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S'abonnerCommentairesmistral dans La politique et l'esprit de distance le 07/02 à 19:05 Carole a raison. Vous voyez, monsieur le PM, nous sommes en guerre avec des gens qui osent, qui o [...] Carole dans La politique et l'esprit de distance le 07/02 à 17:25 Bonjour monsieur Raffarin, Je vous l'avais dit que cette campagne serait sale. Aujourd'hui j'ajout [...] michel fremondiere dans La politique et l'esprit de distance le 07/02 à 17:18 qui subventionne la presse qui est obliger de payer la redevance,,,le contribuable alors;toutes c"es [...] JAMEL EDDINE SAIKI dans La politique et l'esprit de distance le 06/02 à 20:40 Mr LE PREMIER MINISTRE Cette reaction fait suite aux declarations de Mr GUEANT Ministre de l Interi [...] Zwartepiet dans La politique et l'esprit de distance le 06/02 à 15:09 Re: Cette logique [statistique] déroule un tapis rouge au militantisme le plus sectaire : on vous [...] |
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6 juin 2008 à 16 h 18 min
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Je n’ai pas eu l’occasion de lire l’article du Figaro dont vous faites référence dans ce billet. Cependant, hier dans l’émission « Face aux Chrétiens », il me semblait bien avoir compris que vous n’étiez pas du tout opposé à un référendum sur l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne mais qu’avec de nombreux collègues sénateurs de la majorité vous considériez que l’amendement adopté par l’Assemblée Nationale consistait à montrer du doigt le pays concerné sans le nommer et qu’une majorité de l’UMP se dégageait pour émettre un avis défavorable à cet amendement et qu’il convenait de réfléchir à une autre formulation de la réforme constitutionnelle sur ce point.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
NB : (avec beaucoup de tristesse), je ne voulais ajouter un nouveau commentaire sur votre blog pour compléter mon grand chelem (5/5 dans la colonne de droite), ce qui me navre : vous méritez beaucoup mieux compte tenu de votre volonté à diversifier les sujets, mais vous m’avez un peu forcé la main avec ce nouveau billet.
7 juin 2008 à 10 h 18 min
bonjour,je m’appelle WangXiaodong. je suis contente de voir votre blog.je comprends des phrases seulement.
9 juin 2008 à 12 h 11 min
Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,
A titre personnel j’ai toujours eu un sentiment negatif sur l’entree de la Turquie, j’avais propose « le partenariat privilegie pour sortir de l’impasse diplomatique.
La Turquie a encore un long chemin avant de devenir un pays digne d’entrer dans la sphere europeenne, les droits de l’homme ou de la femme sont encore bafoues, la laicite est fragile…
Les Etats-Unis sont tres interesses par l’acceptation de cette entree pour le Petrole et le Gaz, ils le sont aussi pour fragiliser la construction de l’edifice europeen, a tort car une Europe forte peut permettre une meilleure harmonisation dans le developpement des echanges dans le Monde.
Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.
Jany Guiot
9 juin 2008 à 18 h 20 min
Il me semble essentiel de remarquer que dans cette histoire de la Turquie et de son intégration revient trop souvent …
De plus, à l’heure où l’Europe, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, tend à sortir de son enlisement, il ne me semble pas judicieux de reparler de cette possible intégration … L’Europe est une chance et nous devons préserver ses chance d’exister !
Dès lors parler de Turquie est une mauvaise idée. Ou alors on cherche à ruiner l’idée même d’une sincère européanisation sociale, économique et politique.
Disons les choses clairement, je suis opposé à cette intégration car je veux pousser vers toujours plus d’européanisation … Vers cette idée d’une Europe cosmopolite mais pas dans l’optique d’un élargissement vers trop d’Orient ! Et ce n’est pas parce que « the world is out of joint » que nous devons pour autant abandonner cette idée de nous organiser selon un concept occidental élargi.
Et c’est aussi parce que je mesure très bien que l’ensemble des citoyens, pris comme « masse » ne supporte pas le changement de visage de l’Europe, parce que je mesure que plus les sociétés se voient confrontées à des transformations réelles qu’elle ne savent digérer se raccrochent souvent à ce qu’ils connaissent de « pire », que nous devons éviter de traumatiser davantage nos concitoyens !
Nous devrions plutôt intégrer la Turquie à une Union Européenne Méditerranéenne plutôt que de vouloir la penser européenne …
En fait culturellement mais aussi géographiquement la Turquie penche plus vers le Maghreb et c’est à mon sens plus dans cette idée qu’il convient de penser nos échanges d’avec cette nation. Nous n’en sommes plus aux Brienne, Empereur d’Orient ! Penser la Turquie ainsi, compte tenu de la culture de nos compatriotes, c’est refuser de sortir du malaise nationaliste !
Mais, une fois de plus, je m’égare … Revenons à l’essentiel … Je n’ai pas lu l’article du Figaro. Pour tout dire, depuis que je n’ai plus 15 ans, je ne lis plus le Figaro. Mais oubliant cela, pour en revenir à l’idée même de la Turquie en Europe, à mes yeux de militant UMP de base et qui se réclame comme « libéral », cette logique d’intégration, ou même l’expression de cette seule pensée me semble, à l’heure actuelle, suicidaire.
Pire, parler de la Turquie aujourd’hui, c’est vouloir finalement annoncer une catastrophe pour notre devenir d’Européens que de penser l’intégrer !
Sans vouloir me montrer « nationaliste » tant ce sentiment me semble être une excroissance pathologique de la notion d’identité, à l’heure où finalement nous avons tant de problèmes d’avec les fondamentalismes religieux et les replis identitaires, cette idée d’intégration me semble ne pas satisfaire à nos équilibres déjà fragiles.
Et d’ailleurs parce que nous savons que la Turquie représenterait la première puissance démographique de l’Union Européenne, par voie de conséquence démocratique, elle serait alors la première puissance politique de l’Union Européenne, cette seule idée me semble impossible !
Oui, je n’ose imaginer un Parlement Européen qui compterait autant de députés alors que la France ou l’Allemagne, pays initiateurs de l’Europe en seraient à voir leur représentation diminuée d’autant … Je ne peux m’autoriser à penser qu’un Etat islamiste occuperait cette assemblée … (Et que d’aucun ne vienne me dire que l’Etat turc est réellement laïc et qu’il partage nos valeurs … Dans les nombreuses manifestations en Turquie, nous percevons bien que le kémalisme tient par la force de l’armée !)
Et puis dire NON à l’adhésion de la Turquie est une attitude qui relève avant tout du simple bon sens : la Turquie ne devrait pas rejoindre l’Union européenne pour la très simple raison qu’ELLE N’EST PAS UN ETAT EUROPÉEN !
Et si finalement nous en venions malgré tout à accepter cette état non européen à nous rejoindre, alors la conséquence en sera que n’importe quel Etat du monde sera en mesure de prétendre adhérer à l’Union Européenne !
Ou alors, soyons clairs et je l’affirme ici comme je l’ai affirmé ailleurs : Si la Turquie devait être intégrée, nous devons alors solliciter une demande de Tel Aviv.
A mes yeux UN ISRAELIEN A DEUX FOIS PLUS DE RAISONS de raisons de devenir citoyen européen qu’un Turc.
ISRAEL EST UNE DEMOCRATIE qui culturellement est occidentale. Nombre de citoyens israéliens ayant la double nationalité. Ce qui rend responsable son adhésion à l’Union Européenne (Mais de cette possibilité, je ne suis pas certain que l’esprit Français soit aussi ouvert alors que plus légitime, plus normal, plus essentiel aux équilibres de l’Occident !)
Nous devons, à mon avis, Monsieur le Premier Ministre, préciser les choses. Depuis trop longtemps nous ne faisons que taire certaines vues qui pourtant sont essentielles … L’Europe est un ensemble d’Etats démocratiques. La Turquie n’est démocratique que par la force de son armée. Et les lacunes de ce pays en matière de démocratie sont à elles seules un prétexte de refus d’intégration. Et cela d’autant plus que les jeunes générations politiques tendent pour certaines à oublier, ou vouloir oublier, l’héritage politique de Mustapha Kémal.
Et puis, l’Europe traverse une crise économique particulièrement problématique. Les industries Françaises par exemple ont de plus en plus de mal à résister à la concurrence de plus en plus sauvage qui sévit dans le monde (surtout en Chine).
En France, et nous le percevons chaque jour, mettre en place les réformes économiques et sociales susceptibles de réduire les déficits publics et de favoriser la création d’entreprises, donc d’emplois, s’avère difficile …
Plus largement, la plupart des Etats membres semblent vouloir s’enliser dans la dépression …
Le choc survenu aux USA semble être annoncé avec fracas pour septembre 2008 par de nombreux banquiers …
Avec la hausse de l’Euro, les Etats membres de la zone euro voient leurs exportations chuter donc leur croissance ralentir et le chômage progressera inévitablement … Et puis n’oublions pas que l’élargissement coûte cher aux Etats membres que nous sommes. Je ne sais plus où j’ai pu le lire, mais la seule intégration de la Turquie reviendrait à l’UE à quelques 28 milliards d’Euros net chaque année à notre communauté !
Et parce que nous mesurons que la Turquie ne manque pas de main d’œuvre, laquelle ne bénéficie pas de couverture sociale, dont le coût du travail n’atteint pas nos rémunérations, que la durée du travail n’est pas conditionnée par la logique marxiste des 35 heures, que le droit du travail turc n’accorde pas les mêmes avantages, nous devons, pour la préservation de nos intérêts évacuer ce pays ! Comme s’il ne suffisait pas de la Chine, pays marxiste malgré l’illusion de sa conversion à l’économie de marché, dans toutes ces conditions nous devons inverser nos pensées …