Archive de avril 2008
几小时前,我与三位中国领导人举行了长时间会晤,他们分别是中国国家主席、总理和北京奥组委主席。并达成了如下共识:
1. 中国人民收到了来自法国的信息:对话是缓解紧张局势的唯一途径,法国祝北京奥运获得成功;
2. 中国政府向达赖喇嘛提出的三个商谈的前提条件是完全可以接受的:停止分裂西藏、停止暴力事件、支持北京奥运会;
3. 中国一直对法国寄予比其它国家更多的期待,因为中法友谊源于1964年,具有非常特殊的地位;
4. 我还带来了中国政府对法国即将担任欧盟轮值主席国的期待。
5. 应当重视中国青年一代的反应,同世界上所有青年人一样,中国青年渴望爱与尊重。
拉法兰
此外,昨天我在北京同欧盟主席巴罗佐先生进行了非常友好的会谈,巴罗佐先生表示将出席下一届人民运动联盟(UMP)全国会议。
PS : cet article reprend en chinois le billet posté le week end dernier et titré « Pékin ce samedi »
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De retour de Chine où, avec le président du Sénat, plusieurs sénateurs et une délégation de la Fondation Prospective et Innovation, nous avons rencontré parmi de nombreuses personnalités, MM. Hu Jintao, le président de la République, Wen Jiabao, le Premier ministre et Liu Qi, le président du Comité d’organisation des jeux olympiques (Cojob), j’ai pu mesurer les dégâts générés par les incidents occasionnés lors du passage de la flamme olympique à Paris et par certaines autres initiatives inopportunes comme celle du maire de la capitale à l’égard du dalaï-lama. La déception a été à la hauteur de l’amitié, considérable.
Seuls ceux qui ignorent tout de la relation spéciale qui unit la France à la Chine, et qui sont souvent les mêmes qui ont été à l’origine des troubles à Paris, ont pu être surpris par la réaction populaire. Les Chinois n’oublient pas que le général de Gaulle a été le premier chef d’Etat d’une puissance occidentale à reconnaître diplomatiquement la Chine populaire en 1964. Ils n’oublient pas, non plus, que la France a, dans l’entre deux guerres, accueilli nombre de leurs futurs responsables comme Zhou Enlai ou Deng Xiaoping à un moment où leur pays s’enfonçait dans la guerre civile. Ils n’oublient pas, enfin, que la France porte depuis plus de deux siècles la flamme des valeurs universelles.
C’est cette France là qu’apprécient les Chinois, celle qui ne juge pas sur les apparences, celle qui engage le dialogue lorsque survient un différend au lieu de fustiger ses partenaires. Les amis doivent pouvoir se parler, notamment dans les moments difficiles. Mais si l’amitié a ses exigences, elle a aussi ses devoirs qui sont le respect et le dialogue. Fort heureusement, l’amitié franco-chinoise est suffisamment solide pour ne pas se défaire au premier accroc. Pour autant, il serait irresponsable de ne pas tirer les leçons de cet épisode qui vient nous rappeler le danger qu’il y a à plaquer des concepts occidentaux sur une réalité différente. Il est de plus en plus difficile de «voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples ».
Nous assistons aujourd’hui à une véritable renaissance chinoise à mesure que la Chine retrouve son statut de puissance de premier plan qu’elle avait perdu au XIXème siècle et, avec lui, la dignité d’une civilisation multimillénaire. A ce moment crucial pour eux, les Chinois sont particulièrement sensibles aux manifestations d’hostilité à leur encontre. Ils savent que leur retour sur le devant de la scène crée un sentiment de crainte à l’Ouest du fait des délocalisations industrielles, de la pression exercée sur les prix des matières premières et des produits alimentaires et de l’émergence de leur nouvelle puissance politique et militaire. Ils n’ignorent pas que certains pourraient avoir intérêt à transformer cette crainte en peur pour tenter, à tort, de leur barrer la route.
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En quelques heures, j’ai pu rencontrer longuement trois dirigeants chinois : le président de la République, le Premier ministre et le président du Comité d’organisation des jeux olympiques. Plusieurs conclusions s’imposent :
1 – Les Chinois ont entendu le message de la France : le dialogue est la seule voie pour l’apaisement des tensions et donc le succès des jeux olympiques de Pékin ;
2 – Les conditions mises par les Chinois pour réussir les consultations avec le Dalaï Lama ne sont pas inaccessibles : pas de sécession du Tibet, arrêt de la violence, soutien aux JO ;
3 – La Chine attend toujours davantage de la France que des autres pays, c’est l’histoire de notre amitié depuis 1964 qui nous vaut ce statut spécial ;
4 – Je suis porteur d’un message des autorités chinoises relatif à leurs attentes quant à la présidence française de l’Union européenne ;
5 – Prenons au sérieux la réaction de la jeunesse chinoise ; comme toutes les jeunesses du monde, elle veut être aimée.
jpr
Nb : JM Barroso au cours d’un entretien très amical hier soir à Pékin m’a confirmé son accord pour participer à un prochain conseil national de l’Ump.
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自1976年以来,我定期访问中国。我从来没有取消过,去中国的行程,即使在2003年“非典”盛行期间。
因此,我可以估量中国的发展,见证中国对外开放政策的进步。
中国的开放令全世界人民更好地了解中国,也使中国人民的生活得到了改善。
伟大的中国人民期待通过北京奥林匹克运动会,取得重大进步。他们更期望我们的友谊,而不是我们的说教。
北京奥林匹克运动会是中国与世界对话的成果。抵制便是中断对话,便是用关闭的态度来回应中国开放的战略。
不参与就是否定对话。
西方没有干涉中国统一的特权。
法国要表达的仍是我们法兰西共和国的基本原则:自由、平等、博爱。这一信息通过友谊的渠道,在“文化多元性”的范围内表达。“文化多元性”使中法两个古老文明团结在一起,互相尊重以便更好地互相理解。
世界和平需要法中友谊。
让-皮埃尔·拉法兰
法国原总理
参议员
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Quelques heures avant de m’envoler vers Pékin, j’ai assisté mardi soir à la création, en première mondiale, de la pièce de Robert Lepage : « Le Dragon Bleu ». C’était à Chalons en Champagne.
Cette manifestation était la première de celles qui en France vont marquer la célébration du 400ème anniversaire de la Fondation de la Ville de Québec.
Le spectacle du Québécois Lepage est immense, de sensibilité et d’humour. C’est une formidable ode à la diversité culturelle. Le lieu est Shanghai, le thème est celui des amarres du cœur humain, le décor est à la fois technologique et artisanale.
Le spectateur a le choix de la fin, optimiste ou pessimiste.
Ne laissez pas passer ce spectacle à côté de chez vous sans vous « déranger ». C’est du bonheur.
Je vous quitte pour partir au pays du « dragon bleu ».
jpr
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J’ai rencontré ce soir au Sénat Zhao Jinjun, ambassadeur, émissaire du Président de la République de Chine, Hu Jintao afin d’évoquer avec lui mon déplacement à Pékin et le dialogue que j’aurai avec les autorités chinoises.
jpr
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Lundi 21 avril :
18h30 : Sénat, entretien avec Zhao Jinjun, ambassadeur, émissaire du Président de la République de Chine, Hu Jintao
Mercredi 23 avril :
18h : départ pour Pékin
Du Jeudi 24 avril au dimanche 27 avril : déplacement en Chine
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Echanges fructueux avec Michel Charasse ce matin dans les couloirs du Sénat : comment permettre à nos sportifs de porter nos couleurs à Pékin, Tout en exprimant un message pour un monde meilleur ?
Imprimons tout simplement notre devise avec notre drapeau : Liberté, Egalité, Fraternité, tout est dit !
En nous quittant, nous croisons Maxime Gremetz, Député égaré au Sénat, toujours prêt à nous donner un conseil (aujourd’hui pertinent) : « Vous pensez pas qu’il serait temps de mettre de l’ordre ! ». Bien vu Maxime !
jpr
NB : SMS à Bernard Laporte : le boycott c’est la négation de la diplomatie, mieux vaut une bonne idée plutôt qu’une mauvaise crise.
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J’ai reçu hier au Sénat le Président Stoiber, chef de la CSU et longtemps Ministre-Président de Bavière.
Nous sommes deux amis, attentifs à l’amitié franco-allemande.
Dans mon expérience gouvernementale, j’ai souvent constaté cette règle de trois de notre diplomatie :
- Quand la France n’est pas alliée à l’Allemagne, elle est seule ;
- Quand la France et l’Allemagne s’opposent, l’Europe piétine ;
- L’amitié franco-allemande s’exprime dans la capacité de compromis.
Je me souviens combien Jacques Chirac avait tenu à l’accord de Gerhard Schröder avant de s’opposer à la stratégie américaine en Irak. L’accord des Allemands est rarement spontané, mais comme il est nécessaire, il relève du compromis. Pour cela les rencontres dites de Blaesheim permettent régulièrement aux deux dirigeants des deux pays de construire un accord par compromis.
Nous venons de le constater concernant le projet français d’Union méditerranéenne devenue Union pour la méditerrannée, le compromis n’est pas seulement sémantique. L’idée de rupture avec le décevant processus de Barcelone n’a pas été retenue, la version pragmatique, celle de « l’évolution du processus » a été préférée.
Avec nos amis allemands les divergences ne manquent pas : gouvernance économique de la zone euro, taux de change, réforme de la PAC… La compétition entre nos deux pays est particulièrement vive en Asie où nos industriels s’affrontent (énergie, transports, automobile…). Nos projets communs ont connu trop de difficultés (Airbus) pour éviter un essoufflement du couple franco-allemand. L’amitié n’est pas une facilité.
L’accord entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à propos de l’Otan prend toute sa valeur dans ce contexte. Ce compromis, en relançant l’ambition d’une politique européenne de défense, relance aussi la vision française des relations avec les Etats-Unis : la solidarité dans l’indépendance.
Comme avec Georges Pompidou (entrée de la Grande-Bretagne dans la CEE) ou comme avec Jacques Chirac (accords de Saint-Malo), avec Nicolas Sarkozy, en début de mandat, la France teste sa tentation britannique.
Très vite pourtant, les fondamentaux s’imposent : les progrès passent d’abord par la relation franco-allemande.
jpr
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Elisabeth Morin et Jean-Pierre Raffarin, tous les deux prédécesseurs de Ségolène Royal à la présidence de la Région Poitou-Charentes ont réagi, par une déclaration commune, à la condamnation de Madame Royal, pour licenciement abusif, par la cour d’appel de Rennes.
« Le jugement de la Cour d’appel de Rennes disqualifie Madame Royal pour l’exercice de responsabilités sociales. La présidente de Poitou-Charentes qui donne des leçons à la terre entière, mais qui traite ses collaboratrices de manière condamnable, se trouve aujourd’hui face à ses mensonges. Cette faute impardonnable de la part de celle qui a reçu une formation de magistrat est inacceptable pour la gestionnaire de la première collectivité territoriale de la région. Que dire de celle qui prétend être capable de diriger la France ? Cette procédure de justice n’est pas la seule, les pratiques de la Présidente de Poitou-Charentes l’ont exposé et l’exposent encore à des déboires judiciaires. Le code des collectivités territoriales n’est pas mieux respecté que le code du travail. L’honneur et la dignité devraient conduire Madame Royal à tirer toutes les conséquences politiques de cette condamnation par la justice de notre pays ».
Elizabeth Morin, député européen
Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, ancien Premier Ministre,
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Dans l’émission « Face à nous » de Public Sénat, hier, j’ai identifié une confusion entre prestation sociale et politique familiale à propos de la carte « famille nombreuse ».
La politique familiale ne peut se réduire à une action sociale. Il s’agit de valoriser la famille comme cellule fondamentale de la société. La famille est valeur, quelque soit son niveau de revenu.
En revanche, je suis en effet favorable, d’une manière générale, à ce que les prestations sociales soient sous condition de ressources. Cela permet de donner plus à ceux qui ont moins.
Pour moi la politique familiale est davantage dans le champ sociétal que social et donc les prestations du type de celles relatives à la carte famille nombreuse ne peuvent être ni supprimées, ni réduites à des critères économiques et sociaux.
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Merci à Jacques d’Hornes, à Jean Bien, à Bernard Decarroux, à Pierre Archambeaud, à Joly…pour leurs encouragements.
Merci à ceux qui apprécient les podcasts sans recevoir le son ! Je ne croyais pas l’image aussi expressive…
Mais j’ai souhaité relancer nos échanges car je partageais avec Jacques d’Hornes, les craintes de l’essoufflement.
Salut à Clément Delorme.
jpr
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Commentaires
le 14/03 à 10:33
Merci beaucoup Jacques. C'était au temps où nous allions à Bobino, les Brassens, Gréco, Moustaki, [...]
le 14/03 à 06:35
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, « C’est agréable le silence, cela permet de [...]
le 13/03 à 20:48
Ernest, Si je vous ai fait sourire, j'en suis ravie. Que triste !!!!!!!!! C'est la France d'en b [...]
le 13/03 à 20:10
Bonjour monsieur Raffarin, Bonjour à tous, Une petite pause sur la taxe carbone ................ [...]
le 13/03 à 19:05
Merci à Ernest et à Reynaldo de célébrer la voix, la personnalité et la pratique poétique de Monsieu [...]