Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

12 commentaires

  1. Alain Lavallée dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    ce que vous dites est très juste. Les célébrations du 400 e anniversaire de Québec et par delà de la Nouvelle France doivent être l’occasion de fêter.

    En quelque sorte, c’est un petit miracle de l’histoire et un exploit pour la diversité culturelle qu’une nation comme la nôtre de quelques 7 millions d’habitants ait eu suffisamment de résilience pour apporter sa contribution à la culture francophone mondiale à travers la chanson (Leclerc, Vigneault, Ferland, Charlebois, Lavoie, Boulay, Dion, St-Pierre, etc. ) le théâtre (Robert Lepage, prix de l’Europe 2007 en théatre), les arts de la scène (etc). Étant Américains (n’est-ce pas Frank Lestringant de la Sorbonne qui a écrit que Samuel Champlain a été le premier Américain, né en France) nous apportons une touche différente aux sonorités et aux couleurs de la francophonie. Nos origines françaises ont certainement contribué à cette résilience dans l’adversité. De plus, si notre culture a fait de si grands pas depuis quatre décennies, nous le devons en bonne partie à la France et à son appui, grâce à ce grand Général aussi.

    7 millions de francophones au Québec, entourés de 320 millions d’anglophones, c’est vrai, mais il y a aussi 380 millions qui parlent des langues latines dans les Amériques et qui sont tous Américains eux aussi (mais pas États-Uniens). 7 millions de francophones au Québec mais avec l’appui d’amis de France et de la francophonie, dans un monde de plus en plus relié en temps réel, tout est possible.

    Mais pour le moment comme vous l’avez souligné, l’heure est à la fête. Et je souhaite que celles – ci soient des plus réussies , tant du côté français que québécois.

    Il y a une certaine confusion qui a été créée parce que vous êtes Monsieur le Premier Ministre , à la fois, Commissaire pour les Fêtes 1608-2008 et aussi porte parole de la Présidence de France à l’effet que la France envisage de redéfinir sa politique à l’égard du Québec et du Canada.

    Vous savez , Monsieur le Premier Ministre, les petites nations sont toujours plus inquiètes, parce que plus fragiles, mais c’est à ce prix que nous devons la survie.

    Je vous prie , Monsieur le Premier Ministre, d,accepter mes salutations distinguées,

    Alain Lavallée

    Longueuil, Québec.

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Voilà pourquoi les gens qui vous connaissent devraient vous apprécier beaucoup, encore faut-il vous écouter ! Vous dîtes souvent beaucoup de choses en peu de mots mais ils sont d’une si grande sagesse et d’une telle impartialité, vous ne laissez jamais rien au hasard et chaque détail a un sens, qu’ils me laissent toujours admiratif et vous rendent si attachant.

    Comme vous avez raison de ne pas prendre, dans votre action, une position partisane concernant la souveraineté du Québec et vous avez bien fait en tant que Président français du Comité pour l’organisation des Fêtes du 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec de rester au dessus des clivages politiques aussi bien en France qu’Outre Atlantique et de mêler tous les partis à ce qui doit être une Grande Fête de la diversité culturelle.

    Tout comme vous, j’aime beaucoup le Québec et ce depuis 1984, date à laquelle j’ai découvert et apprécié cette belle province et ses habitants si attachants en participant au 450ème anniversaire de la découverte du Québec par Jacques Cartier. Ces festivités grandioses me laissèrent un souvenir mémorable et je souhaite que France Québec 2008 en soit ainsi et qu’elle soit une grande fête mondiale.

    J’adhère totalement à vos propos « Grand respect pour l’histoire du Québec et respect pour son destin – Amitié pour hier et confiance pour demain »  – Vive France Québec 2008.

    Bonne journée.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  3. Clément Delorme dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je suis tout jeune en politique (à peine 20 ans, c’est vous dire !) et je vous adresse ce message afin de vous dire que je vous admire, que je loue vos compétences, votre sagesse, votre action de 2002 à 2005, et que j’espère pouvoir vous rencontrer un jour, peut-être…

    Tout simplement !

    Clément Delorme

  4. Daniel Audet dit :

    Monsieur le premier ministre,

    J’appuie tout à fait ce que vous dites dans votre message du samedi 5 avril. Mais cela dit avec tout respect, je ne crois pas que qui que ce soit au Québec vous demande à vous, à la présidence ni à la République de se prononcer en faveur ou contre la souveraineté du Québec. La formule de «non-ingérence non-indifférence» représente justement cet équilibre qui convient à toutes les familles politiques du Québec. Une modification de cet équilibre risquerait de causer un tort irréparable à la relation d’amitié historique entre le Québec et la France. C’est sur cet aspect de la doctrine du président Sarkozy que les Québécois veulent être rassurés.

    Merci monsieur le premier ministre.

    Daniel Audet
    Montréal

  5. Benoît PATAR dit :

    Cher Monsieu Raffarin,

    Nous avions apprécié jusqu’à présent votre sympathie renouvelée pour le Québec. Néanmoins, avec votre re déclaration sur les intentions du président Sarkozy, vous avez indéniablement jeté un froid sur la venue du président de la république française au Québec. Contrairement à ce que vous affirmez, ce n’est pas Louise Beaudouin qui a relancé le débat sur le «ni-ni», mais votre déclaration. Je tiens à vous le dire tout de go, nous accueillerons avec beaucoup de réticences, voire avec froideur, le président Sarkozy, s’il tente de nous imposer les vues de son ami, le sinistre Desmarais, lorsqu’il sera parmi nous en octobre. S’il devait, avec l’entêtement qui le caractérise, confirmer ce changement d’orientation politique que vous avez annoncé, nous devrions en prendre note et désormais considérer, pour un temps, la France comme une adversaire plutôt que comme une alliée. Ce serait dommage. Mais ce ne serait pas nouveau.

    Veuillez croire, cher Monsieur Raffarin, à l’assurance de ma considération très distinguée.

  6. Normand Choiniere dit :

    Monsieyr Raffarin,

    Vous savez très bien ce que se propose de faire et surtout de dire le Président de la France quant à la redéfinition des relations France-Canada-Québec. Et vous en connaissez le sens réel.

    En vous positionnant de la sorte, vous vous évitez habillement de vous mouiller avec un très bon prétexte apparent.

    Sauf que nous ne sommes pas nécessairement volontaire pour avaler la couleuvre….

    Normand Choinière
    Région de Mont-Tremblant,
    Québec

  7. Marc Authier dit :

    La politique de la France face au Québec et au Canada-Francais. Indifférence et « je m »en foutisme » à peu près total. C’est en somme un peu comme cette farce appellée francophinie. Franchement ringard. La France n’a pas de politique étrangère depuis que Sarkozy est là, à part se coller bêtement sur le monde anglo-saxon.

  8. Marc-André Gosselin dit :

    Bonjour M. Raffarin,

    Avec tout le respect que je vous dois, je m dois d’exprimer ma dissension vis à vis vos propos sur ce billet.
    Sur le fond des choses, vous avez raison: il n’est pas question de demander à votre personne, ni à la présidence, un appui pour la souveraineté du Québec.

    Il est dommage que vous détourniez les commentaires de certains analystes québécois par rapport à la nouvelle (que vous avez vous-même lancé) voulant que le Président Sarkozy utiliserait les tribunes du Sommet de la Francophonie à Québec pour redéfinir la position française vis-à-vis le Québec vers le débat de la souveraineté nationale du Québec. Les analystes, dont Madame Beaudoin et Monsieur Audet, ont plutôt basé leur analyse respective sur les dangers imminents d’une redéfinition aussi spectaculaire de la position française sur les possibilités diplomatiques du Québec.

    Il est évident pour toute personne désirant une diplomatie québécoise forte et libre que la « canadianisation » possible des relations France-Québec soit très inquiétante. En effet, peu importe l’angle que vous voulez utiliser, il est clair que la diplomatie québécoise a dépendu (et dépend encore aujourd’hui) de la volonté d’accompagnement si essentiel de la France puisque le gouvernement fédéral canadien, ainsi que la société civile canadienne-anglaise, est éminement contre la représentation du Québec à l’étranger; représentation que les éditorialistes canadiens-anglais trouve « futile ». Il faudrait peut-être, pour vous en convaincre, de lire la revue de presse du Canada lorsque vous êtes parti, en 2004, en mission diplomatique conjointe avec le premier ministre québécois au Mexique.

    Vous êtes reconnu, monsieur Raffarin, pour être un grand ami du Québec. J’ose croire que vous allez faire tout ce qui est en votre pouvoir pour expliquer à la Présidence française les dangers de la redéfinition potentielle que vous avez mentionné aux médias. L’équilibre actuel du « ni-ni » est extrêmement positive; nul besoin de changer!

    Je profite, par ailleurs, pour vous exprimer mes remerciements les plus sincères pour votre détermination et votre acharnement afin de faire des fêtes du 400e un succès en France (et, par conséquent, au Québec).

    Vos efforts pour la réussite du 400e démontre l’attachement de la France envers le Québec et sachez que c’est, non seulement réciproque, mais chaleureusement apprécié.

    Vive la France
    Vive le Québec.

    Marc-André Gosselin

  9. Alain Lavallée dit :

    Monsieur le Premier ministre,

    J’aurais dû commencer par le plus important, comme l’a bien fait mon compatriote, Marc-André Gosselin, vous exprimer mes remerciements les plus sincères pour votre volonté et votre dévouement afin de faire un succès du 400e anniversaire de la fondation de Québec. J’aimerais par la même occasion, vous faire une suggestion pour une seconde fondation des relations entre la France européenne et les Amériques, dans un grand projet qui servirait la diversité humaine.
    Champlain a inscrit la fondation de Québec et de la Nouvelle-France dans une alliance avec les peuples d’Amérique, reconnaissant ainsi d’emblée la diversité culturelle. Dès 1603 à Tadoussac, où il était présent, les peuples Montagnais-Innus, Algonquins, et Malécites-Etchemins ont accepté que les «Français peuplât leur terre ». Il est bon de rappeler que pour l’époque c’était exceptionnel. La rencontre au XVIIe siècle en terre d’Amériques s’est plutôt faite sous le signe de la conquête par les armes. Comme l’a bien résumé l’historien étatsunien Francis Parkman : « La civilisation hispanique a écrasé l’Indien; la civilisation britannique l’a méprisé et négligé; la civilisation française l’a adopté et a veillé sur lui ».

    Cette première mondialisation où l’Europe (Espagne, France, Portugal et Angleterre en tête) a colonisé les Amériques a provoqué une tragédie sans nom pour la diversité culturelle de l’humanité. Elle a donné lieu a un « cauchemar microbien » qui a contribué à l’effondrement démographique de centaines de peuples d’Amérique.

    Les pays d’Europe, ainsi que les nouveaux pays qui se sont constitués en terres d’Amériques ne sont pas coupables de cette catastrophe qui a décimé les peuples amérindiens et affligé la diversité humaine, mais ils en sont collectivement responsables. Lorsqu’en septembre 2007, l ‘ONU a voté la « Déclaration des droits des peuples autochtones », adoptée à 143 voix contre quatre, c’est un peu cette responsabilité qu’elle souhaitait reconnaître. C’est à un humanisme de la diversité que l’ONU en a appellé.

    L’Europe devrait profiter de cette deuxième mondialisation et entreprendre un vaste projet d’alliance intercontinentale, Europe et Amériques. Le moment est approprié. Nombre de pays d’Amérique latine ont rejeté les dictatures qui les affligeaient et retrouvent graduellement le cheminement démocratique. Des pays comme le Brésil et le Mexique en particulier commencent à devenir des acteurs importants, d’autres les suivent. En aidant les pays d’Amérique latine et du bassin caraïbéen à évoluer sur le plan économique, démocratique, social et culturel, les pays d’Europe pourront ainsi aider les populations autochtones des Amériques et contribuer à étendre des valeurs et un humanisme de la diversité qu’ils ont su développer chez eux (Conseil de l’Europe). En enseignant ses pratiques humanistes de diversité aux Amériques, elle prendrait acte de sa responsabilité de la mondialisation de 1492.

    Mais pour un tel projet d’alliance intercontinentale, il faut des leaders et la France en est un. Elle a déjà près d’un million de ses citoyens qui vivent dans le bassin caraïbéen. Elle pourra compter sur l’appui du Québec et du Canada, de la francophonie, de l’Espagne et du monde hispanophone où elle a des amis, du Portugal, etc. Il s’agit d’un projet à moyen terme où à chaque année des petits pas peuvent être posés.

    Déjà le Québec et le Canada cognent actuellement à la porte de l’Europe afin de négocier un traité de libre échange. L’Union Européenne a eu, il y a quelque temps, des pourparlers avec les pays du Mercosur, dont elle est le principal partenaire commercial. Nombre d’entreprises multinationales européennes sont engagées en Amérique latine de même que des entreprises multinationales québécoises et canadiennes. Des réseaux économiques existent déjà, il suffit de prendre appui sur ceux-ci et d’essaimer. Vous connaissez bien la pratique de ces réseaux puisque c’est sous votre patronnage que Futurallia a pris son envol. Des appuis sociaux, culturels et politiques existent aussi.

    Québec est un lieu approprié pour refonder de telles alliances trans atlantiques. En 1608, il a été fondé sur des alliances franco-amérindiennes, en 2008, de nouveaux projets d’alliances euro-américaines élargies peuvent y germer, projets dont les peuples amérindiens, le Québec, le Canada, les Amériques et l’Europe profiteront. Cette deuxième grande rencontre de l’Europe et des Amériques apportera à terme un baume sur les marques tragiques laissées par la première qui s’est opérée dans le sillage de Christophe Colomb. Mais cette fois, la diversité humaine en profitera.

    1608, Québec comme porte d’entrée de l’Amérique, des Amériques ?

    2008, une seconde fondation dans une perspective d’alliance entre les peuples et de reconnaissance de la diversité humaine, pourquoi pas

    Je vous remercie, Monsieur le Premier ministre de l’attention que vous porterez à ces quelques remarques,

    Alain Lavallée

    Longueuil

  10. 王显 dit :

    感谢你对中国的支持和友谊!我作为一名中国大学生对您的作为万分感谢!期待您—中国的朋友再次来我们国家做客!!~!

  11. 中国人 dit :

    我想告诉你的是西藏从来就是中国的一部分,任何支持 »藏独 »的行为绝对会被我们认为是怀有恶意和别有用心的。如果法国是真的想和中国保持友好的关系,请首先尊重我们,不作伤害我们感情的事情。否则说什么都是虚伪的。

  12. 中国人 dit :

    中国有句话说:林子大了什么鸟都有。所以出几个大放厥词的败类也是很正常的事情。但是,如果你们法国人凭几个别有用心的败类说的几句谎言就片面地认为你们了解了所谓的中国西藏的真相,那你们的智商就要被打个问号。请你们认真踏实并带着公正的心去仔细研究和了解中国西藏的历史,再来谈论谁是谁非,再来决定该支持谁,该指责谁。达赖这几十年的言行和所作所为真的是为了西藏人民还是为了他自己的不可告人的目的,相信你们在真正了解了西藏历史之后会有一个正确的判断。如果你们是公正的,相信你们会有一个正确的立场和态度。因为在对待西方国家的态度上,我还是比较喜欢法国,讨厌美国、英国(我认为法国相对其他西方国家对中国是比较友善的),所以才愿意和你们沟通,希望你们能了解事实的真相。如果你们并不是我想像的对中国怀有善意的话,我再也不会喜欢法国了(当然你们可能也根本不在乎)。

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