Archive de juin 200830.06.2008
Rencontre avec José-Maria Aznar à Madrid
La nuit a été courte car nous avons tenu à partager la joie des Espagnols au soir de leur victoire à l’Euro 2008. Quel beau match et quelle jeunesse dans les rues de Madrid ! Cette victoire était méritée par les joueurs, elle était désirée par le peuple. Vous retrouverez bientôt le texte de ma conférence sur ce blog. Celle-ci a été, pour moi, l’occasion de rappeler l’importance du principe d’unité dans nos constitutions respectives. Oui à la diversité linguistique dans la société et dans la sphère privée, mais oui aussi à l’unicité de la langue officielle dans la sphère publique qui fonde notre identité nationale et notre communauté politique. J’ai aussi développé l’idée que pour répondre à l’échec de la priorité unique au projet institutionnel à travers les déboires du Traité constitutionnel et les difficultés d’adoption du Traité de Lisbonne il était devenu nécessaire de relancer l’Europe en s’appuyant sur une pluralité de projets fédérateurs tels que l’Union pour la méditerranée et l’Europe de l’énergie. Nous en reparlerons. jpr
Cette présidence intervient tout d’abord dans un contexte inattendu et regrettable, au lendemain du vote négatif des Irlandais au référendum sur la ratification du Traité de Lisbonne. Initiée par Nicolas Sarkozy puis défendue par la présidence allemande de l’Union Européenne, l’idée d’un « traité modificatif » simplifié devait permettre, après la ratification de l’ensemble des Etats membres, de relancer la construction européenne. Ce vote traduit une nouvelle fois les états d’âme de l’opinion publique, de citoyens européens qui doutent de ce que leur apporte concrètement l’Europe. Nous ne pouvons toutefois pas rester sur cet échec. La France, à la présidence de l’Union Européenne, devra créer les conditions d’une sortie de crise en trouvant le moyen de poursuivre le processus de ratification par les Etats membres et d’une sortie de crise.
30.06.2008
“L’Europe de la sécurité : une approche large, des réponses concrètes” par Michèle Alliot-MarieA partir du 1er juillet, il reviendra à la France d’accompagner le développement de l’Europe de la sécurité. Une dynamique nouvelle, née de la signature du traité de Lisbonne, a succédé au temps des incertitudes. Elle place notre action dans la perspective d’un cadre institutionnel plus adapté. Mon ambition est de faire de l’Europe de la sécurité l’illustration d’une Europe proche des attentes des citoyens, pragmatique autant qu’ambitieuse. C’est cette Europe que comprennent et qu’attendent nos concitoyens. C’est cette Europe que nous devons construire, dans le domaine de la sécurité comme dans tous les autres. Face aux nouvelles menaces qui pèsent sur nos pays, la coopération européenne doit reposer sur une approche large de la protection des Européens et proposer des solutions concrètes pour améliorer leur sécurité quotidienne.
30.06.2008
“L’Europe n’a de sens que si elle reste à l’écoute et au service des citoyens” par J-F Copé
D’abord parce que Nicolas Sarkozy a décidé de mettre au cœur de cette présidence ce qui constitue aux yeux des 450 millions de citoyens de l’Union européenne une priorité absolue : l’immigration, l’énergie et l’environnement, la sécurité et la défense. Ensuite, parce qu’elle va être marquée par une initiative historique : le sommet de l’Union pour la Méditerranée. 43 chefs d’Etat sont invités autour de la même table pour travailler ensemble sur des projets de développement ; pour considérer de nouveau la Méditerranée comme un creuset, comme un pont, comme un carrefour. Nous pouvons être fiers de cette initiative de paix qui doit réunir ceux qui, depuis longtemps, ne se parlent plus ou, pire, se combattent. Elle correspond pleinement à la vocation de notre pays et elle ouvre des horizons nouveaux pour « notre mer » et pour toute l’Europe ! 29.06.2008
Agenda du 29 juin au 6 juillet
L’Europe, notre Europe, s’est remise en marche. La Présidence française de l’Union frappe à notre porte. Au terme de cet exercice, le dernier du genre, notre pays aura porté une série de projets ambitieux : la lutte contre le changement climatique et contre l’insécurité énergétique, la définition d’une politique commune de l’immigration, ou encore le renforcement de nos capacités opérationnelles de défense, sont autant de priorités dont nous avons le devoir de nous saisir sans attendre.
Si chacun peut mesurer dès aujourd’hui l’impact du vote irlandais qui a stupéfait toute l’Europe, il est encore trop tôt pour évoquer les solutions envisageables pour essayer de préserver l’acquis de la réforme institutionnelle. Ce sera précisément le rôle et la responsabilité de la France de trouver, au cours de sa présidence, une issue satisfaisante à ce nouveau contretemps sur la voie de la construction européenne. Au-delà de cette nouvelle péripétie, la France devra également préparer le réexamen du cadre budgétaire communautaire et l’arrivée à échéance des mandats du Parlement européen et de la Commission en 2009.
A l’aube du renouvellement du Parlement européen et de la Commission en 2009, cette présidence n’en est que plus importante. Et la situation nouvelle créée par le non irlandais au Traité de Lisbonne doit permettre de montrer que l’Europe, même face à des situations imprévues, est capable d’avancer. La présidence française est d’abord attendue sur les grands dossiers de l’actualité communautaire 26.06.2008
Les Pèlerins de l’Europe
J’ai, à cette occasion, présenté mes convictions : L’Europe pour la paix du monde La génération de nos pères a construit l’Europe pour la paix du continent, notre mission est de renforcer l’Europe pour la paix de la planète. La motivation de l’Europe était intérieure, elle est devenue mondiale. Avec le transfert de la richesse d’Ouest en Est, de la croissance de l’Amérique à l’Asie, l’Europe est nécessaire au nouvel équilibre du monde multipolaire. Le dialogue Europe-Chine est essentiel pour la paix mondiale. Pour la Méditerranée, foyer de guerre permanent mais aussi de civilisation éternelle, l’Europe apporte l’espoir. La récente visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient a révélé au monde la gravité du prochain sommet à Paris de « L’Union pour la Méditerranée ». Pour le continent lui-même, le projet européen doit retrouver sa dimension politique. Nous avons trop longtemps confondu gouvernance et projet, Bruxelles et Europe. Le non irlandais est plus un non à la gouvernance qu’un non au projet. Le projet européen doit être plus protecteur de nos valeurs. Ce qui nous menace, c’est l’apostasie, l’abandon de la foi… européenne. 26.06.2008
Dîner Dialogue & Initiative hier soir24.06.2008
L’invité du Franc-ParlerJ’étais hier soir l’invité de l’émission le Franc-Parler organisée par France Inter, i Télé et Le Monde. Voici le script de l’entretien. jpr Vous avez récemment dénoncé le caractère monolithique de l’UMP. Que craignez-vous ? L’exercice solitaire du pouvoir est sans issue. Dans une démocratie, il faut pouvoir partager, avoir une majorité vivante et loyale. L’UMP a besoin d’affirmer une diversité de générations et de territoires. Sur le plan personnel, je suis pour Nicolas Sarkozy un vrai ami non aligné, alors qu’il a beaucoup de faux amis trop alignés. Je suis loyal, mais on ne me fera pas taire. Non. Je ne l’accepterais pas. Le président de la République a évidemment la possibilité de réunir les ministres qu’il veut sur les sujets qu’il veut. Mais créer une instance politique à l’intérieur du gouvernement serait pour le premier ministre quelque chose de peu confortable… François Fillon fait bien le “job “. Il a le soutien de sa majorité, l’opinion comprend ce qu’il fait… Nous avons besoin d’un gouvernement fort. Une crise vous paraît-elle possible, alors que les Français semblent admettre les réformes ? Si, à la fin du mois de juillet, toutes les réformes programmées sont votées, la première partie du quinquennat aura été très réformatrice. Et ce sera un grand succès politique pour Nicolas Sarkozy… mais cette victoire politique ne veut pas dire forcément victoire sociale. Car il reste la question de l’essence et la question européenne, qui est un peu liée. La rentrée ne sera pas facile. Un baril à 150 dollars peut-il tout compromettre ? C’est un risque. C’est pourquoi, de mon point de vue, Nicolas Sarkozy a raison de se battre au niveau européen. Estimez-vous que la France va suffisamment vite pour réduire ses déficits ? Elle vit trop les volets clos. Elle ne se rend pas compte que le monde bouge. Elle doit aller plus vite dans l’attractivité, c’est-à-dire la réduction des déficits, et en même temps la performance de l’ensemble de ses investissements, que ce soit les transports, le développement durable, la qualité de vie. Avec le “non” irlandais, la présidence française de l’Union devient-elle une présidence de crise ? Le 1er janvier 2009, l’Europe devait se doter de nouvelles institutions et la France était chargée de les mettre en place. Elle était au moment historique où elle pouvait être le plus influente. Ces circonstances sont perdues. Mais je fais confiance à Nicolas Sarkozy pour sortir de l’ornière. Nicolas Sarkozy, s’adressant aux Israéliens lundi 23 juin, a dit : “Il faut un Etat palestinien, un Etat viable.” C’est un signal fort ? Oui, très fort. Sur le Proche-Orient, la vision de Nicolas Sarkozy est claire : aujourd’hui , la question la plus dramatique pour Israël n’est plus nécessairement la relation avec les Palestiniens, mais avec l’Iran. Cet élément nouveau peut être le déclencheur d’un processus de paix. La France et l’Europe derrière Nicolas Sarkozy montrent qu’ils n’accepteront pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et soit une menace pour Israël. Sur le plan politique, est-ce une erreur de la part de Nicolas Sarkozy d’avoir invité le président syrien à Paris ? Je ne le pense pas. Pour l’Union de la Méditerranée, il est très important de ne pratiquer aucune exclusive 19.06.2008
Agenda du 20 au 27 juin
Voici le texte de mon discours. jpr
Monsieur le Président, Le Sénat examine aujourd’hui le projet de loi de modernisation de nos institutions voulu par le président Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. C’est un moment grave de notre vie démocratique. Le sujet est d’une extrême sensibilité. La Constitution est le lien indestructible entre la France et les Français. C’est elle qui permet aux Françaises et aux Français de faire vivre la France. C’est la chance pour les Français d’être à la fois, héritiers et bâtisseurs de la France. Notre débat ne saurait être ramené à une suite d’améliorations d’articles de la Constitution. L’objet de notre débat c’est la Constitution, mais le sujet de notre pensée, c’est la France. Nous connaissons tous les mérites de notre Constitution. La Constitution du 4 octobre 1958 a marqué une rupture salutaire dans notre histoire constitutionnelle. Elle a fait la synthèse entre un régime parlementaire, symbole de démocratie moderne et l’existence d’un exécutif fort, gage d’efficacité et d’unité. Si une très large majorité de Français est attachée à la Vème République, c’est qu’ils ont pu apprécier ses mérites. Elle a permis, pendant 50 ans, de garantir la stabilité, de préserver la démocratie lors des grandes épreuves, de rendre possible l’alternance, d’accompagner la construction européenne et la décentralisation, de traverser les cohabitations. Au fil des ans, les Français se sont appropriés ces institutions, qui ne sont ni de droite ni de gauche. La Vème république est ainsi devenue le patrimoine commun de la Nation, voilà pourquoi nous sommes si nombreux à y être attachés. 14.06.2008
La Chine, les Jeux et Nicolas SarkozyJ’ai accepté d’être Professeur à l’ESCP pour dispenser un cours sur « la stratégie ». J’essaie d’aider les étudiants à structurer le lien fondamental entre « pensée, pouvoir et action ». jpr 11.06.2008
Agenda du 12 au 19 juin10.06.2008
En réponse à vos commentaires
jpr
10.06.2008
Message personnelJe veux remercier ici Jacques d’Hornes pour le nombre et la qualité de ses interventions sur ce blog. Comme sur un terrain de football une communauté de blogueurs a besoin d’un “numéro 10″ qui distribue et relance le jeu. Merci de jouer “à l’avant” avec des réflexions charpentées, merci aussi de vos retours “en défense” quand c’est nécessaire. Sur trois de nos récents débats, je veux souligner notre accord de fond :
Très sincèrement à vous, jpr 10.06.2008
L’invité de RTL10.06.2008
L’invité du Talk Orange - Le FigaroJ’étais hier soir l’invité du Talk Orange - Le Figaro. Voici le script intégral de cet entretien. jpr 09.06.2008
Une journée pour le Liban
Quelques autres commentaires sur ce voyage. Jacques Chirac Avant de partir au Liban, j’avais téléphoné à Jacques Chirac pour entendre ses recommandations. Nous avons suivi ses propositions :
Le Hezbollah On reconnaît les responsables du Hezbollah dans une réception libanaise parce qu’ils sont quasiment les seuls à ne pas porter de cravate. Ils cherchent peu le contact, ne souhaitant s’exprimer qu’en Arabe alors que tous les autres leaders s’expriment en français ou en anglais. Le plus étrange est le dialogue, d’apparence paisible, entre responsables qui par ailleurs s’assassinent. Au Liban, la guerre est partout sauf au cœur du Palais Présidentiel. Un espoir ? La Syrie Nombreux sont les partis politiques libanais qui sont venus mettrent en garde la délégation française sur nos relations avec la Syrie. « Il faut encourager la Syrie pour qu’elle accompagne le processus institutionnel libanais mais il faut avancer à son rythme sans rien donner qui ne soit précédé par un geste positif syrien ». La France doit compter sur le scepticisme de ses amis libanais quant à ses contacts avec la Syrie. O. Besancenot Le leader de la ligue communiste révolutionnaire n’était pas membre de la délégation mais dans l’avion du retour, entre majorité et opposition, la montée de l’extrême gauche a été un sujet de discussion approfondie. François Hollande devait, sur ce sujet, gérer l’inquiétude de Marie-Georges Buffet et l’espoir de François Bayrou ! Sénateur des Français établis hors de France, Christiane Kammermann était sans doute dans notre délégation celle qui a le plus fait pour le Liban. Pendant toutes les guerres qu’a connues le Liban depuis un demi siècle, Christiane Kammerman s’est consacrée aux familles françaises qui comptaient des malades, des blessés, des isolés mais aussi des incarcérés. Cette générosité, elle la poursuit aujourd’hui en tant qu’administrateur de la caisse des Français de l’étranger où elle se place au service de nos compatriotes les plus fragiles. En conclusion, il y a des moments où l’ont peut être fier de la France et où les responsables politiques du pays sont à la hauteur de leur fonction. NB : Merci à nos amis de l’UMP qui sous le grand cèdre vont vivre les valeurs de la France. Fidèlement, jpr 06.06.2008
La Turquie et la réforme de la Constitution
jpr 04.06.2008
Haute-Marne : terre de fidélité
jpr 04.06.2008
Union et renouvellementAprès les élections législatives qui furent mauvaises pour la majorité départementale, j’avais appelé les forces politiques de notre département à se rassembler d’abord, à se renouveler ensuite. jpr 04.06.2008
Agenda du 4 au 9 juin03.06.2008
La flamme éternelle
On pleure de joie à nouveau pour celle que l’on surnomme affectueusement “la petite fiancée de France”. Quelle élégance, quelle puissance ! On pleurt de tristesse aussi en suivant les derniers jours de Colette Besson avec son mari Jean-Paul Noguès et ses deux filles Sandrine et Stéphanie. Belle famille, à l’image de Colette, douce et courageuse. Merci à eux de nous montrer, par la vie, que l’éternité s’attrape toujours par l’amour. jpr
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Commentaires
le 14/10 à 12:21
Cher Pierre, Toutes mes affectueuses pensées dans l'épreuve que vous affrontez. A bientôt. jp [...]
le 14/10 à 07:42
Cher Pierre, Vous allez nous manquer, car nous avons besoin de votre gaieté et de votre humour. [...]
le 14/10 à 06:48
Cher Monsieur le Premier Ministre, Je vous remercie beaucoup d’avoir répondu à mon message d’inqu [...]
le 13/10 à 22:14
Jacques, Tout va bien, je ne perd pas de vue l'essentiel. J'ai parfois le sang chaud quand on s'a [...]
le 13/10 à 21:26
Monsieur le Premier Ministre, Une "douloureuse épreuve" va me contraindre à me tenir éloigné d'in [...]