Archive de juin 2008
Si chacun peut mesurer dès aujourd’hui l’impact du vote irlandais qui a stupéfait toute l’Europe, il est encore trop tôt pour évoquer les solutions envisageables pour essayer de préserver l’acquis de la réforme institutionnelle. Ce sera précisément le rôle et la responsabilité de la France de trouver, au cours de sa présidence, une issue satisfaisante à ce nouveau contretemps sur la voie de la construction européenne. Au-delà de cette nouvelle péripétie, la France devra également préparer le réexamen du cadre budgétaire communautaire et l’arrivée à échéance des mandats du Parlement européen et de la Commission en 2009.
A l’aube du renouvellement du Parlement européen et de la Commission en 2009, cette présidence n’en est que plus importante. Et la situation nouvelle créée par le non irlandais au Traité de Lisbonne doit permettre de montrer que l’Europe, même face à des situations imprévues, est capable d’avancer. La présidence française est d’abord attendue sur les grands dossiers de l’actualité communautaire 26.06.2008
Les Pèlerins de l’Europe
J’ai, à cette occasion, présenté mes convictions : L’Europe pour la paix du monde La génération de nos pères a construit l’Europe pour la paix du continent, notre mission est de renforcer l’Europe pour la paix de la planète. La motivation de l’Europe était intérieure, elle est devenue mondiale. Avec le transfert de la richesse d’Ouest en Est, de la croissance de l’Amérique à l’Asie, l’Europe est nécessaire au nouvel équilibre du monde multipolaire. Le dialogue Europe-Chine est essentiel pour la paix mondiale. Pour la Méditerranée, foyer de guerre permanent mais aussi de civilisation éternelle, l’Europe apporte l’espoir. La récente visite de Nicolas Sarkozy au Proche-Orient a révélé au monde la gravité du prochain sommet à Paris de « L’Union pour la Méditerranée ». Pour le continent lui-même, le projet européen doit retrouver sa dimension politique. Nous avons trop longtemps confondu gouvernance et projet, Bruxelles et Europe. Le non irlandais est plus un non à la gouvernance qu’un non au projet. Le projet européen doit être plus protecteur de nos valeurs. Ce qui nous menace, c’est l’apostasie, l’abandon de la foi… européenne. 26.06.2008
Dîner Dialogue & Initiative hier soir24.06.2008
L’invité du Franc-ParlerJ’étais hier soir l’invité de l’émission le Franc-Parler organisée par France Inter, i Télé et Le Monde. Voici le script de l’entretien. jpr Vous avez récemment dénoncé le caractère monolithique de l’UMP. Que craignez-vous ? L’exercice solitaire du pouvoir est sans issue. Dans une démocratie, il faut pouvoir partager, avoir une majorité vivante et loyale. L’UMP a besoin d’affirmer une diversité de générations et de territoires. Sur le plan personnel, je suis pour Nicolas Sarkozy un vrai ami non aligné, alors qu’il a beaucoup de faux amis trop alignés. Je suis loyal, mais on ne me fera pas taire. Non. Je ne l’accepterais pas. Le président de la République a évidemment la possibilité de réunir les ministres qu’il veut sur les sujets qu’il veut. Mais créer une instance politique à l’intérieur du gouvernement serait pour le premier ministre quelque chose de peu confortable… François Fillon fait bien le “job “. Il a le soutien de sa majorité, l’opinion comprend ce qu’il fait… Nous avons besoin d’un gouvernement fort. Une crise vous paraît-elle possible, alors que les Français semblent admettre les réformes ? Si, à la fin du mois de juillet, toutes les réformes programmées sont votées, la première partie du quinquennat aura été très réformatrice. Et ce sera un grand succès politique pour Nicolas Sarkozy… mais cette victoire politique ne veut pas dire forcément victoire sociale. Car il reste la question de l’essence et la question européenne, qui est un peu liée. La rentrée ne sera pas facile. Un baril à 150 dollars peut-il tout compromettre ? C’est un risque. C’est pourquoi, de mon point de vue, Nicolas Sarkozy a raison de se battre au niveau européen. Estimez-vous que la France va suffisamment vite pour réduire ses déficits ? Elle vit trop les volets clos. Elle ne se rend pas compte que le monde bouge. Elle doit aller plus vite dans l’attractivité, c’est-à-dire la réduction des déficits, et en même temps la performance de l’ensemble de ses investissements, que ce soit les transports, le développement durable, la qualité de vie. Avec le “non” irlandais, la présidence française de l’Union devient-elle une présidence de crise ? Le 1er janvier 2009, l’Europe devait se doter de nouvelles institutions et la France était chargée de les mettre en place. Elle était au moment historique où elle pouvait être le plus influente. Ces circonstances sont perdues. Mais je fais confiance à Nicolas Sarkozy pour sortir de l’ornière. Nicolas Sarkozy, s’adressant aux Israéliens lundi 23 juin, a dit : “Il faut un Etat palestinien, un Etat viable.” C’est un signal fort ? Oui, très fort. Sur le Proche-Orient, la vision de Nicolas Sarkozy est claire : aujourd’hui , la question la plus dramatique pour Israël n’est plus nécessairement la relation avec les Palestiniens, mais avec l’Iran. Cet élément nouveau peut être le déclencheur d’un processus de paix. La France et l’Europe derrière Nicolas Sarkozy montrent qu’ils n’accepteront pas que l’Iran se dote de l’arme nucléaire et soit une menace pour Israël. Sur le plan politique, est-ce une erreur de la part de Nicolas Sarkozy d’avoir invité le président syrien à Paris ? Je ne le pense pas. Pour l’Union de la Méditerranée, il est très important de ne pratiquer aucune exclusive 19.06.2008
Agenda du 20 au 27 juin
Voici le texte de mon discours. jpr
Monsieur le Président, Le Sénat examine aujourd’hui le projet de loi de modernisation de nos institutions voulu par le président Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007. C’est un moment grave de notre vie démocratique. Le sujet est d’une extrême sensibilité. La Constitution est le lien indestructible entre la France et les Français. C’est elle qui permet aux Françaises et aux Français de faire vivre la France. C’est la chance pour les Français d’être à la fois, héritiers et bâtisseurs de la France. Notre débat ne saurait être ramené à une suite d’améliorations d’articles de la Constitution. L’objet de notre débat c’est la Constitution, mais le sujet de notre pensée, c’est la France. Nous connaissons tous les mérites de notre Constitution. La Constitution du 4 octobre 1958 a marqué une rupture salutaire dans notre histoire constitutionnelle. Elle a fait la synthèse entre un régime parlementaire, symbole de démocratie moderne et l’existence d’un exécutif fort, gage d’efficacité et d’unité. Si une très large majorité de Français est attachée à la Vème République, c’est qu’ils ont pu apprécier ses mérites. Elle a permis, pendant 50 ans, de garantir la stabilité, de préserver la démocratie lors des grandes épreuves, de rendre possible l’alternance, d’accompagner la construction européenne et la décentralisation, de traverser les cohabitations. Au fil des ans, les Français se sont appropriés ces institutions, qui ne sont ni de droite ni de gauche. La Vème république est ainsi devenue le patrimoine commun de la Nation, voilà pourquoi nous sommes si nombreux à y être attachés. 14.06.2008
La Chine, les Jeux et Nicolas SarkozyJ’ai accepté d’être Professeur à l’ESCP pour dispenser un cours sur « la stratégie ». J’essaie d’aider les étudiants à structurer le lien fondamental entre « pensée, pouvoir et action ». jpr 11.06.2008
Agenda du 12 au 19 juin |
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Commentaires
le 08/01 à 06:29
Bonjour à tous et à vous, M. Raffarin, Je poursuis mon post d'hier, si vous le voulez bien: Cette [...]
le 07/01 à 15:16
Meilleurs voeux à tous. M. Raffarin, la cause de la crise économique trentenaire française n'a jama [...]
le 07/01 à 15:02
Bonjour à tous Je vous adresse avec un petit retard mes sincères voeux de santé, de bonheur et de [...]
le 07/01 à 11:08
Zaffran, Quand Israel évacue des gens qui occupent de manière totalement illégale un territoire, [...]
le 05/01 à 12:16
Dans une évidente volonté de paix, Israël a délogé par la force tous les Israéliens de la bande gaza [...]