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03.09.2008
Pour un Sénat libre et moderneJe lis dans le Figaro qu’un comité d’arbitrage propose de se prononcer sur les éventuelles candidatures à la Présidence du Sénat. Personnellement je ne reconnais qu’une instance d’arbitrage : la réunion du groupe UMP du 24 septembre au cours de laquelle les candidats seront « arbitrés » par leurs collègues à l’occasion d’élections primaires. Je me suis engagé à ne pas annoncer formellement ma décision avant l’échéance du 21 septembre, jour des élections sénatoriales. Nous souhaitons, en effet, donner la priorité à l’échéance collective du 21 septembre sur l’échéance personnelle du 1er octobre (élection du Président du Sénat). Christian Poncelet et Jean-Claude Gaudin, notamment, partagent ce point de vue. A la mi-septembre, j’adresserai à mes collègues du Sénat, une contribution fondée sur 30 propositions « Pour un Sénat libre et moderne ». Je mettrai prochainement en ligne ce texte, d’ici là je suis à l’écoute de vos réflexions et propositions. jpr 14 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesIsabelle dans Voeux et enjeux le 08/01 à 06:29 Bonjour à tous et à vous, M. Raffarin, Je poursuis mon post d'hier, si vous le voulez bien: Cette [...] Isabelle dans Voeux et enjeux le 07/01 à 15:16 Meilleurs voeux à tous. M. Raffarin, la cause de la crise économique trentenaire française n'a jama [...] houma dans Tragiques bombardements le 07/01 à 15:02 Bonjour à tous Je vous adresse avec un petit retard mes sincères voeux de santé, de bonheur et de [...] Mistral dans Tragiques bombardements le 07/01 à 11:08 Zaffran, Quand Israel évacue des gens qui occupent de manière totalement illégale un territoire, [...] ZAFFRAN dans Tragiques bombardements le 05/01 à 12:16 Dans une évidente volonté de paix, Israël a délogé par la force tous les Israéliens de la bande gaza [...] |
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4 septembre 2008 à 3:15
Cher Jean-Pierre Raffarin,
Il est dommage que celles et ceux qui s’expriment sur votre blog ne constituent pas cette commission d’arbitrage : vous seriez élu dès le premier tour et par acclamations !
Après les JAC en 1994 (Les “Jeunes Avec Chirac”), pourquoi ne pas créer la RAF ? Pas la “Royal Air Force”, de nos amis britanniques, mais la “Raffarin A Fond” ?
J’en connais un, qui vit dans le Var, qui serait prêt à s’y engager “à donf” comme le dit si bien Madame Fadela Amara…
Et moi aussi d’ailleurs !
Pierre ARCHAMBEAUD
4 septembre 2008 à 6:35
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
J’ai lu cet article et j’en ai également lu d’autres, les médias s’empressent de faire la Une de la présidentielle sénatoriale, c’est à celui qui donnera le plus d’informations souvent erronées, c’est dans l’air du temps ils veulent la jouer “à l‘américaine”, certains donnent même la liste des invités à ce dîner organisé chez Monsieur Novelli, je suis étonné qu’ils n’affichent pas le menu, d‘autres affichent les tendances. Revenons plutôt au sérieux de l’événement.
J’ai lu « le sénat de la réforme » de Monsieur Marini, tout comme « le temps des idées » de Monsieur Lambert, deux programmes de présidentiables recueillis sur le site du Groupe UMP au Sénat, si Monsieur Marini s’est déclaré candidat, je me demande ce que sera la décision de votre ami le Sénateur Alain Lambert poussé par quelques partisans. J’ai lu également d’autres articles sur ce sujet sans oublier de relire le chapitre consacré à cette Institution de votre dernier ouvrage « 10 + 1 questions à Jean-Pierre Raffarin sur la décentralisation », il suffirait de faire une bonne synthèse tout cela car les riches idées ne manquent pas.
Alors quelles sont les réflexions et les propositions que je pourrais ajouter pour un Sénat libre et moderne en appuyant sur certains points ?
- Tout d’abord rassembler et au-delà des clivages gauche/droite, le Président du Sénat est le Président de tous les Sénateurs et le Sénat nous a démontré à maintes reprises qu’il savait être uni pour servir notre Pays. C’est dans cette union que le Sénat pourra exercer au mieux son rôle de contre pouvoir et donner cet équilibre dont notre Pays a besoin.
- Eviter d’être le clone de l’autre chambre en maintenant une forme de scrutin différent, sinon le bicamérisme n’aurait plus lieu d’être alors qu’il se développe en Europe et dans le Monde et l’on s’est aperçu de l’utilité de ce bicamérisme notamment lors des discussions sur les OGM, l’ADN ou la présence des langues régionales dans la Constitution.
- Poursuivre son action d’amélioration des lois en se donnant le temps de le faire et comme vous savez si bien le faire c’est-à-dire dans le respect et la courtoisie comme ce fût le cas lors des séances concernant la réforme de nos institutions.
- Amélioration de son image auprès des Français, vous en avez les moyens avec la chaîne « Public Sénat » et Internet. A ce titre, il faudra lutter contre l’absentéisme, pas très bien perçu par l’opinion.
- Etre à l’écoute des Français, beaucoup d’entre nous disent des choses qui ont besoin d’être véhiculées pour remonter à la source, ça ne doit pas être réservé qu’aux Députés, mais s’il n’ a pas de réactions il n’est pas étonnant que certains de nos concitoyens qualifient le Sénat de “Chambre inutile” .
- Vous faire connaître davantage sur le terrain, vous êtes les élus des territoires en allant parfois au-delà de vos régions en y organisant des colloques, les sujets ne manquent pas, vous insufflerez sans doute des idées à d‘autres régions.
- Je viens de parler de l’intérieur, mais vous devez également avoir un champ d’action vers l’extérieur, des rencontres avec vos homologues des autres pays européens peuvent être très utiles pour notre Pays mais également pour l’Union Européenne.
- Poursuivre son œuvre de modernité lancée par le Président René Monory, le Président Poncelet l’a perpétuée, au prochain Président d’amener le Sénat à l’Excellence en incitant par exemple les Sénateurs a ouvrir des blogs pour lancer des débats avec nos concitoyens comme vous savez si bien le faire personnellement, certains sénateurs ont ces supports mais ils ne sont pas ouverts aux dialogues, ils ne font que de l’information.
Voilà les quelques points qui, je pense, peuvent permettre au Sénat de conserver sa liberté mais également de se moderniser. J’y reviendrai peut-être.
Très cordialement
Jacques
4 septembre 2008 à 7:28
Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Combien d’élus et combien restent dans l’ombre !
Dans tout homme ou femme, il y a le désir de réussir, d’être reconnu par les autres, mais combien dans la vie ne sauront jamais reconnu dans leur savoir ?
Pour un Sénat libre et moderne…
La liberté de penser, la reconnaissance de l’autre dans sa différence, sont modernité.
Je ne suis pas un valet, ni un cireur de chaussures et je ne suis pas un coureur de star…
Laissons aux fans leur esprit paillettes et tee-shirt colorés.
Le Sénat aura besoin d’un Président intègre qui permette à la pensée d’évoluer dans un cadre de respect, c’est en cela que vous avez un rôle à jouer…
Aujourd’hui il y a un problème important, c’est les salaires et le pouvoir d’achat, le Premier Ministre actuelle ne voit pas de grandes relances sur le très court terme, pourquoi ne pas soutenir la demande intérieure en donnant un coup de pouce sur les bas salaires ?
Les salaires en France sont trop bas pour maintenir l’équilibre de nos caisses et soutenir la croissance, vous avez donné ce coup de pouce un été, il serait bon de le faire maintenant, défions la raison des économistes et prouvons que nous pouvons redynamiser une économie par une action politique.
Du smicard au cadre, notre échelle de salaire est pauvre, elle est en bois pendant qu’ailleurs c’est déjà de l’alluminium.
Les annonces de l’ANPE smicardisent les salaires, les cadres sont pris pour des employés pendant qu’à l’étranger les salaires ont su évoluer.
La France s’étouffe, elle manque d’air dans son économie….
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération,
jany guiot
4 septembre 2008 à 7:47
Bonjour Pierre,
Je lis tous tes billets et je suis « à donf » derrière toi pour quantité de tes réflexions, cependant ne fait pas une généralité de tous les dignitaires de la Légion d’Honneur, de nombreuses personnes font comme moi pour la Médaille Militaire, ils reversent leur traitement aux bonnes œuvres, c’est-à-dire pour les orphelins de nos valeureux guerriers.
En ce qui concerne mon engagement derrière notre Premier Ministre, je pense que c’est déjà fait, je te suggère de relire mon billet du 2 août 2008 à 06H24 dans « Présidence du Sénat ».
Bien amicalement et bon courage.
Jacques
4 septembre 2008 à 16:38
Monsieur le Premier Ministre,
Comme promis, j’y reviens, tout simplement parce que j’ai oublié de vous parler des missions des Sénateurs à travers le Monde.
J’avais le souvenir d’un billet d’Odile que j’ai retrouvé facilement, il est en date du 9 août 2008 à 22H59 dans « dialogue franco-chinois sur les droits de l’homme à Pékin » dans lequel elle faisait remarquer que lors de la conférence internationale sur le sida à Mexico du 3 au 8 août 2008 la France n’était représentée que par deux fonctionnaires. J’avais également en mémoire d’avoir lu sur son Blog que le Sénateur Michel Guerry représentant des français établis hors de France était présent à cette conférence de Mexico, ne faudrait-t-il pas renforcer notre présence française dans ce genre de manifestations qui revêtent un caractère humanitaire ou pour le bien de l’humanité, tout comme il serait sans doute pertinent de multiplier les déplacements dans les pays francophones pour le bien de notre langue ou pour soutenir un membre du Gouvernement lors de l’un de ses déplacements à l’étranger pour montrer au Monde que la France est bien présente partout dans le Monde.
Très cordialement
Jacques
4 septembre 2008 à 23:12
monsieur le Premier ministre j ai toujours apprecie vos competences ,c est normal que vous vous presentiez a la presidence du senat. je sais qu’avec Alainlambert il y une amitie mutuelle., mais si il se presente qu’ en penserez vous,? vous dites attendre la reuniom de l’ UMP ?ce parti ne represnte pas la majorite au senat et sachez qu ‘alain lambert a chaque fois qu’il s est presente a une election, il a ete elu avec les electeurs de tous bords de sa ville ou de l’ orne ..je suis un pietre informaticien, suis un simple citoyen responsable , soucieux de la vie economique de notre france .Monsieur le premier ministre je vous presente toute mon amitie ‘mon plus grand respect. mais je vais encourager alain lambert a se presenter; il y en marre des decisions des parti’. c ‘ est ce que J’ai toujours defendu localement et sur le plan departemental
peut etre je n’aurais pas de reponse a mon billet
Sentiments respectueux
MICHEL LEROUX
5 septembre 2008 à 0:44
Mon Cher Jacques,
Reverser ton indemnité à des nécessiteux, cela ne m’étonne pas de toi !
Tu es un hummaniste et tu as le coeur sur la main !!
Mais tu conviendras qu’il est tout de même choquant que l’Etat emploie de très nombreux fonctionnaires pour gérer le bon versement de cette rente…
Cela me rappelle l’époque où la totalité de l’argent collecté pour la redevance télévisée ne suffisait pas à payer les frais de fonctionnement pour collecter cette redevance…
Pour ce qui est de ton engagement aux côtés de Monsieur Raffarin, pas besoin de relire ton article : celui qui ignore ton attachement et ta fidélité envers notre Sénateur préféré, n’est jamais venu sur ce blog !
Bon week-end,
Pierre ARCHAMBEAUD
5 septembre 2008 à 1:25
Cher Jean-Pierre,
Merci d’avoir posté ton commentaire sur mon blog en réponse à mon inquiétude suite au papier de l’Express. Tu as bien fait de démentir avec force de genre de ragots. Les auteurs sont stupides, ils te nuisent puisque je ne t’imagine pas t’accomoder de ces petits arrangements entre amis, d’un autre âge. C’était aussi gros que la sardine bloquant le port de Marseille, mais quand-même !
Bien cordialement à toi,
Alain Lambert.
5 septembre 2008 à 16:53
Bonjour mon cher Pierre,
Tu fais bien de préciser que j’ai le cœur sur la main …
Tu sais plus rien ne me choque et surtout depuis 15 mois… bien que je partage cette réflexion sur l’emploi des fonctionnaires, mais il y a tant à faire dans notre Pays qu’il faudrait épurer tous le ministères, malheureusement il y a certaines institutions auxquelles il ne faut pas toucher mais je te rassure cet avantage dont tu faisais cas disparaîtra avec le temps, les crédits alloués diminuent d’année en année et bientôt les fonctionnaires attachés à la gestion du traitement des médaillés militaires et des dignitaires de la Légion d’Honneur disparaîtront également., mais enfin ce n’est qu’une goutte d’eau.
Ce n’est pas dans cette vision que j’avais attiré ton attention. Si dans mon billet, j’ai redonné meilleure réputation à certaines personnes respectables que tu avais un peu discréditées, c’est parce que je pense que dans notre société actuelle il faut faire attention à ce que l’on dit ou écrit et éviter de jeter le discrédit sur des personnes facilement identifiables en donnant des informations préjudiciables surtout si elles sont incomplètes.
Comme je le disais il y a tant à faire, alors poursuivons les réformes. J’ai hâte d’être à l’ouverture de la nouvelle session parlementaire pour voir l’efficacité de la réforme sur nos Institutions en particulier sur le « Plus de pouvoirs accordés à nos Parlementaires », il fût un temps où il y eut 110.000 amendements pour le CPE, je serais assez curieux de voir le nombre pour le financement du RSA, je précise bien le financement et vérifier qu’il y a encore et que l’on peut croire à une justice sociale dans notre Pays.
Bien amicalement et bon week-end.
Jacques
6 septembre 2008 à 2:21
Cher Monsieur Raffarin,
A l’heure actuelle, chaque sénateur gagne mensuellement 11 540 euros nets, dont la moitié environ (l’enveloppe destinée à couvrir ses frais professionnels) échappe légalement au fisc.
A cela s’ajoutent de multiples avantages en nature : billets de train et d’avion gratuits, voitures mises à disposition…
Malgré ce régime très favorable, seuls 90 sénateurs, selon les pointages très sérieux de cette assemblée, se donnent la peine de travailler assidument dans le cadre de leur mandat. En revanche, 120 n’y mettent jamais les pieds et 120 autres n’y sont qu’à temps partiel.
Pourtant, et on observe la même chose à l’AN. le Règlement indique que les parlementaires : doivent être sanctionnés financièrement en cas d’absences non justifiée (le cumul des mandat n’est pas une absence justifiée par ex, avoir sommeil non plus) et que par ailleurs les élus n’ont pas le droit de déléguer, sauf cas exceptionnel, leur vote à leurs collègues. Force est de constater que le Règlement n’est pas respecté…Car celui qui a la charge de le mettre en oeuvre - le Président de la Chambre - ne le fait jamais.
Pourtant, ces sanctions sont nécessaires - encourage t on les parlementaires à venir si les “absentéiistes” sont toujours gagnants? - et obligatoires désormais à mettre en oeuvre, si l’on souhaite, réllement, que le Parlement soit une Institution et non la cinquième roue du carrosse gouvernemental.
Prenez vous l’engagement de mettre en oeuvre la totalité du Règlement si vous devenez Président du Sénat?
Et promettez vous de faire la transparence sur l’argent du Sénat…En rendant accessibles (comme dans beaucoup de pays européens) les notes de frais des sénateurs? Ne serait ce que pour sortir du “fantasme” de l’élu rentier? Carr sur le “salaire” précité, beaucoup est utilisé pour payer les assistants parlementaires, financer le parti, etc. Si les citoyens avaient connaissance de l’utilisation de l’argent des élus, ils pourraient concevoir que certains élus sont honnêtes. En “cachant”, en “tenant secret” cette utilisation vous laissez planer le doute que le Sénat constitue des “caisses noires” ou utilisent l’argent du
Sénat à mauvais escient.
A cela se rajoute que des administrateurs aux gardiens de square du jardin du Luxembourg, les rémunérations des fonctionnaires du Sénat s’étalent de 2.300 à plus de 20.000 euros par mois, pour 32 heures de travail par semaine et presque quatre mois de vacances. Sans compter une kyrielle de privilèges.
La loi est elle, vraiment, la même pour tout le monde? On peut sincèrement en douter.
Prenez vous l’engagement de “donner l’ex”, comme le Canada? Peut on demander des sacrifices aux citoyens et ne pas en consentir?
Dernière interrogation : vous parlez d’un “Sénat libre”…Mais vous laissez néanmoins entendre que cette “liberté” devrait cesser si le Président l’ordonne ! Le Sénat, pas plus que l’Assemblée, ne doivent être à l’ordre du Gouvernement ou du Président. La mission des parlementaires est d’éclairer les décisions du Gouvernement. Pas de jouer aux godillots.
Dans quel cadre pourriez vous, dès lors, faire appel à la liberté de conscience, tout en invoquant la “fidélité’ au Chef d’Etat? Un vassal est fidèle à son seigneur. Un ami dit à son ami la vérité, avec les formes, mais sans complaisance. Etes vous prêt à assumer un tel rôle? Etes vous prêt à faire primer les opinions de l’Institution avant les caprices et volontés du Chef d’Etat? Etes vous prêt à accepter des discordances avec le Gouvernement? A batailler pour faire gagner les idées du Sénat? A vous ranger, en dépit de votre “fidélité” qui j’espère est surtout de “l’almitié”! du coté du Sénat quand le Président faire preuve de trop de confiance en lui ou va dans le mur?
Autrement dit, êtes vous prêt à faire du Sénat certes un pouvoir…Mais surtout un contre pouvoir?
Il ne s’agit pas de faire la guerre au Chef d’Etat, ou de dire systématiquement “non” aux propositions gouvernementales. Mais simplement de rendre possible le dialogue, et l’argumentation des deux cotés de la barre.
6 septembre 2008 à 9:43
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Après avoir lu le billet d’Annie, je pense qu’il serait pertinent de revoir l’intitulé de votre projet pour lire « Pour un Sénat, libre, juste et moderne » en tenant bien sûr compte des excellentes réflexions de notre amie dans la dernière interrogation de son billet. Réflexions que je partage et que j’ai déjà effleurées mais qu’elle a exposé de façon remarquable et très explicite et qu’elle résume très bien dans ses deux derniers alinéas pour faire face à un exécutif qui fait preuve de trop de confiance en lui ou qui va parfois dans le mur.
Je pense que vous avez toutes les capacités, les compétences et la sagesse pour le faire, ne reste plus qu’à afficher la volonté. Je ne parle pas du courage, vous l’avez. La tâche ne sera pas aisée, il n’est pas toujours facile de ramener des gens à la raison, surtout quand il s’agit de dire la vérité à un ami qui se trompe. Mais si la modernité du Sénat va dans ce sens, je pense que la Chambre Haute retrouvera toute sa crédibilité auprès de nos concitoyens.
Très cordialement
Jacques
NB : Annie, je vous prie de bien vouloir m’excuser, je n’ai pas abordé la première partie de votre billet tout simplement parce que je n’ai aucune connaissance sur l’aspect financier du Sénat. Amitiés.
6 septembre 2008 à 16:34
Je suis en accord avec le texte d’Annie, sur l’esprit dans lequel elle entend ce nouveau Sénat, plus responsable, plus respectueux des fonds publics, libre dans son expression.
La liberté d’expression prend source dans la synthèse des travaux effectués, si les travaux sont de qualité, ils doivent être présentés à la présidence dans un esprit de liberté de conscience.
Comme Annie le dit si bien, aux amis nous accordons notre franchise et c’est un bien.
Un Président c’est avant tout un grand Manager de projet qui accepte les idées, les études pour mieux asseoir sa vision.
Un grand Manager travaille l’esprit libre des contraintes de l’a priori.
J’ai souvent pu remarquer tout au long de ma carrière que les valets n’avaient pas souvent grand chose à dire…
Il faut libérer le dialogue, les rencontres des différences pour magnifier l’expression commune, la synthèse.
Nous sommes à un tournant important dans l’évolution de l’homme, dans sa relation avec l’univers et son environnement global.
Les députés, les sénateurs doivent prendre conscience de la dimension de leur rôle au service de l’éveil de la Nation.
Si cela est pris en compte, nous pourrions facilement oublier la petite note de frais de trop…
Bien cordialement,
jany guiot
6 septembre 2008 à 18:37
Monsieur le Premier Ministre,
Je viens de relire le texte de votre intervention faite le 17 juin 2008 au Sénat dans le cadre de la discussion générale sur le projet de loi constitutionnelle portant modernisation des Institutions de la Vème République dans lequel vous disiez que dans une démocratie, un « leadership » fort de l’exécutif doit avoir pour contrepartie un pouvoir parlementaire renforcé, davantage écouté et mieux légitimé, vous y mentionniez également le besoin de mieux reconnaître l’opposition, ainsi que le Parlement était là pour instiller de l’humanisme dans la réforme et la rendre acceptable rappelant quand cela est nécessaire « les lignes à ne pas franchir » y compris lorsqu’il s’agit d’initiatives d’un gouvernement issu de la majorité.
Je ne pense pas qu’il était nécessaire que je vous rappelle ce texte qui doit être en votre mémoire pour rédiger le texte de votre contribution mais si je l’ai fait c’est tout simplement pour indiquer à nos amis le sens et l’orientation que j’espère voir prendre à vos trente propositions.
« La force du Sénat est de savoir qu’il a le devoir d’être libre et responsable ».
Très cordialement
Jacques
7 septembre 2008 à 12:40
Je crois qu’il y a un point sur lequel il serait bon de travailler, car il est systématiquement oublié des Institutions (Présidence, Sénat, Assemblée, Justice)
L’importance de l’exemplarité. Cela peut apparaitre bête, mais une Institution INCARNE la France.
On attend dès lors que les membres de ces Institutions “donnent l’ex”. Or force est de constater que la plupart du temps - et l’équipe actuelle n’y coupe pas - les “politiques” demandent aux citoyens de faire des sacrifices sans en faire.
C’est la politique de “fais ce que je dis, pas ce que je fais”. On en a des illustrations tous les jours.
Prenons quelques ex. Il est normal que le chef de l’Etat et les élus de la nation disposent de tous les moyens nécessaires a leurs charges. Mais, qu’ils les augmentent chaque année, alors que le pays souffre, est endetté comme jamais, est particulièrement énervant, sinon provoquant. Comment s’étonné après que 75% des Français estilment que les “politiques” ne se préoccupent ni du pays ni des soucis quotidiens du Peuple? Comment s’étonner que le moral des ménages soit si catastrophique, quand les citoyens ne peuvent trouver en leurs élus des “guides” vers l’avenir?
Et comment s’étonner du coût de cette “sinistrose”? Antidépresseurs (France championne du monde), pessimisme sur la situation globale du pays (qui a des incidences terribles sur la croissance : si je suis en confiance je vais avoir tendance à consommer, à investir, à prendre des risques. Si je brois du noir, je vais épargner (enfin maintenant plus grâce à la taxe sur le patrimoine!!!! Retour au matelas) être frileux, ne pas consommer, etc. Puis je rappeler que c’est la consommation qui fait tourner la France?
De la même façon, il aura fallu attendre cinquante ans de Vème République pour que la Cour des Comptes soit désormais autorisée à ausculter le budget de l’Elysée et celui de l’Assemblée ! On est bien loin du rapport Necker qui révélait le montant des pensions des courtisans, les dépenses du roi et de la reine, “l’argent de poche” des princes de sang, le coût de la guerre, etc. Ou de la “transparence” (au commencement) des “notes de frais” des députés de 1789…Rendues publiques par le biais du Moniteur !
Les élus, en France, sont de grands adeptes du « Faites ce que je dis mais faites pas ce que je fais ». L’administration est sommée de se réorganiser pour économiser huit milliards d’euros avant la fin du quinquennat, mais ceux qui lancent ces réformes et les votent semble s’exclure de l’effort collectif !
C’est une attitude qui est consternante, d’autant que les élus ne se rendent pas compte de l’effet désastreux que cela provoque chez les citoyens : la “légende” des élus rentiers vient de là. Le 21 Avril 2002 aussi. Et je suis prête à faire le pari avec vous que si les élus se montraient plus vertueux, les citoyens adhèreraient plus facileîment aux réformes, accepteraient plus facilement les sacrifices à consentir, et…Frauderaient moins. Sinon plus.
Pourquoi en effet ne pas secouer le cocotier en profitant du “système” si l’argent des contribuables est jeté par les fenêtres par un Etat dispendieux? Pourquoi travailler officiellement et non au noir, quant on voit quel usage est fait de nos impôts? Je ne suis pas certaine en effet que les citoyens partagent l’idée bien admise au Gouvernement semble t il, que les citoyens doivent payer la comm du Gouvernement ! En principe, cet argent doit servir à financer des services publics et les pouvoirs régaliens de l’Etat, et à payer la dette publique.
Je ne parle pas des taxes - provisoires? - de la CSG et cie, dont les recettes sont constamment utilisées pour financer autre chose que leur but initial. On ne mentionnera évidemment pas la contribution pour la journée de solidarité…Dont les recettes financent…Le rétablissement de la politique industrielle de la France? Cette taxe ne devait elle pas, pourtant, en principe, servir aux personnes agées?
La gestion pour le moins dilettantes du budget de l’Elysée comme les privilèges des députés (retraites en béton et distribution discrétionnaire de subventions) contredisent la rigueur affichée. Les caisses sont vides…Mais on continue de s’amuser comme à Versailles on dansait alors que le pays s’enfonçait dans la détresse et la misère.
Incontestablement, c’est sous les ors du Sénat qu’on vit le mieux. Son président depuis 1998, Christian Poncelet, s’y trouve d’ailleurs si bien qu’il n’exclut pas, à 80 ans, de rempiler à l’issue des élections de Septembre.
La République entretien un monarque au palais du Luxembourg
Comme la Reine d’Angleterre, le président du Sénat à sa liste civile. Négocié très discrètement avec les questeurs de cette même assemblée, le budget dévolu à Christian Poncelet n’est pas rendu public mais il atteindrait environ 2,5 millions d’euros. De quoi employer une vingtaine de domestiques dans deux appartements de fonction, là au cœur du palais l’autre en face du Sénat, mais aussi de garnir sa cave de grands crus (8 500 bouteilles), financer force diners et coktails (600 000 euros de frais de bouche par an) et voir du pays (350 000 euros de voyages).
La chambre du Sénat prend aussi en charge 25 conseillers et 17 secrétaires, les 15 Peugeot 607 de fonction qui promènent tout ce petit monde, et bien entendu l’indemnité du président de 180 000 euros par an.
Mais soyons juste. L’assemblée nationale défend son régime de retraite très spécial, elle. Dans sa juste lutte contre les régimes spéciaux de retraite la majorité parlementaire à oublié d’en épingler un : le sien. Un seul mandat de députés de cinq ans ouvre en effet le droit de 1 550 euros par mois, l’équivalent de ce que perçoit en moyenne un salarié du privé au terme d’une carrière complète. Pour financer ces charentaises en or massif les députés se votent les subventions nécessaires (53 millions d’euros en 2007) au renflouement permanent de leur caisse, puisque leurs cotisations ne couvrent que 12% des prestations versées.
A la présidence de la République les primes ont augmentés de 11%
En 2007, les dépenses de l’Elysée ont augmentées de 8,4%, trois fois et demie plus vite que celle de l’Etat. Le palais n’est pas réputé pour la précision de sa gestion car « l’Elysée n’est pas organisé pour lister ses dépenses et encore moins pour les gérer ! » peste le député socialiste René Dozière, spécialiste de ces questions au gouvernement (il espère toujours obtenir le coût détaillé du voyage en Chine de Novembre dernier).
Depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy les effectifs sont passés de 960 à 1045 personnes, car le Président a renforcé la sécurité (de 65 à 80 policiers) et le staff de conseillers (de 91 à 117 contractuels).
La rémunération moyenne de ces derniers est passée de 36 000 à 42 000 euros et leurs primes ont été revalorisées de 11%. Enfin, M. Sarkozy s‘est déjà agrandi : et loue de nouveaux locaux au 22 rue de l’Elysée (400 000 euros par an) et à réquisitionner l’hôtel de Marigny jusqu’ici réservé aux hôtes de marque, pour loger la dizaine de hauts fonctionnaires qui planchent sur le projet d’Union Méditerranéenne.
L’Elysée et Matignon ont beau crié que les caisses sont vides et que la France est en faillite, il n’en demeure pas moins que l’un et l’autre sont d’accord pour voler dans des jets flambant neufs. Mise à la disposition de la présidence et du Premier ministre, la flotte aérienne et gouvernementale va être totalement renouvelée dans les cinq ans. Une urgence, n’en doutons pas !
Les deux Airbus A319 actuels seront remplacés par des A330, dont l’un devrait être aussi bien équipé que le fameux Air Force One du Président des Etats-Unis. Six jets flambant neufs (4 Falcon 2000 et 2 Falcon 7 X, le nec plus ultra de l’aviation privé) se substitueront par ailleurs à la flotte actuelle de Falcon 50 et 900 entré en service dans les années 1980. Pour limiter un tant soit peu les dépenses les anciens modèles seront revendus d’occasion mais l’opération devrait tout de même avoisiner les 300 millions d’euros.
A ses dépenses pas forcément toujours “nécessaires”, se rajoute les 145 millions d’euros de subventions distribués sans contrôle au Parlement…Lequel aurait sans doute pu recevoir plus vite les comptes de l’Elysée…Si lui même n’était pas aussi méfiant à révéler l’emploi de cet argent…Laissant au passage les citoyens, les journalistes, et les partis style FN s’imaginer ou faire croire à la constitution de caisses noires dans les Hémicycles.
Tous les ans, l’Assemblée et le Sénat s’allouent une « réserve parlementaire » : 90 millions d’euros aux députés et 55 aux sénateurs, qui donnent à chaque élu une sorte de « droit de tirage » sur le budget de l’Etat pour financer des infrastructures ou des associations dans sa circonscription. Des députés décrochent plus de 100 000 euros, d’autres 30 000, et les novices ignorent parfois l’existence du système. Il n’existe aucune liste publique des projets financés. La encore, le Parlement qui exige la transparence de tous…Peut difficilement être crédible en ne pratiquant pas cette charité en commençant par lui même.
Sans doute une nouvelle manifestation de la rupture ! Délaissant la Citroën C6 blindée achetée par Jacques Chirac il y a trois ans, Nicolas Sarkozy se fait livrer une nouvelle Renault Vel Satis. Plus longue de 25 cm que le modèle de série, le véhicule sera aménagé en bureau roulant avec sièges en cuir, ordinateurs et équipement de communication dernier cri. Le coût? S’est on même posé la question à l’Elysée?
Des sénateurs ont deux voitures avec chauffeur, une à Paris une en région. 23 des 331 élu du Luxembourg disposent chacun d’une «voiture de dignitaire». Un privilège réservé à la crème : le président, les 6 vice-présidents, les 3 questeurs, les 6 présidents de commissions et 7 responsables de groupes politiques. Ce sont 24 Peugeot 607, Citroën C6 et Renault Vel Satis (de 45 000 à 53 000 euros l’unité) que bichonnent, dans la cour les chauffeurs de la maison.
Organisés en tamdem (car ils sont aux 32 heures, pour 2 300 à 5 000 euros par mois), ces pilotes multiplient les trajets haletants : Sénat-aéroport, Sénat-restaurant.
Bien sûr, les élus pourraient aussi utiliser la vingtaine de voitures à disposition de tous, prendre un taxi (remboursé) voir s’aventurer dans le métro munis d’un pass gratuit. Ou encore…Emprunter la SNCF qui offre gratuitement le voyage à tous les élus.
Mais, en province ils ont souvent pris de mauvaises habitudes : 47 sénateurs sont aussi présidents de leur Conseil général, où ils ont droit à une limousine du même acabit … Quand aux autres, ils dépensent souvent leur indemnité mensuelle de « frais de mandat » ( 6 141, 33 euros ) chez un concessionnaire auto.
Que représenterait ces efforts? Rien, si l’on regarde à l’aune des économies réalisées. Mais symboliquement, l’impact serait démentiel !
Et finirait par payer. L’exemple nourrit l’ex.
Or, rien ne peut se faire sans confiance. Et sans…Solidarité vraiment…Nationale.