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11.07.2008
Entretien au Parisien/Aujourd’hui en FranceJ’ai répondu aux questions de Didier Micoine et Henri Vernet pour un entretien qui est paru ce matin dans les éditions du Parisien et d’Aujourd’hui. Nicolas Sarkozy répète qu’on n’a jamais autant réformé depuis 1958. C’est vrai ? Jean-Pierre Raffarin. La dynamique de réforme est réelle et la méthode, qui consiste à mener de front un grand nombre de réformes, est originale et nouvelle. Au départ, je n’étais pas convaincu du bien-fondé de cette méthode. Ce n’était pas la mienne et je pense toujours qu’un certain nombre de réformes doivent être programmées et conduites en fonction de ce que j’appelle les trois D : diagnostic - si possible partagé -, dialogue - notamment social - et enfin décision. Sarkozy a choisi de bousculer pour réformer. Lui, il fait tout à la fois ? Oui, il mène pratiquement tout en même temps. Cette simultanéité a beaucoup d’avantages : d’abord, l’administration n’a pas le temps de prendre le pouvoir sur la décision politique ; ensuite l’ensemble de la majorité est occupé et enfin l’opposition est dispersée. Elle ne sait plus où mener son combat. Cet été, on va voter la loi de modernisation économique, la loi de modernisation sociale, les 35 heures, les deux offres d’emploi raisonnables pour les chômeurs, le service minimum dans l’éducation et, je l’espère, la réforme des institutions. Ce rythme a le mérite de l’efficacité.
En 1981, il y a eu beaucoup de grandes réformes… Non. Il y a eu la peine de mort et quelques grands textes. Là on est vraiment dans une cadence très forte. Mais attention, c’est sur la durée que l’on juge une réforme. Si aujourd’hui on peut discuter en matière d’urbanisme commercial de ma réforme de 1996, c’est parce qu’elle a duré, vécu et tenu. J’adhère à l’idée de production à très grande vitesse, à condition de veiller à la qualité législative de ces réformes. Cette simultanéité ne brouille-t-elle pas le message dans l’opinion ? Nicolas Sarkozy et François Fillon développent une pédagogie de la réforme. Fait nouveau, les Français l’acceptent. Dans cette première phase, on doit constater la réussite. En sera-t-il de même durablement ? Seul le temps pourra nous le dire. Le vote de la réforme est une victoire politique. Mais la vraie victoire, c’est la réussite de la réforme dans le pays. Pourquoi n’avez-vous pas agi de même quand vous étiez à Matignon ? J’ai initié la dynamique des réformes. Chaque président de la République a sa démarche et il faut que l’action corresponde à la nature même de la présidence et à la manière dont elle est incarnée. Jacques Chirac avait une autre vision de la fonction présidentielle. Il se méfiait des urgences et faisait du temps un allié. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy fait du mouvement un principe politique. Il crée les débats. Chez lui la stratégie du mouvement est réformatrice. La réforme fait moins peur parce qu’elle est en quelque sorte dédramatisée. Elle devient une sorte de respiration de la société. Pourtant, les sondages restent mauvais pour Sarkozy… Pour l’instant, il y a dans l’opinion un certain scepticisme, mais il n’y a pas la volonté de bloquer la réforme. Cette acceptabilité de la réforme est une nouveauté. Cette façon de réformer et d’agir a-t-elle un modèle à l’étranger ? C’est très comparable au modèle de Tony Blair. La logique n’est plus du tout celle d’un président arbitre ou metteur en scène comme Jacques Chirac. Là, l’auteur, le metteur en scène et l’acteur sont le même, et le tout dans une logique de mouvement perpétuel. Si la réforme des institutions est rejetée au Congrès, cela cassera-t-il la dynamique des réformes ? Je le crains. J’appelle la majorité à se rassembler pour ce vote, non seulement parce que c’est une réforme institutionnelle importante qui va rééquilibrer les pouvoirs entre le président et le Parlement, mais aussi parce que le score du Congrès sera une sorte de marqueur de la réforme pour la première étape du quinquennat. Les socialistes ne peuvent rester à l’écart de la réforme du Parlement. Alors que cela se jouera à quelques voix, Sarkozy ne prend-il pas un gros risque ? C’est un pari très difficile, mais Nicolas Sarkozy prend des risques en permanence, c’est une des caractéristiques de sa dynamique.
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S'abonnerCommentairesJacques d'Hornes dans Rendez-vous avec François Fillon le 14/10 à 18:49 Monsieur le Premier Ministre, J’ai suivi ce soir sur la Chaîne « Public Sénat » un « Face à Nous [...] Mistral dans Les territoires blessés le 14/10 à 18:39 On ne peut que saluer la réponse d'un homme d'Etat. Merci. [...] Mistral dans Rencontre avec Nicolas Sarkozy ce matin le 14/10 à 18:38 Je vous attendrai pour débattre avec vous pierre, beau prénom qui est aussi le mien :) [...] Jacques d'Hornes dans Rencontre avec Nicolas Sarkozy ce matin le 14/10 à 13:43 Cher Pierre, Je ne puis qu’ajouter mes pensées à celles de nos amis pour affronter cette épreuve. [...] Jean-Pierre Raffarin dans Rencontre avec Nicolas Sarkozy ce matin le 14/10 à 12:21 Cher Pierre, Toutes mes affectueuses pensées dans l'épreuve que vous affrontez. A bientôt. jp [...] |
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11 juillet 2008 à 12:46
Je suis entièrement d’accord avec Jean-Pierre RAFFARIN sur son analyse du processus des réformes : mener de front l’ensemble des réformes promises est le meilleur moyen de faire “sauter les points de blocages”. En outre, ce procssus présente l’avantage de préserver, sur le fond, la cohérence du programme, surtout lorsque les réformes sont complémentaires et interdépendantes.
Toutefois, je suis gêné par la forme du processus, lequel donne parfois l’impression d’une agitation permanente destinée à montrer avant tout que “les choses bougent…” , mais dont la cohérence est plutôt à rechercher dans le résultat des sondages d’opinion.
11 juillet 2008 à 13:17
Bonjour, monsieur le premier ministre.
Je souhaite franchement, plutôt je solicite les risques, que monsieur Sarkozy, le président de la république, se mène, en prenant en question même sa réputation. C’est très courageuse de sa part, et que je voudrais le souligner, que la majorité doit être unis à sa cote, parce que la population ne met pas en cause son action, mais plutôt on y remarque que plutôt certains fonctionnaires sans le moindre respect au valeur de travail, profitent de manipuler le manquement de connaissance total aux divers classes sociales.
Je pense que la politique de Sarkozy, mon avis, serait la continuité de Chirac, par rapport des reformes, sachant que la France était plus fracturés en 2002, est que les manipulations politiques de coté de gauche et d’extreme de gauche étaient plus facile que aujourd’hui, donc les citoyens étaient moins courages d’aujourd’hui. Alors, lorsque une fois la population a bien comprise les ambitions de droit ( l’affaire doutreau), il fallait du temps pour les réflexions de suite, donc la complexité était sur le gouvernement ou vous êtes le cap, au niveau de la sécurité, au niveau de la justice sociale etc, etc. En ce moment est le temps pour aller plus vite, sans perdre le temps, car cet attende va causé les conséquences ultérieure, et facilement on y ira en impasse.
Justement le suivi de travail mandataire main à la main, donc est le tour des élus parlementaire et de sénat de montrer les français leurs ambitions à coté d’eux et de leur vies quotidienne.
Je voudrais bien de vous redire sans les gains de la modestie, que je suis a vos cotés sans la moindre épargne, au tant d’une citoyenne volontaire d’accomplir mes devoirs aux bien de nos enfants et de leurs avenir.
Je vous souhaite les meilleur succès pour ce chantier grandi eux.
11 juillet 2008 à 13:38
Bonjour.
Merci à Monsieur RAFFARIN de nous faire toujours part de ses opinions honnêtes.
Pour notre sujet: la façon de “faire” de notre Président, il est des choses qu’on ne peut comprendre qu’une fois le nez dessus.
Je pense qu’il n’est pas négatif d’être sûr de soi.
Toute réforme est un bouleversement et tout bouleversement suppose une part de doute.
Mais où serait la “certitude” si rien n’avançait.
Je préfère le doute dans la recherche du progrès au doute dans la frilosité.
Le doute est peut-être partout mais je préfère prendre le RISQUE DE GAGNER.
Et notre Président a bien celà dans son esprit.
C’est pourquoi je lui fais CONFIANCE.
Je n’ai que 50 ans, mon épaisseur de vie est donc somme toute encore modeste mais suffisamment ettofée pour savoir ce que je veux:
Je veux un monde meilleur.
Je veux que les injustices cessent.
Je veux que les mauvais citoyens, quellles que soient leurs origines, soient rééduqués voire simplement éduqués, afin de participer activement et positivement à la construction de Demain.
Je veux que la recherche soit favorisée dans tous les domaines: santé, écologie, économie, culture…
En celà et pour celà je crois notre Président “taillé” POUR.
Il a la fraîcheur de son âge et le temps devant lui.
Face aux problèmes actuels et à leurs solutions Nicolas SARKOZY est l’homme de la situation.
Dommage que je ne sois personne, j’aurais aimé l’aider.
Respects !
11 juillet 2008 à 14:28
Bonjour,
A propos des sondages….
Les sondages sont négatifs quand les questions posées sont générales mais largement positifs quand les questions sont précises: réformes sur le fonctionnement de l’état, nombre de fonctionnaires, retour à l’équilibre budgétaire……..Les médias se sont fait un “malin” plaisir de ne parler que du pouvoir d’achat et ont martelé dans l’opinion ses mauvais scores. De ce fait la communication gouvernementale actuelle les a dérangé car elle passait au-dessus de leur blocage de l’information. Il est essentiel que les réformes continuent sans quoi nous assisterons à un déclin accelléré de la France. Elle deviendrait comme la Rome et la Grèce antiques, une civilisation certe brillante, mais du passé. La mondialisation est là et les incantations ne pourront la gommer!
Que nos élus résonnent au bon niveau et nous pourrons nous adapter le mieux possible.
Sincères salutations
Daniel Veeger
11 juillet 2008 à 14:29
Les réformes qui ne “passeront” pas maintenant resteront lettre morte. Les français ont massivement accepté l’idée et la nécessité de la réforme, même s’ils rejettent le style de vie personnelle du Président (la Rolex et le mannequin, c’est du domaine du rêve du français moyen, mais ça n’est guère identifiant…). Heureusement pour la majorité, la pauvreté des propositions de l’opposition (lorsqu’elles existent et ne résument pas à l’anathème) est flagrante. C’est donc le moment de “pousser” tous les feux: la situation économique va s’aggraver et risque ensuite de provoquer un frein.
11 juillet 2008 à 16:33
Comme je l’ai dit lors d’un précédent post, nous mesurerons le formidable changement en 2012. La France ne sera plus la même.
Et dans ce sens le style du Président me semble tout à fait anedoctique.
11 juillet 2008 à 17:04
Monsieur le Premier Ministre,
Trois questions qui s’adressent en fait plutôt au Premier Vice-Président du Conseil national de l’UMP que vous êtes, aussi, et que peut-être vous aurez l’obligeance de transmettre également au Secrétaire National pour information:
Pourquoi avoir renoncé à la publication mensuel du nombre d’adhérents sur la page d’accueil http://www.u-m-p.org?
Ne regrettez-vous pas aujourd’hui la réforme des statuts que vous avez initiée?
Ne trouvez-vous pas consternant de devoir constater qu’à l’heure où la France préside le Conseil et accueille le Conseil Européen, le blog de l’UMP ne consacre pas même un seul article à la construction européenne?
Merci d’avoir initié le débat sur l’Europe sur votre blog personnel et, plus généralement, de conserver l’esprit d’ouverture et d accueil chaleureux qui fit naguère encore le succès populaire du blog de l’UMP lequel semble depuis avoir à souffrir du changement général de cap dans la gestion du mouvement, peut-être dorénavant plus justement désigné ainsi: l’appareil.
Très cordialement,
Médéric L. Pascal
PS-
A propos de l’article questions/réponses à P. Devedjian du 4 juiillet:
http://blog-ump.typepad.fr/blog/2008/07/posez-vos-quest.html#comments
Saisissante contradiction entre l’affirmation portée dans le court article: “Lundi 7 juillet, le Secrétaire Général de l’UMP a répondu à toutes vos questions” et la réalité à laquelle le lecteur du blog est confrontée lorsqu’il s’apprête à déposer un commentaire sur cette note:
“L’utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.
Merci de votre effort de concision, les commentaires trop longs ne seront pas publiés.”
Sans commentaire! - C’est le cas de le dire!!!
11 juillet 2008 à 18:55
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Bonjour Caroline,
Vous connaissez bien le Président de la République et je pense que vous avez raison dans votre analyse et bien sûr je souhaite qu’il réussisse dans son entreprise. Seulement, si les français acceptent sa pédagogie de réforme, c’est tout simplement parce qu’ils adhèrent à ces réformes salutaires pour l’avenir de notre pays, mais il ne faut pas croire que le peuple fasse preuve d’une grande crédulité, il est attentif sachant très bien que les réformes engagées sur les modernisations économique, sociale et de nos institutions sont la clef de voûte du renouveau de la France.
Mais attention et là je répondrais également à notre amie Caroline : il ne faut pas crier trop vite victoire car si l’opposition, trop occupée à des batailles internes, est pour l’instant presque inexistante dans ces réformes, elle pourrait jouer un rôle très important lors du congrès et, Monsieur le Premier Ministre vous avez raison d’appeler la majorité au rassemblement pour ce vote, les 3/5ème ne sont pas encore atteints, loin s’en faut.
Par ailleurs, ma chère Caroline, quand vous dîtes : « et dans ce sens le style du Président me semble tout à fait anecdotique » je serai beaucoup plus réservé et les sondages sont là pour nous le rappeler (bien sûr ce ne sont que des sondages, mais il ne faut pas seulement les regarder que lorsqu’ils sont avantageux). Le Président ne doit pas mésestimer le peuple et c’est bien pour cela que je disais dans un précédent billet qu’il devait user de davantage de diplomatie dans ses propos (surtout au niveau social) en y mettant la forme pour délivrer certains messages de fond au lieu d’afficher sa prétention, il laisse trop souvent un sentiment d’autosatisfaction : attention à ne pas aller jusqu’à la fatuité.
Il ne doit pas oublier qu’il a été élu par le peuple et que bien souvent il touche directement son propre électorat quand il dit par exemple : « les caisses sont vides, alors je ne peux rien faire pour le pouvoir d’achat » (il aurait pu avoir une petite pensée pour le retraité qui a voté pour lui et qui a une petite retraite), je ne parlerais pas de sa “gaffe” de samedi dernier avec les grèves : cet électorat votant plutôt à gauche, mais la dernière en date ne manque pas de piment quand il traite les militaires “d’amateur” (le Général de Gaulle doit se retourner dans sa tombe) , on se demande bien pourquoi l‘un de ses prédécesseurs qui, lui avait un certain tact pour parler aux français, a professionnalisé nos Armées.
Alors, c’est beau d’être compositeur, parolier et interprète mais attention aux fausses notes, c’est à la fin du concert que le Peuple applaudira, je souhaite néanmoins qu’il bissera.
Très cordialement
Jacques d’Hornes
NB : “Etre moderne, c’est être mécontent” : ne m’en voulez pas je suis retraité et ancien militaire, alors je défends ma corporation.
11 juillet 2008 à 21:08
你完全是脑壳遭门卡过的,没的事情找事做。长又丑还拿起来乱吼 不要以为个人黑帅 其实就是个垃圾袋
11 juillet 2008 à 21:50
oui, un capitaine dont savoir garder le cap désigné et décidé …
oui, un capitaine doit savoir “épauler la vague” pour asurer le cap et la sécurité du navire…
oui….mais, il n’est pas utile de se laisser aller dans une certaine euphorie à des propos parasites et inutiles qui brouille l’image de détermination et de sérénité toujours nécessaires à la passerelle…
La rage de convaincre et d’entreprendre ne doit pas se muer en defi permanent…
Les plus déterminés et les plus confiants dans la necessité des actions comprennent assez peu et meme assez mal un certain gout immodéré de la provocation inutile…
Bravo quand meme , mais attention à la pollution des actions courageuses par des petites phrases , à l’avis de beaucoup , “superfaitatoires”.
Ce n’est pas que mon avis !!!
Cordialement et respectueusement.
Gérald Bosio
11 juillet 2008 à 21:52
Le quinquennat a été placé sous le signe de la réforme et donc du risque. L’une et l’autre sont liés. Quelle entreprise digne de ce nom ne prend pas de risque, un des éléments-clés du dynamisme.
Prendre la responsabilité de faire aboutir un objectif de transformation, de développement, c’est prendre le risque de se tromper, de ne pas cibler clairement ses buts, de sous-estimer ses adversaires ou bien encore les lourdeurs récalcitrantes des intérêts qui se sentent menacés, de ne pas être suffisamment captivant, de laisser à ceux qui attendent, l’impression que les plats passent sans être jamais servis, d’accumuler déceptions et animosités.
La nécessité d’une politique du consensus, du dialogue, du partage est atout pour qui en possède l’art. Le seul levier de la communication ne saurait être l’artisan de la réussite.
Prendre des risques, c’est également, assurer les gains. Assurer des gains pour tous. Car dans un premier temps, et nous y sommes, il s’agit davantage de pertes constatées pour chacun, le pouvoir d’achat, par exemple, les modifications sociales dans les entreprises, en particulier, le fameux quatre huit. Il semblait que les entreprises françaises avaient un des taux de productivité figurant parmi les plus élevés. Il n’est pas aisé d’évaluer l’impact d’une telle mesure. Faut-il comprendre que la production augmentera d’un équivalent produit fini en rapport avec la variable 24/32 heures. Faut-il comprendre que le prix du produit fini va diminuer dans la proportion de l’équivalent temps, soit d’un tiers ?
Il y a toujours une notion qui parait source de majoration des déséquilibres. Il s’agit du coefficient multiplicateur, sorte d’octroi exponentiel à chaque maillon intermédiaire. Bien entendu cette notion est modulée selon les entreprises. Majorer les frais fixes d’une valeur ajoutée non indexée sur la variation d’augmentation du maillon précédent serait moins inflationniste. A condition bien sûr que la concurrence soit réelle.
Assurer les gains dans le contexte actuel, c’est obligatoirement s’engager sur un terme de quinquennat. A ce terme, politiquement, l’électeur sera le juge et l’opposition pourra faire vibrer toutes les cordes de la démagogie dans le cadre d’un échec.
En lisant le discours de François FILLON devant l’UMP, le 5 juillet, on entend la même détermination, celle de la campagne présidentielle, les mêmes objectifs à suivre, ceux, nombreux, réalisés, la même volonté de gagner, de faire gagner la France et les français en sachant que la tâche est rude, que les obstacles sont nombreux, et que les esprits démagogiques retors ont toujours la même soif électoraliste vengeresse.
La gauche aurait-elle perdu la culture de la révolution ?
Claude Simonnet
12 juillet 2008 à 4:43
Je suis entierement en accord avec vous Jacques, ne cedons pas a la passion…
Un pays se dirige dans un esprit d’ouverture avec un dialogue permanent.
Aujourd’hui il n’y a pas d’opposition, mais demain…il suffit d’un mot de trop…
Nous ne sommes pas dans un monde partisan, les francais regardent avant tout le pouvoir d’achat.
Depuis 1981, nous n’arretons pas de leur demander de se serrer la ceinture, nous sommes en 2008.
Bien cordialement,
sans accent, le clavier n’en a pas.
jany guiot
12 juillet 2008 à 11:57
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
je suis tout à fait d,accord avec le regard et l’analyse que vous posez sur la dynamique du processus en cours… Pour un étranger comme moi, cela donne l’impression d’être l’application d’une maxime du type ” çà passe ou ça casse”, et cela semble un risque calculé.
Vos commentaires sur la variété des approches possibles et la comparaison entre l’approche adoptée par le Président Sarkozy, versus celle du Président Chiraq… sont aussi très intéressantes.
Veuillez accepter mes salutations cordiales,
Alain Lavallée
12 juillet 2008 à 15:59
En complément du précédent commentaire:
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/07/12/01002-20080712ARTFIG00043-l-ump-cherche-toujours-le-bon-reglage-.php
13 juillet 2008 à 16:35
Bonjour Caroline,
Le calme régnant sur le blog de Monsieur Raffarin, j’avais envie de vous apporter quelques précisions utiles pour des débats harmonieux et faits en toute sincérité.
Tout d’abord, et je le dis avec un certain sourire mais également avec un peu de nostalgie. Quand je pense à vous et votre enthousiasme à l’endroit de notre Président, je ne peux m’empêcher pas de repenser à mon adolescence, tout simplement parce que vers la fin des années 60 il y eût l‘apparition des premières radios pirates, j’habitais dans le Nord de la France et nous pouvions capter facilement « Radio Caroline » émise à bord d’un cargo qui officiait entre les côtes du Pas de Calais et l’Angleterre, les plus anciens d’entre nous s’en souviendront sans doute, et cette radio était animée par le célèbre Président Rosko dont le slogan était « le Président Rosko, celui qu’il vous faut », vous voyez qu’en changeant le patronyme nous pouvons faire un certain recoupement.
Ma chère Caroline, votre enthousiasme envers notre Président est beau à voir et je vous en félicite et croyez bien que les quelques réflexions que je peux émettre à son endroit ne sont pas faites de gaîté de cœur, mais je pense qu’elles sont réalistes et très partagées, la preuve étant faite ici par Jany. Je pense également que vous pouvez ressentir sans doute une certaine amertume d’où votre : « et dans ce sens le style du Président me semble tout à fait anecdotique » car moi également il m’arrive parfois d’avoir ce sentiment d’injustice quand on s’en prend à un autre homme politique pour qui j‘ai une estime similaire, une grande confiance et beaucoup d’affection.
Monsieur Raffarin ne s’exprime pas à ce sujet et je le comprends très bien. Je considère qu‘il n‘a pas à dévoiler son point de vue au grand public, mais je suis persuadé qu’il doit le faire en toute amitié et avec beaucoup de courtoisie quand il se retrouve seul à seul avec notre Président, sa position d’homme libre, son désintéressement et sa loyauté le lui permettent.
Durant ma carrière dans la Marine Nationale, j’ai longtemps exercé des fonctions de chef du Personnel, équivalentes à ce que nous appelons maintenant dans le secteur civil : Directeur des ressources humaines. Je pense que je connais bien les hommes, leurs qualités et leurs défauts et je peux vous dire que j’en ai vu défiler des jeunes officiers aux dents longues, désireux de tout bousculer, que l’on aurait voulu aider, et malheureusement qui se sont lamentablement rétamés, soit par manque d’expérience soit par manque d’écoute de sages conseils. Nous « les anciens » nous appelions cela le syndrome de la porte étanche (*).
Nicolas Sarkozy me fait penser à ces jeunes officiers, je ne dis pas qu’il n’a pas une certaine expérience, bien au contraire, comme il le démontre ces jours-ci dans ce projet d’Union pour la Méditerranée, mais il est néophyte dans ses fonctions et parfois je me dis qu’il ne doit pas saborder cette occasion de devenir un grand homme d’état, il en a l’étoffe, en faisant des erreurs pour quelques futilités ou avec certains mots distillés aux détours d’un discours qui revêtent une grande importance dans l’opinion et qui peuvent malheureusement lui coûter très chers. Je ne voudrai pas que ça lui arrive car il a tout pour devenir le Grand Président dont notre Pays a besoin, avec cette fougue, cette volonté et ce courage qui le caractérisent. C’est pour cela que s’il ne s’en aperçoit pas, notre devoir est de lui dire, et nous pouvons le faire par l’intermédiaire de Monsieur le Premier Ministre qui peut lui apporter toute son expérience et il le fait à la moindre occasion contrairement à certains conseillers qui recherchent davantage le confort de la place.
Alors si je pouvais faire une recommandation à notre Président, je lui dirais de relire « La dernière marche » magnifique ouvrage qui laissait présager beaucoup d’espoirs et en particulier le chapitre 8 qui est de sages conseils délivrés par un Homme qui possède toutes ces qualités qui font parfois défaut à notre Président.
Bien amicalement
Jacques
NB :
- “Radio Caroline” existe toujours à ma grande surprise.
- Syndrome de la porte étanche. Je ne sais pas si vous êtes déjà allé sur un bâtiment de guerre, mais entre chaque compartiment le divisant, il y a des portes dites étanches et après recommandation faite, dans les premiers jours d’embarquement il valait mieux les passer en se baissant et sans se précipiter car parfois ça fait très mal, je dirais au mieux un minimum de trois agrafes sur le front et je crois qu’à l’Ecole Navale on ne doit pas apprendre les jeunes officiers élèves à les franchir car tel était bien souvent le sort qui leur était réservé. Allusion faîte aux portes étanches : ne pas confondre vitesse et précipitation, c’est en forgeant que l’on devient forgeron et bien souvent il vaut mieux écouter les sages conseils de l’expérience.
13 juillet 2008 à 18:38
Bonjour Monsieur RAFFARIN,
Cela fait du bien d’avoir quelqu’un de décidé et de ferme au pouvoir !!! Je trouve que les réformes effectuées ou en cours sont très bien… Il était temps…
Pourriez vous me donnes les coordonées de Chantal ?
Au plaisir…
nathalie G.
14 juillet 2008 à 5:46
Bonjour,
Moi ce que j’apprécie par dessus tout dans la méthode SARKOZY, c’est l’envie inaltérable de toujours essayer, de constamment tester…
En ce 13 juillet, le sommet de fondation de l’Union Pour la Méditerrame en est l’illustration. Il fallait beaucoup de courage et de perséverance pour réunir ces 43 pays à Paris.
Félicitations au Président SARKOZY.
Serge TCHAHA
14 juillet 2008 à 17:26
Très chers tous,
Bonjour et joyeux 14 Juillet. J’ai regardé avec toujours autant d’intérêt le défilé de cette année, du moins, une partie, depuis ma campagne provinciale.
C’est à Jacques que j’adresse mes remerciements pour le diaporama de Jordanie qu’il avait bien voulu m’envoyer. Je m’étais promis de le mentionner, c’est chose faite. De même l’agencement de mes photos dans une, et même plusieurs présentations, est achevé. Un voyage passe, un autre suivra, peut-être. Avec mon épouse nous avions projeté de revenir en Egypte à l’automne car c’est une période de l’année que nous souhaitons découvrir dans ce pays que nous arpentons depuis près de trente ans, mais jamais encore à ce moment. Mais il semble que le principal obstacle, cette année, soit mon travail « séniorial ». Je n’écris pas sénatorial, je laisse cette activité à notre très cher Jean-Pierre, à moins qu’un jour au « tour extérieur » des non-élus puissent y accéder.
Dites-moi, Jacques, le syndrome de la porte étanche est-il une maladie qui ouvre le droit au remboursement à 100% par la caisse d’assurance maladie ? Je vous remercie pour cette incitation au verbe.
A propos de taux de remboursement, j’ai observé dans mon exercice professionnel quelque chose qui me semble sortir du cas particulier, du moins remarquable. Je serai à partir de demain dans ma troisième semaine de remplacement de pharmacien d’officine et dans le 49 et le 44 où j’exerce, une proportion significative d’anglais a choisi de venir habiter. Ce sont des séniors qui ont choisi d’y prendre leur retraite. Une partie bénéficie malheureusement du remboursement à 100%, liés aux longues ou pénibles maladies. A en croire ce qu’ils disent, les avantages sociaux français dans ce domaine sont très avantageux.
La Caisse d’Assurance Maladie avait fait une proposition de restriction d’accès à cet avantage. Je suis persuadé que l’idée est intéressante. Peut-être faut-il lui apporter des améliorations, mais le 100% a été distribué largement depuis deux à trois décennies et contribue pour partie importante aux dépenses. On est là encore dans un domaine sensible qui touche au pouvoir d’achat, au droit aux soins, au manque d’éducation sur la nécessité de préserver sa santé dès le plus jeune âge.
Observons également le cheminement chronologique de l’obésité selon les continents.
Dieu merci, les campagnes de prévention existantes devraient modifier ce comportement irresponsable pour les générations à venir. La faute n’est pas entièrement à la charge du consommateur, car autant les politiques, les associations, que les professionnels de la santé, fabriquant, ordonnateur ou distributeur ont participé à cette notion de droit aux soins sans contrepartie. Peut-être aurait-il fallu anticiper les évolutions économiques mondiales et avoir l’esprit fourmi plutôt que cigale. Mais soyons pragmatique, une situation existe, il faut lui apporter remède.
Restons dans le domaine de la santé. J’ai envie de vous faire profiter d’une information. Vous savez que, maintenant, les pharmacies peuvent ouvrir un espace accessible au public pour les médicaments à prescription facultative (pmf). J’ai envie de dire que c’est une bonne chose car avec cette mesure, on vient de rendre légal trente années de non-respect de la règlementation pharmaceutique, malgré les contrôles des inspecteurs des pharmacies. Plusieurs catégories de médicaments sont concernées par l’exemple qui suit. Vous savez la boite de gélules de plantes que vous prenez dans les rayonnages des pharmacies, vous n’auriez pas pu le faire si le pharmacien avait suivi le législateur. Du moins pour certaines plantes, celles dont le code CIP à 7 chiffres commence par un 3. Ce premier chiffre 3 mentionné sous le code barre apposé sur le boitage précise qu’il s’agit d’un médicament. Regardez une boite que le médecin vous a prescrite.
Bien cordialement.
Claude Simonnet
15 juillet 2008 à 6:30
Cher Claude, bonjour.
C’est avec un réel plaisir que j’ai lu votre commentaire. Je suis ravi que le diaporama sur Pétra vous ait permis de faire un petit retour en Jordanie. Sachez que si l‘Égypte possède encore quelques secrets pour vous, j’ai ce qu’il faut également, en particulier un magnifique diaporama sur le tombeau de Toutânkhamon à Thèbes (visite guidée) que je conserve à votre disposition et que je me ferai un plaisir de vous adresser si cela vous tente.
Je pense que vous avez raison de laisser le travail parlementaire à notre cher Monsieur Raffarin, il se débrouille si bien, je serais tenté de croire qu’il est tombé dedans tout petit. J’ai suivi dernièrement, sur Public Sénat et sur le dérouleur de l‘hémicycle, de nombreux débats sur les réformes de nos institutions et de la LME qui se sont déroulés au Palais du Luxembourg, il fût assidu et très attentif, et ses interventions furent d’excellentes factures. Qui en douterait ?
En ce qui concerne le syndrome de la porte étanche, je vous rassure, tout était pris en charge à 100 % par le Service de Santé des Armées, pour le choc frontal quelques agrafes et deux aspirines suffisaient, quand à l’autre version je crois qu’il valait mieux voir du côté de l’ANPE, l’avenir dans la Marine Nationale étant bien compromis…
Cet épisode de la porte étanche est l’une des nombreuses anecdotes de ma vie embarquée et je peux vous dire que, bien que nous étions très professionnels, il faut une certaine rigueur à bord d’un bâtiment de guerre opérationnel, parfois ce n’était pas triste du tout, j’en rigole encore en rédigeant ces quelques lignes, ce qui n’était sans doute pas le cas de celui à qui cela arrivait. Cela n’empêche pas que nous étions efficaces tout simplement parce qu’il y avait beaucoup de chaleur humaine, que l’on ne retrouve pas dans une unité à terre, je pense que c’est-ce qui manque également dans nombre de nos sociétés. C’est bien pour cela que je regrette la suppression du service national, s’il est certaines formes de SN qui me semblent totalement inutiles, je pense qu’à bord des bâtiments de la Marine Nationale, nos Djeun’s apprenaient beaucoup de chose de la vie sociétale : une très belle école de la vie. Je peux vous certifier que j’ai vu beaucoup de ces jeunes quitter le bord avec beaucoup de regrets à l’issue de leur période légale.
Vous faîtes bien de parler de la Sécurité Sociale et des remboursements, j’ai un petit « tuyau », pour nos amis qui ont des traitements de longue durée, que j‘ai découvert dernièrement en discutant avec mon médecin traitant : bien souvent le médecin rédige son ordonnance à renouveler deux fois, j’ai appris que certains médicaments conditionnés en boîte de 28 comprimés existent également en boîte de 84, il suffit de demander à son médecin de prescrire ce médicament dans ce conditionnement, ce qui fait une économie d’un euro sur le trimestre sur la franchise médicale (une seule boîte au lieu de 3).
Mon cher Claude, j’ai été très heureux de refaire un petit brin de causette avec vous et de le partager avec nos amis.
Très cordialement
Jacques
15 juillet 2008 à 23:06
Très chers tous,
Oui, cher Jacques, l’impact des franchises médicales peut être diminué en consommant les boites de 84 (je précise qu’il ne s’agit pas de calibre). Il y a même actuellement du conditionnement de 90 adaptés à la durée d’un mois. Ce principe du mois de traitement est ancré dans l’esprit du citoyen.
La mesure limitant à 28 jours soit quatre semaines, la durée de base des prescriptions, n’a jamais été comprise, jusqu’à provoquer l’ire de certains.
Ainsi et à condition que les affections soient stabilisées, on peut légitimement penser qu’un traitement délivré, d’emblée, pour trois mois sera profitable. Profitable pour les Caisses d’Assurance Maladie, donc pour le citoyen, car le coût est moins élevé. Profitable pour le patient, puisque la franchise médicale de 50 centimes par boite s’appliquera une fois et non trois, soit une retenue pour l’année, pour une affection, de 2 euros.
Mais il n’en va pas de même pour les patients poly médicamentés (hypertension, cholestérol, diabète, déprime, névrose, insomnie, douleur, etc.…) pour lesquels le plafond annuel des 50 euros est atteint dès le mois de mai.
Il fut un temps (lointain !), alors que je débutai, nous délivrions les traitements pour une durée de trois mois, en toute bonne conscience. Il n’était pas rare de remplir les sacs avec des dizaines et des dizaines de boites de médicaments. J’ai souvenir de patients partant en vacances avec leur valise remplie de médicaments. Quand le système des MNU (médicaments non utilisés) a été mis en place, j’ai vu des mois de traitements revenir à l’officine, non consommés par le patient et périmés.
Au début de ce billet, j’ai utilisé le terme « consommer ». Ce n’est pas une appellation qui m’est familière dans ce contexte. Ce n’est pas une appellation venue de la faculté, du moins de mon temps. Nos professeurs nous ont enseigné que le médicament était destiné au traitement des maladies et méritait une prudente attention afin de ne pas mettre en jeu la vie des patients.
Il s’avère que le médicament est devenu un produit économique dont dépend un secteur d’activité générant des emplois. Des emplois, dans quels pays, en vérité ? Ce médicament s’est inscrit progressivement au même titre qu’une autre marchandise dans une même logique commerciale.
Il existe même un secteur de contrefaçon actif et très développé.
Pour en revenir aux boites de 90, les laboratoires les avaient mises sur le marché bien avant que la distribution ne consente à les délivrer. Ce qui a provoqué quelque frictions entre les laboratoires et les pharmaciens.
Les lignes bougent.
Bien à vous lire et très cordialement.
Claude Simonnet.
Nb. Je suis curieux de nature et tenté de voir le diapo concernant Toutankhamon. Pour vous dire la vérité, j’ai deux passions à Thèbes, Ramose et Roy.
17 juillet 2008 à 6:25
Bonjour à tous,
Cher Claude,
J’ai lu avec beaucoup d’attention votre dernier billet relatif aux possibilités de réduire les dépenses de santé. Tout comme vous, je suis persuadé que des réductions de dépenses considérables peuvent être faites à condition que chacun y mette du sien.
Si nous reprenons l’exemple que je vous citais dans mon précédent billet, la boîte de 84 comprimés coûte 5 Euros moins chers que le prix de 3 boîtes de 24, pour une année cela représente plus de 20 Euros par an (4,5 boîtes/an : 52 semaines) et nous sommes combien de patients stabilisés qui pourraient faire bénéficier la Sécurité Sociale de cet avantage, nous savons très bien que chaque français (à part quelques exceptions) devient tributaire d’un traitement médicamenteux à vie à partir de 50 ans. Ce procédé aurait un autre avantage, et non des moindres puisqu’il est écologique, je parle bien sûr de la réduction des emballages et des notices, les plaquettes de comprimés étant les mêmes.
Vous parliez également des MNU (médicaments non utilisés), là également je pense qu’il y a des efforts à faire, tout réside dans la volonté de chacun et là le Gouvernement peut sans doute faire quelque chose. Il a instauré la franchise médicale pénalisant les plus nécessiteux, qu’il fasse la même chose dans le sens inverse en donnant une “carotte” aux utilisateurs et vous verrez que grand nombre de médicaments non utilisés et non périmés reviendront en officine.
Nous voulons réduire les dépenses de la Sécurité Sociale, et bien allons-y et là je vais sans doute m’attaquer à un mur. J’ai entendu aux dernières informations que Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre de la Santé avait donné son feu vert pour faire passer le prix d’une consultation chez le généraliste à 23 Euros à condition que ce dernier fasse des efforts pour réduire les dépenses de la Sécurité Sociale. C’est très bien, encore que ce généraliste augmente son pouvoir d’achat en une demi journée équivalent à celui d’une augmentation mensuelle d’un petit retraité, car croyez-vous que la visite d’un patient chez son généraliste dans la mesure où les affections sont stabilisées (visite limitée à la prise de la tension et mesure du poids, je peux le faire tous les jours à maison, tensiomètre et balance en ma possession) pour renouveler son ordonnance d’un traitement à vie doit coûter 23 Euros, j’en doute et je pense que le généraliste qui rédige une ordonnance renouvelable deux fois pourrait très bien le faire pour cinq fois (réduisons les abus), de toute manière cela n’empêchera pas le patient d’aller voir son médecin s’il en éprouve le besoin et cela aurait l’avantage de faire économiser une visite sur deux par patient et quand on sait que certains médecins se disent “débordés” et qu’il manque des généralistes…
Vous voyez qu’au travers de quelques exemples (liste non exhaustive) notre Sécurité Sociale pourrait se porter beaucoup mieux, mais il faut une certaine volonté de tous et surtout du Pouvoir exécutif pour “défoncer” certaines portes.
Très cordialement
Jacques
28 juillet 2008 à 11:35
Question : etes vous pour la réforme en France ?
Réponse : ah oui !
Question : etes vous pour réformer ce qui vous concerne ?
Réponse : ah non, la réforme, chez les autres ….
Et voila le problème, les français sont pour la réforme à condition que l’on ne touche pas aux privilèges de chacun.
Ca va du pharmacien en passant par le fonctionnaire, les taxis, le medef etc etc
La question est de savoir si les français seront grés au président d’avoir fait passé l’intérêt général avant les intérêts particuliers …
Dans cette période de réforme beaucoup de gens et pas mal de droite attendent le président au tournant.
J’espère que le sens de la nation, de l’intérêt général prendra le pas sur les petis égoismes particulier…
Et je crois sincèrement qu’il en va de l’avenir du pays …