Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

10 commentaires

  1. jany guiot dit :

    Saint-Jacques de Compostelle, le chemin des retrouvailles, des souvenirs…

    Monsieur le Premier Ministre,

    A vous lire, je ressens le sentiment ardent et plein de ferveur qui vous anime.

    Chacun dans la vie devrait prendre un moment pour retrouver un semblant de retour sur soi au travers le regard sur les autres et sur la nature.
    Retrouver les mouvements du corps qui marche dans la belle nature et les sourires au croisement des rencontres…

    Le chemin est un appel,
    Il laisse fleurir les pensees sans les juger,
    Pour mieux nous faire decouvrir le sens profond de la vie…
    L’esprit de la source…

    Aujourd’hui mon chemin est plus difficile, j’ai rencontre les pirates du voyage…
    J’essaie de continuer et retrouver le sentier de la serenite…

    Un petit salut fraternel a tous ceux qui voyagent…

    jany guiot

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Que vous avez raison ! La France est belle sous tous ses visages. A travers les paysages les plus variés, d’innombrables chemins pittoresques sillonnent en tous sens notre joli Pays et nous conduisent vers de merveilleux sites connus ou à découvrir. Chaque endroit est porteur d’une page d’histoire.

    La région que vous venez de traverser n’est pas la plus désavantagée, bien au contraire, elle regorge de nombreuses richesses qu’elles soient historiques, naturelles ou artistiques. Vous parlez des causses et des vallons quercynois, j’ajouterais les vallées à méandres non moins pittoresques du Lot ou de la Célé ou encore de l‘Aveyron. Vous avez cité quelques villages et endroits magnifiques, je pourrais en citer d’autres au fur et à mesure que les noms me reviennent mais qui sentent bons le terroir. Ce sont autant d’endroits qui invitent à la promenade et qui nous mènent toujours vers une table riche qui comble les gourmets, grands amateurs de produits du terroir. L’ensemble est peut-être, avant tout, un bel art de vivre en la calme douceur de cette magnifique région, bien loin de ces grandes cités mais si proche des hommes si l’on veut bien s’y attarder.

    Vous avez également raison quand vous dîtes que l’histoire est aussi présente que la géographie. Savez-vous que la jolie ville de Figeac a reçu la croix de guerre pour son importante participation à la résistance ? Que le village médiéval de Bruniquel (Tarn et Garonne) qui se trouve également sur l’un des chemins des pèlerins Saint-Jacques de Compostelle (alternative de la vallée de l’Aveyron) possèdent deux châteaux qui servirent de décor pour le film « le vieux fusil » avec Romy Schneider et Philippe Noiret. Je vais arrêter là cette visite de cette région, nous pourrions en parler des heures tant elle dévoile de diversité dans tous les domaines. Les voyages ont toujours été ma passion, j’ai navigué à travers le monde et pourtant c’est dans notre Pays que j’ai été le plus émerveillé, sans doute parce que notre Pays est notre histoire et nos racines.

    Vous êtes de sage conseil pour un jeune qui voudrait s’engager dans l’action publique en l’incitant à parcourir en piéton notre pays pour apprendre à le servir. Cette réflexion me fait penser à ma décision d’entrée dans la Marine à l’âge de 17 ans, le chemin n’était pas le même, les dauphins étaient vos papillons bleus, mais le but recherché était équivalent et je peux vous dire que l’expérience fût magnifique, j‘y ai découvert des endroits merveilleux, rencontré de formidables pèlerins au grand réconfort au détour d’une amitié naissante voire une fraternité et quand cela ne suffisait pas, seul au font de ma « bannette », en pleine mer, je me réfugiais dans mes pensées et mes prières. Certaines heures furent longues, surtout quand le roulis ou le tangage ne nous aidaient pas à trouver le sommeil, mais toutes ces heures d’insomnie nous aidaient à faire l’apprentissage de la vie et également à penser aux autres.
    La semaine dernière, je voyais au journal télévisé un reportage sur un jeune qui venait d’avoir son bac et qui a décidé de partir pendant 18 mois sur les chemins de notre beau Pays avec comme seul compagnon, une vache. Cela m’a fait sourire car je voyais Fernandel avec sa Marguerite dans « la vache et le prisonnier », mais comme je l’admire et je l’envie. Il a eu une riche idée en prenant cette vache, il sera dans l’obligation d’éviter tous les grands centres urbains, il n’y perdra pas beaucoup il n’y a pas grand chose à voir. Il apprendra sans doute davantage dans notre France rurale, ô combien beaucoup plus riche d’enseignements et il découvrira le bonheur du piéton et du pèlerin qui vous décrivez si bien au travers de ce magnifique billet.

    Très cordialement

    Jacques

    NB : Bannette. Lit à bord des bâtiments de la Marine Nationale. Seul endroit, très limité (190 x 70 x 80) fermé par un rideau où nous pouvions trouver un peu d’intimité, mais l’espace était suffisant.

  3. Alain Lambert dit :

    Merci, Jean-Pierre, d’avoir déposé un billet sur mon blog. Je te croyais toujours sur le chemin de Compostelle, avant de partir à Pékin. J’ai envie de réaliser une petite ITW téléphonée par jour sur mon dit blog. Serais-tu partant ? cela durerait 10 minutres maxi et porterait à la fois sur les vacances, l’année qui vient de s’écouler et les projets sur celle qui va commencer.
    Merci aussi de ce que tu as dit concernant Renaud Dutreil. Tu te souviens, je m’entendais bien avec lui, (mieux qu’avec un autre collègue de Bercy, si tu vois ce que je veux dire). Nous n’avons jamais eu la moindre jalousie, je lui filais, avec ton accord, mes toutes dernières réserves de dépenses fiscales pour favoriser la transmission d’entreprises, sans orgueil d’auteur, l’essentiel était de faire progresser le pays. C’était la meilleure période de cohésion gouvernementale, selon moi. Je comprends son départ de la vie publique. Comment continuer à s’enthousiasmer dans une vie publique, où tout est vérouillé ? Certes, il a commis une bévue pour Reims. Mais n’étais-ce pas le début de son ennui profond ? Fidèlement, Alain Lambert.

  4. Alain Lavallée dit :

    Bonjour M. Le Premier Ministre,

    merci pour ces quelques réflexions empreintes de sagesse. Marcher, voir, écouter, rencontrer, réfléchir.

    Alain Lavallée

  5. Pierre ARCHAMBEAUD dit :

    Cher Jean-Pierre Raffarin,

    J’ai fait lire à Marie vos articles sur Compostelle. Cela fait longtemps qu’elle voudrait faire ce pélerinage et nous avons décidé de vous imiter.

    Quand ? Là est toute la question…

    Très amicalement,

    Pierre ARCHAMBEAUD

  6. Tasei Marie-Anne dit :

    Bravo, les amis, « je le dis, je le fais », je me souviens que vous aviez dit votre désir de faire le Chemin de saint Jacques. Si tous les politiques prenaient des temps d’intériorisation loin des caméras,ils chercheraient moins à se faire briller qu’à servir la France. Cette découvere de notre belle France en mettant ses pas sur notre sol si chargé d’histoire humaine, nous appele à l’humilité et en effet à l’espérance. Notre création qui nous fut confiée par le Seigneur, qu’en faisons-nous ? Et les plantes, les animaux, comment leur permettons-nous de vivre selon leurs epèces ? Et enfin « Dieu créa l’homme  » – entre nous, heureusement qu’il n’a pas oublié de créer lafemme, autrement Anne-Marie ne pourrait pas assurer l’intendance !!! Que faison-nous de tous ces êtres qui peuplent la terre ?
    La tâche est immense et pour le chrétien, c’est cette empathie active et respectueuse de tous ceux qui nous sont confiés, qui est notre chemin de saint Jacques. Être proche de tous ceux qui sont seuls et désespérés, c’est là que nous sommes invités à servir et pour les politiques c’est l’unique chemin, le seul qui a prix d’éternité et qui vaille la peine de vivre, de marcher, vers l’étoile de la vie donnée, partagée et respectée.
    Alors Jean-Pierre et Anne-Marie et les copains, continuez, que le Seigneur vous bénisse et vous garde et fasse, sur vous rayonner, son visage !
    Affection.
    MAT

  7. Père Louis de VILLOUTREYS dit :

    « A un jeune qui voudrait aujourd’hui s’engager dans l’action publique, c’est-à-dire servir la France, je lui dirais : fais toi piéton, marche dans le pays ainsi tu l’aimeras et tu pourras alors le servir ». Je me revois huit années en arrière : je me suis fait piéton sur les routes de France et d’Espagne avant d’entrer au séminaire et de répondre à l’appel du Seigneur dans le ministère presbytéral. Je ne me suis certes pas engagé dans l’action publique, mais j’ai été ordonné prêtre il y a deux ans pour servir le tout venant rencontré sur ma route. Traverser les routes de France m’a certainement permis en effet de connaître mon pays pour mieux l’aimer et pour mieux le servir dans mon ministère de prêtre.

    Le Camino est une démarche personnelle qui s’inscrit dans une aventure collective. Les attentes, les aspirations, les intentions sont diverses, et pourtant, en effet, le chemin rassemble et unit. Les pieds permettent la rencontre, une rencontre simple et sincère dans laquelle chaque pèlerin est l’égal de l’autre. Rencontre aussi avec la beauté de la Création, l’oeuvre de Dieu dans le monde, ainsi que la beauté des oeuvres humaines pour la plus grande gloire de Dieu, que sont les églises et calvaires. Rencontre enfin, dans la prière, avec le Créateur lui-même qui se revèle, par Jésus-Christ, comme notre Père.
    « Ce qui relie le chemin et la destination de chacun, ce qui relie les amis pèlerins entre eux, ce qui permet aux pas de s’arracher des pierres calcaires du Quercy, c’est l’espérance, religieuse où laïque. » écrivez-vous. Oui, l’espérance est la vertu de la route, la vertu du pélerin qui avance pas à pas. Quelle est cette espérance qui nous unit ? Espérance laïque ? je ne sais pas ce que c’est ! Mais l’espérance comme désir de vivre une vie de plénitude et de bonheur, oui. Il s’agit là de l’espérance comme vertu théologale. « La vraie, la grande espérance de l’homme, qui résiste malgré toutes les désillusions, ce peut être seulement Dieu – le Dieu qui nous a aimés et qui nous aime toujours « jusqu’au bout » » (Benoît XVI, Spe Salvi)

    Merci Monsieur le Premier Ministre, ou plutôt cher pèlerin Jean-Pierre, de nous faire partager votre méditation de pèlerinage.
    Bonne route !

  8. Martin dit :

    Comme dirait Zazie « tu causes tu causes  » mais moi quand je marche même en haute montagne je « porte » mon sac à dos et là cher monsieur je ne l’ai point vu sur la photo de votre cheminement de pèlerin , photo pour laquelle vous posiez si complaisamment .Un peu à l’image de votre politique qui fait porter aux autres ce qu’elle ne s’impose pas à elle -même, ! ah ! bien attirantes les « douceurs « du Sénat non ??????

  9. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Martin,

    Le « moi, je » permet beaucoup de chose mon cher Monsieur. Il devrait également vous permettre de méditer quand vous marchez. Pensez-y lors de votre prochaine marche et emportez avec vous le billet de Monsieur Raffarin, il ne peut que vous servir.

    Sans doute que votre jeunesse et que vos qualités physiques vous permettent d’être un bon piéton, un grand randonneur mais par rapport à Monsieur Raffarin, mais vous faîtes un piètre pèlerin. Quelle différence entre ce message de joie et de bonheur qu’exprime Monsieur le Premier Ministre, il vous invite à marcher en toute humilité contrairement au votre qui invite à faire tout autre chose mais pas du tout à aller à la rencontre de son prochain.

    Bon courage, tout n’est pas perdu mais votre cheminement est encore long.

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

  10. mirabelle dit :

    Décidément, « ils » sont partout : avant-hier, c’est Bernard Kouchner que j’ai croisé : il courait torse nu et en short sur les chemins ruraux des Yvelines … On a échangé un bonjour rapide mais il était déjà loin : pas le temps de lui demander s’il allait comme ça jusqu’à Compostelle !
    Je ne partage pas vos idées, Mr Rafarin, mais je peux partager votre amour du chemin de Compostelle. Bonne route !

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