Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. hifi dit :

    1 – Les femmes : “plus que jamais, le rôle des femmes sera essentiel pour transmettre la mémoire du passé et apprivoiser le progrès” selon I.Juppé

    Le problème avec les femmes d’aujourd’hui, c’est qu’elles revendiquent tous les rôles, celui de la femme qui veut exercer un métier à plein temps, qui veut avoir des enfants sous prétexte de nécessité physiologique, qui veut s’épanouir dans d’autres activités, qui veut jouer la maîtresse de maison, qui veut soigner son look
    , qui veut trouver le mari idéal, qui veut fonder une entreprise, qui veut parler avec ses copines, etc, etc…

    A force de courir après tous ces rôles, elles n’en assument pas vraiment un , au détriment du bébé que l’on confie à la nourrice dès la sortie de la maternité, puis que l’on dépose à la crèche comme des paquets de lnge sale, puis que l’on donne en garderie à la maternelle, puis elles s’aperçoivent un jour que leurs gamins sont névrosés et perturbés, puis que le mari est parti à cause de cette frénésie d’activisme.

    La solution Mme Juppé: non pas le portable, non pas la clef usb, mais un vrai salaire pour les femmes qui veulent assumer leur féminité et leur rôle, ô combien important, de mère à la maison.

    Et alors, on passera d’une société d’enfants et d’ados déprimés, dépressifs, courant après la drogue et l’alcool, en passant par les jeux vidéos et la télé poubelle à une société épanouie, cherchant à s’élever plutôt qu’à se vautrer dans le voyeurisme généré par ces portables desquels rien ne sort rien, à part des borborygmes d’homme des cavernes !

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    L’espoir fait vivre et je suis d’un naturel optimiste. Ce billet m’enthousiasmait en me disant « si ça pouvait être vrai ». Je l’ai lu plusieurs fois et régulièrement je butais toujours au même endroit « transmettre la mémoire du passé ». Quelque chose ne colle pas avec le reste pour moi un quinquagénaire bien tassé qui ait toujours en mémoire certaines images du passé et qui découvre (je ne veux pas dire : subit) l’avenir. Comment faire pour exprimer ce que je ressens ? Heureusement Internet est présent, aussi j’ai entré en recherche « la mémoire du passé » et je suis tombé sur cet article qui exprime bien mon sentiment.

    Rien ne peut mieux dévoiler ce que je peux ressentir que ce texte que je vous livre :

    « Il serait vain, dit-on, d’envisager l’avenir sans être nourri du passé. Soit. Mais à bien y regarder aujourd’hui, il semble que la mémoire de la vie d’hier ou d’avant-hier, soit subitement devenue une coquille vide, déchirée, brûlée ou dévorée sans être digérée. De ce fait, à l’actuelle course de rotation de la planète, socialement, économiquement et donc humainement, l’avenir n’est pas demain, mais uniquement la virgule qui précède et la minute qui suit.
    L’horloge de l’Histoire devenue « compte-tours » ne s’égrène plus dans notre subconscient en années, décennies ou siècles, ses étalons de toujours, car par la volonté de certains d’entre nous que je nommerai les Grands Prédateurs, les distances se sont de plus en plus rapprochées et disparaissant dans l’espace, elles ont annulé notre présent. Dès lors les aiguilles du Temps, devenues pour nous folles, désordonnées et meurtrières, semblent nous précipiter à la vitesse de la lumière vers le Futur, c’est-à-dire l’angoisse du néant ou plus simplement vers l’unicité et donc la déshumanisation.
    Je ne suis ni écrivain ni scientifique, mathématicien ou philosophe et encore moins un « expert » titre pompeux dont se servent à loisir ceux qui ne connaissent rien de la Vie. Je ne suis tout simplement qu’un homme ordinaire qui, comme tout un chacun, a franchi une à une les étapes de son existence avec ses souffrances et ses joies. Mais, en chemin, cet individu que je suis resté, n’a cessé d’observer les mutations autour de lui, en essayant, avec une volonté quelquefois inconsciente, mais toujours farouche, de conserver sa liberté et une mémoire intacte, sources de bien des richesses.
    Ce spectacle offert n’était, à l’époque, que l’un des chapitres essentiels à la vie quotidienne des 300 000 habitants de la principale ville de ce petit pays, peuplé de 3 000 000 d’individus métissés. Aujourd’hui, à peine deux à trois décennies plus tard, on y compte près de 10 000 000 de sujets dont un bon tiers étouffe dans la capitale devenue embryon de mégalopole.
    Aspirés en une ronde infernale, des lilliputiens pressés et toujours inquiets, téléphone portable vissé à l’oreille, véritables automates égarés, s’agitent, tête basse, dans les rares espaces poussiéreux que leur laisse l’automobile reine. Les campagnes alentour sont devenues banlieues privées d’arbres, où se côtoient misère et richesse. Les marchands ambulants, leurs sérénades et leurs petits cousins, les épiciers « du coin », ont rendu l’âme, broyés par les enseignes multinationales de grandes surfaces, symboles triomphants de la « consommation de l’inutile sous cellophane aseptisé ». Un à un, bistrots et magasins ont été remplacés par un essaim de banques venues des quatre coins de la planète pour y vendre, à crédit, le droit d’exister et même de mourir, sous le fallacieux prétexte de la modernité. Tout comme les salles de cinéma terrassées par l’emblématique parabole de la télévision satellitaire, et par internet, deux machines à transformer les rêves individuels en cauchemars collectifs. Enfin, malédiction suprême, le long de la mer qui a troqué son bleu profond pour un haillon jaunâtre, le sable roux des plages a été englouti par l’empereur Béton. La ville ne chantait plus, elle gémissait. Sa civilisation avait basculé.
    Face à cet enfer dans lequel commençaient à se consumer la convivialité, la joie et le rire, ma mémoire s’est soudain recroquevillée afin de laisser jaillir le souvenir d’une lecture d’adolescent. J’avais sous mes yeux effarés le tableau qui annonçait le Futur tel que l’avait imaginé en… 1932 un certain Aldous Huxley « Le Meilleur des Mondes ».
    La civilisation des clones ou de l’éprouvette. Une prison sans murs où la consommation et les divertissements inoculaient l’amour de la servilité. La dictature parfaite revêtue des atours de la démocratie. Sur la planète toute entière et sous la poigne d’une dizaine de clones discrets, les « alphas », l’élite. Sous ses ordres directs, les « betas » exécutants ayant le pouvoir sur les « gammas », employés subalternes qui, eux, avaient à diriger, au bas de l’échelle, la masse des « epsilons » à qui étaient réservés les travaux pénibles. Et l’humain dans cet organigramme ? Nos fœtus, nos fils, petits et arrière-petits-fils ? Ils existaient toujours, mais en petit nombre, « forniquant à tire-larigot », enfermés à jamais dans des enclos grillagés où les clones venaient les visiter en tant que bêtes curieuses. Histoire de se marrer, sans s’interroger.
    La soudaine révélation, surgie du tréfonds de ma mémoire, a eu le don de me décider enfin à prendre la fuite. Comme me l’avaient suggéré sur les bancs du lycée, Jean Jacques Rousseau ou Voltaire et comme n’a cessé de me le souffler depuis quelques années Henri Laborie et son Eloge de la fuite, devenue ma Bible.
    Avec mon épouse, nous avons émigré vers un hameau minuscule peuplé de ruraux pauvres, mais heureux et généreux. Les enfants y jouent dans les ruelles, entre les ânes et les poules, et on s’y soigne souvent avec des plantes sauvages. Là-bas, je prends plaisir à discuter, empli d’humilité, et même à sourire, avec les adolescents. Tout comme avec l’épicier que je sais très conciliant envers ses clients aux fins de mois difficiles. Je rends volontiers service à mes voisins, de gauche comme de droite, mais en me gardant de trop les écouter et il m’arrive d’aider uniquement ceux qui méritent vraiment de l’être. Avant que le soleil ne se couche, au-delà de l’horizon, je rejoins quelques vieillards avec lesquels je joue aux cartes. Juste avant d’aller dormir auprès de ma femme qui cuisine si bien. Nous cultivons ainsi notre jardin, notre paradis. »

    Je pense que personnellement j’ai encore beaucoup de choses qui sont ancrées dans ma mémoire à transmettre à condition que notre jeunesse veuille bien m’écouter mais je doute beaucoup que nos générations futures aient les mêmes possibilités. Malheureusement….

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  3. Eric Kuziew dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    A la seule lecture du titre, j’ai un instant craint le pire, imaginant que vous ayez trouvé de l’humanisme chez votre présidente de région..
    Heureusement la lecture de l’article est de toute autre nature et je file de ce pas vers ma librairie préférée.

    Je vous souhaite un très bon séjour au Canada, où nous sommes certains d’être bien représentés.

  4. Pierre ARCHAMBEAUD dit :

    Cher Jean-Pierre RAFFARIN, Chers Amis,

    C’est une excellente idée de parler d’Isabelle Juppé, de son blog et de son livre ! La dame est géniale, son blog est remarquable et son livre est passionnant.

    Il ne m’est pas possible d’être critique avec Madame Juppé, mais en achetant son livre, j’ai eu peur d’être déçu ! J’ai été tellement passionné par ses précédents ouvrages, notamment « A bicyclette », et surtout « Jours heureux à Bordeaux », que je ne pensais pas lire quelque chose d’aussi génial. Un livre qui parle de femmes, c’est bien, mais qui parle aussi d’informatique et d’internet, là je n’étais pas très partant… J’avoue même avoir acheté ce livre parce que j’aime beaucoup son auteur, avec le risque que celui-ci « me tombe des mains » ou demeure fermé à jamais. Et bien je me suis trompé ! J’ai lu et relu cet ouvrage qui n’a rien, mais alors rien de ch…, écrit comme il se doit dans un style où l’humour n’est pas absent et j’encourage tout le monde à se le procurer et à le lire !

    Le blog est très bien aussi et là encore je conseille à toutes et à tous de s’y rendre.

    Et puis, je ne peux pas m’en empêcher, lisez « Jours heureux à Bordeaux ». C’est un livre qui date un peu, mais c’est un de ceux que j’ouvre plusieurs fois par an. Certes je suis un ancien bordelais, certes c’est dans cette ville que j’ai passé mes plus belles années (avant de migrer à Versailles à l’âge de 10 ans, en 1982 et de m’en enfuir en 1996), certes le nom d’épouse d’Isabelle est un de ceux que je défendrai toujours, mais je sais d’avance que toute personne qui lira ce livre sera transporté.

    Pierre ARCHAMBEAUD

    Ps : Chère Isabelle, il est temps d’attaquer « Jours Heureux, la suite ! ». Très affectueusement à vous et à bientôt.

  5. Isabelle Juppé dit :

    Tout en remerciant Jean Pierre Raffarin d’avoir eu la gentillesse d’évoquer mon livre et mon blog de La Femme digitale et en lui souhaitant un bon voyage dans ce Québec si cher à mon coeur, je voudrais répondre au commentaire laissé par Hifi. Pour lui redonner un peu d’espoir. Oui la femme d’aujourd’hui ( le monde change!) a des vies multiples à gérer et doit assumer (parfois seule!) la triple mission de femme active, de mère et d’épouse, tout en restant ( et tant mieux!) la plus séduisante possible. Et cela ne conduit pas forcément ( bien heureusement) à des enfants déprimés, drogués et adeptes d’une télé poubelle. Cela peut être au contraire une source d’épanouissement pour la femme, son mari et ses enfants, même si c’est incontestablement un défi quotidien à relever. Loin de moi l’idée de sous-estimer les difficultés ( et parfois les échecs) de ces parcours de vie qui sont parfois semés d’embûches et nécessitent plus que jamais le partage des tâches entre mari et femme. Loin de moi également la volonté de sous -estimer le rôle primordial et remarquable ( lorsqu’il est chois) des femmes qui restent à la maison. Ce que je dis dans mon livre c’est ce que les outils numériques ( internet, blogs, courses en ligne, messagerie électronique, téléphone mobile…) peuvent aider les femmes à mieux gérer toutes leurs activités et à passer parfois de manière plus fluide ( grâce notamment au télétravail) de leur vie privée et familiale à leur vie professionnelle et inversement. A condition de le faire avec mesure et sagesse. Pour les femmes à la maison, les outils numériques peuvent également permettre de communiquer, d’échanger leurs talents, de s’ouvrir sur le monde, …et de parler le même langage que leurs enfants qui appartiennent tous aujourd’hui à cette génération digitale..Je dis également que l’éducation au numérique ( aprrendre à s’en servir pour identifier les opportunités que ce monde digital ouvre mais également les menaces et les dangers, notamment pour les plus jeunes) est fondamental et que les femmes ont un rôle particulier à y jouer ,souvent parce qu’elles sont mère d’ailleurs, mais pas seulement. Et je dis enfin que le développement du numérique dans les années à venir devra se conjuguer avec une exigence de plus en plus forte ( et salutaire!) d’écologie, et que dans ce domaine aussi les femmes auront un rôle important à jouer en matière de transmission.

  6. hifi dit :

    @ Isabelle Juppé

    Merci pour votre réponse indirecte.

    Concernant le rôle de la femme et l’éducation des enfants, je pourrais en parler pendant des heures, notamment de leur fonction essentielle et déterminante, ayant trop vécu ces 10 dernières années la détresse morale et affective de mes jeunes élèves. ballotés entre les différentes familles monoparentales ou reconstituées.

    La crèche, puis la garderie avant 5 ans sont une ineptie, l’école maternelle une supercherie, qui n’est rien d’autre qu’une garderie gratuite aux frais des contribuables, un lieu où les premiers sauvageons fleurissent au détriment des enfants de ces familles, chez lesquelles, justement on a su résister au  » tout numérique »

    Il est grand temps de valoriser la mère au foyer par un salaire conséquent, de récompenser cette mère de famille qui accepte de se « sacrifier » pour ses enfants afin que ceux-ci démarrent à peu près équilibrés dans la vie !

    Je disais ce matin à M.Juppé, votre époux, sur son blog, que les enfants mâles en Inde se prosternent devant leur mère, en signe de respect, alors, vous savez le « numérique » à côté de cela, c’est bien peu de h choses, dans l’harmonie des relations sociales !

    Bien cordialement

  7. Natacha QS dit :

    Cher monsieur Raffarin, quel beau titre pour cette note ! C’est tout à fait ce que je ressens en ce moment quand je vois les femmes qui s’intéressent au numérique, à l’humanisme, à l’écologie, sans oublier la néthique bien sûr ;-) Cela ne peut que ravir la membre des « Humains associés » que je suis.

    D’après ce que je peux voir sur le terrain, les femmes sont particulièrement sensibles à toutes ces questions. Isabelle, qui a du nez, a su capter avec talent, cet air du temps avec «la femme digitale». Je crois qu’à chaque fois que les femmes participent plus aux débats politiques, c’est tout la société qui en bénéficie, car elles sont plus proches des questions sociales et sociétales.

  8. hifi dit :

    @ Natacha QS

    En quoi une femme qui, dès la sortie de la maternité, confie « l’éducation » de son enfant aux institutions que sont la crèche, puis la maternelle, puis le primaire jusqu’au CM2 , qui exerce souvent un job sans intérêt pour pouvoir s’acheter à la fin du mois la dernière fringue à la mode, en quoi cette femme là est-elle plus méritante qu’un homme ?

    Quelle est sa contribution au bien être et à l’équilibre de cette société ?

    Aucune, à part de  » profiter » des institutions pour satisfaire d’une manière égoiste son narcissisme tricéphale de femme, mère, épouse, sans pouvoir assumer aucun des trois rôles pleinement.

    Au contraire, je trouve que ces femmes contribuent gravement à la dégradation des relations sociétales puisqu’elles n’assument ni leur rôle de mère, ni elles ne participent à l’équilibre de la famille puisqu’elles sont souvent dépassées.

    Quant aux débats politiques, sauf erreur de ma part, si ils veulent avoir un sens, ils doivent sortir de l’affect et de l’émotionnel, ce que la plupart des femmes sont incapables de faire.

    Je le redis: un salaire pour la mère (père) au foyer est la seule issue à notre société en pleine décadence.

  9. jany guiot dit :

    L’humanisme au feminin ?

    Je n’aime pas ce titre « trop intellectualiste » pour etre le miroir de l’emancipation de l’etre.

    Aujourd’hui les auteurs montrent une grande qualite dans l’ecriture et c’est un bien, les blibliotheques se r emplissent de livres qui redecouvrent les fondamentaux de l’expression de la vie et pourtant rien ne change

  10. jany guiot dit :

    J’ai des problemes de connexion sur votre site Mr le Premier Ministre….

    L’humanisme n’a pas de sexe, il n’est pas de l’ordre de la permanence, qui peut se dire humaniste ?

    L’humanisme est de l’ordre de l’expression de la rencontre, du dialogue au-dela des differences, un cheminement vers la comprehension de l’autre en tant que prolongement du soi.

    Il est de l’ordre de la lumiere ephemere et eternelle…les contraires comme dynamique du devenir.

    Il n’y a pas d’ecole de l’humanisme, comme d’ecole de la vie….
    Nous pouvons partager des sentiments, des recettes…mais le vrai cheminement est a l’interieur, discret, plein d’amour, plein de respect de l’autre comme miroir du soi…

    L’humanisme est un eveil de la conscience, nous pouvons preparer le terrain en aidant l’homme ou la femme a grandir dans son environnement, social, societal…mais au fond c’est a l’homme ou la femme de comprendre le chemin, les limites, la plenitude de son existence, la plenitude de son expression, l’ouverture sur sa propre eternite…

    Plus l’homme tend vers ses limites,
    Plus il ressent sa liberte d’etre …

    Texte inacheve car PB inernet, impossible de me lire.

    Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration,

    jany guiot

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