Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

7 commentaires

  1. jany guiot dit :

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Nous ne pouvons que vous remercier pour toute l’energie qui vous depensez dans la comprehension et le rapprochement des peuples.

    L’avenir est dans cette nouvelle politique plus humaniste de progres qui permet les vraies echanges et pourquoi pas grandir ensemble…

    Continuez dans cette voie, elle est magnifique….

    Un autre point de reflexion est la qualite de l’enseignement du francais a l’etranger, je trouve celui-ci tres mediocre…manque de livres, (six mois d’attente) et de methode….

    Il est important que la presence francaise soit appuyee dans sa logistique quotidienne, ne laissons pas les etudiants delaissees les bancs par frustration…

    Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.

    ***Le clavier est sans accent, et les lettres ont disparu, il est donc difficile de presenter un texte clair.

    Um salut fraternel aux amis de ce blog

    jany guiot

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Cher Jany,

    Je partage tout à fait l’éloge fait à l’endroit de Monsieur Raffarin, il mérite bien cet honneur, mais si j’interviens c’est au sujet de votre réflexion relative à l’enseignement du français à l’étranger alors que certains Députés demandent l’inscription de la reconnaissance des langues régionales dans nos institutions…..bien que dans son article 2 la Constitution stipule « la langue de la République est le français », je crois que nos Parlementaires confondent institution et culture, je ne sais pas où ça va nous mener !

    J’aimerai bien connaître le point de vue sur cet amendement du Président Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie et grand défenseur de langue française, ou encore celui de nos amis québécois qui font de la langue française leur argument numéro un pour la souveraineté du Québec ou encore nos amis belges qui se déchirent pour un problème de langues, ou tout simplement celui de notre cher Premier Ministre qui défend bec et ongles l’usage de la langue de Pierre de Coubertin aux Jeux Olympiques.

    Je parle moi-même le picard (1), mais je ne sais pas s’il est celui de l’Artois, de la Flandre, du Hainault, du Cambraisis, du Douaisis, de l’Avesnois, de l’Audomarois ou d’ailleurs car ils se ressemblent tous mais sont différents bien que distants que de quelques kilomètres et mes souvenirs de 1958 date de la Constitution de la Vème République sont qu’étant élève à l’école primaire j’étais puni s’il m’arrivait d’employer des mots de langues régionales, et l’un de mes instituteurs (un sage) disait « gardes ce vocabulaire pour une réunion de famille et écouter ton Grand Père chanter le Petit Quinquin », ça ne risque pas de t’aider beaucoup quand il te faudra bouger dans toutes les régions françaises pour avoir une quelconque promotion, qu’elle serait sa réflexion à l’heure actuelle pour décrocher un marché à Shentzen ou à Bangalore. Nos amis chinois et indiens, délaissant le français, se mettaient-ils plus facilement au breton, au corse, à l’occitan(t), à l’alsacien, au basque etc…. j’en doute.

    Alors, conservons nos langues et dialectes pour maintenir une identité régionale et des liens familiaux et intergénérationnels et mettons plus l’accent sur notre belle langue française (2) et donnons lui les moyens de conserver ses lettres de noblesse en la véhiculant à travers le monde.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

    NB : (1) Il m’a servi dernièrement en tant qu’interprète auprès de mes amis quand nous sommes allés voir le film « Bienvenue chez les Chtis »
    (2) Nos chères petites têtes blondes feront sans doute beaucoup moins de fautes et s’exprimeront beaucoup plus correctement et surtout évitons d’employer tous ces anglicismes qui affaiblissent notre langue et qui l’amènent à sa perte dans le monde.

  3. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je ne sais pas si mon précédent billet trouvera un écho sur votre blog mais je voudrais apporter quelques précisions sur l’inscription de la reconnaissance des langues régionales dans notre Constitution. La connaissance de la langue française est un problème de notre société et inscrire la reconnaissance des langues régionales dans notre constitution ouvrira la porte à certains abus que nous pourrions regretter. A-t-on mesurer toutes les conséquences que cela pouvait entraîner ? Après nous dirons une nouvelle fois une phrase trop souvent entendue et que nous regrettons à chaque fois : « On ne savait pas ».

    Petit exemple : bientôt et ça se fait déjà dans certaines régions, nous aurons droit à la double orthographe de certaines villes ou de certaines rues d’où l’utilité d’agrandir les panneaux indicateurs détériorant le paysage visuel de nos campagnes et de nos villes que certains déploreront, alors que ferons-nous après une pétition de citoyens (réforme de nos institutions) ?, peut-être comme en Belgique, ne laissant que l’indication en langue régionale sous prétexte que c’est plus utile aux régionaux, nous savons ce que cela entraîne chez nos voisins d’Outre Quiévrain et nous pouvons aller très loin comme ça.

    En restant dans la réforme des nos institutions : qui dit qu’un certain nombre d’irresponsables ne lanceront pas une nouvelle pétition de citoyens pour reconnaître la langue des jeunes en demandant son inscription dans la constitution argumentant que cette langue est plus usitée que certaines langues régionales. Que feront nos braves parlementaires ?

    La liste des conséquences que cela peut entraîner n’est pas exhaustive. Nous avons une belle langue comme l’a si bien écrit Yves Duteil dans sa chanson « La Langue de chez nous » (C’est une langue belle avec des mots superbes, qui porte son histoire à travers ses accents, où l’on sent la musique et le parfum de herbes, le fromage de chèvre et le pain de froment….), c’est celle de Molière, de Racine, de Corneille, etc…, allons nous détruire ce merveilleux patrimoine en l’utilisant de moins en moins ? C’est dans cette langue qu’ont été rédigés les droits de l’homme, le Français est la langue qui nous permet d’avoir une identité dans un monde en pleine mutation, c’est celle qui nous permet de nous exprimer dans ce monde en crise tant notre voix est écoutée.

    Donnons à nos enfants les moyens d’apprendre correctement la langue de la République, facilitons son usage, le français est le principal vecteur de communication international, interrégional et intergénérationnel, ne lapidons pas ce merveilleux outil.

    Alors, Messieurs les Parlementaires, un peu de bon sens, laissons l’article 2 de la Constitution tel qu’il est inscrit sans y adjoindre cet amendement ce qui ne nous empêche pas de promouvoir les langues régionales dans notre paysage culturel.

    N’oublions pas la langue française est l’une des principales valeurs républicaines.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  4. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Ma curiosité m’a permis de découvrir le blog de Jean-Pascal Picy (Bienvenue au blog de Louis de Broissia) sur lequel j’ai découvert le texte du projet de loi constitutionnelle de modernisation de nos institutions qui devrait être envoyé au Sénat la semaine prochaine.

    En lisant cette réforme constitutionnelle je découvre que la modification concernant l’article 1er de la Constitution n’est qu’une vérité de La Palisse et qu’il n’y avait pas de quoi fouetter un chat sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Il est bien évident que les langues régionales appartiennent à son patrimoine (sous entendu de la République).

    Tout ça pour ça, je me marre.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  5. Jean-Yves Papineau dit :

    Monsieur le premier-ministre,

    Salutations d’un ancien diplomate à la Délégation générale du Québec en France, de 1965 à 1969, et enfant du Poitou … à la huitième génération.
    Je vous joins le lien avec le site web consacré à mon premier ancêtre, originaire de Montigny près La Forêt-sur-Sèvre, soldat dans la 35ième. des Compagnies franches de la Marine, embarqué à La Rochelle en avril, arrivé à Québec à l’été 1688. La nombreuse descendance de Samuel Papineau dit Montigny célébrera ce 320ième anniversaire en même temps que le 400ième. de la fondation de Québec.

    Je me réjouis des dernières précisions que vous même et le Président avez apportées à la nature des relations privilégiées qui doivent exister entre la France et le Québec. Les cyniques diront qu’il ne faut pas se faire d’illusions sur la diplomatie et que les pays n’ont pas de sentiments mais seulement des intérêts. Comme vous, je crois que dans le cas du Québec, sentiments et intérêts doivent se conjuguer.

    Maintenant à la retraite, après une douzaine d’années de travail en Chine où j’ai installé la première Délégation du Québec en 1984, je reviens avec plaisir presque chaque année « au pays des ancêtres » visiter les amis et poursuivre des recherches historiques et généalogiques.
    Il me ferait plaisir, si l’occasion s’y prête, de venir vous saluer à Poitiers et d’échanger sur des sujets qui nous sont chers à tous deux.

    Bien respectueusement,

    Jean-Yves Papineau
    Mont-Tremblant,
    Québec

  6. jany guiot dit :

    Cher Jacques,

    Je vous presente toutes mes excuses, je suis actuellement dans une periode difficile d’acces a internet, je ne peux vous repondre…

    Bien amicalement,

    jany guiot

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Cher Jany,

    Merci pour ce petit billet qui nous donne un peu de vos nouvelles.

    Vous n’avez pas à vous excuser, je connais vos sentiments à notre endroit et je connais également très bien votre position, mais nous sommes parfois tributaire du temps, de l’espace et maintenant également du bon vouloir de l’informatique aussi performant qu’il puisse être.

    Ce message me rassure un peu car j’ai eu connaissance ce matin de ce séisme de magnitude 6,0 sur l’échelle de Richter qui a frappé une nouvelle fois les régions Est de l’Indonésie et plus précisément la Province d’East Nusa Tenggara (épicentre localisé à 40 Kms au nord-ouest de Ruteng).

    Ces mouvements de plateaux continentaux me font toujours peur car ils amènent à chaque fois de grandes catastrophes, des scènes de désolation difficiles à supporter, des crises internes où des milliers d’enfants et d’adultes sont des proies faciles alors qu’ils n’y peuvent rien, malheureusement l’Indonésie est située dans la zone vulnérable appelée « anneau de feu du Pacifique ».

    Portez vous bien.

    Très cordialement

    Jacques

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