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Après ma toute récente visite à Ottawa et à Québec où j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat, j’ai mesuré un réel apaisement sur les deux fronts historiques qui ont toujours compliqué l’amitié franco-québécoise : les tensions liées au Fédéralisme Canadien, d’une part, et l’entente historiquement pas toujours cordiale entre la France et l’Angleterre. En m’affirmant avec la plus grande netteté l’attachement du Canada à la langue française, « le Canada est né en français », le Premier ministre Harper s’est affiché favorable à ce que l’anniversaire de la Fondation de la nation québécoise soit aussi l’acte de naissance du Canada. En proposant, d’autre part, que le sommet Europe-Canada qu’il présidera avec Nicolas Sarkozy ait lieu à Montréal, satisfaction peut être ainsi donné à Jean Charest, le Premier ministre Québécois qui verra ainsi la belle province accueillir l’ensemble des grands événements de cette exceptionnelle année 2008. Son énergie sera ainsi récompensée. Nicolas Sarkozy a fait également un pas en me chargeant d’inviter la Gouverneure Générale du Québec, Chef d’Etat et représentante de sa majesté, la Reine d’Angleterre, à se rendre en visite officielle en France pour les Cérémonies du 8 mai et pour le départ de la grande traversée qui, sur les traces de Champlain, engagera plus de 100 navires derrière Le Belem de La Rochelle à Québec. Preuve est ainsi donnée que nous ne gardons pas rancune de ce qu’en 1908 les Anglais avaient célébré, sans nous, le troisième centenaire de la fondation de Québec. Québec 2008 méritait bien ses apaisements, même si la Fête de la diversité permet à chacun de célébrer ses amitiés et ses valeurs en restant libre. jpr 3 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesJacques d'Hornes dans Crise financière : la comprendre pour l'affronter le 19/11 à 05:57 Bonjour à tous, Monsieur le Premier Ministre, Cette réunion ne manquera pas d’intérêts. Nous a [...] jany guiot dans Crise financière : la comprendre pour l'affronter le 19/11 à 05:14 Un état démocratique, une démocratie sociale et de progrès a besoin de fonds pour exister. Longte [...] jany guiot dans Crise financière : la comprendre pour l'affronter le 18/11 à 17:56 Les risques de la crise... Avec cette crise économique qui s'est déclarée soudainement, il y a un [...] AP dans Sarkozy éclaire la réforme territoriale le 18/11 à 10:34 Étonnamment, ces sorties de Nicolas Sarkozy sur sa vision de la réforme des collectivités territoria [...] Jacques d'Hornes dans Nous n'échapperons pas à un plan de relance le 17/11 à 20:44 Bonjour Jany, Mon enthousiasme pour le carnet de Monsieur le Premier Ministre n’a pas changé. J’a [...] |
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21 décembre 2007 à 8:48
Monsieur le Premier Ministre,
Il est bien dommage que lors des premières explorations du continent nord américain l’Union Européenne n’existait pas. Cela aurait évité bien des désagréments à chacun. Le marquis de Montcalm serait sans doute mort dans son Gard natal au lieu de mourir au combat sur les Plaines d’Abraham mais ça n’aurait sans doute pas empêcher Samuel de Champlain de mourir le jour de Noël à Québec, ville qu’il avait fondée, accablé par la vieillesse et la paralysie.
Vos billets sont toujours aussi intéressants et vous m’avez plongé une nouvelle fois dans des lectures passionnantes. Ce qui n’est pas désagréable, j’adore explorer toutes les voies navigables (vous comprendrez pourquoi j’ai fait toute ma carrière dans la Marine Nationale), et une nouvelle fois j’ai remonté le Saint-Laurent, bien glacé et gelé en cette période de l’année.
Quand vous affirmez que “le Canada est né en français” et que le Premier Ministre Stephen Harper s’est affiché favorable à ce que l’anniversaire de la Fondation de la nation québécoise soit aussi l’acte de naissance du Canada, je me demande comment il pourrait faire autrement, n’en déplaise à nos amis anglais, nous étions bien les premiers dès 1534 alors que Henry Hudson ne découvrit la baie qui porte son nom qu’en 1610.
Le nom du Canada est couramment attribué à Jacques Cartier qui entendit le terme alors qu’il naviguait sur le fleuve Saint-Laurent en 1535. Les Amérindiens parlaient de *Kanata*, mot iroquoien qui signifie village et non tout le pays comme le croyait Cartier. A vrai dire, je pense que ce sont les indiens qui furent les premiers colons du Canada. Lorsque les explorateurs et colons européens commencèrent à s’installer le long du Saint-Laurent, il y avait environ 200.000 Indiens au Canada.
Par contre, on peut dire que c’est à Samuel de Champlain que le Canada français actuel doit son existence. Il fût le principal fondateur de la *”Nouvelle France”* (la plus grande partie de la province de Québec actuelle) au début du XVIIème siècle.
Il est d’ailleurs intéressant de constater que les explorateurs français empruntaient le Saint-Laurent alors que les explorateurs d’autres pays empruntaient d’autres voies (Baie d’Hudson par exemple pour les anglais).
Vous avez raison de parler d’apaisement surtout pour réussir Québec 2008, mais nous devons prôner le pacifisme, l’époque du monarque régnant sur le Canada est révolue. Le Canada jouit depuis bien longtemps déjà d’une complète autonomie politique et même si la Reine d’Angleterre demeure officiellement la souveraine du pays en application de l’Acte de l’Amérique britannique du Nord de 1867 qui stipule que “le gouvernement exécutif et l’autorité sur tout le Canada sont dévolus à la Reine”, cette stipulation n’ayant jamais été abrogée, il n’en demeure pas moins que le pouvoir réel de la reine est presque inexistant, il n’est que protocolaire et ceci même si certains canadiens restent fiers du lien qui unit le Canada au trône d’Angleterre.
Nous pourrions en discuter longuement, mais nous ne sommes pas ici pour refaire l’histoire, et je pense qu’avec le temps, nos amis anglais s’effaceront du Canada comme ils l’ont fait en d’autres lieux.
Que 2008 soit pour tous les Canadiens, qu’ils soient francophones ou anglophones, une année de joie, de bonheur et de paix, ainsi qu’à tous leurs amis.
Cordialement
Jacques d’Hornes
21 décembre 2007 à 11:00
NON, NON et NON a l’entree de la Turquie !
Monsieur le Premier-Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Nous devons garder le referendum qui donne le droit, aux francais et aux europeens, de decider de qui est apte de rentrer dans l’Union Europeenne.
Je suis l’auteur de l’expression choisie pour exprimer la relation souhaitee avec la Turquie ” un partenariat privilegie” reprise par les hommes politiques.
Aujourd’hui ce pays ne presente pas toutes les avancees politiques, sociales et societales necessaires a son acceptation dans une Europe tournee vers l’emancipation des hommes et l’eveil des conciences.
Aujourd’hui la societe francaise ne peut se permettre de remettre dans les mains des hommes politiques leur droit au choix par le referendum.
Nous avons trop connu sous Mr Mitterand, Mr Jospin, la periode pendant laquelle le peuple n’etait plus ecoutee, l’ostracisme….
Je crois que le President Nicolas Sarkozy ferait une grave erreur de supprimer le droit du referendum aux francais sur le theme de l’Europe, a titre personnel je prendrais cet acte comme un reel affront qui m’amenerait vers une toute autre dynamique.
Je veux defendre l’Europe du droit, l’Europe du devenir, l’Europe de l’eveil des consciences, l’Europe porteuse de l’idee d’une meilleure harmonisation sociale dans ses frontieres et dans le monde, PAS UNE EUROPE DE LA FUITE EN AVANT SANS REFLEXION ET SOUS INFLUENCE DES MARCHES DU GAZ OU DU PETROLE.
Chacun peut avoir un sentiment sur l’evolution de l’Europe, les francais sont aussi capable que les politiques de faire un choix reflechi, ils n’ont pas besoin pour cela de visiter la Turquie aux frais des contribuables.
Veuillez agreer Monsieur le Premier-Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.
jany guiot
22 décembre 2007 à 13:50
Les Salaires et l’Estime de Soi,
Depuis les annees 80 les salaires ne refletent pas la qualite de la prestation des employes.
Les salaires ont ete tire vers le bas mettant a mal toute la construction de notre edifice social.
Aujourd’hui les entreprises meurent de leur incapacite a comprendre qu’elles sont responsables…
Ceux qui partent ont fait le bon choix…on ne peut separer le niveau du salaire et le respect que l’on doit a l’employe pour son travail accompli.
Les employeurs ont souvent oublie qu’il fallait investir dans l’emploi, la qualification, consolider la chaine du savoir-faire et l’echelle des ages…
Il faut retrouver les valeurs du progres au sein de l’entreprise…
J’ecris ce texte sans enthousiasme car je sais que rien ne bougera, les economistes continueront a jouer les profits speculatifs au lieu de preconiser l’investissement sur l’outil de production…
Etre vertical et defendre mon droit au salaire de la dignite, c’est mon chemin depuis toujours…un chemin de liberte et de la connaissance.
En province, le patron est un demi-dieu, un MONSIEUR, les employes baissent les yeux d’humilite, reveillez-vous et levez-vous, ne laissez pas le temps vous oublier,
l’estime de soi c’est aussi de prendre conscience de sa valeur professionnelle et d’etre remunere en consequence.
La vie professionnelle est un echange pas une relation “dominant-domine”…
Nous sommes libres de ne pas etre des esclaves du profit sans partage…
jany guiot
nb: sans accent, le clavien n’en a pas….