Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

8 commentaires

  1. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Ce n’est guère l’élection des Sénateurs qui passionnent à l‘échelon national, c’est celle du Président du Sénat, et pourtant ! Il faut quand même élire ces 114 sénateurs au préalable et leur élection comptera beaucoup pour celle du Président.

    Il s’en dit beaucoup et les commentaires vont bon train quant à la future Présidence du Sénat, pas toujours très agréables à lire, beaucoup de nos concitoyens ignorent totalement les actions et les compétences de la Chambre Haute et de ses représentants. Il y a bien des fois où j’aurais l’envie d’entrer dans ces débats pour dénoncer quelques attaques infondées, mais ma sagesse reprend très vite le dessus…

    Au lieu de faire des pronostics un peu trop hâtifs sans trop connaître toutes les candidatures, nos médias seraient bien inspirés d’éclairer quelque peu les français, mais comme toujours il n’y a que l’affrontement qui fait vendre les quotidiens et la presse spécialisée. Alors duel par ici, entente par là, pacte de non concurrence, nous sommes encore sur la vague de la session parlementaire 2007/2008, que fera le Président Poncelet ? Heureusement que les vacances estivales d‘août, les Jeux Olympiques et la reprise du championnat de France de foot vont calmer les ardeurs et déplacer les débats. Il sera toujours temps de replonger dans ces débats en septembre, heureusement qu’entre les élections sénatoriales et celle du Président du Sénat peu de temps s’écoulera et que les débats seront plutôt internes.

    Je n’aime pas beaucoup faire de pronostics, ensuite je ne suis pas Sénateur, j’ai ma préférence pour la prochaine Présidence, vous la connaissez : j’en ai déjà parlée et si j’avais été Sénateur j’aurais sans aucun doute rejoint le nombre de ceux qui vous ont demandé d’être candidat pour de multiples et grandes raisons, notamment une grande expérience nationale et internationale que vous seul vous possédez dans les candidats potentiels ; Alors, bien sûr je suivrai les débats car j’aime beaucoup le Sénat et la Grande Sagesse de ses représentants, je me sens également concerné mais si j’ai un souhait à formuler pour le choix du futur Président du Sénat, c’est que tout se passe dans l’unité comme vous le souhaitiez et que vous travaillerez tous ensemble pour le bien pour cette Grande Institution qu’est le Sénat, le digne représentant de nos territoires, pour sa modernisation, pour permettre un réel équilibre du pouvoir, pour prendre des positions nécessaires quand vous le jugerez utile pour aider le Président de la République, le Gouvernement à poursuivre leurs actions et mener notre Pays vers de meilleurs horizons.

    Très cordialement

    Jacques

    NB : J’espère que vous ne souffrez pas trop de la chaleur sur votre parcours pédestre. Bonne continuation et bon courage.

  2. hifi dit :

    Je pense qu’en tant qu’ancien Premier ministre, ce poste devrait vous revenir presque de droit.

    Cordialement.

    ps: rappelez svp aux dirigeants chinois que le manquement à leur parole est mal perçu en Europe

  3. AP dit :

    Je pense également que ces comptages sont une simple tentative d’intimidation politique car il n’est mathématiquement pas possible de faire les comptes alors que les élections n’ont pas encore eu lieu. A moins de penser que la situation sera absolument identique avant et après l’élection.

    Après que Gérard Larcher soit pressé d’arriver au plateau, on peut le comprendre :)

  4. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Il est bien dommage que votre billet ne suscite pas davantage de réactions, ceci est sans doute dû à la période des vacances car d’ordinaire un tel sujet, où il y enjeu électif, attire toujours certains lecteurs particuliers pas avares de commentaires, âpres parfois.

    Je rebondirai donc sur mon billet précédent, sur lequel certains tireront sans doute les conclusions que je ne suis pas très objectif en fixant mon choix sur votre éventuelle candidature compte tenu de mon attachement à votre personne. Attachement que je reconnais bien volontiers, je n’ai jamais caché toute mon admiration (n’en déplaise à certains) ni ma façon de militer politiquement qui ne consiste pas à suivre aveuglément la doctrine du parti mais d’avoir des idées et à suivre la personne qui partage le plus mes convictions. Vous avez déjà, à plusieurs reprises, évoqué le fait que nous avions certaines convergences et que nous partagions un certain nombre de convictions. D’ailleurs, n’étant pas un homme à polémiquer, je ne vois pas ce que je viendrai faire, aussi assidûment, sur le blog d’un homme politique avec lequel j’aurai des opinions divergentes.

    Je reviens donc sur mon billet précédent et plus particulièrement sur les multiples et grandes raisons qui font que si j’avais été Sénateur, j’aurais rejoint le nombre de ceux qui vous ont demandé d’être candidat. Je vous cite quelques-unes de ces raisons.

    Je précise que je ne doute pas des compétences des autres candidats potentiels. Je n’aborderai pas le cas particulier du Président sortant, Monsieur Christian Poncelet pour qui j’ai également une grande admiration et le plus grand respect, mais l’heure est sans doute venu de penser un peu à une retraite bien méritée. Par ailleurs, étant admiratif de la sagesse de la Haute Assemblée, je suis un spectateur attentif de la chaîne Public Sénat et un visiteur régulier du site du Sénat, ce qui me permet de bien connaître tous ces Sénateurs.

    Alors, pourquoi mon choix se porterait sur vous ?

    - Par respect envers les électeurs. Les autres candidats éventuels sont tous des maires de villes d’assez grande importance et ont été élus ou réélus il y a quelques mois. Leurs électeurs on voté pour eux et leur engagement pour leur ville et non pour les voir partir après trois mois de mandat. Lors des élections municipales, ils savaient très bien qu’en septembre se présenterait l’élection pour la Présidence du Sénat, ils n’avaient qu’à faire comme vous et ne pas se présenter aux élections municipales. J’ai deux grands principes : la fidélité et le respect des engagements.

    - Pour le bien du Sénat : Qui est l’un des plus grands défenseurs de cette Institution ? Vous avez toujours revendiqué que celui qui oserait s’attaquer au Sénat vous trouverait sur son chemin, telle n‘est pas la preuve de votre réel attachement ! Qui est l’un de ceux qui s’implique le plus dans la vie du Sénat ? La réponse est simple, il suffit d’aller sur les blogs des intéressés ou de regarder régulièrement la chaîne Public Sénat. Présences au Sénat, participations aux séances dans l’hémicycle ou à des colloques, etc… certains diront sans doute que c’est normal puisque vous n’avez pas d’autres mandats. Personnellement je préfère parler de disponibilité.
    La Seconde Chambre a commencé sa modernisation sous l’ère de son Président actuel Christian Poncelet et je pense que si nous voulons que la Chambre Haute poursuive sa réforme (je devrais dire auto réforme) et remplisse au mieux ses missions, elle doit se reposer sur les compétences de ses membres c’est-à-dire utiliser au mieux le potentiel humain en tenant compte de la valeur de chacun dans les différents domaines.
    Bien sûr que chacun des candidats est capable de remplir les fonctions de Président du Sénat, mais serait-il raisonnable de se priver d’un économiste hors pair comme l’est l’un des candidats, qui est par ailleurs Rapporteur Général de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation, et d’un orfèvre dans le domaine social comme l’est le second qui fût d’ailleurs un excellent Ministre (à 2 reprises) délégué aux relations du Travail et qui vient également de terminer un rapport sur la réforme hospitalière. Quant au troisième, je pense qu’il est suffisamment accaparé par sa bonne ville de Marseille sans vouloir succéder éventuellement à Monsieur Christian Poncelet, il l’a conservé de justesse aux dernières élections municipales, son devoir est de maintenir cette ville à Droite pour les prochaines et cela passera par une bonne gouvernance de chaque jour, ce qu’il fait fort bien actuellement, d’ailleurs ses présences au Sénat dernièrement s’en ressentent.

    - Il y a également le rôle du Sénat dans l’équilibre des Institutions, son rôle de contre pouvoir. Petite question : quel est le Sénateur qui, agissant en homme libre, et le faisant toujours loyalement, n’a pas peur de s’élever face à l’Exécutif ? Un nom revient souvent, régulièrement cité par la presse pour son côté « rebelle » mais ô combien efficace !

    - Les origines des postulants. Lequel a des origines au plus proche des collectivités territoriales, cette fibre provinciale trop souvent reprochée quand vous avez été nommé à Matignon et qui n’hésite pas à aller arpenter tous les marchés de la France Profonde ? Le Sénat n’est-il pas le digne représentant de cette France là !

    Mon analyse ressemble beaucoup à un plaidoyer, je vais m’arrêter là, la liste n‘est pas exhaustive. Toutefois, j’en ajouterai une dernière et non des moindres : celle de l’expérience. Votre passage à Matignon vous a donné une grande envergure sur les plans national et international. Certes vous y avez subi quelques revers mais souvent ils sont bénéfiques pour l’avenir, c‘est en forgeant que l‘on devient forgeron. Vous y avez beaucoup appris, en particulier dans le domaine de politique générale où vos connaissances sont très grandes et qui, alliées à vos grandes facilités de communication, font de vous un interlocuteur précieux toujours disponible, ce qui n‘est pas un désavantage. Je pense également que l’abaissement de l’âge des Sénateurs va favoriser l’arrivée de Sénateurs plus jeunes à la Haute Assemblée mais inexpérimentés qui chercheront sans doute des repaires, des aides : peuvent-ils trouver mieux qu’un ancien Premier Ministre ouvert, qui va toujours au bout de tout ce qu‘il entreprend et qui ne demande qu’à faire profiter les jeunes de sa grande expérience. Je pense que cette expérience peut vous donner un plus par rapport aux autres candidats, et surtout n’oublions pas que le Président du Sénat est le remplaçant désigné du Président de la République en cas de vacance, vous êtes sans doute l’un des sénateurs qui connaît le mieux les fonctions de l’hôte de l’Elysée.

    Je ne ferai pas comme notre ami hifi, que je salue au passage, de dire qu’en tant qu’ancien Premier Ministre ce poste devrait vous revenir presque de droit. Mais pour toutes ces raisons, je pense que vous pouvez dire que la sérénité et la confiance restent dans votre camp pour accéder éventuellement à cette fonction suprême que vous méritez amplement. Il y a bien longtemps que j’ai dit que cette fonction était faite pour vous.

    Je le pense très sincèrement et vous le souhaite profondément si le Président Poncelet décidait de ne pas se représenter.

    Très cordialement

    Jacques

  5. odile dit :

    Demande de précision

    Monsieur Raffarin, si vous devenez Président du Sénat, vous engagez vous à faire respecter les sanctions en cas d’absentéisme, règle jamais appliquée, qui provoque, nécessairement, un antiparlementarisme auprès des Français?

    Autre question :

    Si vous devenez Président du Sénat, pourrez vous continuer à aller faire des voyages un peu partout dans le monde, et notamment en Chine?
    Il me semble en effet que s’il arrive un « pépin » au Président, c’est le Président du Sénat qui le remplace, jusqu’à de nouvelles élections. Ce qui nécessite un certain « anonymat » histoire que personne ne vous prenne pour cible ! J’avoue que cela m’embêterait beaucoup si un dégénéré tentait de vous atteindre.

    Dernière question :

    Vous engagez vous, en tant que sénateur d’abord, et peut être futur Président du Sénat, à ouvrir les discussions sur : quand est ce qu’on supprime de la Constitution la partie XV? Sachant que celle ci est obsolète depuis le 12/13 juin 2008? Quand la France a dit « non », sa décision a été respectée par l’Irlande. Peut on faire moins, aujourd’hui, vis à vis de l’Irlande?

  6. Pierre ARCHAMBEAUD dit :

    Qui choisir comme prochain Président du Sénat ? Qui devrait être le futur second personnage de l’Etat ?

    Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

    Si louables et respectables soient les candidatures des divers autres prétendants, Jean-Pierre Raffarin ferait un excellent Président. De ce Premier Ministre courageux, faites de lui ce Président dynamique qui saura réveiller et révéler votre si noble Assemblée, trop souvent perçue hélàs par ceux qui n’y connaissent rien, comme une maison de retraités !

    Certains vous reprochent, sans doute à tord, d’être très éloignés des « simples français » (dont je fais évidemment partie). En élisant à votre Perchoir un homme dont la proximité avec les Français n’est plus à démontrer, ce procés ne pourra plus vous être fait !

    Pierre ARCHAMBEAUD

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Pierre,

    Je profite de ton billet pour rebondir car, et tu as raison de le préciser la Chambre Haute n’a rien d’une maison de retraités et, là je ferais une petite nuance avec toi, elle n’a point le besoin d’être réveillée, loin s’en faut. C’est plutôt elle qui nous tient en éveil quand elle poursuit ses débats bien au-delà de minuit tous les jours pendant des semaines durant, comme ce fût le cas au cours de ces deux derniers mois, pour examiner les projets de lois de modernisation de nos Institutions ou de modernisation économique.

    Quand tu parles du besoin de réveiller cette Assemblée, c’est l’effet qu’elle donne tant les débats et les discussions dans l’hémicycle se passent en toute sérénité, dans un calme « sénatorial », ça ne s’invente pas, sans oublier que respect et courtoisie sont de rigueur comme j’en faisais part dans un précédent billet du 22 juin dernier 07H13 dans « Discours au Sénat sur la Réforme Constitutionnelle » adressé à notre ami Jany, dans lequel je précisais en outre :
    - que les débats sont plus riches les uns que les autres. Le Sénat possède en son sein de Grands Orateurs, certains sont illustres et d’autres méritent d’être plus connus. Des tirades de haut niveau succèdent à des répliques mesurées. Certains sénateurs ont des connaissances de Grands Historiens qui m’émerveillent !
    - et que si je pouvais faire passer un message aux détracteurs du Sénat le qualifiant « d’anachronisme démocratique » ou de « cénacle de vieux messieurs » qu’il faudrait supprimer, je leur suggérerai de suivre les prochains débats qui se dérouleront dans l‘hémicycle. Ils verraient l’image du Sénat, celle du respect des uns et des autres, un endroit où chacun peut avoir des accords et des divergences avec son voisin mais peut s’exprimer d’une façon sereine en dehors de la pression de l’actualité et ils reviendraient sans doute sur leurs convictions infondées. C’est l’endroit où les débats font grandir notre démocratie et notre Pays a besoin de cette chambre parlementaire très efficace et dotée d’une Grande Sagesse. Pour autant, être sage et réfléchi ne veut pas dire que le Sénat soit conservateur.

    Pour poursuivre avec ton billet : Oui il faut un Président dynamique et je pense que tu as raison en pensant à notre ancien Premier Ministre car il a toute cette énergie qu’il faut pour être un excellent Président comme je le précisais également dans le même billet adressé à Jany dans lequel j’argumentais de la manière suivante : «  J’ai bien sûr suivi toutes les interventions de notre cher Premier Ministre, fidèle à son image : beaucoup de choses en peu de mots, si efficace, d’une grande sérénité et faisant même parfois preuve d’une certaine autorité mais toujours avec sa gentillesse et sa courtoisie caractéristiques, ramenant dans le débat certains intervenants qui se dispersent ».

    Pour terminer, mon cher Pierre, je voudrais apporter une petite correction à mon billet précédent dans lequel je disais «  La Seconde Chambre a commencé sa modernisation sous l’ère de son Président actuel Christian Poncelet », disons que sa modernisation s’est concrétisée, c’est plus juste et rendons à César ce qui appartient également à César c’est-à-dire à Monsieur René Monory son prédécesseur, pour qui j’ai une grande pensée en ces moments difficiles qu’il traverse, car le Sénat a débuté sa modernisation sous son ère. Ne fût-il pas celui qui a « branché » le Sénat sur les hautes technologies, tout en rappelant que le Sénat est un pionnier dans l’utilisation d’Internet ?

    Très cordialement

    Jacques

  8. DL dit :

    Bien sûr!
    Outre les petites luttes intestines, sans que nous pouvions en juger de si loin, je pense que JP Raffarin
    est l’homme de la situation pour le Sénat. Il est un homme sage, fort d’une expérience certaine et travailleur.
    Au Sénat, le Président, de droite comme de gauche, doit être maître des charges et des situations de l’Etat.
    Nous avons besoin dans cette assemblée d’hommes frais et opérationnels. Proches des politiques et des systèmes, des rouages de l’actualité. Je crois en l’homme bien plus qu’à l’image actuelle donnée par son parti.

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