avec l’application d’un concept qui ne peut que profiter aux consommateurs…la concurrence.
En résumé de ma réflexion, je crois que toute évolution législative sur le commerce doit tenir compte des grands principes économiques contre lesquels il est inutile, voire vaniteux, de lutter :
1. Un gros acheteur obtiendra toujours de meilleures conditions d’achats qu’un plus petit, d’une façon ou d’une autre.
2. La concurrence est toujours un levier de déflation
3. Sur le moyen terme, c’’est toujours la demande qui dicte les pratiques et non l’offre.
Voilà pourquoi, je pense que votre avis sur l’ouverture du dimanche devrait être modulée.
12 décembre 2007 à 8:17
Bonjour Monsieur Dermagne,
Chacun peut avoir ses opinions, être pour ou contre des nouvelles mesures, je respecte les vôtres mais je pense que certaines de vos réflexions, notamment économiques et sociales, sont assez surprenantes. Je vais essayer de vous préciser pourquoi je ne partage pas tout à fait votre point de vue. Je vous précise comme je l’ai déjà dit dans mon billet #4 que je suis assez neutre car je ne me sens pas très concerné par ce problème.
Je ne connais pas la région où vous résidez, ni votre rang social, mais je pense que vous n’allez pas souvent faire les courses et en particulier le dimanche, car vous sauriez si c’était le cas que le meilleur chiffre d’affaires d’un petit commerçant est fait le dimanche : tout simplement parce que les grandes surfaces sont fermées en cette journée dominicale et que, comme vous le dîtes les 700.000 petits patrons concernés n’hésitent pas une seconde à travailler plus pour gagner plus et ouvrent le dimanche.
Ensuite, croyez-vous que la majorité des français qui achètent du pain dans la boulangerie du quartier, ça je vous le concède pour avoir un pain de qualité (bien que le prix de la baguette y soit le double qu’en grandes surfaces) dont le couple travaille et qui va à Auchan, Carrefour ou Leclerc faire le gros de ses courses revient sans avoir acheter ses côtelettes ou ses courgettes pour aller les chercher dans le petit magasin du coin : j’en doute ! Vous savez, je suis à la retraite et je fais les courses tous les matins, je peux vous dire que le petit boucher du quartier vend autant de côtelettes le dimanche que le restant de la semaine où il ne vend pour ainsi dire que du tartare car le consommateur est sûr d’avoir de la viande fraîche, sinon il se cantonne à quelques tranches de jambon et un peu de charcuterie, si je me trompe je veux bien devenir végétarien (humour). Pour information, je viens de regarder dans les pages jaunes, savez-vous combien il y a de boucheries (toutes spécialités confondues) dans la ville de plus de 60.000 habitants où j’habite : 14 soit 1 boucher pour plus de 4.000 habitants, vous croyez que s’ils faisaient des affaires et ils devraient compte-tenu du nombre, ils auraient besoin de travailler le dimanche ! Par comparaison, j’ai passé toute mon enfance dans un petit village de 3.500 âmes, à l’époque certes il n’y avait pas encore de grandes surfaces mais je peux vous dire que dans ce village il y avait 6 boucheries et elles ne travaillaient pas nécessairement le dimanche.
Où je suis d’accord avec vous c’est que les parfumeries et les loueurs de vidéo ont remplacé les boulangeries et les boucheries mais là on ne peut pas parler de tradition…..
Social : Si vous considérez que d’amener ses enfants en grande surface un dimanche après-midi, usés leurs fonds de pantalons assis par terre à lire des BD pendant que les parents font les courses ou à jouer les rabat-joies capricieux dans les rayons de leur choix soit une source de rapprochement familial, je veux bien. Personnellement je préfère les voir à table pour partager un véritable repas cuisiné (peut-être le seul de la semaine) en les invitant à participer à des discussions diverses et variées (en leur laissant même un thème de leur choix) sans doute beaucoup plus fédératif d’une structure familiale. Le restant de l’après-midi pouvant être utilisé à se détendre en famille, les occupations de nos jours ne manquent pas (ballade en forêt à chercher des champignons ou à aider au renouveau de notre planète en plus c’est instructif, une petite baignade : j’ai un avantage, j’habite à 500 mètres de la plage, ça peut-être une partie de pétanque ou de ballon : ils adorent relever les défis, s’il pleut une sortie cinéma, voir un match de foot ou de rugby, etc…), sans exclure pour autant leurs amis. Organiser des pique-niques.
L’art de vivre ne consiste pas à aller rêver le dimanche après-midi en arpentant les allées d’un grand centre commercial qui porte le même nom. Nos enfants et nous-mêmes sommes confinés pendant toute la semaine dans les grandes agglomérations urbaines en proie au stress et maladies à la mode : allons nous oxygéner, notre santé ne sera que meilleure ainsi que celle morale et psychologique de notre cellule familiale.
Il faut éviter les problèmes intergénérationnels, de nos jours la plupart des membres d’une famille ne se voient pas de la semaine, horaires différents en raison d’activités diverses, le dimanche représente la seule possibilité à une famille de se retrouver, alors pourquoi ne pas lui laisser le rang de “journée de la famille” et vouloir absolument la faire ressembler aux autres. En plus je ne pense pas qu’un grand centre commercial soit vraiment l’endroit idéal pour resserrer les liens familiaux et éviter que ne se creuse davantage le fossé des générations.
C’est peut-être pour cela que notre belle langue française fait débuter cette journée par la syllabe qui termine les autres jours de la semaine, tout simplement parce qu’elle doit être différente.
J’espère vous avoir convaincu.
Cordialement,
Jacques d’Hornes
13 décembre 2007 à 9:23
Je viens d’écouter votre intervention sur RMC à propos du travail le dimanche pour la grande distribution et j’ai été très heureux d’entendre vos arguments notamment qu’il s’agissait en gros d’un transfert d’activité sans grand effet globalement sur le taux d’activité et plutôt nuisible socialement.
Aussi devant cette réponse mesurée et que j’estime pertinente, je vous ferais remarquer que supprimer uniformément un jour férié par solidarié est profondément injuste quand on sait qu’il y a des travailleurs qui ont 20 jours de RTT et d’autres aucun .
13 décembre 2007 à 9:30
Madame,
Vous parlez de volontariat mais la réalité économique oblige à dire qu’il n’en est rien. Celui qui ne voudra pas travailler le dimanche ne sera pas embauché ou promu, c’est comme cela que ça se passe vous devriez le savoir. Le travail le dimanche lié à la consommation de biens autres que l’alimentation quotidienne n’a pas lieu d’être. Globalement ça nee crée pas d’emplois. Ca se saurait.
17 décembre 2007 à 9:20
Bonjour Monsieur (ou Madame) Le Gia,
Si je suis d’accord avec le début de votre commentaire, la fin de celui-ci m’attriste !
La suppression d’un jour férié n’a eu d’autre but que de porter secours à nos anciens qui vivent dans la difficulté. Difficulté financière, difficulté liée à leur grand âge et difficulté liée à NOTRE égoïsme.
Aux grands maux, les grands remèdes et à notre indifférence, une solution qui ne passe pas inaperçue !
La vie et la survie de ceux qui nous ont précédés, qui ont d’ailleurs connus pour la plupart une vie terrible (1939-1945) ne vaut-elle pas, au minimum, un jour férié en moins ?
Bonne journée,
Pierre ARCHAMBEAUD
17 décembre 2007 à 9:34
Monsieur Jacob,
Vous avez raison : désormais, vous cèderez la responsabilité de votre officine à un étudiant le dimanche.
Je vous propose un étudiant en 1ère année de droit, qui vous remplacera le dimanche.
A nos amis boulangers-pâtissiers, le dimanche, un étudiant en médecine fera l’affaire pour pétrir du pain.
Pour une société d’assurances (moi je veux renégocier mes contrats d’assurances le dimanche !!!!), un apprenti-garagiste fera l’affaire !
Mon avocat (imaginez que je veuille consulter mon avocat un dimanche) sera dignement remplacé par un élève d’une école de génie électrique.
Un cordonnier, parce que les chaussures qui s’usent le week-end doivent être réparées le lundi, sera remplacé le dimanche par une étudiante en langues étrangères !
Je vous en prie, Cher Monsieur Jacob, ne me répondez pas qu’il serait incongru de ne pas permettre aux pharmaciens(*), aux assureurs, aux avocats et aux cordonniers de rester chez eux le dimanche et que l’ouverture le dimanche ne concernerait que les caissières et les vendeurs de magasins !
Bonne journée,
Pierre ARCHAMBEAUD
*= je ne parle pas des “gardes”
17 décembre 2007 à 9:42
Monsieur (ou Madame) Le Gia,
Je suis d’accord avec vous : que Madame Le Maire de Liniers s’interroge sur l’avenir professionnel qu’un employé d’une grande ou d’une petite enseigne aura lorsqu’il aura décliné 2 demandes de “volontariat” pour venir travailler le dimanche.
Par contre, si je souhaite effectuer des démarches administratives à la Mairie de Liniers le dimanche, Madame le Maire me le permettra, sans le moindre doute. Et cela me rassure !
Pierre ARCHAMBEAUD
17 décembre 2007 à 9:57
Madame le Maire,
Je viens de découvrir votre site internet et je tiens à vous souhaiter une bonne réélection en mars prochain.
Seriez d’accord pour désormais inclure dans votre liste (pas celle des municipales, non celle des métiers égrainés sur ce blog), les employés de mairies, notamment ceux de Liniers ?
Effectuer des démarches administratives le dimanche, ce serait le rêve ! Pensez à ceux dont les horaires de travail coïncident avec les horaires d’ouverture de votre mairie et qui ont beaucoup de mal à se rendre en mairie pour renouveler leur carte d’identité ou s’inscrire sur les listes électorales.
Promis, si la Mairie de Liniers ouvre le dimanche, TOUS les magasins de France devront en faire autant.
Bien à vous et bon vent pour les prochaines élections !
Pierre ARCHAMBEAUD
17 décembre 2007 à 22:27
Très chers,
L’ouverture des magasins le dimanche est-elle de nature à dynamiser la vie économique ?
Le travail du dimanche amène à réfléchir à plusieurs aspects, d’ordre religieux, social et économique.
Religieux, car en France, la tradition chrétienne séculaire donne à ce jour de la semaine un caractère très spécifique. La signification et le contenu de ce jour ont évolué au fil du temps et ce qui était vrai autrefois, ce qui relevait du domaine du sacré, ne l’est plus aujourd’hui, voire, dans une moindre proportion quand on fait référence à l’ensemble de la population.
La France multi-culturelle a modifié la perception et la signification du dimanche.
Que représente aujourd’hui cette journée pour un français catholique, pour un français du culte musulman, pour un français de confession judaïque, pour un français d’une autre religion, pour un français athée, plus globalement pour un citoyen de France ?
Comment mettre en osmose le dimanche, le samedi jour du shabbat et le vendredi jour de prière ?
Social, car le dimanche est le jour du repos après une semaine de travail.
C’est le jour où la famille se retrouve, partage sans contrainte sociétale un moment de vie dans la cellule basale de la société. Il faut garder à l’esprit que l’entité familiale a changé, que sa composition a évolué progressivement en liaison pour partie avec la vie professionnelle. On peut presque imaginer une mini-mondialisation de cette cellule basale.
Le dimanche est le jour des activités de loisirs, de sport entre autres, un espace-temps personnel. A ce jour sont venus se greffer, d’abord le samedi puis, avec l’arrivée des trente-cinq heures, le vendredi après-midi.
Actuellement, trois jours se retrouvent partiellement en dehors du circuit économique : le vendredi, le samedi, le dimanche et peuvent être positionnés en correspondance avec les trois religions musulmane, judaïque, chrétienne.
Economique, le dimanche constitue un temps de service minimum pendant lequel certaines professions doivent assurer une permanence de travail afin que la société puisse continuer à fonctionner jusqu’à la reprise du lundi.
Réservé au seul dimanche, ce temps d’arrêt économique a été progressivement étendu au samedi puis au vendredi après-midi, ce qui conduit à un système de permanence en roulement de deux jours et demi avec une qualité de service parfois non satisfaisante, en particulier pour ce qui est dépannage, service et soins à la personne. Trente-cinq pour cent du temps de la semaine devient ainsi un moment où l’activité économique peut capter un potentiel de clientèle. On observe alors, plus qu’un gain d’activité, un phénomène de lissage hebdomadaire et un décalage de période des échanges économiques.
Ce décalage est particulièrement sensible lors des périodes d’augmentation de la demande et se traduit par un déséquilibre très pénalisant pour le couple citoyen consommateur-citoyen travaillant pouvant aller jusqu’à un dysfonctionnement.
Pour ce qui est de la rémunération du travail, elle n’existe que lorsque l’activité génère des profits. Il n’y a dans ce domaine, ni bénévolat, ni philanthropie.
Claude Simonnet.
18 décembre 2007 à 18:01
Cher confrère,
Vous avez une bien jolie pharmacie, dans un beau quartier parisien et je comprends votre désir de travailler plus longtemps dans un aussi joli cadre.
Toutefois pour les lecteurs non pharmaciens du blog de notre très cher Jean-Pierre je souhaite apporter ma contribution à votre proposition.
La pharmacie d’officine est un des métiers règlementés de la santé où l’exercice personnel n’est pas obligatoire.
Quand un malade va consulter son médecin, il est consulté par un médecin.
Quand un malade va chez son pharmacien, il n’est pas obligatoirement servi par un pharmacien. C’est la plupart du temps un membre du personnel de l’officine, diplômé, bien entendu, qui le prend en charge. Mais il existe des dérives à ce mode d’exercice.
Quand la concurrence oblige une profession règlementée, comme celle de la pharmacie d’officine, a tenir boutique ouverte plus de 10 heures par jour et 65 heures par semaine, il est facile d’entrevoir la tentation à laquelle sont soumis certains confrères ou consoeurs.
Imaginons par exemple que le plus important des postes des frais généraux est celui de la masse salariale. Imaginons que la tentation d’améliorer la rentabilité d’une profession règlementée, mais commerciale, passe par la compression des dépenses. Quel poste budgétaire sera le premier étudié ?
Aucun souci sur la réponse : la masse salariale sera la première dépense diminuée.
Voici un autre élément de réponse : la substitution d’un personnel qualifié par un personnel non qualifié à la délivrance des médicaments (moins onéreux). L’article L 4241-1 du Code de la Santé publique l’interdit.
Que dit le fameux article ?
Il précise que seuls, les pharmaciens, titulaires, adjoints, remplaçants et les préparateurs en pharmacie (sous la surveillance effective du pharmacien) sont seuls habilités à délivrer les médicaments au public. Ils doivent en plus porter un badge d’identification. C’est quand même la solidarité nationale qui fait le chiffre d’affaires des officines de pharmacies ! Enlevons la Sécu, que reste-t-il dans le tiroir-caisse ?
Pour ce qui est des étudiants en pharmacie non thèsés, ils doivent avoir validé leur stage de 3ème année de pharmacie et ne peuvent délivrer les médicaments que sous la surveillance effective d’un pharmacien autorisé.
A l’officine, le malade peut parfois, trop souvent, être servi par une personne non diplômée, non qualifiée, non autorisée.
Qui peut pratiquer un exercice illégal ? Réponse : le conjoint du titulaire, non qualifié à la vente, le personnel affecté à la gestion des stocks, non qualifié à la vente.
Le conjoint non qualifié qui exerce illégalement, parfois, trop souvent même dans l’officine du titulaire, cela existe. Souvent entre midi et 14 heures ou le soir quand l’inspecteur des pharmacies ne travaille plus, mais aussi en toute impunité dans la journée. Le soir par exemple quand le titulaire est parti à sa réunion hebdomadaire de club service, le conjoint non autorisé va même faire la garde. Ou encore le personnel préparateur en pharmacie alors que le pharmacien ne peut exercer son devoir de surveillance.
J’entends déjà dire que j’ai l’esprit chagrin. Non point, cela existe !
Je n’oublie pas au passage la guerre des amplitudes horaires où celui qui perd du chiffre d’affaires est celui qui tient officine ouverte moins longtemps que les autres.
Alors, la pharmacie d’officine, dans son ensemble, doit-elle ouvrir un jour supplémentaire dans de telles conditions ?
S’il s’agit d’assurer la permanence des soins, alors oui, laissons ouvrir plus de pharmacies le dimanche et la nuit, mais que les services de garde soient effectués par les pharmaciens.
Bien à vous.
Claude Simonnet.
21 décembre 2007 à 12:34
Bonjour Monsieur Archambeaud
Je suis tout à fait d’accord pour une solidarité pour nos anciens mais dans l’équité: enlever un jour férié à celui qui a 20 jours de RTTn’est pas la même chose qu’en enlever un à celui qui n’en a pas . Je ne vois pas ce qu’il y a d’égoïste à le constater. Donnez 20 jours de RTT à ceux qui n’en ont pas et je suis sur que vous en trouverez pour en redonner plusieurs par solidarité.
22 décembre 2007 à 21:41
travail du dimanche…:
un simple avis de bon sens:
A autoriser d’ abord et en priorité - sinon exclusivité- dans les secteurs géographiques et/ ou économiques ou “on vit d’abord du repos des gens ”
Cites touristiques (dument reconnues selon les critères ad hoc) par exemple…
Il existe déjà des dispositions spécifiques sous l’autorité des préfets mais exigeant encore un depot de dossier à la direction du travail pour demander une autorisation préalable chaque année…
C’est extremement lourd, individuel et révocable…Pas facile pour une politique d’embauche durable et cohérente.
la liste des branches concernées (non déjà dérogatoires de fait) n’est pas difficile à établir …
Ce serait une facon de “liberer le travail” sans tout “laisser faire et laisser aller “…
Cest juste mon avis…SVP faisons simple et pragmatique…Merci
24 décembre 2007 à 5:31
Des cures et des Hommes,
Aujourd’hui nous ne pouvons plus parler du jour du seigneur, combien de francais sont reellement a l’eglise le dimanche ?
Je pense par contre qu’ils continuent a revendiquer leurs traditions judeo-chretiennes.
Le Parti Communiste, les Syndicats ouvriers qui etaient des “bouffeurs de cures” parlent du jour de repos hebdomadaire…
Pourtant le Monde va progressivement vers l’ouverture le dimanche, il nous sera impossible de fermer les magasins le dimanche, le samedi, le vendredi et plus plus pour les amoureux du jeudi…
Dans les grandes capitales du monde, il est agreable de se promener, de faire du leche-vitrine, de faire des achats n’importe quel jours, seules les banques et administrations sont fermees le samedi et dimanche.
Vous lavez bien vos voitures et tondez bien vos pelouses le dimanche en reveillant vos voisins qui profitaient d’un moment de retrouvaille !
Les velos roulent sur les routes, pendant que d’autres se preparent des merguez…cela fume partout…le bricoleur bricole en cherchant ses cloux, d’autres vont au marche ou faire leur LOTO, t’as choisi tes chiffres…
Au fond pouvons-nous les laisser vivre comme ils veulent ?
S’il y a un Seigneur, etes-vous sur qu’il est pour la censure des jours ?
Bien cordialement,
jany guiot
nb sans accent, mon clavier n’en a pas