Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

9 commentaires

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Joli hommage que vous rendez au travers de ce billet à celle qui nous fît tant rêver le 16 octobre 1968 aux Jeux Olympiques de Mexico et qui nous serra le cœur lors de la remise des médailles olympiques quand retentit la Marseillaise dans un stade acclamant les champions.

    Certes ce n’est pas sa plus belle course mais c’est celle de l’exploit, celle qui restera gravée dans nos mémoires d’amoureux d’athlétisme, de chauvin du maillot tricolore qui nous fait découvrir régulièrement ces enfants de notre belle France profonde qui savent se transcender l’espace de quelques secondes dans la dernière ligne droite, comme ce fût le cas avec cette fille de votre jolie région.

    Sa plus belle course ne fût sans doute pas un 400 m mais ce marathon entamé le soir où elle apprit sa maladie qui l’amena à se surpasser une nouvelle fois, comme elle l’avait fait 40 ans plus tôt, avec tant de courage pour montrer à ses enfants, à son époux, à ses proches, à ses amis, à ses supporters que sa victoire aux JO n’était pas usurpée ni due au fait du hasard, ni à la défaillance de ses adversaires, mais tout simplement parce qu’elle savait se battre pour gagner.
    Malheureusement le courage n’a pas suffi pour qu’elle soit encore parmi nous, mais au travers de son image elle entretient cette flamme éternelle.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Pour une fois que je me retrouve devant un sujet où mes compétences peuvent s’exprimer beaucoup mieux qu’en politique je ne vais pas m’en priver et je vais jouer au « petit journaliste » en retraçant quelques belles heures de gloire de notre athlétisme national aux Jeux Olympiques au travers de trois grands champions qui m’ont beaucoup marqué.

    J’adore tous les sports en général sauf peut-être les sports mécaniques qui ne sont pas ma tasse de thé, et en particulier tous les sports d’équipes mais également les sports individuels dont le cyclisme et l’athlétisme sont mes favoris sans délaisser pour autant les autres sports olympiques. Je serai un téléspectateur assidu des Jeux Olympiques de Pékin.

    Pourquoi trois ? lesquels ? Et pourquoi ceux-là ?

    D’abord un petit clin d’œil aux autres champions olympiques d’athlétisme français : Michel Théato (marathon en 1900), Joseph Guillemot (5000 m en 1920) Ahmed Boughéra El Ouafi (marathon en 1928), Micheline Ostermeyer (Poids et Disque en 1948), Pierre Quinon (Perche en 1984), Marie José Pérec (400 m en 1992 et 400 m et 200 m en 1996) et enfin Jean Galfione notre dernier champion olympique (Perche en 1996).

    Je passe à mes coups de cœur, ce n’est pas par hasard parce qu’ils sont les premiers champions olympiques d’athlétisme français depuis ma naissance :
    Tout d’abord, Alain Mimoun et son merveilleux marathon en 1956 à Melbourne face à son adversaire de toujours Emile Zatopek (décédé récemment).
    Colette Besson parce qu’elle fût la première française championne olympique dont l’exploit en 1968 à Mexico est retracé dans votre billet.
    Et ensuite, Guy Drut. Pourquoi Guy Drut ? tout simplement parce qu’il est de mon âge et nous sommes nés à quelques kilomètres l’un de l’autre, c’est le chauvinisme régional qui l’emporte. J’ai en mémoire son admirable 110 m haies de Montréal face à l’armada américaine. Petite anecdote à son sujet, je suis allé au collège avec le frère de sa première épouse, quand il fût champion olympique les collègues me demandaient si je le connaissais et avec beaucoup d’humour je répondais modestement : bien sûr il était dans ma classe au collège, d’ailleurs c’est le seul qui me battait en sports,je n’étais pas loin de la vérité…. Plus maintenant, avec le poids des ans et surtout le poids des kilos, vous devez savoir de quoi je parle (humour).

    Bravo les Champions et que Pékin nous en offre beaucoup d’autres.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  3. jany guiot dit :

    Merci Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin et a Jacques,

    Pour ce bel hommage a celle qui nous a fait rever…

    Monsieur le Premier Ministre vous dites « l’eternite s’attrape toujours par l’amour »
    Quelle belle phrase !

    Il n’y a pas d’eternite sans la relation d’amour avec l’autre comme depassement du soi,
    L’homme nait pour accomplir le chemin de son eternite en depassant ses limites,
    La mort existe-t-elle ?
    N’est-elle pas une dimension de la matiere, une limitation de l’etre…?
    Une interrogation ? un trou noir ?
    Le seuil sur une dynamique sans fin ?

    jany guiot

    jany guiot

  4. Jacques d'Hornes dit :

    Cher Jany,

    Je m’attarde un peu sur votre billet et vos réflexions.

    Vous dites il n’y a pas d’éternité sans la relation d’amour, je pense que vous avez raison parce l’éternité sans amour s’appelle la fin et qu‘il n‘y a pas de vie sans amour. En frappant cette phrase, elle me fait penser à René Char et ses feuillets d’Hynos, je vais vérifier il me semble qu’il a écrit, oui c’est ça (note 110) : « l’éternité n’est guère plus longue que la vie »

    Quant à l’autre réflexion : la mort existe-t-elle ?
    Très malin celui qui pourrait nous en parler. L’Interrogation, un trou noir, le trou noir c’est pour celui qui en revient.

    Nous nous évadons, mais un peu de causette nous fait parfois du bien.

    Très Cordialement

    Jacques

  5. jany guiot dit :

    Cher Jacques,

    Merci pour vos commentaires qui sont toujours de qualite.

    Chaque etre humain a un parcours de la vie propre a lui-meme, la vie est faite d’identites qui se revelent au fil des jours…

    Le trou noir est une quantite d’energie negative qui se concentre a l’infini sur elle meme, la mort symbolique est du meme type, une neantisation de l’etre pour mieux renaitre…

    L’homme vit en osmose avec la nature, qu’elle soit de l’ordre de la dimension de la molecule a la dimension cosmique…il y a une respiration, un rythme cosmique qu’il n’est pas necessaire d’intellectualiser.
    L’homme doit experimenter son existence pour en prendre conscience.

    Le croyant, le religieux et l’athee se retrouvent quand chacun a pu experimenter les identites remarquables qui jalonnent le chemin de la vie…

    L’important dans la vie est de garder jusqu’a la fin son libre arbitre et de s’eloigner de toutes les verites fabriquees qui conditionnent les esprits…
    La nature est toujours en recherche de son emancipation, elle est de l’ordre de la demesure, les contraires sont le chemin…comme le dialogue…comme les rencontres…

    La verite n’existe pas en tant que permanence, elle est lumiere de l’instant, un flash…
    Les gourous n’existent donc pas, seule l’experience de la vie nous amene a grandir dans son environnement.

    Pour moi l’homme est eternel car il est en osmose avec cette nature denesuree, il ne comprendra jamais le chemin completement, l’important est ce qu’il fait pour cheminer ses jours.

    Notre vision de la mort est materialiste, limitee par notre education, notre conditionnement, l’homme est matiere et esprit, visible et invisible, la pensee est de l’ordre de la matiere, l’intelligence de l’esprit, la matiere peut etre esprit et l’intelligence devenir matiere…

    Le scientifique peut chercher longtemps, le philosophe aussi…l’important est d’etre sincere sur le chemin de la vie, il n’y a rien a demontrer, etre le temoin de ses jours tout en grandissant dans l’amour….

    Ce qui est remarquable dans la vie c’est qu’il faut toujours la redecouvrir !
    Quand chaque matin, elle se reveille dans son infinite de couleurs…

    Le monde a vu grandir de grands poetes, des peintres illustres, des philosophes, des musiciens, des techniciens, des artistes, beaucoup dans l’ombre, mais chacun magnifique dans leur interpretration de la vie.

    Rien que pour cela, je pense que l’homme ou la femme comme « colette » sont eternels.

    Bien cordialement.

    jany guiot

    ***Toutes mes excuses, je ne vois pas tous les mots sur mon clavier et il n’y a toujours pas d’accents.

  6. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Jany,

    Malgré l’absence d’accents (sourire), vos billets sont toujours bonheur. Ils nous amènent toujours à réfléchir….

    Vous dîtes : « Chaque être humain a un parcours de la vie propre à lui-même, la vie est faite d’identités qui se révèlent au fil des jours… » mais ce parcours n’est-il pas trop stéréotypé ? Réflexion que vous complétez par une autre : « l’homme doit expérimenter son existence pour en prendre conscience »
    Alors je me pose la question suivante : l’homme prend-il le temps pour le faire et suivre le chemin qui l’amène à l’éternité ?
    Pas évident, d’une part il est beaucoup trop matérialiste, ensuite il doit s’éloigner des vérités fabriquées, malheureusement ces vérités sont les règles de la vie dans le monde dans lequel nous vivons, pas facile de s’en éloigner : les contraintes, les obligations sont monnaies courantes et l’homme ne peut pas vivre en ermite sinon il courrait à sa perte et c’est là que s’arrêterait son éternité.
    Il doit donc faire autrement en communiquant, en s’ouvrant au dialogue, aux rencontres, en partageant les richesses qu’il détient intérieurement au plus profond de lui-même, en ouvrant son cœur libérant son amour pour sortir de ce microcosme de la société dans lequel il s’est enferré.

    Bien sûr il y a des embûches, la vie a sans cesse ses périodes de soleil et de nuages mais quand il y parviendra, il grandira car il aura acquis l’expérience de la vie nécessaire pour trouver cette émancipation qui fait que les grands hommes sont éternels.

    Très cordialement

    Jacques

  7. jany guiot dit :

    Cher Jacques,

    Vous dites que « l’homme est trop materialiste », ce n’est pas un probleme, c’est un fait, il a besoin de comprendre la materialite de son monde…celui qui a faim recherche la nourriture pour combler ses manques, l’important est qu’il trouve la note, la mesure de son rapport avec la materialite.

    L’ermite, l’ascete, sont-ils des exemples, n’ont-ils pas eux aussi beaucoup de trebuchements, si l’homme doit grandir c’est la ou il est, dans son environnement.

    L’homme ne nait pas humaniste, il le devient en s’ouvrant au dialogue comme vous dites, aux rencontres,

    La dimension du coeur libere, c’est une dimension spirituelle…apprendre a deraisonner notre approche structuree de la vie.

    C’est la vie, les rencontres, les obligations, les peurs, les dualites que l’on fuit, qui nous permettent de grandir en laissant s’ouvrir les perspectives.

    Nous avons besoin du materiel pour vivre,
    La pensee est de ce type, elle nous permet de vivre et programmer nos jours…
    Pourtant elle peut etre aussi un element limitatif, les jours peuvent donc devenir stereotypes, semblables, longs, sans piments, car il manque la dimension de l’esprit…

    Nous trouvons toujours trop longue l’attente au feu rouge, sauf si nous sommes bien accompagnes…
    Le desir maladif du materiel amene toujours a la frustration…

    Lors d’un meeting il y avait des cadeaux pour les participants, a la fin du meeting les participants se sont jetes comme des affammes sur les objets, ceux qui n’avaient pas pu en avoir montraient leur frustration, j’avais prefere prendre une distance…On nous montre trop sur les medias les vertus de la violence des sentiments sans le partage…

    L’homme doit marcher sur son chemin, travailler sincerement, il recevra un salaire, il trouvera la reconnaissance, si ce n’est pas par les notables, ce sera par les plus humbles.

    La sagesse, la bonte, la beaute, ne sont pas des buts, ils ne sont que le fleurissement apparent de notre relation avec la dynamique de la vie…

    Bien cordialement,

    jany guiot

  8. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Jany,

    Je serai moins affirmatif que vous quand vous parlez du rapport de l’homme avec le matérialisme. Bien sûr qu’il faut vivre son humanisme dans son environnement et que l’homme l’acquiert face aux épreuves de la vie en s’ouvrant au dialogue au travers de rencontres mais il ne faut pas qu’il en devienne pour autant égoïste pour des raisons matérielles comme vous pouvez le décrier lors de ce meeting.
    L’humanisme doit reposer sur de bonnes bases : le respect de l’être humain, l’amour du prochain, une solidarité nécessaire allant jusqu’à la compassion pour autrui, qui lui apporteront sa force et une certaine stabilité.
    Je pense que, dans le monde actuel où l’altruisme perd de sa valeur dès l’instant où l’aspect matériel entre en jeu, chaque être doit faire l’effort du partage et cet effort doit être dans la continuité, il ne doit pas se limiter à un élan de générosité de temps en temps pour une raison ou pour une autre. Ce n’est qu’à ce prix que notre monde trouvera les valeurs de l’humanisme, qu’il grandira et que nous pourrons poursuivre le chemin et tous ensembles.

    Très cordialement

    Jacques d’Hornes

  9. jany guiot dit :

    Cher Jacques,

    La monde materiel et le monde spirituel est un tout qui fait que nous sommes hommes, la vie nous apprend a en comprendre partiellement les schemas et leurs dynamiques.

    L’homme nait libre dans sa relation avec le tout, il se conditionne en s’adaptant au mode de vie en societe ou par un enseignement trop rigide.

    Quand l’homme acquiert de l’experience il lui arrive de redecouvrir cette dynamique vers la liberte, il doit souvent souffrir pour echapper a tous les blocages qui l’ont construit.

    Mon propos n’est pas de dire que je suis dans la verite et que les autres ne comprennent rien, il est de faire comprendre que l’homme doit retrouver l’esprit d’ouverture pour qu’il puisse trouver sa dimension.

    Chaque homme, chaque femme, chaque etre, a le talent pour faire de sa vie une reussite, un horizon de paix, meme dans les grandes adversites.

    La matiere existe, elle a ete donne a l’homme pour s’en servir, l’important est de trouver l’angle pour ne pas y etre aliene.

    Qui ne reve pas d’avoir une belle retraite pour finir ses jours dans la securite !

    Il ne faut pas confondre l’humanisme et la charite chretienne, il n’y a pas d’obligation dans la relation humaniste, il y a une reelle ouverture sur la relation, le rictus du donneur n’existe pas, l’humaniste donne sans attendre un remerciement.
    S’il ne ressent pas l’envie de donner, il ne donne pas.

    Il y a de grand religieux qui sont humanistes…Le coeur ne s’apprend pas, il se s’ouvre…

    On ne peut donner que ce que l’on a,
    De l’amour si l’on en a.
    De la confiance si l’on en a,
    Des richesses si l’on en a,
    Du temps si l’on en a,
    Etc… le reste n’est qu’illusion de l’existence…

    Bien-sur que lorsqu’il y a une catastrophe l’homme donne…
    Bien-sur qu’il donne sa piece au passant…
    Bien-sur qu’il repond aux appels de la tele, mais est-il devenu humaniste pour autant ?

    Pour construire un societe humaniste, il faut jouer sur les trois plans de la societe, le social, le societal et l’environnemental, mieux responsabiliser l’homme en le reconnaissant.
    Permettre a l’homme et aux hommes d’eveiller leur conscience par la relation, par le dialogue, par la representativite au sein des collectivites et des entreprises.

    La verite n’est pas une, elle est plurielle et n’a pas de permanence…

    Si je me permets d’ecrire ces mots cher Jacques, c’est que je me sens libre,
    Mon parcours de la vie n’a pas ete simple, l’ecole republicaine a chasse mes sentiments et c’est l’ecole buissonniere qui m’a fait grandir…
    Les dits « puissants » me font sourire de leur faiblesse, rappelez-vous Mr Jospin qui ne savait pas comment s’habiller…

    Alors j’ai choisi mon chemin, sans gourou, sans donneur de lecon, la vie est la qui deroule ses jours, autant en trouver le parfum et sa dimension.

    Les difficultes, les mauvaises actions du passe, les frustrations qui se rappellent, sont le cimetiere de notre ignorance.
    Laissons grandir les jours en nous meme si nous ne comprenons pas tout…

    La charite vers son prochain devient une evidence…

    Bien cordialement,

    jany guiot

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