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13.05.2008
A chacun sa PentecôteJ’ai assisté le 6 mai à un débat passionnant entre Luc Ferry et Monseigneur Barbarin, organisé par le père Matthieu Rougé, dans le cadre du Jubilé de la Basilique Sainte Clotilde à Paris. Les deux orateurs ont pris le chemin de la spiritualité, puis ont bifurqué l’un vers la spiritualité laïque, l’autre sur la voie religieuse. Luc est courageux, il ne croit pas : « ce serait formidable si c’était vrai », il cherche cependant, dans l’amour lui aussi, la grandeur qui affronte la mort. Alors que le philosophe se bat, le cardinal apparaît « en paix ». Dans la magnifique église de Saint-Jean de Luz, bondée ce dimanche, je pensais à ce beau débat et à sa terrible question de l’inquiétude et de la sérénité qui place chacun de nous face à « sa » Pentecôte. jpr 8 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesDominique M dans Mise au point le 02/07 à 21:23 Bonsoir M. Raffarin, Tout à fait d'accord! A quoi servirait-on si on se comportait en godillots? [...] jany guiot dans Mise au point le 02/07 à 11:49 Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin, Il est certain que tout votre travail de fond [...] Mistral dans Réunions à Toulouse et à Lyon le 02/07 à 10:28 @Dominique M, Je suis comme vous. Révolté de cette minorité d'extrème gauche qui d'une certaine m [...] jany guiot dans La situation des producteurs de lait le 02/07 à 10:17 Merci Melusine pour votre expose tres clair... Il est vrai que l'agriculture francaise doit se to [...] SEDAT dans La situation des producteurs de lait le 02/07 à 10:02 @ "mélusine"...! Je suis un sportif accompli dans l'âme (c'est de famille) et "Bio" à 100%,je sui [...] |
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14 mai 2008 à 11:05
Une question me vient, petit à petit, en pensant à votre billet.
Qu’est-ce qui vous amène à vous livrer, aujourd’hui, sur ce type de sujets ? A vous livrer sans trop vous découvrir puisqu’en même temps vous nous dîtes que ce cardinal paraissait « en paix» , vous nous dîtes avoir été présent dans cette église de Saint-Jean-de-Luz (que je connais plutôt bien), avoir pensé à ce débat, mais ne nous dîtes pas sur quoi votre réflexion a débouché.
Est-ce du ressort de l’évolution de chaque homme, public ou non ? Ou considérez-vous que l’avenir politique que vous envisagez vous permet davantage de faire part de ces convictions ?
Notez qu’il n’y a pas de « piège» , dans ma question : je respecte tout à fait le choix que peut faire un homme politique – compte tenu, notamment, de la conception française de la laïcité – de ne pas faire part publiquement de ses convictions religieuses.
14 mai 2008 à 22:43
Monsieur le Premier Ministre,
Ce billet me remet en mémoire la quiétude de ce vieux moine que vous nous aviez contée en décembre dernier. Je n’irai pas jusqu’à penser de voir votre ancien Ministre de l’éducation en simple nuage jaloux, ce n’est pas son genre.
Ce débat entre ces deux personnes illustres devait être très passionnant. Ils vivent tous les deux dans des univers très différents, l’un est croyant, il suit le chemin tracé et remplira sa mission en toute quiétude indifférent à toutes pressions, l’autre beaucoup moins, se bat avec et contre ses idées dans une actualité trépidante. Est-ce le sort réservé aux personnes qui exercent des activités politiques ?
Très cordialement
Jacques d’Hornes
16 mai 2008 à 18:21
Monsieur le PM et cher ami,
Il m’a également semblé apercevoir chez le cardinal un combattant ..de la foi de l’espérance et chez le philosophe (qui a été mon professeur) un formidable débatteur…mais le débat fait-il vivre…est ce suffisant ?
Nous vous connaissons excellent débatteur et très combatif…les clefs du parcours du politique vraisemblablement.
Bien amicalement
Vincent Baudoin
17 mai 2008 à 3:43
Monsieur le Premier Ministre,
Il est peut-etre 4 heures du matin a Dubai, j’en profite pour saluer tous les amis de ce blog.
Devant la mort les hommes sont tous demunis que l’on soit philosophe ou cardinal…
Sur le chemin de la vie l’homme rencontre les experiences, il patine ses jours…
Doit -il ou pas s’ouvrir aux autres sur ses sentiments intimes ?
Ma mere dit pour « vivre heureux vivons cache»
J’ai souvent ecrit sur la spiritualite, mais c’est impossible a comprendre pour le lecteur car c’est du domaine de l’experience, de l’initiation.
Un jour j’ai ecrit pour ma prochaine epouse, » the way of love» la voie de l’amour, je suis heureux de lire que Mr Luc Ferry pense qu’il y a un chemin…
The way of love, est la voie de celui qui a fait un long cheminement et qui va vers l’essentiel, la voie du coeur.
L’homme doit trouver son chemin, sa dimension, il ne doit pas rester figer sur son present-passe mais do it
it s’ouvrir au schema de sa projection dans le devenir.
L’homme est libre dans le conditionnement de sa forme, la rencontre avec ses limitations physiques ou psychologiques lui font prendre conscience qu’il y a une autre dimension, comme si l’on pouvait traverser le miroir.
L’homme a peur du vide, de la mort et pourtant la mort est aussi une phase de liberation.
Dans l’experience de la limite de la forme, il y a la plenitude de l’infini.
La mort est une forme pensee, un a priori qui nous limite.
Nous avons besoin des a priori pour vivre nos jours, l’a priori est matiere, le spirituel est au-dela de l’a priori
N’entendons pas le mot» spiritualite» comme une quelconque pratique d’un rituel, entendons le mot avec la dimension de l’experience.
Il y a un probleme pour l’ecriture sur votre site Mr. Le Premier Ministre, les phrases sont incompletes…
Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma consideration,
jany guiot
18 mai 2008 à 20:22
Bonjour cher ami, il y a longtemps que je n’avais pas reçu l’info de votre carnet, cela me fait réagir et bien entendu à vos propos sur » A chacun sa Pentecôte» . Certes, l’Esprit Saint, pour un chrétien, est ce souffle d’amour et de vie libéré par le Fils au soir de sa Pâque, venu nous révéler son Père, notre Père.
Cependant si chacun a dans son paquetage une bonne dose d’Esprit saint, force et de constater que trop peu de chrétiens le laissent agir, enfermés qu’ils sont dans des peurs personnelles ou collectives.
Libérer l’Esprit qui habite en nous nous donne une grande liberté de penser et d’agir et c’est ce que j’ai toujours aimé chez vous et je me réjouis que quelques hommes politiques soient libres.
Cependant aujourd’hui la liberté d’expression un peu désordre de certains membres du gouvrenment trouble l’opinion publique qui est perdue et panique, d’où les replis financiers et le pessimisme ambiant qui semble paralyser l’économie.
Mais il est vrai que certaines choses ne sont pas faites pour aider à l’optimisme, comme cette femme de mon petit village de Jazeneuil ,qui il y a 5 mois a perdu son mari de suicide (il vient d’y en avoir encore 1 cette semaine !), ses dossiers ne sont pas réglés, on ne lui donne pas d’allocation femme seule, ni d’APL avec 3 enfants de 5 à 14 ans, elle est aide familliale à 80% , tout ça parce qu’elle rembourse le prêt de sa maison ( un petit pavillon) ,elle est donc considérée comme propriétaire !!! Toutes ses économies sont épuisées !!!!
Elle va pêter les plombs et a menacé de rejoindre son mari avec ses enfants !
Et que penser du vendeur de poisson de cette grande surface de Poitiers qui un samedi soir devant une quarantaine de petits merluchons invendus me dit que tout va partir à la benne, qu’on ne peut pas les garder pour le lundi, lui ancien petit commerçant en était malade !!! Et ce sont des poissons frais de la Cotinière, belle filière de chez-nous ! Alors si les poissons étaient moins chers ils seraient vendus !!!
Je pourrais écrire un roman !!
Alors la Pentecôte, oui, mais comment souffle l’Esprit, comment transfomre -t-il les coeurs des politiques, des chefs d’entreprises !
Moi je parle de Pâques, chacun doit vivre une Pâque pour vivre d’une nouvelle vie, c’est ce que les réformes devraient faire, changer notre vie, faire que chaque français vive correctement, que nous ne soyons pas des numéros mais des humains dont en prend soin personnellement. Que les médias arrêtent de généraliser, de critiquer sytématiquement et qu’ils s’occupent des vrais réalités et non des montres du président ou des charmes de sa femme !
Voilà, fini, en cette fête de la Trinité. Réaction à ne pas publier, trop longue mais à passer à Jean-Pierre Raffarin.
Avec toute ma fidèle amitié.
Bon courage pour que le souffle de l’Esprit vous inspire des mots forts pour la France et les Français.
Merci de m’avoir lu jusqu’au bout !!! si vous avez pu !
Marie-Anne
18 mai 2008 à 22:02
Etrange cette phrase un peu hautaine de Luc Ferry.
« Ce serait formidable si c’était vrai» .
Certes, les témoignages depuis 2000 ans et le crédit qu’on leur accorde appartiennent effectivement à la Foi mais tout cela comporte une part de Vérité, des événements qui se sont réellement produits.
Est-ce si dur, pour des tenants de laïcité, a fortiori certains hommes philosophes de formation de tenter effectivement l’expérience simple, catholique (au sens grec du terme) ?
Croient-ils que cela les priverait de leur liberté de conscience ? Sont-ils si bien sûrs d’eux-mêmes, si « costauds» moralement ?
J’apprécie particulièrement l’Evangile selon St Jean et sa dimension missionnaire et parfois face à la perplexité de mes interlocuteurs face à cette merveille, je me laisse à penser: « tant pis pour eux, ils ne savent pas vraiment ce qu’ils perdent» . Cette religion de paix et d’amour nous apprend véritablement, nous éduque franchement aussi dans la tolérance.
19 mai 2008 à 1:14
Question philosophique :
« Ceux qui ne croient pas» sont-ils sûrs d’eux ou bien croient-ils qu’ils ne croient pas ? Si ils ne croient pas, ils n’en sont pas totalement sûrs…
Rappel d’un dialogue entre Bernard Pivot et le Président Mitterrand, quelques jousr avant son départ de l’Elysée en 1995 :
- « Croyez-vous que Dieu existe ?»
- « J’aimerai tellement !» .
Voila, c’est tout…
Pierre ARCHAMBEAUD
30 mai 2008 à 19:00
[...] Eh oui, même repris dans Le Figaro. C’est aussi, me dit-il, la raison pour laquelle il peut évoquer certaines convictions qu’il n’exposerait pas autrement. Nous n’avons pas pu pousser la discussion très [...]