Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

4 commentaires

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Très bonne cadence. Vous avez été excellent ce matin sur LCI. Avec vous, au moins, la feuille de route a le mérite d’être toujours très claire.

    Quelques cérémonies nationales et internationales, avec en particulier le lancement des festivités en métropole du 400ème anniversaire de Québec (La Rochelle et il devrait faire beau).

    Ah ! Je note aussi le retour, je devrais dire “enfin”, le 15 mai des questions d’actualités au Sénat (il y a trop de jours fériés dans ce pays, je souris).

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : (Rappel) Pour Caroline et Mary, je vous ai mis un commentaire dans “Nouvelle présentation du Blog”

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    En prélude à votre voyage en Israël, je viens de lire un ouvrage écrit en 1969 sur ce pays et je me suis arrêté sur le chapitre 10 « Une nation à en devenir » et j’ai relevé ici et là quelques réflexions d’israéliens et d’hommes politiques de ce pays que je vous cite bien volontiers :

    - Quand le Ministre de l’Agriculture déclara qu’il y avait un surplus pour certains produits agricoles, ceux qui se souvenaient de la pauvreté des premiers temps se dirent : « au moins, nous sommes en train de devenir une nation adulte et indépendante »

    - Résumant les problèmes intérieurs du pays, le ministre des Affaires Etrangères Abba Eban a dit : « Israël est un peuple à qui rien n’est donné gratuitement. Sa souveraineté, son territoire étroit, la rareté de son eau, sa capitale, la sécurité de ses foyers…cadeaux dont les autres pays héritent à leur naissance, sont pour nous le fruit de conflits. Ses difficultés sont les seules possessions d’Israël dont personne n’a jamais été tenté de lui enlever. Ceux qui vivent en état de siège doivent périr ou acquérir des qualités qui s’adaptent à leur danger ».

    - Israël prenant de l’âge, le pays a pu accorder plus de temps et d’argent au but désigné par le Président Chaim Weizmann, lui-même savant, lorsqu’il a dit : « nous devons construire un nouveau pont entre la science et l’esprit de l’homme ». Dans tous les laboratoires du pays, des hommes et des femmes travaillent dans toutes les branches de la science à améliorer la condition humaine, à supprimer la maladie et à prolonger la longévité. Bien sûr, ce sont partout les buts de la science, mais en regard des maigres ressources d’Israël, la contrainte du défrichage, de la colonisation et des problèmes de défense, de tels progrès sont surprenants.

    - Une collaboration pacifique aiderait non seulement à rendre les terres des pays arabes aussi productives que le sont devenues celles d’Israël, mais une union économique pourrait aussi être créée. De même l’état sanitaire et le niveau d’instruction pourraient être élevés dans tout le Moyen-Orient. Mais pour cela, la paix est la condition préalable. A la suite de la guerre de six jours en juin 1967, le Premier Ministre Eshkol annonça la détermination d’Israël d’adopter une nouvelle politique vis-à-vis des Arabes : désormais, Israël ne compterait plus sur les Nations Unies pour prendre des décisions à sa place ;

    - Et je terminerai par une réflexion de Monsieur David Ben Gourion pour exprimer le but éternel de la nation recréée :« Notre place dans le Monde comme peuple libre sera assurée si nous aidons à construire un Monde meilleur, plus juste, plus bienveillant. Ce n’est ni par la richesse, ni par la puissance, ni par le nombre mais par l’exemple de notre vie que nous contribuerons à la justice et à la paix entre les nations, et c’est seulement ainsi que nous gagnerons nous-mêmes la paix ».

    Quarante ans après, même si tout n’est pas parfait, nous nous apercevons qu’il y a beaucoup de vérités dans tous ces propos.

    Très cordialement, et bon voyage

    Jacques d’Hornes

    NB : Extrait d’Israël dans la collection “TIME-LIFE autour du Monde” Edition 1969

  3. Alain Lavallée dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    il semble que la journée du départ de la Grande Traversée à La Rochelle, le 8 mai fut magnifique… Le Belem entre les 2 tours, d’une splendeur. J’aurais aimé y assister… que de belles émotions… Mes enfants sont de la douzième génération à vivre en terre d’Amérique… et un de leurs premiers
    ancêtres, Étienne est parti de La Rochelle en 1642 à destination de Québec, charpentier. Originaire de Charente, il avait en poche un contrat de 3 ans pour oeuvrer à la construction du couvent des Ursulines à Québec. Finalement, il a fait un deuxième contrat de 3 ans est tombé en amour avec une petite Marie, originaire de Perche, …

    Mais du 5 et 8 mai, les discours et le protocole furent d’une grande tristesse pour nous Québécois…la Présidence française qui reçoit la représentante de la reine d’Angleterre comme si elle était la fondatrice de ce Canada né en 1867, plus de 250 ans plus tard…

    Quelle réécriture de l’histoire, quelle contrefaçon, ou comme l’écrit le chroniqueur Christian Rioux, quel kidnapping (250 ans qui disparaissent d’un coup). Cette Angleterre qui à cinq reprises entre 1763 et 1982 a oeuvré à éliminer nos droits et la langue française… quelle tristesse…

    je serai à Québec le 24 juin, jour de la fête nationale des Québécois, je verrai le Belem lorsqqu’il arrivera … mais avec une profonde tristesse, … La tournée du Géneral De Gaulle en 1967 nous a rempli de joie, la décision de la Présidence française en 2008 nous met en situation de deuil…

    Nous comprenons que la France laisse tomber le Québec, petite nation, petit marché, cause perdue… il est vrai qu’économiquement le Canada anglophone est un plus grand marché, un allié plus important membre du G 7…

    Nous comprenons fort bien que la France ait décidé de laisser tomber le Québec. Les petites nations comme l’a si bien écrit Alain Finkelkraut sont des “chiâleuses” toujours inquiètes.
    Nous aurions préféré toutefois que vous le fassiez au 401e ou au 402e anniversaire… de manière plus discrète. Cela aurait été moins blessant.

    Maintenant, le Québec est sur la voie rapide de la louisianisation. Now we know that we won’t be there for the 500 th anniversary of Quebec.

    Ce Canada que du 5 au 8 mai les autorités françaises et canadiennes ont portées aux nues. Et bien , contrairement à ce qu’a affirmé la représentante de la reine britannique au Canada et plutôt comme l’a montré le recensement de 2006… ce Canada a étouffé toute culture francophone à l’ouest de l’Ontario, et il ne reste qu’une mince bande francophone en Acadie,,, le long de la frontière du Québec et dans l’est de l’Ontario, le long de la frontière du Québec.

    Nombre de chroniqueurs et commentateurs ont souligné cet abandon de la France, le passage d’une politique de Non-indifférence à une politique d’indifférence à l’égard du Québec… Certains ont parlé d’une tentative de réécriture de l’histoire qui oblitère deux siècles….

    Je vais simplement présenter des extraits d’un journaliste d’origine française qui vit au Québec depuis 40 ans, ce journaliste est fédéraliste canadien sur le plan politique;

    Michel Vastel , samedi 10 mai, 2008 extraits

    “”"”"Oui la France aime le Canada. Ce n’est pas nouveau ni propre à Nicolas Sarkozy. Il y a longtemps que les entreprises françaises préfèrent s’installer en Ontario ou en Alberta, voire en Nouvelle-Écosse. C’est plus payant. Au Canada anglais, les grosses affaires. Au Québec, la culture et les belles lettres. Cela aussi c’est payant d’ailleurs pour les éditeurs français!

    Mais le Québec a courageusement maintenu l’usage de la langue française dans un océan d’anglophonie, et longtemps sans l’aide de la France. Toute la francophonie, encore plus que la France, doit lui en savoir gré. Mais c’est peut-être pour cela que les Français ont toujours adopté une attitude un peu agacée à l’égard du Québec. Le Québec militant de la langue française cela les emmerde les Français. Pour un peu, les Québécois les culpabiliseraient avec leur refus obstiné d’emprunter toutes sortes de mots à la langue anglaise!

    Ceci dit, quand le général de Gaulle a décidé que la France et le Québec entretiendraient des relations directes et privilégiées, il l’a fait à la demande de gouvernements québécois fédéralistes. Le Parti québécois n’existait même pas quand le flirt a commencé. (….)

    Pour la mémoire - ou l’éducation personnelle du président Sarkozy et des premiers ministres Harper et Charest - je rappellerais seulement quelques mots de De Gaulle en juillet 1967. «Après que [la Conquête] eût arraché de ce sol la souveraineté inconsolable de la France, les ‘Français canadiens’ sont convaincus qu’après le siècle d’oppression qui suivit pour eux la conquête anglaise, un second siècle écoulé sous le système défini par l’Acte de l’Amérique du Nord britannique de 1867 ne leur a pas assuré, dans leur propre pays, la liberté, l’égalité et la fraternité…»

    Aujourd’hui, pour reprendre le mot du général, le Québec n’est pas opprimé. Il est banalisé, ce qui est pire dans une certaine mesure. Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs quand le trio qui a préparé la visite de la «presque Reine» du Canada est composé de Maxime Bernier, Monique Gagnon-Tremblay, et l’ambassadeur Marc Lortie. Avec un trio comme ça, tu scores inévitablement dans tes propres buts.

    Mais tout de même, Nicolas Sarkozy et Jean Charest auraient pu se montrer plus subtils. Et Michaëlle Jean n’était pas obligée de collaborer avec autant d’empressement à cette mascarade. Elle aurait au moins pu profiter de ce que les Français, leur président en premier lieu, ne résistent pas à une belle femme, pour leur tenir un discours moins révisionniste. (…)

    Je rappellerais seulement à la vice-Reine du Canada ce qu’elle me disait, en novembre 2005, peu de temps après son assermentation: «Je suis québécoise, je suis francophone, j’ai toujours cru à l’importance que le Québec affirme ce qu’il est, son identité, sa culture…» Eh bien Michaëlle, vous n’étiez pas obligée de vous déguiser en sous-tapis du gouvernement du Canada. Ce n’est certainement pas ça le Québec que votre père a choisi et que vous avez fait vôtre.
    (….)
    Et pour ce qui est de la France, contrairement à certains je ne parlerai pas de trahison. Le mot serait trop fort. Mais oui, la France de Sarkozy a lâché le Québec. Et je n’en suis pas fier…

    Michel Vastel, Journal de Québec”"”"”"”"

    Monsieur le Premier Ministre, je vous prie d’accepter mes salutations attristées,

    Alain Lavallée

  4. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je suis assez scandalisé de voir que l’on continue à associer la journée de solidarité avec le lundi de Pentecôte. De nombreux articles de presse en font encore état, amenant même certains élus (de gauche bien sûr) a reprendre cette parodie sur leur blog.

    Une chose me choque davantage c’est que l’on considère que les nouvelles décisions gouvernementales de Monsieur François Fillon sont un simple renoncement de celles de votre Gouvernement. Or, il me semble que lors de cette décision que vous aviez prise en juste cause, le lundi de Pentecôte ne serait travaillé que dans le cas où cette journée de solidarité n’avait pas trouvé place à une autre date ou sous une autre forme, ce jour férié n’étant utilisé qu’en ultime recours.

    Il serait peut-être temps que l’on rétablisse la vérité sur la journée de solidarité et sur ce jour férié chômé ou travaillé et qu’on n’appelle plus le lundi de Pentecôte : journée de solidarité ou journée Raffarin.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

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