Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

12 commentaires

  1. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    votre expérience parle. Vous nous indiquez, avec justesse et sagesse, que les fondamentaux d’un pôle européen fort passe par « l’amitié nécessaire » franco-allemande.

    Alors que le pôle chinois émerge avec de plus en plus de force, que le pôle états-unien se fait querelleur et s’enlise dans des affrontements qui fragilise le tout, qu’un risque de guerre froide peut se dessiner entre Chine et États-Unis… Le monde a besoin d’un pôle européen fort qui à la fois peut tendre la main, mais aussi affirmer son indépendance et puiser sa force dans la diversité, comme l’Union européenne le fait en plaçant en son coeur et sa raison l’amitié franco-allemande.

    Alain Lavallée

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    J’aime beaucoup votre façon d’agir en posant toujours le diagnostic de la situation. Vous êtes rôdé par votre expérience gouvernementale et je pense que votre conclusion est excellente : l’amitié franco-allemande s’exprime dans la capacité de compromis.

    Peut-il y avoir une véritable entente entre deux peuples sans compromis ? Difficile à concevoir mais il faut toutefois que les concessions ne soient pas à sens unique.

    L’Allemagne et la France ont traversé au cours du siècle dernier des périodes très difficiles durant lesquelles des affrontements entre nos deux pays laissèrent des traces profondes. Notre pays a eu l’avantage de pouvoir s’en relever bien plus tôt avec la victoire et avec l’aide de nos Alliés, l’Allemagne s’en est remise bien plus tard, elle eût notamment à faire face à cette division imposée entre Est et Ouest, heureusement disparue à ce jour, mais depuis leurs deux peuples se sont beaucoup rapprochés sans doute parce qu‘ils sont européens et que ce terme à enfin un sens. Peut-être, également que les dirigeants allemands ont fait le même constat que vous : si nos deux pays s’opposent, l’Europe piétine et n’oublions pas que l’Allemagne et la France ont toujours été considérés l’axe central de l’Europe.

    Bien sûr, nous avons des divergences avec nos amis d’outre-rhin mais croyez que nous en aurions moins avec ceux d’outre manche, j’en doute beaucoup…

    Il y a effectivement cette compétition forte de nos industriels en Asie, mais peut-on s’en plaindre, ne possédons-nous pas tous les deux les technologies les plus en pointe dans ces secteurs, espérons que ce match soit sain et que nous arriverons à les devancer.

    Souhaitons que l’accord entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel à propos de l’OTAN puisse enfin permettre la relance de l’ambition d’une politique européenne de défense.

    Espérons également que les autres pays européens nous emboîteront le pas et que notre Président saura profiter de la présidence française de l’Europe à partir de juillet 2008 pour amener enfin l’Europe à tenir son rôle dans ce monde en mouvement.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  3. hifi dit :

    M.Raffarin,

    Je connais très bien l’Allemagne, pour des raisons autant professionnelles que privées. Mes premiers contacts avec l’Allemagne remontent aux années 1964-1965. J’ai toujours et partout en Allemagne reçu un accueil chaleureux, au point que je me suis longtemps posé la qustion de nos rivalités ancestrales…J’ai séjourné également en Angleterre, où l’on m’a reçu très « commercialement », business is business…

    Aussi longtemps que les Anglais souffriront de ce trabisme divergeant, qui les fait lorgner vers l’Europe pour des raisons économiques, et vers les Etats-Unis pour des raisons identitaires socio-culturelles, nous allons végèter poloitiquement.

    Il faudrait une voix forte, Gaullienne (?), pour demander à nos voisins britanniques de choisir leur camp, ainsi pourrons-nous véritablement avancer et former un bloc européen solide face aux géants indien et asiatique, aux côtés de nos amis allemands qui sont à la pointe du progrès social, ne serait-ce que syndicalement parlant…

    Cordlialement

    ps: M.Stoiber n’est pas allemand, il est bavarois (LOL)

  4. hifi dit :

    -lire « strabisme » au lieu de « trabisme » …
    -ainsi que « politiquement »
    -ainsi que « question »

    Entschuldigung !

  5. Caroline dit :

    Monsieur le Premier Ministre,
    Hors sujet mais je viens de lire les derniers propos de M. Estrosi qui préconise que le Secrétaire général de le l’UMP soit désigné par les adhérents. Je trouve que c’est une très bonne idée et que ce serait normal. Dès le mois de mai dernier j’avais pensé que vous seriez très bien pour ce genre de poste. Non ?
    Bien à vous.

  6. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Caroline,

    Votre réflexion ne manque pas d’intérêt mais le sujet a déjà été largement débattu amenant à la conclusion d’une gouvernance collégiale.

    Peut-on relancer à chaque fois le débat dès qu’un membre exprime son mécontentement. ? Le sujet est délicat, il faut poser les avantages et les inconvénients, ce qui a déjà été fait.

    Quant à Monsieur Estrosi, je pense que s’il voulait faire bouger les choses, il devait accepter le poste qui lui était proposé au sein de l’UMP : c’est mon point de vue.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Caroline,

    Votre réflexion ne manque pas d’intérêt mais le sujet a déjà été largement débattu amenant à la conclusion d’une gouvernance collégiale.

    Peut-on relancer à chaque fois le débat dès qu’un membre exprime son mécontentement. ? Le sujet est délicat, il faut poser les avantages et les inconvénients, ce qui a déjà été fait.

    Quant à Monsieur Estrosi, je pense que s’il voulait faire bouger les choses, il devait accepter le poste qui lui était proposé au sein de l’UMP : c’est mon point de vue et pourtant je l’aime bien.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  8. Caroline dit :

    Bonjour Jacques,
    Au-delà des propos de Monsieur Estrosi, c’est peut être une bonne question ?
    Ce midi Monsieur Goasguen (encore un grognard) préférait la solution « courants » (en passant, je n’ai pas compris que Monsieur Estrosi ait refusé de travailler à l’UMP).
    Bon bien sûr, il ne faudrait pas à la tête de l’UMP une personne qui pense déjà à la présidentielle de 2012 – c’est pourquoi Jean-Pierre Raffarin dont je sais la loyauté me semblait la personne idéale.
    Bien à vous
    Caroline

  9. Jacques d'Hornes dit :

    Chère Caroline,

    Bien sûr que c’était une bonne question. Le problème, c’est qu’elle ne soit pas à l’ordre du jour compte tenu de la réorganisation de l’UMP et je pense que pour l’instant cette nouvelle organisation arrange tout le monde au sein du parti sauf bien sûr Monsieur Estrosi qui avait peut-être d’autres aspirations personnelles.

    Dans de nombreux billets (*) depuis l’élection de Nicolas Sarkozy j’ai eu l’occasion d’émettre mon point de vue sur ce sujet, encore dernièrement avant la réorganisation, suite au climat houleux à l’UMP, je faisais part de mon sentiment. Je vous ai fait un copier/coller (je m’adressais à Monsieur Raffarin) :

    <> 

    Je pense, chère Caroline, qu’après avoir lu ce passage, vous comprendrez que votre choix en la personne du Premier Ministre est sage. Effectivement Monsieur Raffarin serait le Président idéal, compte tenu de sa loyauté et de son désintéressement, mais êtes-vous sûre que si la Présidence était soumise au vote des adhérents c’est son nom qui sortirait de l’urne…. Les goûts et les couleurs, vous savez ! Et puis il faut également tenir compte des candidats, l’est-il ? Certains membres de l’UMP ont des aspirations personnelles, il y a des courants plus ou moins importants, certains jouissent d’une bonne côte de popularité, alors toutes les hypothèses sont possibles.

    Pour ma part, j’ai toujours été favorable, et dès le départ, à une gouvernance collégiale pour que le Président de la République conserve une certaine légitimité dans le parti.
    Cette gouvernance collégiale permettait également une certaine pluralité.
    Quant à notre cher Premier Ministre, elle lui permettait de conserver sa liberté, et personnellement, je trouve que c’est quand il est libre qu’il est le plus efficace, sans être rebelle il peut s’exprimer à sa façon.

    J’espère, Chère Caroline, avoir répondu à votre réflexion.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : (*) Vous retrouverez facilement ces billets en mai/juin 2007

  10. Caroline dit :

    Bonjour Jacques,
    Et grand merci pour votre réponse.
    Bien à vous

  11. ZANKER LUDWIG dit :

    Cher Monsieur le Sénateur, Cher Ami de la Majorité

    Après lecture de votre article sur L’Allemagne et la France l’Amitié Nécessaire. Le titre est juste. Car l’un sans l’autre de toute façon nous avons besoins de ses amitiés Franco Allemandes.

    Tout les sujets sont à étudier à proposer afin de faire en sorte que toute l’Europe puisse bien fonctionner puis je dire..!
    C’est pour cela que tout homme politique en Allemagne est Allemand, est nom nationale à un Lander, comme j’ai pu le lire dans les commentaires l’exemple de Monsieur Stoiber.

    Dans tout les cas de figure, je compte sur vos travaux de sénateurs à faire entendre votre voix et réflexions.

    Restant à votre service,

    Bien à vous,

    Ludwig Zanker
    Dr Politique des Relations Franco Allemandes.
    Cabinet Privé

  12. Médéric L. Pascal dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Je vous interpellai naguère sur la nécessité d’avoir, pour notre famille politique, une stratégie en vue des élections européennes qui se tiendront d’ici un an. L’actualité nous a rattrapé, depuis, avec le vote des Irlandais sur le traité modificatif et le début imminent de la présidence française du Conseil européen dont l’agenda se trouve subitement mais immanquablement chamboulé.

    Permettez-moi de réitérer ma question d’alors: avons-nous une stratégie pour cette élection très importante et potentiellement à haut risque pour le Président de la République, son gouvernement et notre mouvement – l’UMP ?

    Et peut-être me permettre de l’affiner aussi:

    Si j’ai bonne mémoire vous aviez entrepris des démarches auprès de vos amis allemands de la CDU (ou bien était-ce en fait en Bavière auprès de la CSU, je ne me rappelle plus exactement…) afin d’établir une plateforme électorale commune comme il en avait été question dans le discours de N. Sarkozy devant les fondations Friends of Europe et R. Schuman à la bibliothèque Solvay de Bruxelles le 6 septembre 2006.

    Pour mémoire: http://international.hidepark21.org/NS-Discours-de-Bruxelles.htm

    Ces démarches ont-elles abouti? N’est-il pas possible aussi de se rapprocher d’autres formations européennes, de grands mais aussi de moins grands Etats membres : en Espagne, au Bénélux (si tant est que cette entité est encore un sens vu le contexte actuel en Belgique), en Italie, en Hongrie, au Portugal, en Lettonie, en Suède, à Malte, en Grèce… Au Royaume Uni?

    Ah oui! La perfide Albion… Tirez les premiers, Messieurs les anglais! Azincourt, Trafalgar, Waterloo, Saint Hélène et, bien sûr, les plaines d’Abraham… En sommes-nous encore là après 35 de Communauté de biens séparés ? Ne saurons-nous donc jamais travailler en cordiale intelligence avec nos royaux cousins d’outre Manche française, encore moins s’ils doivent – et il y a fort à parier qu’il doivent – être conquis et par conséquent conduits par les Tory de David Cameron? Qui nous dit que celui-ci n’a pas, lui aussi, quelque fibre européenne? N’avons-nous pas au moins le devoir de le sonder en cette matière ?

    Tiens, vous devriez peut-être, en tant que Vice Président du Conseil national de l’UMP, l’inviter à Québec afin de célébrer ensemble non nos vieilles pommes de discorde mais bien, en ce lieu chargé d’histoire pour nos deux nations, notre capacité à surmonter les divergences du passé et affirmer nos projets européens communs, dans la continuité des valeurs fondamentales et universelles qui nous unissent : celles de la démocratie, de l’humanisme et de la pensée du siècle des lumières !

    Face à tous les obscurantismes de l’époque actuelle c’est bien cela, plutôt que nos anciennes querelles, que nous devrions nous employer à célébrer. J’espère d’ailleurs que quelqu’un, dans l’organisation de ces festivités estivales en terre québécoise, aura pensé à inviter sa Majesté la Reine. Dieu et mon droit. Quel royal impair, sinon ! Mais je m’égare…

    Les élections européennes de 2009 ! Premier rendez-vous démocratique à l’échelle de l’Union européenne depuis l’élargissement ! Et quatre échecs référendaires successifs : 2003 la Suède dit non à l’Euro, 2005 la France puis les Pays-Bas disent non à la Constitution, 2008 L’Irlande dit non au traité modificatif ! Il est urgent de (r)établir le lien avec les citoyens de l’Union. Soyons audacieux, arrêtons de jouer petit, de construire l’Europe au détour de couloirs dans la nuit des profondeurs insondables de l’administration bruxelloise – au demeurant et par ailleurs fort dévouée, mais à laquelle il n’appartient pas de porter l’élan politique de l’Union – et ouvrons le débat populaire comme nous avons si bien su le faire en amont de l’élection présidentielle française !

    Parlons Europe et démocratie, allons au contact direct du citoyen de l’Union, abordons tous les sujets sans tabous : le coût du nouveau mixe énergétique pour le consommateur et le contribuable européen ; l’erreur historique d’avoir ouvert avec la Turquie en période de guerre froide, et pour de cyniques motifs géostratégiques, des négociations d’adhésion vouées dès l’origine à l’échec et l’impérieuse nécessité de clore une bonne fois pour toute ce triste chapitre de l’histoire communautaire ; la convergence des calendriers politiques nationaux comme moyen de faire émerger un collège exécutif conjointement responsable devant les citoyens de l’Union, capable ainsi de mettre en œuvre une politique plus cohérente, plus durable et fondée sur un mandat démocratique tant national qu’européen qui, ainsi, respecte et garantisse les identités et cultures politiques nationales et assure l’efficacité de la conduite de l’Union…

    Abordons tous les sujets, sans tabous et sans complexes ! Donnons enfin au citoyen européen toute la considération qu’il mérite ! Permettons-lui de faire un choix qui fasse sens et sur lequel les futurs décisions pourront s’appuyer afin de tirer les bénéfices d’une vraie légitimité démocratique européenne.

    Nous sommes face à une crise démocratique avec la réforme des institutions ? Eh bien au moins qu’elle soit utile ! Transformons-la en opportunité ! Mettons en route la grande machine de la démocratie européenne ! Ouvrons dès aujourd’hui la campagne des élections européennes 2009, les premières qui prendront un sens proprement européen et qui, ainsi, ne seront pas seulement un défouloir. Faisons campagne pour la démocratie par la démocratie !

    Voilà le prototype d’un fonctionnement vraiment rénové des institutions de l’Union européenne ! Voilà le seul avenir viable de cette structure en mal de légitimité mais pourtant si nécessaire, en vérité indispensable !

    Liberté, démocratie et audace ! Ensemble pour une nouvelle Union européenne ! Pour la démocratie par la démocratie !

    Très cordialement, et très européennement vôtre,

    Médéric L. Pascal

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