J’ai répondu aux questions de Didier Micoine et Henri Vernet pour un entretien qui est paru ce matin dans les éditions du Parisien et d’Aujourd’hui.
Nicolas Sarkozy répète qu’on n’a jamais autant réformé depuis 1958. C’est vrai ?
Jean-Pierre Raffarin. La dynamique de réforme est réelle et la méthode, qui consiste à mener de front un grand nombre de réformes, est originale et nouvelle. Au départ, je n’étais pas convaincu du bien-fondé de cette méthode. Ce n’était pas la mienne et je pense toujours qu’un certain nombre de réformes doivent être programmées et conduites en fonction de ce que j’appelle les trois D : diagnostic – si possible partagé -, dialogue – notamment social – et enfin décision. Sarkozy a choisi de bousculer pour réformer.
Lui, il fait tout à la fois ?
Oui, il mène pratiquement tout en même temps. Cette simultanéité a beaucoup d’avantages : d’abord, l’administration n’a pas le temps de prendre le pouvoir sur la décision politique ; ensuite l’ensemble de la majorité est occupé et enfin l’opposition est dispersée. Elle ne sait plus où mener son combat. Cet été, on va voter la loi de modernisation économique, la loi de modernisation sociale, les 35 heures, les deux offres d’emploi raisonnables pour les chômeurs, le service minimum dans l’éducation et, je l’espère, la réforme des institutions. Ce rythme a le mérite de l’efficacité.
Lire le reste de cet article »
Commentaires
le 14/03 à 10:33
Merci beaucoup Jacques. C'était au temps où nous allions à Bobino, les Brassens, Gréco, Moustaki, [...]
le 14/03 à 06:35
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, « C’est agréable le silence, cela permet de [...]
le 13/03 à 20:48
Ernest, Si je vous ai fait sourire, j'en suis ravie. Que triste !!!!!!!!! C'est la France d'en b [...]
le 13/03 à 20:10
Bonjour monsieur Raffarin, Bonjour à tous, Une petite pause sur la taxe carbone ................ [...]
le 13/03 à 19:05
Merci à Ernest et à Reynaldo de célébrer la voix, la personnalité et la pratique poétique de Monsieu [...]