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24.06.2008
L’invité du Franc-ParlerJ’étais hier soir l’invité de l’émission le Franc-Parler organisée par France Inter, i Télé et Le Monde. Voici le script de l’entretien. jpr Vous avez récemment dénoncé le caractère monolithique de l’UMP. Que craignez-vous ? L’exercice solitaire du pouvoir est sans issue. Dans une démocratie, il faut pouvoir partager, avoir une majorité vivante et loyale. L’UMP a besoin d’affirmer une diversité de générations et de territoires. Sur le plan personnel, je suis pour Nicolas Sarkozy un vrai ami non aligné, alors qu’il a beaucoup de faux amis trop alignés. Je suis loyal, mais on ne me fera pas taire. Non. Je ne l’accepterais pas. Le président de la République a évidemment la possibilité de réunir les ministres qu’il veut sur les sujets qu’il veut. Mais créer une instance politique à l’intérieur du gouvernement serait pour le premier ministre quelque chose de peu confortable… François Fillon fait bien le “job “. Il a le soutien de sa majorité, l’opinion comprend ce qu’il fait… Nous avons besoin d’un gouvernement fort. Une crise vous paraît-elle possible, alors que les Français semblent admettre les réformes ? Si, à la fin du mois de juillet, toutes les réformes programmées sont votées, la première partie du quinquennat aura été très réformatrice. Et ce sera un grand succès politique pour Nicolas Sarkozy… mais cette victoire politique ne veut pas dire forcément victoire sociale. Car il reste la question de l’essence et la question européenne, qui est un peu liée. La rentrée ne sera pas facile. Un baril à 150 dollars peut-il tout compromettre ? C’est un risque. C’est pourquoi, de mon point de vue, Nicolas Sarkozy a raison de se battre au niveau européen. Estimez-vous que la France va suffisamment vite pour réduire ses déficits ? Elle vit trop les volets clos. Elle ne se rend pas compte que le monde bouge. Elle doit aller plus vite dans l’attractivité, c’est-à-dire la réduction des déficits, et en même temps la performance de l’ensemble de ses investissements, que ce soit les transports, le développement durable, la qualité de vie. Avec le “non” irlandais, la présidence française de l’Union devient-elle une présidence de crise ? Le 1er janvier 2009, l’Europe devait se doter de nouvelles institutions et la France était chargée de les mettre en place. Elle était au moment historique où elle pouvait être le plus influente. Ces circonstances sont perdues. Mais je fais confiance à Nicolas Sarkozy pour sortir de l’ornière. Nicolas Sarkozy, s’adressant aux Israéliens lundi 23 juin, a dit : “Il faut un Etat palestinien, un Etat viable.” C’est un signal fort ? Oui, très fort. Sur le Proche-Orient, la vision de Nicolas Sarkozy est claire : aujourd’hui , la question la plus dramatique pour Israël n’est plus nécessairement la relation avec les Palestiniens, mais avec l’Iran. Cet élément nouveau peut être le déclencheur d’un processus de paix. La France et l’Europe derrière Nicolas Sarkozy montrent qu’ils n’accepteront pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et soit une menace pour Israël. Sur le plan politique, est-ce une erreur de la part de Nicolas Sarkozy d’avoir invité le président syrien à Paris ? Je ne le pense pas. Pour l’Union de la Méditerranée, il est très important de ne pratiquer aucune exclusive Un commentaireLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesJacques d'Hornes dans Pour un Sénat libre et moderne le 06/09 à 16:37 Monsieur le Premier Ministre, Je viens de relire le texte de votre intervention faite le 17 juin [...] jany guiot dans Pour un Sénat libre et moderne le 06/09 à 14:34 Je suis en accord avec le texte d'Annie, sur l'esprit dans lequel elle entend ce nouveau Sénat, plus [...] Jacques d'Hornes dans Pour un Sénat libre et moderne le 06/09 à 07:43 Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Après avoir lu le billet d’Annie, je pense qu’il serait per [...] annie dans Pour un Sénat libre et moderne le 06/09 à 00:21 Cher Monsieur Raffarin, A l'heure actuelle, chaque sénateur gagne mensuellement 11 540 euros nets [...] Jacques d'Hornes dans Pour un Sénat libre et moderne le 05/09 à 14:53 Bonjour mon cher Pierre, Tu fais bien de préciser que j’ai le cœur sur la main … Tu sais plus [...] |
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24 juin 2008 à 16:59
Monsieur le Premier Ministre,
« Je suis loyal, mais on ne me fera pas taire »
La particularité dans la politique, c’est que l’homme politique ne peut exister que s’il milite pour un parti. Pas toujours facile pour quelqu’un qui revendique sa liberté.
Bien qu’il soit très difficile de ne pas se plier aux exigences de son parti : il faut savoir faire passer l’intérêt du parti, cet homme doit quand même pouvoir exprimer ses convictions personnelles qui permettent d’amener des idées pour faire vivre ce parti. Il ne s’agit pas de suivre aveuglément la doctrine du parti. J’ai maintes fois répété dans différents commentaires que telle était ma vision du militantisme à laquelle on peut ajouter que l‘on peut également avoir de l‘admiration pour une personne que l‘on suivra dans son action.
Votre loyauté n’est plus à démontrer. Votre expérience, votre désintéressement, votre notoriété et vos qualités personnelles vous permettent de pouvoir agir ainsi et vous auriez tord de modifier votre façon de vous comporter au sein de la majorité à laquelle vous apportez tant.
Conviction personnelle : ne changez surtout pas, n’en déplaise à certains…
Je n’ajouterai rien de plus concernant l’organisation de l’UMP, nous ne sommes pas dans la réforme du Parti.
Très cordialement
Jacques d’Hornes