Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

9 commentaires

  1. Jean Bien dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je suis tout à fait d’accord avec vous. Le pluralisme est une chose primordiale. J’ai souvenir d’un cours de science politique où mon professeur avait insisté sur l’importance de savoir se diviser en démocratire. En effet, il est bien plus difficile de se diviser en paix que de s’unir [par la force]. Bravo pour ce billet.
    Je suis de tout coeur avec vous dans ce combat,
    Amitié
    JB pour FL

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Après les remous de ces derniers temps à l’UMP et le titre aidant ça aurait pu marcher, ce n’est pas mal fait mais un peu trop gros pour mordre à l’hameçon, surtout avec votre photo en guise d’appât.
    D’abord, c’est le genre d’annonce qui prend trois lignes et non trois pages en première mouture, surtout avec tant d’informations, il n’y manque que les numéros de téléphone de vos sympathisants, un peu gros. Si mes souvenirs sont exacts, je suis tombé sur cet article il devait être 11H20 soit à peine deux heures après le début de votre conférence de presse, et déjà tous les commentaires de vos opposants et en plus deux commentaires joints à l’article, je n’ai jamais vu de journalistes aussi opérationnels et efficaces.
    Mais enfin, j’ai quand même lu l’article qui me faisait sourire, il y avait de quoi. Je pense que Monsieur Rakotoarison ne connaît pas Monsieur Raffarin comme je vous connais, bien qu’il vous ait sans doute déjà rencontré alors que ce n’est pas mon cas. Entre autre, vous faisiez parti des jeunes giscardiens bien avant de rallier le Parti Républicain, d’autres informations (je n’ai pas tout contrôlé) me semblent erronées.
    Il manque également d’informations sur votre carnet d’adresses et dans vos relations, nous sommes assez loin du compte des 140 soutiens que vous aviez apporté à Nicolas Sarkozy le 22 décembre 2006. Il a quand même pensé à inclure dans vos soutiens votre fidèle ami Dominique Bussereau mais d’autres de vos très proches manquent à l’appel alors que des anonymes régionaux y figurent.

    Par ailleurs, certaines alliances peuvent se concevoir pour supporter l’équipe de France de Rugby mais pas dans le contexte d’un futur parcours politique, encore que certains n’hésiteraient pas à être infidèles pour parvenir à leurs fins, mais surtout pas vous.

    Toutefois, le sigle de ce nouveau parti est très bien choisi, je ne sais pas de qui il est mais me convient pour vous suivre comme toujours mais ne croyez vous pas que vous devriez avancer la date du congrès fondateur prévu à l’automne 2008, ça fait un peu tard compte tenu des prochaines échéances électorales.

    Ce sigle me convient surtout quand vous dîtes que c’est l’Union dans le Pluralisme.

    Encore bravo et ça fait du bien de pouvoir sourire de temps en temps, même en politique.

    Bien cordialement

    Jacques d’Hornes

  3. pierre archambeaud dit :

    Cher Jean-Pierre Raffarin,

    L’UDP, why not, euh sorry, pourquoi pas …

    Mais pas l’UDB ! L’Union Démocratique Bretonne, est un ramassis de vieux briscards avinés et de jeunes déspérados chevelus qui se disent indépendantistes bretons. Aux élections locales, ils sont alliés avec, tient c’est bizarre, le Ps, le Pcf, la Lcr, etc, quand ils ne se présentent pas en indépendants, réalisant des scores lénifiants avoisinants les 0,07%.

    Il y a ceux qui veulent l’indépendance de la Corse et ceux qui veulent celle de la Bretagne. Moi, je suis pour l’indépendance du XVIème arrondissement de Paris, tant qu’on y est ! Libérons aussi la ville du Chesnay dans les Yvelines ! Enfin si son dévoué Maire, le Docteur Philippe Brillault est d’accord… (Philippe, on en parle la prochaine fois que l’on se voit !).
    Et puis, quand à Vannes je lis des affiches où il est inscrit “Breton, Maître chez toi”, “Breton toujours, Français jamais”, je trouve que cela fait tâche.

    Les indépendantistes passent pour de doux dingues, notamment lorsqu’ils sont déguisés comme des druides. Ils revendiquent tout et n’importe quoi et ils sont nos guignols à nous les Breizhous.
    Mais je les ai trouvé beaucoup moins drôles quand certains d’entre eux ont cambriolé un dépôt de munitions dans les Côtes d’Armor, qu’ils ont perpétré un attentat contre un Mac Donald du même département, causant la mort d’une jeune femme prénommée Laurence, dont le seul tord et l’unique crime aura été d’avoir osé occuper un emploi aussi difficile que ceux proposés par ce genre de restaurant. C’était il y a 10 ans…

    Alors oui à l’UDP, mais non à l’UDB.

    Pierre ARCHAMBEAUD

  4. Dominique Hasselmann dit :

    Bonjour Monsieur le Premier ministre,

    Avouez que votre poisson d’avril concernant le jour de la Pentecôte n’était pas mal non plus !

    Il est vrai que l’Hôtel Matignon semble une inépuisable réserve à canulars : François Fillon et son récent “La France n’a rien payé” pour la libération des Français de l’Arche de Zoé (alors que “Le Figaro” annonçait hier, au même instant, le contraire) démontre également son sens de l’humour pince-sans-rire.

    Continuez à nous amuser, on en a vraiment besoin !

  5. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Ce changement fait-il également parti de la vérité et de la vraisemblance ?

    Jolies peintures, j’aimais également beaucoup les pastel d’autrefois, heureusement que vous avez conservé votre cravate rouge pour donner un peu plus de couleurs républicaines.

    Ce n’est pas mal j’aime beaucoup le bleu, bien que j’éprouve quelques difficultés à me repérer. A vrai dire, j’ai l’impression de ne plus être chez moi, je m’y trouvais si bien…. Mais acceptons le changement.

    Il faudra quand même que vous nous donniez quelques explications, par exemple comment fait-on pour lire les commentaires du Podcast du 17 mars. Par ailleurs certains billets et commentaires ont également disparu.

    L’espace commentaire qui me semble un peu plus grand : si j’ai bien compris nous ne pouvons mettre un commentaire en référence, il faudra le mettre nominativement.

    Toutefois, j’espère que ces changements attireront beaucoup de visiteurs et de nombreux commentaires.

    Bonne continuation à Carnetjpr.com

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : - j’ai regardé votre intervention sur Public Sénat : très bien.
    - j’ai rédigé ce commentaire pour essayer le nouveau système “Dites-le”

  6. Pierre ARCHAMBEAUD dit :

    Monsieur Hasselmann,

    Vous avez mille fois raison à propos du lundi de Pentecôte !!!!!

    Oser, quand on est premier Ministre, mettre en place une journée de solidarité avec nos aînés, prix dérisoire à payer pour ne plus revivre l’affront de l’été 2003, c’était une farce !

    Quand j’écris “l’affront”, c’est celui que nous, nous les personnes bien portantes, jeunes, dynamiques avons subi ! “L’affront” que nos petits vieux, isolés, oubliés, nous ont fait en mourrant dans la détresse, la canicule et le rejet. “Nous sommes morts seuls et dans notre coin, mais nous au moins, nous avons la conscience tranquille, contrairement à vous qui nous avez oubliés !” : c’est peut-être le message que nous adressent ces dizaines de milliers de personnes âgées qui sont décédés en août 2003.

    Alors oui, vous avez raison, Monsieur Hasselmann, Monsieur Raffarin a inventé quand il était à Matignon, une farce de 1er avril : consacrer une journée fériée pour ne plus revivre le spectAcle affligeant de 2003. Mais enfin Monsieur Raffarin, quelle idée stupide vous avez eu !! Un jour férié est bien plus important que la vie de dizaines de miliers de personnes !

    Au sujet de l’Arche de Zoé, si François Fillon dit que la France n’a rien payé, alors elle n’a rien payé. Idéologiquement, Le Figaro j’en suis plutôt proche, mais cela ne l’empêche pas d’avoir le droit d’avoir tord. Je préfère ne pas qualifier l’épopée de L’Arche de Zoé : on ne tire pas sur une ambulance et encore moins sur un fourgon mortuaire ! Mais ne soyez pas inquiet : vos impôts ne payeront pas les vacances de Monsieur Eric Bretteau.

    L’argent public ne servira pas à couvrir l’Arche de Zoé.

    Par contre, si vous y tenez, vous pouvez faire un don à une autre association : “L’Arche en Beau”.

    Cette dernière phrase était mon poisson d’avril. Mais tout le reste était sérieux.

    Pierre ARCHAMBEAUD

  7. Mary dit :

    Ah ! Monsieur Archambeaud, comme vous avez raison.
    Certaines personnes veulent juste entendre la sonorité du mot “solidarité” mais quand il s’agit de la mettre
    en pratique, c’est une autre histoire.
    Quel raffut dans l’établissement où je travaille lorsqu’il a été demandé de venir le lundi de pentecôte !
    Perdre un jour férié, vous n’y pensez pas ! Les syndicats, vent debout, mes collègues de gauche (si, si, c’était bien d’eux dont il s’agissait) hurlant au charron ; c’est ceux-là même qui ont posé une journée de congé ce jour là, pour ne rien perdre. et ce sont eux qui s’offusquaient des morts de la canicule !
    La solidarité, un bien joli mot, on le prononce à tort et à travers, mais attention qu’il ne vienne surtout pas amputer un avantage ! et contradictoirement, un avantage donnée par la religion catholique dans ce pays où où certains crient haut et fort que la laïcité est en danger !

  8. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    le thème de Vérité et Vraisemblance sied particulièrement au point que j’aimerais aborder.
    Depuis que vous avez mentionné que Monsieur le Président Sarkozy s’apprêtait à remanier la politique étrangère française en matière de relations Québec-Canada, laquelle est basée sur la formule de la «non-ingérence, non-indifférence» lancée par le ministre gaulliste Alain Peyrefitte, en 1977, l’inquiétude est grande au Québec, tant chez les chroniqueurs politiques, les politiciens et les citoyens.

    Qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui est vraisemblable ?

    Un texte a été publié ce matin par 3 chercheurs en sciences politiques sur cette question, J.M. Girier, de Lyon, M.A. Gosselin et C. Bordeleau, de Montréal.

    le titre est “”"Sarkozy abandonnera-t-il le Québec?”"”"”"”"”

    en voici des extraits

    “”"”"Monsieur Jean-Pierre Raffarin nous annonce que le président de la République française est mal à l’aise avec la doctrine de “”non-ingérence, non-indifférence”" de la politique française à l’égard du Québec. Derrière cette formule, la France consentait à ne pas s’immiscer dans le débat interne canado-québécois mais décidait d’«accompagner» le Québec s’il choisissait l’indépendance dans une démarche démocratique.

    Au-delà de la pertinence de cette position et de l’avenir national du Québec, il faut mentionner que cet aspect de la politique étrangère française ne transparaît pas de manière évidente au quotidien. En réalité, cette position historique de la France ne s’est déployée — et non sans grandes difficultés — qu’en temps exceptionnel. Autrement dit, elle prend forme lorsque la question indépendantiste est saillante et inéluctable: en période référendaire. (………………………………………)

    Impact sur la diplomatie

    Une des redéfinitions potentielles amènerait un changement profond de la pratique diplomatique québécoise au jour le jour. En effet, ce qui est le plus troublant, c’est la déclaration indiquant le souhait de participer à la «gestion du monde» en évitant l’opposition Québec-Canada. En d’autres mots, le président Sarkozy veut participer à une normalisation du cas canado-québécois, ce qui ne peut que représenter une soumission de la diplomatie québécoise à la «normalité» westphalienne de l’État souverain canadien.

    Premièrement, cette «nouvelle» position française de la «normalisation» représente une véritable gifle à l’action française et québécoise des 40 dernières années. En effet, le gouvernement français a été un interlocuteur important — voir essentiel — pour l’existence et le développement du réseau diplomatique québécois.

    Cet accompagnement essentiel a permis au Québec d’entreprendre des actions très intéressantes: présence à la Francophonie, Convention sur la diversité culturelle, mission conjointe des premiers ministres québécois et français au Mexique pendant le premier mandat Charest, etc.

    Deuxièmement, un fait demeure: la diplomatie québécoise s’est constamment développée en opposition à la diplomatie canadienne, non par choix mais par obligation, et plus particulièrement parce que la diplomatie canadienne refusait et refuse encore de reconnaître la voix québécoise dans le domaine des relations internationales.

    Double revirement

    Cette non-accommodation, qui prend même la forme d’une véritable politique de sabordage à l’occasion — pensons à la visite de Lucien Bouchard au Mexique à la fin des années 90 –, est typique de l’attitude canadienne envers les velléités internationales du Québec. Il existe donc un double revirement dans les propos de l’ancien premier ministre français, qui brigue aujourd’hui la présidence du Sénat français. Non seulement il renierait 40 ans d’histoire, il ferait également preuve d’une méconnaissance de la réalité canadienne et québécoise en matière de diplomatie.

    Il faut avouer que le voeu du président français de se rendre à Québec, tout particulièrement dans le cadre du Sommet de la Francophonie, afin de jeter un pavé qui risque de secouer le déroulement de cette rencontre ne fera qu’affaiblir davantage le rayonnement de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). On peut se demander si le président français est conscient du fait que la Francophonie s’est principalement construite (ou déconstruite) à travers l’ordre (ou le désordre) constitutionnel Canada-Québec.

    Grande déception

    L’ironie est grande. Surtout, elle risque de planter le dernier clou dans le cercueil d’un sommet qui se dirige déjà vers une grande déception alors que les problèmes «administratifs» monopolisent les ressources et attirent beaucoup d’attention. En d’autres mots, l’OIF pourrait très bien se passer d’un scandale «québéco-canadien», gracieuseté du président français, afin de se concentrer sur les défis de demain pour la Francophonie internationale.

    Les éditorialistes du journal The Gazette, qui voient dans le réseau international québécois un «rêve de grandeur» inutile et coûteux, se réjouiraient probablement s’il advenait que les propos de M. Raffarin étaient avérés. Peut-être recommanderont-ils le développement d’antennes provinciales à Saskatoon et à Thunder Bay au lieu de voir la représentation étrangère québécoise se perdre en futilités à New York, à Paris, à Bruxelles…

    Nicolas Sarkozy leur donnera-t-il raison? Cela reste à voir. Toutefois, outre les querelles souverainistes-fédéralistes, il serait dommage que le président français torpille le déroulement du Sommet de la Francophonie tout en l’utilisant, ainsi que le formulait le chroniqueur Michel Vastel, pour abandonner le Québec «une deuxième fois».”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"”"

    texte complet: http://www.ledevoir.com/2008/04/04/183455.html

  9. Jacques d'Hornes dit :

    @ Mary et @ Pierre,

    Bonjour,

    Vous avez raison tous les deux.

    Il est bien dommage que, quelques années après, certaines personnes n’ont toujours pas très bien saisi le sens et l’utilité de cette journée de solidarité qu’avait instauré à bon escient Monsieur Raffarin et que le lundi de Pentecôte n’avait rien à voir la dedans si ce n’est qu’en dernier recours.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

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