Archive de août 2008
Le président a présidé mardi matin une réunion de rentrée de l’UMP a laquelle je participais avec le Secrétaire général, le trésorier et les trois secrétaires généraux adjoints. « Ce n’est pas une réunion de rentrée car je ne suis jamais parti ! » a explique un Nicolas Sarkozy en grande forme.
Je confirme l’information du Figaro de ce matin selon laquelle le président ne devrait pas venir a Royan a l’occasion du campus des jeunes Ump car un message partisan ne serait pas « opportun dans une période d’unité nationale ». Je partage cet avis a un moment ou le président doit assumer ses fonctions regaliennes dans toute leur dimension.
Contrairement a ce que dit le même article du Figaro, si je n’accompagne pas le président en Syrie, ce n’est pas par « stratégie » mais du fait de mon emploi du temps. J’étais avec lui en Chine et j’irai également au Québec avec lui cet automne.
Nous avons décide de lancer la procédure de primaires pour les régionales des cet automne.
Nos têtes de listes aux élections européennes seront dévoilées au cours d’un conseil national a la mi-janvier 2009.
Nous avons aussi evoque les prochaines sénatoriales qui s’annoncent favorables dans les departements ou la majorité est restée unie.
En cette fin d’été notre ligne est claire : pour l’influence de la France a l’extérieur et pour la réforme a l’intérieur, l’UMP doit veiller a son unité et a celle de la France.
Je soutiens cette ligne car devant les risques de l’économie mondiale et face aux graves tensions sur tous les continents les polémiques sont dérisoires. Dans ce contexte, il sera intéressant de mesurer la maturité du Ps a l’occasion de son université d’été de La Rochelle.
Jpr
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Si certains s’interrogent encore sur la capacité de la Chine à devenir la première puissance du monde, personne ne doute maintenant de la domination de l’Asie. Le « Made in Asia » inonde les marchés, les capitaux voyagent d’Ouest en Est et les grands projets émergent en Asie. Il suffit de mesurer aujourd’hui les différents équipements portuaires mondiaux pour constater la domination asiatique (17 des 22 plus grands ports du monde sont localisés sur la façade asiatique du pacifique (1). Cette puissance asiatique n’est pas sans problèmes, parmi lesquels la croissance des disparités intérieures n’est pas des moindres. Cependant l’avenir de l’Asie dépend principalement d’une question, celle des futures relations entre l’Inde et la Chine.
Gilbert ETIENNE dans son ouvrage « Chine-Inde : le match du siècle » (2) analyse les termes de cette confrontation. Les divergences sont en effet réelles et les compétitions nombreuses. Le débat politique, autorité et démocratie, la concurrence manufacturière, bas coûts et technologies, la stratégie de l’intelligence, recherche et innovation, nombreux sont les sujets qui opposent l’Inde et la Chine.
Aujourd’hui le match est déséquilibré, le montant total du commerce extérieur chinois représente plus de trois fois celui de l’Inde ce qui a certainement contribué à la recherche d’un partenariat économique engagé depuis 2003 par les dirigeants des deux pays. Le secteur des technologies de la communication illustre pleinement les efforts fait par les deux pays pour fertiliser leur complémentarité. Ces efforts accélèreront évidemment la croissance de la part de l’Asie dans le commerce mondial.
Cette réussite peut elle conduire à l’émergence d’un modèle asiatique qui progressivement s’imposerait au modèle occidental ?
C’est possible. Une matrice, celle des 3 p, pensée, puissance et partenariat, est très favorable à cette perspective.
La pensée asiatique, fondée par deux empires historiques, placés à la croisée des routes commerciales (3) pénètrent progressivement nos cultures avec les valeurs du confucianisme, du taoisme et du bouddhisme. Les priorités données au pragmatisme sur le dogmatisme, à l’immanence sur la transcendance, à la transformation sur la création, à la constance sur le changement, au social sur le singulier… font réfléchir l’Occident et conduisent des philosophes comme François JULLIEN a revisité la pensée grecque avec ces autres clefs.
La puissance née de la somme des forces de l’Inde et de la Chine apparaît irrésistible. Comment contester, au nom de notre tradition universitaire, le classement de Shanghaï, quand ce dernier s’impose déjà au tiers de l’humanité. Dans ce nouveau monde, la puissance fait la norme.
Enfin, par son ouverture, l’Asie propose au Monde un message de modernité : le partenariat. Relayé par de puissantes diasporas à l’étranger, ce message s’adresse à la fois aux puissances occidentales et au monde en développement. A l’Occident, l’Asie propose d’échanger la croissance contre les technologies, au « Tiers monde » elle s’affiche à la fois comme protecteur et médiateur.
Dans cette perspective du modèle asiatique la Chine a pris les devants. Elle a choisi de faire sa proposition au monde à l’occasion des Jeux Olympiques : « La Chine a besoin du Monde, le monde à besoin de la Chine ». L’Inde souhaitera – t‘elle un élargissement de cette proposition à l’Asie ? Comment l’Inde voit-elle l’avenir de sa relation avec la Chine ? C’est pour répondre à ces questions que le troisième séminaire d’été au Futuroscope, ce 22 août, a choisi comme thème « La Chine vue de l’Inde ». Cette réunion d’experts tracera la ligne de prospective de « l’autre monde ».
Jean-Pierre Raffarin
(1) l’Autre Monde, géopolitique de l’Asie méridionale et orientale par C. Chancel, E.C.Pielberg, C. Tellene. PUF 2005
(2) G.Etienne, Chine-Inde : le match du siècle, presses de Sciences-Po. 1998
(3) Rapport de la commission des affaires culturelles du Sénat. 2008
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Il n’y a pas de guerre bonne ou propre et chaque fois que nos troupes sont engagées au combat, nous savons combien les risques sont grands et combien le sacrifice de ceux qui ont embrassé la carrière des armes peut être élevé. Le tragique bilan des récents combats en Afghanistan est là pour nous rappeler que la Nation a un devoir de reconnaissance à l’égard de ses militaires et que nous n’oublions pas ceux qui sont tombés pour elle.
Pour ma part, je n’oublierai jamais les 9 soldats tués lors du bombardement de Bouaké le 6 novembre 2004 lors de la crise ivoirienne et j’ai toujours à l’esprit les familles endeuillées.
Pour le responsable politique, le choix d’engager nos armées dans des conflits extérieurs est toujours une décision grave et lourde de conséquences, elle ne peut se justifier qu’au nom d’une menace immédiate et sérieuse sur la sécurité de la France ou de ses alliés, ou du fait de la nécessité de préserver le respect du droit international. L’Afghanistan répond pleinement à tous ces critères. Les actions des groupes terroristes constituent une menace inacceptable pour notre sécurité et la communauté internationale a jugé nécessaire le recours à la force. L’action de la France en Afghanistan est donc juste et nécessaire et nous sommes fiers de nos soldats qui combattent pour notre liberté.
L’honneur de ceux qui servent la France est de veiller à ce qu’aucun de ceux qui servent la France ne meurt inutilement et, en même temps, de se tenir à l’écart de toute polémique qui prendrait nos morts en otages. La douleur est nationale.
jpr
PS : en hommage à nos soldats, voici le drapeau du 8ème RPIMA
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Le 3ème séminaire de la Fondation Prospective et Innovation consacré à la Chine se tiendra vendredi prochain au Futuroscope de Poitiers avec pour thème « La Chine vue de l’Inde ». Le programme que vous pouvez consulter ci-après illustre une nouvelle fois la grande qualité des intervenants qui honoreront de leur présence ce rendez-vous de référence estival sur l’avenir de la Chine.
jpr
Ouverture par Jean-Pierre Raffarin, Président délégué de la Fondation Prospective et Innovation, ancien Premier ministre, Sénateur
10H – 10H30 : Données géopolitiques
- Claude Chancel, Professeur de Chaire supérieure, agrégé d’Histoire.
- Jean-Paul Betbèze, Professeur d’université, chef économiste du Crédit Agricole.
10H30 – 12H : 1ère table ronde : la Chine dans la perspective de l’Inde
- Kanwal Sibal, ancien Foreign Secretary, ancien Ambassadeur d’Inde en France.
- Mohan Kumar, Ministre-conseiller de l’Ambassade d’Inde en France.
- Dominique Perreau, Ambassadeur, Gouverneur de la Fondation Euro-asiatique.
- François Descoueyte, Directeur Asie-Océanie du ministère des Affaires étrangères.
- Valérie Niquet, Directeur du centre « Asie » de l’IFRI.
- Guy de Panafieu, Président du Comité Inde du MEDEF International.
Présentation du projet de pavillon de la France par Monsieur José Frèches, Président de la Compagnie Française pour l’exposition de Shangaï 2010.
Présentation du site Internet de ressources en chinois développé par le CNED en collaboration avec l’Institut Confucius de l’université de Poitiers par le recteur Jean-Michel Lacroix, Directeur général du CNED et Madame Valérie Brard-Trigo, Directrice du CNED.
Déjeuner : Allocution de Claude Bertaud, Président du Conseil général de la Vienne.
14H15 – 16H : 2ème table ronde : lecture politique des relations Inde-Chine
Ouverture des débats par Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat chargé des Transports.
- Jean-Pierre Chevènement, ancien Ministre d’Etat, président de la Fondation Res Publica.
- Jacques Toubon, ancien ministre, député européen.
- Jean François-Poncet, Sénateur, ancien Ministre.
- Jacques Valade, Sénateur, Président de la Commission des Affaires culturelles, ancien ministre.
- Philippe Leroy, Sénateur, Président du Conseil général de la Moselle.
- Bruno Le Maire, Député.
16H : Conclusion générale
- André Chieng, Vice-président du Comité France-Chine.
- Intervention solennelle de clôture par Jean-Pierre Raffarin.
Visite du Futuroscope par Dominique Hummel, président du Directoire du Futuroscope.
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J’ai poursuivi, ce week-end, mon tour de France sénatorial dans le département de l’Hérault à l’invitation de mes amis sénateurs Raymond Couderc et Jacques Blanc et du député Elie Aboud.
Accueil très chaleureux au restaurant « La maison de campagne » où les clients m’accueillent en entonnant la Marseillaise. Il faut dire que l’ambiance est chaude à Béziers les jours de féria. Je me sens très bien dans cette culture du Sud où la convivialité est manifeste.
Je ne fais pas partie des « anti-corrida » car j’apprécie les fondements culturels de la tauromachie et je salue le courage des torreros. Après la corrida, tout le monde descend dans la rue pour partager la fête. Ces moments me rappelle un mot de Lamartine, l’historien des Girondins « qui assemble le peuple l’émeut de son seul rassemblement ». Il y avait beaucoup d’émotions dans les rues de Béziers cette nuit.
Ce matin, lundi, j’ai visité les communes de Marseillan, Serignan et Faugeres, communes rurales, touristiques et viticoles. Parmi les chiffres dont nous avons débattu, quelques uns m’ont impressionnés. Sur les 560 millions de bouteilles de vin de pays d’Oc, 347 millions sont vendus à l’export (62 %) ce qui fait de la région le 4ème exportateur mondial, devant l’Afrique du Sud (5ème).
Sur le plan politique, je suis optimiste pour les élections du 21 septembre, Raymond Couderc est un leader fort et humble à la fois. Nous avons réussi à faire l’union contrairement à la gauche qui présente cinq listes. Dans ce département, nos élus sont particulièrement compétents et populaires.
jpr
Lire l’article du Midi libre
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J’ai accordé un entretien au Parisien Dimanche que je vous propose de retrouver ci-après.
jpr
Le conflit Russie-Géorgie ne se solde-t-il pas d’ores et déjà par un échec spectaculaire des Américains qui aidaient tant la Géorgie pro-américaine et par un succès de Moscou qui vient de rappeler que rien n’est possible sur le continent contre eux ?
Jean-Pierre Raffarin. Cette guerre contient les germes d’un conflit durable. L’avantage russe d’aujourd’hui peut se retourner. L’ONU n’a pas encore finalisé sa position. Et les Américains n’ont pas dit leur dernier mot. Nicolas Sarkozy a réussi trois performances : il a imposé la priorité du cessez-le-feu ; il a imposé le rôle de l’Europe ; il est parvenu à maintenir le fil de la confiance avec les Américains. Il est clair que les Etats-Unis sont entrés dans une période de recul due à l’incertitude électorale. Progressivement, Georges Bush quitte la scène internationale. Ses tournées d’adieu ne font qu’amplifier son retrait.
Nicolas Sarkozy, agissant en tant que président de l’Union européenne, ne s’est-il pas montré trop compréhensif avec la Russie, comme le dit aujourd’hui une partie des pays de l’Est européen ?
Je ne le pense pas car la priorité du cessez-le-feu était à ce prix. Je rappelle que les négociations ont commencé par la recherche de l’accord avec les Géorgiens. Les négociations seront sans doute longues. Nicolas Sarkozy, en un an, a conquis une manifeste stature internationale. Ainsi il veillera durablement aux équilibres.
Que répondez-vous à Daniel Cohn-Bendit qui, dimanche dernier dans nos colonnes, assurait que les JO de Pékin, c’était peut-être pire que les JO de Berlin en 1936 ?
C’est ridicule. Daniel Cohn-Bendit est un provocateur professionnel. Il utilise l’actualité contre l’histoire. La Chine n’a fait la guerre dans son histoire que pour se défendre des invasions. Le patriotisme chinois n’est pas expansionniste. Cohn-Bendit fait partie des soixante-huitards qui regrettent l’ouverture de la Chine sur le monde. C’est un nostalgique de Mao. Dans la Chine du XXI e siècle, le retour du petit livre rouge est impossible.
Comment expliquer avec le recul la passivité des autorités françaises au moment du passage de la flamme olympique à Paris, attitude que vous avez été chargé d’essayer de faire oublier aux Chinois ?
Les autorités françaises ont été surprises par la détermination des manifestants. Cela a créé des inquiétudes chez les dirigeants chinois et des incompréhensions dans la population. Les Occidentaux ignorent trop souvent qu’il y a maintenant une opinion publique chinoise qui réagit de manière indépendante des pouvoirs politiques. Cette opinion publique souhaite le succès des JO et ne comprend pas ceux qui s’y opposent.
L’échec de Laure Manaudou à Pékin comporte-t-il, à vos yeux, des leçons pour tous ?
En sport, la défaite est dure, mais n’est pas grave. Ce n’est pas la guerre. C’est dans les défaites que se forgent les caractères. La gloire est parfois trop douce. La France porte en son histoire la valeur première de l’humanité : la résistance. J’ai confiance dans les ressources humaines de Laure.
Le socialiste Jean-Louis Bianco ancien secrétaire général de l’Elysée du temps de François Mitterrand juge que la France se comporte « comme une carpette » face à Pékin…
Ces propos sont inutilement offensants, donc dérisoires. C’est surprenant de la part de quelqu’un qui a fréquenté à l’Elysée des hommes d’Etat. J’ai assisté le 8 août à Pékin à l’entretien du président français et du président chinois. Je le dis en conscience : pour les valeurs de notre République, Nicolas Sarkozy a fait honneur à la France.
Le dalaï-lama a dit mercredi aux parlementaires français réunis au Sénat que la répression au Tibet était « dure et féroce ». Vous que l’on présente comme un prochinois, ce propos ne vous inquiète-t-il pas ?
La paix du monde ne se fera pas sans la Chine. Là est la raison de mon intérêt pour l’Asie. La réception par les parlementaires expression du pluralisme n’était pas critiquable. En revanche, je crois que la politisation de la visite pastorale du dalaï-lama ne sert pas nécessairement les intérêts du peuple tibétain. Les Tibétains ne gagnent pas à être otages d’un rapport de force tendu entre la Chine et l’Occident.
Comment avez-vous réagi lorsque votre collègue Gérard Larcher, juste avant le début des JO, a officialisé, dans « Paris Match », son intention de se porter candidat contre vous à la présidence du Sénat ? Qu’est-ce qui vous différencie ?
Gérard Larcher et Philippe Marini ont tous les deux annoncé leur candidature. Elles sont également légitimes. En ce qui me concerne, je veux donner la priorité à l’échéance collective du 21 septembre jour de l’élection des sénateurs sur l’échéance individuelle du 1 e r octobre jour de l’élection du président du Sénat. Christian Poncelet et Jean-Claude Gaudin sont d’accord avec moi sur ce point. Pour le débat, je proposerai en septembre une contribution pour « un nouveau Sénat ». Les institutions de la France ont maintenant besoin d’un « Sénat libre ». Ce projet sera fondé sur mon expérience d’élu local, de responsable national et d’acteur international. Ma différence, c’est ma conviction pour la France : le Sénat doit réussir la rencontre du local et du mondial. Là est sa modernité.
Considérez-vous que l’UMP fonctionne actuellement de façon efficace et équilibrée ?
L’UMP est sortie des débats sur la Constitution rassemblée et confortée. Je suis l’un des fondateurs avec Jacques Chirac, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy de notre mouvement, et je tiens pour fondamental sa vocation de rassemblement. Il faut toujours veiller à l’équilibre de l’unité et de la diversité. Nicolas Sarkozy est particulièrement attaché à cet équilibre.
Comment expliquer que l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris qui vient d’amener les juges à entendre Claude Chirac n’ait toujours pas été réglée en 2008 alors qu’elle date d’avant 1995, quand Jacques Chirac n’était que maire de Paris ?
Jacques Chirac a assumé ses fonctions avec désintéressement. Ces affaires, très politiciennes, n’ont plus de sens car leur objectif écarter Jacques Chirac du pouvoir est devenu caduc.
Est-il important que les socialistes se dotent au plus vite d’un chef ? De votre point de vue, qui serait, pour vous, le plus « dangereux » ?
Il faut en effet un leader au PS. Ségolène Royal n’a pas réussi à s’imposer après sa campagne présidentielle. Elle souffrira toujours de son manque de sincérité. Sur la grande muraille, elle salue la Chine et sa justice. A Nantes hier, elle la condamne. Maintenant, elle part au Tibet. Quel camp son opportunisme choisira-t-il ? En tout cas, la nouvelle autorité au PS sera fondée sur la compétence et la sincérité. A ce jour, Martine Aubry a sans doute, pour le PS, le meilleur profil.
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Dans le cadre de la préparation du séminaire d’été du Futuroscope « La Chine vue de l’Inde » qui se tiendra dans la Vienne le 22 août, j’ai lu avec beaucoup d’intérêt un petit livre paru à la Documentation française dans la collection « Développer et entreprendre » dont le titre « Inde et Chine » est complété par « Entreprendre dans les pays émergents à forte croissance ». Il s’agit d’un rapport passionnant de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris à la fois pratique et réfléchi. On trouve aussi en annexe une intéressante bibliographie sur le sujet.
J’attire votre attetion en particulier sur les ouvrages suivants :
- Etienne G, « Chine-Inde, le match du siècle », Sciences-Po, 1998
- Gauchon P, « Inde, Chine à l’assaut du monde », PUF, 2006
- Hochraid D, « Pourquoi l’Inde et la Chine ne domineront pas le monde de demain », Ellipses 2007
Je salue aussi l’initiative de Dominique Hériard Dubreuil qui, au nom du comité France-Chine vient de publier un très utile répertoire des dirigeants de la République populaire de Chine.
jpr
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Je vous communique ici sous forme de notation personnelle ma première évaluation du français à Pékin :
- signalétique : 3/4, de gros efforts sur les sites et l’aéroport, moyen en ville ;
- cérémonies officielles : 4/4, annonces et discours traduits ;
- internet : 4/4, la plate-forme info 2008 est utilement trilingue ;
- commentaires sur place des épreuves : 2,5/4, écarts selon les sites (les Usa dominent le cube d’eau et les Français résistent à l’escrime) ;
- télévision : 1,5/4, pas assez d’habillages en français, des images qui partent de Pékin.
Au total, 15/20, mention bien. Les JO de Pékin sont plus francophones que ceux d’Athènes.
- Pékin le 9/8 a vu, pour la première fois les dirigeants (président ou Premier ministre) des pays francophones se rassembler à l’occasion des JO, lors d’un événement autour des présidents Abdou Diouf et Jacques Rogge ;
- avec le Secrétaire général de l’OIF nous avons reçu les organisateurs de Vancouver pour poursuivre les progrès du français aux JO. Les Chinois ont placé la barre à un bon niveau, pas question de reculer à l’avenir ;
- ces résultats dont je vous donne, ici, la synthèse seront développés au sommet de la francophonie à Québec à la mi-octobre.
Merci à toute l’équipe de l’OIF pour ce travail passionnant.
jpr
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Le voyage de Nicolas Sarkozy a été rapide mais réussi. Dans l’avion, le président était déjà d’excellente humeur en évoquant son programme de rentrée.
A l’arrivée, le déjeuner des leaders politiques a été chaleureux avec écrit en français en arrière plan un immense « Déjeuner de bienvenue », preuve que la francophonie est en forme aux JO ! Nicolas Sarkozy a beaucoup échangé avec George Bush et Vladimir Poutine. J’étais très heureusement placé à côté de Gerhard Schröder que j’ai retrouvé avec joie. Au cours de l’après-midi, j’ai participé aux entretiens de Nicolas Sarkozy avec HU Jintao et WEN Jibao. Le Premier ministre chinois a confirmé sa venue à Lyon le 1er décembre prochain pour le sommet Europe-Chine.
Discussion intéressante sur les droits de l’Homme au cours de ces entretiens. Le président HU a expliqué qu’il ne considérait pas que la situation des droits de l’Homme était parfaite en Chine mais qu’ils étaient décidés à évoluer. Le président français a fait part de ses convictions sur le sujet et a rappelé l’exceptionnelle relation entre la Chine et la France. Il a été très convainquant.
Le président est ensuite reparti, je vous reparlerai des contacts que je poursuis avec les dirigeants chinois. Ce matin, gros succès de la fête de la francophonie à laquelle assistaient de nombreuses personnalités chinoises. Chacun a pu constater l’effort des Chinois lors de la cérémonie d’ouverture qui ont fait du français la première langue olympique. Nous reparlerons de ces jeux dont l’organisation est à ce jour excellente. La Chine montre sa puissance sans arrogance.
jpr
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C’est pour moi un grand plaisir d’arriver à Pékin à l’occasion de ces XXIXème olympiades en ma qualité de Grand Témoin de la Francophonie.
Voilà maintenant près de deux années que j’assume cette mission, confiée par le Secrétaire général de la Francophonie, le Président Abdou Diouf que je remercie de sa confiance.
J’ai la lourde tâche de succéder à M. Hervé Bourges, ancien président de France Télévision qui exerça cette fonction aux Jeux d’Athènes en 2004, et à Mme Lise Bissonnette, Présidente de Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Grand Témoin pour les jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006. C’est sur la base de leurs expériences et de leurs rapports que j’ai travaillé avec les autorités chinoises.
Pour moi, exercer cette fonction s’est fait naturellement car j’ai commencé à observer la Chine, il y a plus de 30 ans et lorsque la communauté internationale a décidé d’attribuer les jeux olympiques à la Chine, j’ai eu la conviction que cet engagement accélèrerait son intégration dans le monde multipolaire. Cette ouverture au monde, la Chine l’espère depuis longtemps afin de rejoindre les grands pays modernes et développés.
J’ai repris le flambeau, avec pour objectif principal, pérenniser le partenariat de l’Organisation internationale de la Francophonie avec le CIO et le COJOB.
J’ai suivi, aux rythmes de mes 4 visites préparatoires, la métamorphose de la ville de Pékin : sa modernisation, le développement d’une nouvelle dynamique urbanistique autour des remarquables installations sportives intégrant, ainsi, les préoccupations du XXIème siècle ; lutte contre la pollution et protection de l’environnement.
C’est un moment historique que nous allons vivre à la cérémonie d’ouverture des jeux, qui veut montrer que la Chine est au rendez-vous et tient ses engagements.
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Dernière heure : Nicolas Sarkozy vient de m’annoncer que nous participerons Bernard Accoyer et moi à ses entretiens avec le président HU Jintao et le Premier ministre WEN Jibao.
Chine
Je dis à Sylvain que je serai heureux de le saluer au village olympique vendredi en fin d’après-midi. Je veux aussi rassurer Jacques d’Hornes, je prendrai le temps d’assister à des compétition d’athlétisme (ma discipline favorite).
Merci à Félix, à Charlène, à Welcome et à Francophonie de leurs messages de bienvenue. Je dis ici clairement à mes amis blogueurs que la stratégie des relations sino-françaises que je défends auprès de notre président n’est pas aveugle. La France, la République, le Français doivent partout renforcer leur présence pour affirmer leurs valeurs. Je ne crois pas aux stratégies fondées sur l’absence.
En tous les cas, pour ma mission de défense de la francophonie aux JO, je vais veiller à la présence du français. Merci pour cela à toute l’équipe de l’OIF.
Saint-Jacques
Je souhaite meilleure fortune à Jany Guyot avec les pirates du voyage. J’ai apprécié le parallèle fait par Jacques d’Hornes entre le marin accompagné par les dauphins et le pèlerin suivi par les papillons bleus. La Nouvelle République de Poitiers trouve que ce blog s’étale parfois sur les petits moments de la vie. Deux réponses à cela, d’abord c’est à chacun de choisir dans sa vie ce qui est grand et ce qui est petit, ensuite l’avantage du blog c’est que personne n’impose rien à personne, chacun est libre de quitter ou de poursuivre la conversation. Merci à la Dépêche du Midi de la délicatesse de ses correspondants qui équilibrent observation et discrétion.
Sénat
Merci à Jacques, Pierre, Hifi, DL de leur soutien amical. Je veux lever l’inquiétude d’Eric Leguay, je reste très proche, tout proche de René Monory, dans ses douleurs d’aujourd’hui comme dans ses bonheurs d’hier. Je suis quotidiennement l’évolution de sa santé. Je suis raisonnablement confiant car notre président a toujours été une force de la nature. Merci à Jacques d’Hornes d’avoir souligné l’oeuvre de modernité de René Monory lorsqu’il était président du Sénat.
Je réponds à Odile que je partage son avis sur l’absentéisme parlementaire, il faut le combattre par tous les moyens. La dimension internationale de l’action du président du Sénat sera, avec le temps, renforcée. Nos problèmes sont de plus en plus mondiaux, le deuxième personnage de l’Etat doit aider la France à ouvrir ses fenêtres sur le monde. Naturellement, la dimension internationale doit être équilibrée avec les deux autres dimensions de la fonction : le national et le local.
En ce qui concerne ma candidature à la présidence du Sénat, je ne veux pas anticiper les événements. L’échéance collective du 21 septembre est prépondérante sur l’échéance individuelle du 1er octobre. Cette analyse est notamment partagée par Christian Poncelet qui m’a reçu le 5 août, par Henri de Raincourt et Jean-Claude Gaudin. En effet, pour présider, il faut rassembler ! Les candidatures individuelles divisent quand les projets rassemblent.
Courant septembre, je formulerai une contribution pour la modernisation du Sénat, dans le nouveau contexte institutionnel créé par la révision constitutionnelle adoptée par le Congrès à Versailles en juillet dernier. D’ici là, je vais beaucoup sillonner la France à la disposition de mes collègues et de nos candidats.
Classement de Wikio
Je salue tout d’abord Pierre Chappaz et sa carrière dans le net. Merci aussi à Homo4s de ses félicitations. Je ne suis pas mécontent de cette évaluation parce que nous sommes quelques uns sur ce blog à y mettre un peu de notre coeur. Alain Lambert a raison de se méfier des classements, nous sommes aussi d’accord sur ce sujet. Un commentaire me frappe, celui de Mistral : les blogs de gauche se révèlent bien plus nombreux que les autres et surtout selon Mistral ils seraient plus sectaires. Cette constatation confirme l’intuition qu’ont eu Alain Lambert et Alain Juppé quand ils nous ont ouvert cette voie. Cela doit nous convaincre d’être encore plus actifs (les podcasts…) et toujours aussi ouverts (blog = libre !).
jpr
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J’ai donné cet après-midi une interview au plus actif des sénateurs blogueurs, mon ami Alain Lambert qui m’a interrogé à la fois sur mon expérience sur les chemins de Saint-Jacques, les Jeux olympiques, le Sénat et mon ancien ministre Renaud Dutreil.
Avec ces interviews dont j’inaugure la formule, Alain Lambert nous montre que les nouvelles technologies permettent de porter un regard nouveau, plus simple et convivial sur la vie politique. Je lui souhaite un plein succès.
jpr
Cliquez sur la barre ci-dessous :
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Le dernier classement des blogs politiques réalisé par Wikio confirme que ce blog est le premier des responsables de l’UMP en terme d’influence.
Le propre des classements est d’être contestables c’est pour cela qu’il ne faut pas les surestimer mais c’est néanmoins l’occasion de remercier tous ceux qui par leurs messages font de ce carnet un lieu d’échanges et de rencontres. C’est aussi un signe de bon augure avant le mois de septembre qui sera très actif sur ce blog !
jpr
NB : lire cet article intéressant de France soir sur les blogs politiques pendant les vacances
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Commentaires
le 16/03 à 14:09
Bonjour Monsieur le Premier Ministre, Avant, je l'espère, d'avoir l'honneur et le plaisir d'un proc [...]
le 16/03 à 13:34
Je note un certain relâchement pour ce qui est des accents. Quand le chat dort, les souris dansent. [...]
le 16/03 à 11:05
Bonjour Monsieur le Premier Ministre? pour information: http://www.eurofora.net/newsflashes/news/r [...]
le 16/03 à 10:51
Et ENCORE une réunion partisane ... Mais la en plus, il y a ce président et ce premiers ministre de [...]
le 16/03 à 09:42
Monsieur le Premier ministre. Votre analyse est très bonne.Je vous rejoint. La droite doit explique [...]