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04.04.2008
Les JO de Pékin et le Tibet17 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesjany guiot dans Les transformations silencieuses le 03/07 à 14:59 Les transformations silencieuses, Au travers une meilleure connaissance du soi, au travers un dia [...] Mistral dans Mise au point le 03/07 à 14:16 @dominique : à moins d'être totalement aveugle, il est difficile d'être d'accord sur tous avec le pr [...] jany guiot dans Réunions à Toulouse et à Lyon le 03/07 à 12:11 Ernest, Je suis tout a fait en accord avec votre texte, j'ai souvent parle de qualite de notre ge [...] SEDAT dans Réunions à Toulouse et à Lyon le 03/07 à 11:49 @Ernest Gransagne...! Quel article,c'est la grande classe...! Salutations,Reynaldo. PS La répo [...] Ernest GRANSAGNE dans Réunions à Toulouse et à Lyon le 03/07 à 11:04 Bonjour à tous, beaucoup de belles idées sont défendues ici , sur ce blog : des idées"humanistes [...] |
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5 avril 2008 à 8:20
Monsieur le Premier Ministre,
Au travers de plusieurs billets, je vous ai déjà communiqué mon point de vue sur ce sujet.
Mes convictions n’ont pas changé et demeurent conformes aux vôtres que vous venez de rappeler dans ce podcast : oui au déroulement des Jeux Olympiques de Pékin d’août prochain et non au boycott, nous ferions une grave erreur.
Le chemin qui mène aux JO sera encore long et parsemé d’embûches, comme le sera celui qui mène également à l’exposition universelle de Shanghaï en 2010 et comme d’autres qui mèneront à une Paix universelle.
Mais la Chine s’ouvre. Depuis 1976, vous vous rendez souvent dans ce pays et régulièrement vous nous parlez de son évolution. Elle s’ouvre au monde, mais il faut lui laisser le temps. Ne soyons pas impatients tout en restant vigilants. Evitons qu’elle ne se replie sur elle-même entraînant un nationalisme qui ferait sans aucun doute beaucoup plus dégâts dans le Monde bien que sa situation actuelle soit grave, mais elle est interne.
Ne transposons pas la Chine à un pays occidental, il faut qu’elle s’adapte, qu’elle se métamorphose. Les chinois voyagent de plus en plus, ils découvrent nos coutumes, nos mœurs. Soyons stricts mais également tolérants et la Chine au travers de son peuple y parviendra.
Dernièrement vous disiez qu’il fallait parler aux chinois en Chine et face à face, et non de façon arrogante en direct de plateaux médiatiques occidentaux parfumés d’exubérance et qu’il fallait le faire par l’envoi d’un émissaire. J’ai de suite pensé que vous étiez l’homme de la situation : cet ambassadeur capable de transmettre ce message de paix et des droits de l’homme. Vous nous dîtes que vous vous y rendez dans une quinzaine jours, c’est chose faite, bien que votre idée de faire porter le message par le Président Poncelet, pour qui j’ai un profond respect, était également très pertinente.
Mais vous avez un plus. En effet depuis l’événement du SRAS en 2003, vous êtes un peu l’homme providentiel de la Chine et vous jouissez d’une certaine notoriété auprès des chinois et de leurs dirigeants. Le Président Hu Jintao vous l’a rappelé en novembre 2007 lors de votre dernier séjour à Pékin. La Chine a besoin d’une main tendue vers l’occident pour que ces JO ne soient pas un fiasco et les Chinois dotés d‘une grande culture sont très intelligents, le CIO pour son image de marque veut également que ces jeux soient une réussite, or vous êtes le Grand Témoin de la Francophonie pour ces jeux. Vous saurez, j’en suis persuadé, avec cette courtoisie et ce grand respect qui vous caractérisent, transmettre ce message d’Espoir, de Paix et des Droits de l’homme aux Dirigeants Chinois, car vous savez plus que quiconque que la Paix Universelle s’écrit avec humanisme et pacifisme et qu’un jeune français qui manifeste ne risque rien pour sa vie mais qu’un jeune tibétain qui manifeste risque beaucoup pour la sienne.
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mon profond respect.
Jacques d’Hornes
NB : D’ordinaire je mets toujours une note d’humour dans mes billets. La situation est grave, aussi je préfère vous citer quelques proverbes (chinois bien sûr) pour illustrer ce commentaire :
- Un peu d’impatience annihile de grandes espérances ;
- Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous (Confusius)
- Le sage, sans jamais faire de grandes actions, accomplit de grandes choses (Lao Tseu)
5 avril 2008 à 15:56
Monsieur le Premier ministre,
Je m’interroge. Comme beaucoup de Français je m’interroge, et il serait bon que vous fassiez part à vos interlocuteur chinois des interrogations de vos compatriotes.
« Il ne faudrait pas vexer les Chinois par un boycott, au risque de les voir se recroqueviller sur un nationalisme exacerbé. Il faut leur donner le temps… la Chine s’ouvre.»
La Chine s’ouvre… Hier Hu Jia a été emprisonné pour ses écrits, combien de Hu Jia, de Tibétains, d’Ouïgours croupissent dans les geôles chinoises ou dans des camps de rééducation ?
La Chine s’ouvre… Y-a-t-il plus de Liberté de la presse ? Aucun journaliste autorisé au Tibet… Liberté syndicale, multipartisme… où est donc cette ouverture ? Libertés religieuses ?
« Il ne faut pas voir la Chine d’un point de vue Occidental. Laissons leur du temps» … Et donc fermer les yeux sur ce qui se passe sur le plateau tibétain, les steppes du Sinhiang, le cœur de Pékin. Épuration ethnique ici, répression brutale là…
Oublier que la dictature birmane ne survit que grâce au soutien de celle de Pékin, que les milices et l’armée soudanaises équipées par la Chine massacrent au Darfour malgré nos récriminations… prudentes ? Ne pas les vexer surtout, ces dirigeants chinois qui ne regardent pas de trop prêts ce qui se passent dans ces pays…
Ne pas heurter Monsieur Hu Jintao, surnommé le « boucher» de Lhassa parce qu’il réprima dans le sang la révolte tibétaine de 1989.
La Chine s’ouvre… au respect de la culture tibétaine, pour ne parler que d’elle ? Hier, les dirigeants chinois ont déclaré que seul le Parti pouvait décider de la réincarnation du Dalai Lama et de celle des grands Lamas. Symbole de mépris, de cynisme et de ridicule… Aujourd’hui ces mêmes dirigeants insultent le Dalai Lama, chef spirituel et temporel de tous les Tibétains.
Et puis d’autres interrogations, ou plutôt inquiétudes, à transmettre à vos interlocuteurs chinois si vous le voulez bien. La Chine qui a envahit le Tibet menacent l’Inde de ses missiles depuis le plateau tibétain (et ailleurs Taiwan), Inde qu’elle a attaquée en 1962 et dont elle occupe toujours des portions importantes de territoire, notamment au Ladakh, et auprès de laquelle cette Chine revendique l’État de l’Arunachal Pradesh, au mépris de l’histoire. Alors à quelles fins ce budget militaire colossal et cette énorme armée que l’on modernise rapidement ? Ces bases navales sur les côtes birmanes ou pakistanaises ?
Alors, ultime interrogation : peut-on être sûr que notre participation aux jeux ne viendra, bien au contraire, nourrir l’expression nationaliste et la démonstration de puissance qui y sera faite ? Comme en 1936…
Sincères salutations,
Laurent Baldo
6 avril 2008 à 0:22
M.Raffarin;
Je partage totalement le point de vue de M. L. Baldo.
Connaissant la Chine et son nationalisme exacerbé, il ne fait aucun doute que l’objectif des dirigeants est de de rafler le maximum de médailles dans toutes les diciplines, et ils pratiquent le stakanovisme sportif, pour montrer au monde la puissance chinoise.
Le peuple chinois sera, comme d’habitude coupé des informations sur le monde, car la TV ne montrera que ce qui est montrable. Le peuple restera dans l’ignorance, et le Tibet finira par être un lieu de commerce, comme Lourdes l’est devenu, avec une extermination lente du peuple tibétain.
Sauf si le peuple chinois retrouve ses racines boudhistes, mais pour cela il faut l’autoriser à pratiquer et avoir des temples ,comme au Tibet.
Enfin, les dirigeants, soutenus par 1 milliard de Chinois dans l’ignorance, se soucient guère des quelques pp protestations de responsables occidentaux, qui paniquent à l’idée que les jeux de 2012 pourraient leur être refusés, ou qui ont peur que des contrats commerciaux soient rompus.
Pendant ce temps, des moines tombent sous les balles de la police !
Imaginez-vous que l’on vous refuse l’accès à votre lieu de culte du jour au lendemain, que diriez-vous ?
L’occasion est unique pour les pays libres et démocratiques de dire « non» à la Chine.Elle ne bougera pas d’un pouce sinon, dans la voie de la démocratisation.
Il est urgent de menacer de boycotter les jeux.
Cordialement
6 avril 2008 à 18:15
@ Hifi,
Bonjour
Tout comme vous et Monsieur Baldo je suis indigné par ce qui se passe en Chine et plus particulièrement au Tibet, le déplore et le condamne.
Par contre je n’épouse pas votre idée de dire non à la Chine en faisant planer la menace de boycotter les Jeux pour une simple et bonne raison que vous fermez la porte aux dialogues.
Sans aucun dialogue, chaque partie se replie sur elle-même et c’est la rupture, le déclin.
Que fera la Chine ? Elle se repliera sur elle-même, ceci entraînant un nationalisme et ce n’est pas ce qui sauvera malheureusement ces pauvres tibétains. Pire, si la Chine entre dans un nationalisme exacerbé comme vous le dîtes, je crains fort que d’autres populations chinoises paient également le prix fort et que nombre chinois voient leurs rêves d’un monde nouveau s’envoler. Je ne pense pas que ce soit cela que nous voulons et le Dalaï-Lama non plus, c’est bien pour cela qu’il se prononce contre le boycott des JO.
Je pense que la solution la plus sage pour l’instant est celle de la diplomatie prônée par Monsieur Raffarin, celle du dialogue face à face et en Chine avec les Dirigeants chinois. Il sera toujours temps d’agir pendant les jeux, par exemple par le boycott de la cérémonie d’ouverture par les dirigeants du monde et éventuellement après par un boycott économique et commercial.
Je ne sais pas si je vous ai convaincu mais tel est mon point de vue.
Amicalement
Jacques d’Hornes
6 avril 2008 à 22:34
M. d’Hornes,
J’apprécie votre commentaire équilibré, posé et « non violent» .
Cependant, je reste convaincu, que depuis Mao Tse Dong, la Chine n’a pas évolué concernant les droits de l’homme et la démocratie. Elle n’hésite pas à déplacer des populations entières, à spolier des paysans, à museler la presse et les libertés fondamentales.
C’est quoi pour les dirigeants chinois, l’» ouverture sur le monde» ?
C’est d’un côté, tomber dans le consumérisme béat que nous pratiquons dans nos pays nantis occidentaux, et de l’autre, forger un nationalisme militant qui asservit tout esprit de liberté d’expression, en particulier religieuse.
Si il y a UNE personne, qui ne peut pas se prononcer ouvertement pour le boycott, c’est bien le Dalaï Lam
a !
Déjà accusé de « meneur de clique» , il ne peut que proposer l’apaisement et la conciliation.
Mais nous, Européens, nous pouvons nous permettre de donner une leçon de droits de l’homme ( nous, Français, nous nous en targuons souvent sur toutes les ondes !).
La Chine s’en remettra sans problème, telle l’Hydre de Lerne.
Il faut sortir la Chine de sa « Longue Marche» inachevée. La Chine ne peut plus se refermer, car l’Internet se chargera inéluctablement de réveiller les consciences chinoises anesthésiées, mais nous avons le devoir de demander respectueusement, mais fermement à la Chine, de respecter l’identité tibétaine.
Je crains que les dirigeants chinois ne comprennent QUE la politique du bâton.
Bien cordialement
7 avril 2008 à 5:14
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Mais quelle question difficile que celle des relations Tibet-Chine pour nous Occidentaux. Votre approche du dialogue est fondée, sensée. Mais il y a tant de zones d’ombre dans ces rapports entre Orient et Occident. Comment penser ce qui nous apparaît à nous Occidentaux comme un drame cornélien? Comment les Orientaux pensent-ils et vivent-ils ces relations?
L’Occident et l’Orient, deux manières de penser le monde et d’être au monde, où le vivre ensemble est si différent. Pour nous Occidentaux, deux grands modèles de référence se sont imposés. Celui de la culture européenne qui au cours du dernier demi-siècle en particulier a renoué avec ce principe moteur qu’est l’harmonie. Harmonie qui tente de contenir l’excès, la démesure. Cette quête de l’harmonie, se traduit comme l’écrit C.G. Dubois dans une « volonté permanente d’harmoniser le pluriel », d’harmoniser la diversité comme le montre cette Union Européenne des 27 et ce Conseil de l’Europe qui rassemble quelques 47 états : un modèle et une culture qui malgré leurs limites mettent de l’avant le respect des droits humains et le droit des nations.
Un deuxième grand modèle de référence s’est développé en Occident, il s’agit d’une dérive transatlantique du modèle européen, celui de la culture étatsunienne : le modèle de « l’American Dream », de la « manifest destiny » et du « melting pot » où la diversité et le pluriel sont trop souvent nivelés, voire uniformisés : une langue, et l’aspiration à une culture où la consommation est reine. Ce modèle séduit beaucoup d’Européens mais il comporte une large part d’illusion. Nous y reviendrons.
Comment comprendre l’Orient, les manières de vivre ensemble et de penser qui s’y sont développées? Comment y sont vécus les droits humains et les droits des nations ? Vous avez déjà une expérience de terrain de la Chine. Je dois avouer que je ne connais pas bien l’Orient, le peu que j’en comprends c’est à travers les écrits de François Jullien, un philosophe et sinologue qui enseigne à Paris VII.
Probablement que vous le connaissez déjà, que vous avez eu l’occasion de dîner avec lui et d’échanger sur cette question du rapport interculturel de l’Europe et de la Chine. Son dernier livre « De l’universel, de l’uniforme, du commun et du dialogue entre les cultures (2008, Fayard) » porte justement sur ces questions : comment un Européen comprend-il les droits humains et la démocratie, comment un Chinois comprend-il les droits humains et la démocratie? Chinois et Européens peuvent-ils dialoguer sur cette question ? Comment?
Je reviens aux deux grands modèles de la civilisation occidentale. D’une part, le modèle de la culture européenne, qui aspire à prendre en compte le pluriel et la diversité, peut tendre vers l’universel. D’autre part, le modèle étatsunien qui séduit mais c’est un mirage, ce n’est pas vraiment l’universel qui en émerge, c’est plutôt l’uniforme. L’uniforme d’une mondialisation qui espère faire table rase des différences, l’uniforme qui standardise et marchandise.
Il ne faut jamais oublier que le second modèle occidental, le modèle américain-étatsunien s’est développé suite à la première mondialisation, celle qui a suivi 1492.
Il s’est développé dans le sillage des premiers empires européens du 16e au 18e siècles, ceux de l’Espagne, de l’Angleterre et de la France…. Nueva Espana, New England et Nouvelle-France. Trois empires dont je résumerai les relations avec les Peuples d’Amérique en utilisant la phrase célèbre de l’historien étatsunien Francis Parkman : « « « La civilisation hispanique a écrasé l’Indien; la civilisation britannique l’a méprisé et négligé; la civilisation française l’a adopté et a veillé sur lui » » ». Dès 1603 à Tadoussac, les peuples Montagnais-Innus, Algonquins, et Malécites-Etchemins ont accepté que les « Français peuplât leur terre ». Ce qu’au nom de la France, Samuel Champlain fit en 1608 en fondant Québec à proximité de ces peuples. La Nouvelle-France s’est construite dès sa naissance sur des alliances amérindiennes. Champlain avait séjourné de 1599 à 1601 en Nueva Espana (Mexique) et avait compris l’importance des alliances avec les peuples amérindiens.
En résumé, si le modèle étatsunien est séduisant aujourd’hui il ne faut pas oublier que cet «American Dream-Manifest Destiny-Melting pot » s’est érigé sur la tragédie des centaines de peuples amérindiens qui ont été écrasés, parfois annihilés, déportés et qui encore aujourd’hui n’ont pas nécessairement retrouvé les droits légaux et humains des descendants européens qui habitent le continent américain. Il ne faut pas oublier que les États-Unis et le Canada n’ont pas accepté de signer en octobre 2007 la Charte de l’ONU sur les droits des Peuples Autochtones. Comme modèle qui respecte de la diversité, le modèle américain-étatsunien a des carences manifestes. Tablant sur la tragédie des peuples amérindiens, le modèle américain-étatsunien d’uniformisation a continué de s’amplifier.
Quatre siècles plus tard, dépouillé depuis plus de deux siècles de ses alliances amérindiennes, le Québec (Nouvelle-France) apparaît comme un anachronisme qui réclame la diversité sur un continent qui continue d’aspirer à l’uniformité.
J’ai encore une fois été un peu long, Monsieur le Premier Ministre, et je n’ai pas répondu à cette question dramatique du Tibet et de la Chine. À mes yeux d’Occidental, les informations que je reçois, bien incomplètes et probablement biaisées, laissent croire qu’un génocide culturel serait en cours. Dialogue entre gens civilisés oui, mais peut-être qu’un geste comme le boycott de la cérémonie d’ouverture une fois sur place, comme le suggère M. d’Hornes, serait un geste symbolique qui soulignerait l’existence d’une inquiétude, d’un désaccord avec l’hôte.
Je vous prie, Monsieur le Premier Ministre, d’accepter mes salutations distinguées,
Alain Lavallée
Longueuil. Québec.
7 avril 2008 à 22:18
@ Hifi
Bonjour,
J’ai lu votre dernier commentaire et j’attendais de voir le déroulement du parcours de la Flamme Olympique dans la capitale pour y répondre.
Je ne conteste pas vos propos bien que je pense que la Chine a quand même évolué depuis Mao Tse Dong. Il y a un proverbe chinois (le bien nommé) qui dit ’’Qui veut gravir une montagne commence par le bas’’ et je pense que la Chine a commencé sa longue marche, elle sera longue certes, parsemée d’embûches, mais d’autres pays y sont parvenus, alors pourquoi pas elle ?
Il faudra sans doute encore que plusieurs pèlerins lui montrent le chemin.
Alors, nous les européens et les français en particulier pouvons nous être ces pèlerins ? Au vu des images que j’ai vu cet après-midi sur le parcours de la Flamme Olympique dans Paris, j’en doute beaucoup car quand nous ne sommes pas capables de respecter ce symbole de l’olympisme et symbole de Paix porteur d‘espoir, je ne pense pas que nous soyons aptes à donner une leçon de droits de l’homme, du moins pas tous ces manifestants incapables d’exprimer leur revendication sans violence, s’en prenant même à nos sportifs. Nous aurions pu espérer que cette cérémonie, qui se devait d’être une grande fête populaire comme elle le fût il y a quatre ans pour les jeux d’Athènes, se déroule pacifiquement.
Je persiste à dire que le salut viendra du dialogue. Que de nombreux pèlerins pacifiques et sages humanistes, émissaires de leurs pays viennent des quatre coins de la planète à défaut des Chefs d‘Etats, que les dirigeants d’organismes comme l’ONU, Amnesty International, Conseil des Droits de l’homme, le CIO bien sûr, etc… se rendent à Pékin de façon continue et fassent comme Monsieur Raffarin, qu’ils rencontrent les dirigeants chinois et leur transmettre ces messages de paix et des droits de l’homme.
Vous voyez, je véhicule encore des propos équilibrés, posés et ’’non violents’’, c’est dans ma nature, et je garde cette lueur d’espoir malgré tout.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
8 avril 2008 à 1:27
Les Jeux olympiques, je suis un adepte : en 36 ans j’ai du en regarder 3 minutes ! Et je ne pense pas augmenter ce temps passé en 2008.
Ce n’est pas mon truc du tout, mais je respecte totalement ceux qui vivent et qui vibrent pour cet évènement.
J’écoute avec attention les arguments de ceux qui bataillent contre la Chine à propos de cette manifestation, tout comme j’entends avec intérêt ceux qui ne veulent pas être plus tibétain que le Dalaï Lama.
Chacun y va de ses arguments, tous sont louables.
Par contre, les « anti-JO» devraient avoir d’autres porte-paroles que des Robert Ménard ou des Noël Mamère : les donneurs de leçon, cela suffit !
Les moralisateurs, les adeptes de la caméra et du micro, on en a assez ! Sans compter que Monsieur Noël Mamère est, chacun le sait, un homme de principe et de conviction. Et il le prouve : il est « rigoureusement contre le cumul des mandats» , totalement opposé à ce que l’on puisse exercer 2 fonctions électives en même temps. D’ailleurs Monsieur Mamère ne cumule pas les mandats : Maire de Bègles depuis 1989 et Député de la Gironde depuis 1997, il ne cumule pas ces 2 mandats-là : il les additionne !
Tout comme madame Voynet : elle vient d’être élue Maire de Montreuil en mars en promettant de renoncer à son siège de sénateur et aujourd’hui, moins de 1 mois après sa victoire, elle explique tout tranquilement qu’elle restera maire et sénateur : « Je ne tiens pas à cumuler, mais j’assume cet inconfort par rapport à mes convictions. Ce serait déraisonnable de ne pas cumuler pendant cette période, mais je préfèrerais ne pas avoir à le faire» . Si quelqu’un parvient à m’expliquer le sens de cette belle phrase, voici mon téléphone : 06.64………..
Je ne connais pas les convictions de Madame Voynet au sujet des JO et de Pékin, mais il serait « déraisonnable» de lui demander son avis.
Enfin avec les JO et Pékin, les « pour» et les « contre» peuvent nous montrer leur « bravitude» et n’oublions pas qu’en Chine, il y a un sujet où les Chinois sont médailles d’or : la rapidité de leur justice ! C’est en tous les cas ce qu’affirme Madame Ségolène Royal !
Pierre ARCHAMBEAUD
8 avril 2008 à 10:16
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Ce problème shino-tibétain dérive et touche maintenant aux principes fondamentaux de l‘Olympisme. Je pense qu’il faut que nous prônions la modération sur le parcours de la Flamme Olympique.
Je dois vous avouer que j’ai une crainte, c’est que cette crise shino-tibétaine conduise à un racisme anti-chinois à travers le monde et amène un embrasement mondial hostile aux peuples asiatiques. Evitons une dérive multiraciale.
Cette crise me fait penser aux événements de novembre 2005 en France, un fait divers en banlieue parisienne eût un effet « boule de neige» et tout notre pays s’embrasa, recevant au passage , nous le pays des droits de l’homme, les plus sévères critiques médiatiques mondiales.
Est-ce cela que nous voulons ? Que cette crise interne, certes grave, entraîne d’irréparables incidents. Le problème est qu’elle sera sans limite, elle sera mondiale, bafouant les principes de Paix et des droits de l’homme.
Nous pouvons être contre la fermeté des dirigeants chinois à l’égard du peuple tibétain et la condamner mais les images qui sont véhiculées au travers du parcours de la flamme olympique sont perçues comment par la population chinoise, qu’elle en est son interprétation en Chine ? Nous aimons le peuple chinois, ils sont nos amis, nous aimons leur culture, leur pondération, leur courtoisie, leur respect, nous apprécions leur pacifisme. Cependant, pouvons-nous leur reprocher leur patriotisme.
Bien des questions se posent en notre âme et conscience.
Alors, soyons modérés, ce n’est pas en manifestant violemment que nous parviendrons à apaiser ce climat tendu. Il n’y a pas trente six solutions : soit la flamme olympique continue son parcours dans une grande fête mondiale qu’elle mérite, véhiculant le message de paix, de jeunesse unie, des droits de l’homme avec certes la possibilité de manifestations mais qu’elles soient modérées et pacifiques tout en transmettant ces messages de revendications souhaitées et laissons toutes les formes de violence au placard ou alors que le CIO stoppe cette mascarade qui ne fera qu’amplifier ce mouvement.
Et surtout reprenons au plus vite le dialogue avec les dirigeants chinois.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
8 avril 2008 à 12:27
Je suis bien d’accord avec Pierre ARCHAMBEAUD concernant les opposants aux JO que sont nos spécialistes du « politiquement correct» : Khmers rouges ou verts… et je comprend la position de Jacques d’Hornes.
Si personnellement je suis partisants de brandir la menace d’une non participation aux JO pour faire pression sur Pékin je déplore ce qui c’est passé hier sur le parcours de la flamme. Que l’on profite de l’événement pour se faire entendre, oui. Mais que l’on use de violence, allant jusqu’à insulter nos athlètes qui ont pour certains fait honneur au pays, non. 2 fois non.
Mais je persiste à croire que la Chine ne bougera pas d’un poil (cf Dafour, Birmanie, Dalai Lama etc.) si la communauté internationale n’exerce pas de pression. Pour être vraiment efficaces ils faudrait bien évidemment qu’elles soient faites par l’UE et les US… mais malheureusement les intérêts économiques les divisent…
Laurent Baldo
8 avril 2008 à 13:48
La dernière trouvaille des Kmers verts :
Baupin: « menacer de déplacer les JO»
Denis Baupin, adjoint Verts au maire PS de la capitale, estime aujourd’hui que si le CIO « veut sauver l’olympisme» et « restaurer son image» , il peut faire « réellement et visiblement pression» sur la Chine en menaçant de déplacer les JO 2008 dans un « site alternatif» , Athènes.
« Si le diagnostic est juste, le remède est erroné. Ca ne sert à rien de briser le thermomètre: ce ne sont pas les symboles de l’olympisme qui doivent s’effacer. C’est le mal qu’il faut traiter: la complaisance du CIO face à la dictature chinoise» .
« Si le CIO veut restaurer son image et sauver l’olympisme, il lui reste une solution : faire réellement et visiblement pression sur la Chine en menaçant de déplacer les JO 2008!» , affirme l’ancien candidat à la mairie de Paris.
Source: AFP
8 avril 2008 à 17:15
Bonjour Caroline,
Vous êtes très gentille avec les Kmers verts en leur attribuant cette idée. Il me semble que c’était une proposition du Comité Olympique Français (COF), j’ai entendu Jean-Luc Rougé, ancien champion du Monde de Judo et Président de la Fédération Française de Judo en parler sur le plateau du 18H00 de Public Sénat hier soir.
Si cette idée est effectivement une possibilité de pression, encore faudrait-il que les installations d’Athènes soient en l’état pour accueillir toutes les épreuves, il y a quand même des normes de sécurité à respecter, et il me paraît bien difficile à quatre mois de l’ouverture des JO de remettre opérationnels certains sites qui ont été plus ou moins délaissé car ils recevaient des épreuves qui d’ordinaire sont très peu pratiquées en Grèce.
Autre inconvénient pour changer la destination des JO, il ne faut pas oublier que des millions de personnes ont dû déjà faire leurs réservations pour ce grand événement mondial à destination de Pékin et je vois mal Athènes recevoir un surplus de population en pleine période estivale.
Je pense que ce n’est pas simple de modifier le déroulement d’un tel événement, et cette idée pourrait peut-être voir le jour mais avec une certaine préparation, déjà en maintenant en l’état tous les sites sportifs et qu’une telle décision soit prise par le CIO au moins une année à l’avance compte tenu de promesses non tenues par exemple.
Je pense que pour 2008, les JO se dérouleront à Pékin ou alors ça sera un fiasco complet, ce que je ne souhaite pas compte tenu des événements et j’ai également une pensée pour tous les athlètes qui se préparent depuis des mois pour ce grand événement que représentent les Jeux Olympiques.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
8 avril 2008 à 18:15
@ Jacques d’Hornes,
Je passais juste l’information, je n’ adhère pas du tout à cette idée.
Je voulais juste le préciser, ce n’était peut être pas très clair dans mon post.
Bien cordialement,
8 avril 2008 à 20:55
Chère Caroline,
J’avais très bien compris que vous ne vouliez que faire passer cette information, je reconnais bien votre esprit de communication.
Bien que cette idée ne soit pas tout à fait idiote, elle ne peut pas bien sûr s’adapter pour les prochains jeux pour, d’une part, les raisons que j’ai évoquées dans mon précédent billet et d’autre part pour d’autres raisons que nous trouverions sans doute après mûres réflexions.
Avant de balancer cette suggestion, Monsieur Baupin aurait dû réfléchir un peu sur cette possibilité, on ne déplace pas des Jeux Olympiques comme un match de foot du Parc des Princes au Stade de France.
Toutefois le CIO serait bien inspiré de réfléchir sur cette idée qui offre effectivement une possibilité de pression sur les villes organisatrices des futurs Jeux Olympiques.
Bien cordialement
Jacques d’Hornes
9 avril 2008 à 21:52
Je suis tout à fait d’accord avec les propos de Monsieur Raffarin.
Je connais bien la Chine pour y être allée déjà 25 fois. Certes il convient d’adresser aux dirigeants chinois un message fort sur les droits de l’homme et sur notre soutien à la culture tibétaine menacée d’un lent étouffement mais il ne faut pas non plus humilier le peuple chinois qui est un grand peuple. Il y a là bas un véritable engouement populaire pour les Jeux olympiques, visible à tous les coins de rue. De quel droit leur gâcherions-nous cette fête ? Ce n’est pas en isolant un peuple et ses dirigeants qu’on fait progresser la démocratie, c’est au contraire en ouvrant les frontières, en multipliant les échanges, en ne cessant jamais de dialoguer. Une à une les barrières finissent alors pas tomber, n’en déplaise aux « va-t-en guerre» !
Bien à vous,
Aline ADAM
11 avril 2008 à 12:44
[...] http://www.carnetjpr.com/2008/04/04/les-jo-de-pekin-et-le-tibet/ –JEAN PIERRE [...]
28 avril 2008 à 3:57
希望西方国家勿干涉他国内政,其实西方也存在不少的内部矛盾需要解决,这其中也包括法国。