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Je réponds volontiers à l’invitation au “débat républicain” de mon collègue et ami Alain Lambert. J’aurai l’occasion la semaine prochaine de préciser ma vision d’un Sénat libre et moderne. Voici pour le moment quelques réflexions sur ma conception de l’indépendance du Sénat. L’indépendance du Parlement est une condition de la démocratie. Jamais acquise, elle est un combat de tous les instants, c’est pourquoi elle doit s’affirmer à la fois dans les textes et dans les têtes. Parce que notre époque appelle, dans toutes les grandes démocraties, un leadership fort de l’exécutif, il m’apparaît d’autant plus essentiel que les contrepouvoirs jouent pleinement leur rôle. Pour le Sénat, l’indépendance a toujours été un devoir mais aussi un risque. “Empêcheur de gouverner en rond”, il ne doit jamais hésiter à soulever une interrogation, cultiver un doute et partager une inquiétude. Autant dire qu’il ne doit pas hésiter à déplaire. Dans une société qui cultive volontiers le “politiquement correct”, un certain unanimisme et rechigne à accepter la complexité, il n’est donc pas rare que le Sénat se retrouve dans le rôle ingrat consistant à contredire l’exécutif ou à se démarquer de l’opinion supposée “majoritaire”. Dans ce cas, vous aurez remarqué que les initiateurs des projets contestés par les sénateurs ont tous le même réflexe, quelle que soit leur appartenance politique : plutôt que de débattre de nos objections, ils préfèrent remettre en cause la légitimité même de l’institution sénatoriale. Drôle de conception de la démocratie, en fait, sachant que le principal pouvoir de notre assemblée consiste non pas à “empêcher” mais à “convaincre” et à rassembler. Pourtant, n’est-ce pas le Sénat qui, depuis le début de la IIIe République, a marqué avec le plus de constance son attachement jaloux aux libertés publiques et aux traditions républicaines ? Cette indépendance, à laquelle nous sommes si attachés, doit être préservée et je me réjouis que la récente réforme constitutionnelle l’ait renforcée, en particulier par une maîtrise accrue de l’ordre du jour et le renforcement des pouvoirs de contrôle. L’indépendance du Sénat, c’est d’abord l’indépendance de ses membres, garantie par les protections et les incompatibilités prévues par la Constitution. Indépendant du pouvoir comme il doit l’être des groupes de pression, le sénateur est d’abord une femme ou un homme libre, même si elle ou il demeure fidèle à ses convictions. Mais l’indépendance du Sénat, c’est aussi l’indépendance de son président. La responsabilité particulière de président du Sénat, second personnage de l’État, ne s’inscrit pas, à mes yeux, dans un “cursus honorum”. Ce n’est pas une étape dans une carrière. Élu par ses pairs en toute liberté, il ne doit pas avoir d’autre ambition que de promouvoir et de garantir à la Haute assemblée cette indépendance qui est un combat de chaque jour. Comme l’écrit Vaclav Havel, “l’indépendance n’est pas un état des choses. C’est un devoir”. Pour moi, il s’agit même du premier devoir du président. jpr 26 commentairesLaisser un commentaire |
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S'abonnerCommentairesIsabelle dans Voeux et enjeux le 08/01 à 06:29 Bonjour à tous et à vous, M. Raffarin, Je poursuis mon post d'hier, si vous le voulez bien: Cette [...] Isabelle dans Voeux et enjeux le 07/01 à 15:16 Meilleurs voeux à tous. M. Raffarin, la cause de la crise économique trentenaire française n'a jama [...] houma dans Tragiques bombardements le 07/01 à 15:02 Bonjour à tous Je vous adresse avec un petit retard mes sincères voeux de santé, de bonheur et de [...] Mistral dans Tragiques bombardements le 07/01 à 11:08 Zaffran, Quand Israel évacue des gens qui occupent de manière totalement illégale un territoire, [...] ZAFFRAN dans Tragiques bombardements le 05/01 à 12:16 Dans une évidente volonté de paix, Israël a délogé par la force tous les Israéliens de la bande gaza [...] |
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11 septembre 2008 à 17:02
[...] Cliquez sur le lien pour lire l’article : http://www.carnetjpr.com/2008/09/11/lindependance-du-senat-premier-devoir-de-son-president/ [...]
11 septembre 2008 à 19:08
Au risque de vous déplaire, je vous pose à nouveau ma question. Elle est très simple. Vous dites que le Sénat doit être indépendant et que son le président doit être un homme capable d’oser déplaire. Quelles garanties pouvez-vous apporter que vous tiendrez vos engagements sur ces deux points, alors que vous avez démontré le contraire lorsque vous étiez Premier Ministre en privilégiant la fidélité à M. Chirac ( qui ne voulait engager aucune réforme de fond ), par rapport aux convictions que vous aviez maintes fois réitéré sur l’urgence de mener des réformes pour l’intérêt de la France?
Merci de votre réponse, d’autant qu’il se dit que vous êtes le candidat désigné par Nicolas Sarkozy, assuré que vous n’oserez pas le contrarier.
11 septembre 2008 à 20:34
Bonsoir Monsieur Morel,
Je crois que la réponse est aussi simple que votre question.
Tout d’abord, je ne pense pas que l’on puisse comparer les fonctions de Premier Ministre de celles de Président du Sénat. Le Premier Ministre est désigné par le Président de la République alors que le Président du Sénat est élu par ses pairs.
Etant donné que le Premier Ministre est désigné par le Président de la République il est bon, il me semble, que doit s’instaurer entre les deux personnes un pacte de loyauté et de fidélité qui fût toujours respecté entre Messieurs Chirac et Raffarin.
Quand à l’indépendance du Sénat, dois-je vous rappeler les célèbres accrochages et prises de bec entre le Général de Gaulle et Monsieur Gaston Monnerville alors Président du Sénat. Quant à la position de Monsieur Raffarin dans ses rapports avec le Président, je lui laisse le soin de vous répondre, mais il me semble que lors des discussions sur les OGM ou les tests ADN il n’hésita pas à prendre position contre l’exécutif, d’ailleurs à ce sujet la presse le qualifiait régulièrement de « rebelle » mais ô combien efficace. Malgré tout cela le Président du Sénat est quand même obligé de se plier à la décision prise après vote par l’ensemble des Sénateurs. N’oublions pas non plus qu’il sut influencer le Président de la République dans différents choix : ne pas politiser les élections municipales et cantonales par exemple et d’autres choix dernièrement.
J’espère avoir répondu à vos questions.
Très amicalement
Jacques
11 septembre 2008 à 22:00
Oui, ce thème « l’indépendance du sénat, premier devoir de son président » cadre mal avec la personnalité de Mr Raffarin que les Français connaissent bien et qui a fait de la loyauté envers le président de la république sa marque de fabrique avec tous les excès que l’on connait (réformes structurelles très insuffisantes et échecs électoraux lors de la présidence Chirac). Sa dernière « prestation » lors du campus à Royan où on l’a vu en porte parole zélé de l’exécutif sur le thème de l’unité n’est pas faite pour rassurer les sénateurs qui souhaitent un sénat plus indépendant.
11 septembre 2008 à 22:23
@ Morel et Damien
Je crois que vous confondez les fonctions et les hommes. JPR Premier ministre devait se conformer aux directives du président Chirac tout comme JPR Vice-président de l’UMP doit se conformer au projet du président Sarkozy. Il n’y a pas besoin d’être grand clair pour comprendre que JPR président du Sénat ne devra rendre des comptes qu’aux sénateurs. C’est tout de même une très grosse différence…. Chaque responsable politique est dépendant de sa fonction.
Dans un autre genre, j’attire votre attention sur les nominations au Conseil constitutionnel elles aussi discutées. Pourtant, les responsables politiques nommés deviennent dès lors parfaitement indépendants y compris envers leur ancien parti et leurs anciens amis. Il ne faut pas hésiter à faire confiance aux hommes d’Etat et Mr Raffarin en est un.
11 septembre 2008 à 23:43
La question de la fonction me semble secondaire. Vous savez bien que le caractère de Mr Raffarin est un point faible par rapport à la forte personnalité du président Sarkozy qui recherche en permanence le rapport de force. Et un sénat plus indépendant aura impérativement besoin de faire entendre sa voix face à celle de l’exécutif .
12 septembre 2008 à 6:54
@ Damien
La politique est en permanence une question de rapport de forces… Faut-il vous rappeler que Jean-Pierre Raffarin a gagné sa “primaire” contre Nicolas Sarkozy en 2002 pour devenir Premier ministre ? Faut-il vous rappeler que le même Nicolas Sarkozy a été ministre et donc subordonné au même JPR pendant 3 ans et que ce dernier a réussi à “contenir” son bouillant second dans le fonctionnement quotidien du gouvernement. Plus récemment, il a réussi à faire reculer le président sur les tests ADN à l’automne dernier, sur la présence du président devant les assemblées lors de la révision constitutionnelle, sur le démantèlement des protections du petit commerce lors de la loi sur la modernisation de l’économie etc…
JPR contrairement à ses concurrents a les moyens de l’indépendance car il a du talent et la capacité à prendre les Français à témoin. C’est d’ailleurs cet aspect qui a longtemps fait hésité l’Elysée qui mesure bien le risque d’un JPR à la tête du Sénat…
12 septembre 2008 à 7:23
Les Projets qui accouchent dans la douleur.
Depuis les années 70 - 80, nous ne savons plus gérer nos projets, nous avons brisé la chaine de la connaissance en mettant en concurrence les âges et les salaires en oubliant “le savoir faire”
Aujourd’hui, les projets se font stressés, à la recherche du moindre profit qui n’existe pas car il n’est pas dans les chiffres réels, les projets sont signés à perte.
Les sociétés sont en éternels recherche du candidat “idéal” (intelligent, performant, corvéable à souhait et gratuit)
Les sociétés responsabilisent les employés sur une gestion, quel pouvoir ont-ils pour en améliorer la qualité ?
Je le dis depuis plusieurs années, nous devons revenir à une saine gestion de nos projets en travaillant dans son harmonisation, en travaillant en TEAM.
jany guiot
12 septembre 2008 à 8:19
Bonjour Damien,
Ne soyez pas aussi caricatural sur Monsieur Raffarin, caricature qui est souvent trop stéréotypée à l’excès.
Certes il n’a le charisme du Président de la République, certes il est gentil garçon, pas vulgaire ne manquant pas de respect et de courtoisie mais est-ce un défaut ? Je ne le crois pas et je pense que Monsieur Raffarin, sous des allures bon enfant sait rendre des coups et montrer qu’il était un homme solide sachant prendre ses responsabilités, il l’a démontré maintes fois lorsqu’il était à Matignon où il avait pourtant dans son Gouvernement des personnes à forte personnalité.
Comment pouvez-vous dire que la fonction vous semble secondaire ? Le Président du Sénat est quand même la deuxième personnalité de l’Etat ! Et je pense que le Président du Sénat, à l’image de son Institution, doit être une personne sage, fine diplomate, réfléchie, ayant un pouvoir de réaction et d’analyse rapide avec des qualités de communication, soyez réaliste et là vous pouvez placer la caricature de Monsieur Raffarin, car il en est l’illustration à laquelle il faut ajouter l’expérience acquise à Matignon qu’aucun autre candidat n’a. Par ailleurs, Monsieur Raffarin, agissant toujours avec une grande loyauté qui lui est reconnue, a toujours revendiqué une certaine liberté qu’il utilise toujours à bon escient et pour de bonnes causes. N’a-t-il pas déjà plusieurs fois influencé Monsieur Sarkozy dans ses choix ? Ne s’est-il pas élevé régulièrement face à l’exécutif quand il le jugeait utile ?
Je pense qu’il faut tenir compte de tout cela pour élire le second personnage de l’Etat, Monsieur Raffarin n’est sans doute pas votre favori mais n’enlevez pas l’espoir de ceux qui ont une grande confiance en lui et en sa candidature.
Très cordialement
Jacques
12 septembre 2008 à 9:42
Monsieur le premier Ministre,
Puisque vous parlez d’indépendance, que peut faire le sénat pour ce cas la :
Je lis dans le midi libre de ce jour, qu’un salarié de l’assurance maladie du gard a détourné 450 000 euros des caisses de l’assurance maladie, pour financer le club de foot ou il est trésorier !
Chef d’entreprise, depuis deux ans je me bat tous les jours pour payer les salaires de mes collaborateurs, les fournisseurs et bien sur les impots et charges que les hommes politiques de droite comme de gauche n’ont eu de cesse de nous assener.
Alors quand je vois quand seulement trois ans, une personne peut détourner 450 000 euros des caisses de l’assurance maladie, je me dis que c’est le foutoir au sein de l’Etat et de ses administration.
Ce qui est devenu une évidence pout tous ceux qui approche d’une manière ou d’une autre l’Etat et ses services.
Alors bien sur on ne peut pas généraliser, on ne peut pas déduire d’un évènement isolé une règle nationale, mais combien d’abus (au sénat aussi apparement à 32 heures par mois pour les salariés), combien de laxisme, de je m’en foutisme ???
Etes vous pret avec vos collègues à participer à remettre de l’ordre dans la maison France qui en a bien besoin.Quand est il de la responsabilité individuelle surtout pour les serviteurs de l’Etat ???
Etes vous pret vous aussi à rompre avec ces habitudes du passé ?
En vous remerciant par avance.
12 septembre 2008 à 12:35
Epoque de Louis XIV - 2008 : sur la fiscalité même combat
«L’art de l’imposition consiste à plumer l’oie pour obtenir le plus possible de plumes avec le moins possible de cris.»
[ Jean-Baptiste Colbert ]
Ha ! Si le Parlement voulait bien cesser “d’enregistrer” les facilités du Gouvernement. Prenez vous l’engagement Monsieur Raffarin de changer la définition ci dessus?
Il serait bien aussi que le Président de la République médite sur quelques conseils d’hommes d’Etat qui ont fait beaucoup pour la France :
“N’accorde jamais tes faveurs aux hommes qui te flattent le plus, fie-toi plutôt à ceux qui osent te déplaire pour ton bien.”
LouisXIV à son petit fils prêt à monter sur le trône en Espagne
“Quand je donne une place, je fais un ingrat et cent mécontents.”
Citations de Louis XIV le Grand
“Quand on peut tout ce que l’on veut, il n’est pas aisé de ne vouloir que ce que l’on doit.”
Citations de Louis XIV le Grand
“Il peut y avoir un coup de poignard sans flatterie, il y a rarement de flatterie sans coup de poignard.”
Francisco de Quevedo
“Ceux qui flattent le roi, l’abusent, car la flatterie est le soufflet qui fait monter la flamme du péché.”
William Shakespeare
Et une maxime qui devrait être celle de tous les Ministres :
« Je travaiile pour le roi (le président aujourd’hui) souvent…pour la patrie toujours »Jean-Baptiste Colbert.
Et voici quelques conseils qui devraient être suivis par tous les parlementaires, à plus forte raison par les présidents des Assemblées :
Il n’est pas dans l’amitié de peste comparable à l’adulation, la flatterie, la basse complaisance.
Cicéron
Le seul profit d’une flatterie est qu’en entendant ce que nous ne sommes pas, nous pourrions être instruits de ce que nous devrions être.
Proverbe américain
La flatterie est comme l’ombre : elle ne vous rend, ni plus grand, ni plus petit.
Proverbe danois
L’amitié est une vertu démocratique et républicaine.
Francesco Alberoni
Le plus grand effort de l’amitié n’est pas de montrer nos défauts à un ami, c’est de lui faire voir les siens.
François de La Rochefoucauld
12 septembre 2008 à 16:04
Monsieur le Premier Ministre,
Ne serait-il pas plus utile à notre famille politique que vous préservassiez vos forces et votre liberté d’action en vue des élections régionales de 2010? N’avez-vous donc pas l’intention d’aller croiser le fer avec l’anté-pucelle du Poitou et de lui reprendre la Région?
Ce serait là faire preuve d’un manque certain de… bravitude. Dans l’intérêt de notre famille politique ne semble-t-il pas souhaitable que vous ne multipliiez vos engagements et responsabilités afin de pouvoir concentrer toutes vos forces à ses vrais combats?
Remettre sur pied l’UMP (160 000 adhérents perdus sur un total de 370 000, soit -40% en moins d’un an) et laver l’affront de la perfide défaite de 2004 où S. Royal, en votre absence, avait ravi non la crèche mais bien le conseil régional, voilà deux enjeux auxquels vous ne sauriez vous dérober!
La modernité aujourd’hui n’est-ce pas aussi d’avoir l’esprit clair sur les vrais enjeux et le sens des priorités? A quoi riment ces luttes fratricides pour la présidence du Sénat, alors même que son renouvellement n’est pas encore intervenu?
Ce triste spectacle dans la droite file des élections municipales de toutes les divisions n’est certainement pas tout à fait étranger au sentiment de malaise actuel au sein d’un mouvement moins uni et moins populaire que naguère. Avec votre sens légendaire de la formule comment qualifieriez-vous cette situation paradoxale? La division dans l’unité? L’unité de toutes les divisions?
Le choix vous appartient, bien sûr, mais il est parfois plus de courage à savoir ne pas se présenter.
Monsieur le Premier Ministre, avec tous mes respects,
Médéric L. Pascal
12 septembre 2008 à 20:24
Je suis très impressionné autant par la qualité des échanges que par le respect mutuel que se portent les différents intervenants sur ce blog. Preuve que le débat d’idées peut être courtois.
A la lecture des points de vue ci-dessus, je dois dire ne pas être convaincu de la capacité de M. Raffarin à faire preuve d’indépendance, y compris s’il devait s’opposer au Président de la République. L’expérience nous a montré qu’en tant que Premier Ministre de M. Chirac, il a préféré la fidélité à un homme à la fidélité à ses engagements et aux intérêts de la France. De son fait, les réformes fondamentales et urgentes ont été différées, ce qui pénalise gravement nos équilibres actuels. Il a choisi de s’abstenir. S’il avait été indépendant, il aurait démissionné. Et les positions prises dans les années qui ont suivi n’ont pas davantage prouvé cette capacité d’indépendance. Les discours et les promesses sont une chose : les actes réitérés dans la même ligne une autre bien plus solide.
Dans le cas du sénateur Alain Lambert, il n’y a aucun doute possible sur la hiérarchisation qu’il opère entre la fidélité à un homme, la fidélité à des principes et la fidélité aux intérêts de son pays. Tous ses choix en témoignent, y compris ses travaux sur la LOLF, sa prise de position sur la dernière réforme constitutionnelle, sur le projet de financement du RSA.
En conclusion, l’intérêt d’un Sénat indépendant et utile à la France conduit à préférer le sénateur Alain Lambert pour assurer la prochaine Présidence.
12 septembre 2008 à 21:56
Bonsoir Monsieur Morel,
Vous vous dîtes très impressionné autant par la qualité des échanges que par le respect mutuel que se portent les différents intervenants de ce blog, cela prouve que Monsieur Raffarin sait rassembler pour favoriser des échanges dans le respect et la courtoisie.
Vous dîtes également que vous n’êtes pas très convaincu de la capacité de Monsieur Raffarin à faire preuve d’indépendance, mais vous prenez comme référence ses années à Matignon, Monsieur de Villepin qui lui a succédé, ou encore Monsieur Fillon à l’heure actuelle ont-ils fait preuve davantage d’indépendance ? Je ne le pense pas, tout simplement, comme je vous l’ai déjà dans un précédent billet, parce que un pacte d’honneur, de loyauté et de fidélité doit s’installer entre le Président et le Premier Ministre, la politique est dictée par le Président de la République qui choisit son Premier Ministre, il établit la feuille de route et le Chef du Gouvernement ne fait que la mettre en application.
Vous terminez par Monsieur le Sénateur Lambert, vers qui va votre choix, en mettant en avance des exemples tous en rapport avec l’économie qui est son domaine de prédilection, mais quel fût par exemple sa position sur les OGM, ou les tests ADN sujets sur lesquels Monsieur Raffarin avait pris position. Vous parlez également de sa prise de position sur la dernière réforme constitutionnelle,,mais avez-vous suivi les débats qui se sont déroulés au Sénat en 1ère et 2ème lecture, je les ai suivi en intégralité et je peux vous dire qu’il n’y a pas photo pour les interventions des deux amis et Monsieur Raffarin, qui participa à toutes les séances de jour comme de nuit, est largement en tête, je me souviens d’ailleurs d’une séance au cours de laquelle il fit preuve d’une grande autorité en ramenant dans le débat certains intervenants qui se dispersaient.
Je ne pense pas, Monsieur Morel, qu’il faille faire de comparaison entre deux sénateurs, l’un a davantage de compétences sur un point et l’autre dans d’autres. Je pense toutefois que Monsieur Raffarin a un avantage sur Monsieur Lambert : son expérience acquise à Matignon, notamment en politique extérieure. Mais le problème n‘est pas là, le tout est savoir quel est celui qui est le plus apte à rassembler car le Sénat ne pourra jouer un rôle très important que dans le mesure où il sera rassemblé. En plus, ce n’est pas à nous de décider, le futur Président du Sénat sera élu par ses pairs et ni vous ni moi sommes sénateurs.
Très cordialement
Jacques
12 septembre 2008 à 22:52
Bonsoir Mr d’Hornes,
Vous indiquez en conclusion de votre billet que “le tout est de savoir quel est celui qui est le plus apte à rassembler car le sénat ne pourra jouer un rôle très important que dans la mesure où il sera rassemblé”.
Je note alors un “bug”, si j’ose dire, dans le processus d’élection proposé par Mr Raffarin à savoir l’organisation d’une primaire au sein du groupe UMP alors que celui çi n’est pas majoritaire au sein de la haute assemblée et le sera encore moins après les prochaines élections sénatoriales. Si l’objectif premier est de réussir l’adhésion d’une majorité sénatoriale la plus large possible, pourquoi Mr Raffrain ne présente t il pas directement son projet à l’ensemble des sénateurs lors de l’élection du 1er Octobre ? Le groupe UMP étant minoritaire, le meilleur candidat de ce groupe ne sera pas nécessairement le meilleur candidat d’une majorité sénatoriale élargie.
Cordialement,
13 septembre 2008 à 6:32
Bonjour Damien,
Tout d’abord, une petite rectification à apporter à votre billet, ce n’est pas Monsieur Raffarin mais l’ensemble du Groupe UMP qui a proposé l’organisation d’une primaire au sein du Groupe UMP dans la mesure où il y avait plusieurs candidats et Monsieur Raffarin s’est toujours plié aux directives du groupe pour en maintenir l’unité.
Quelle fût la réflexion du groupe lors de sa séance du 22 juillet dernier ? Ce n’est pas moi qui le dit mais son Président Henri de Raincourt qui disait jeudi soir lors du journal de 18H00 de Public Sénat : Quel serait l’intérêt d’appartenir à un groupe si pour choisir son candidat ce sont les membres d’autres groupes qui viennent faire la police au sein de votre propre groupe ? Cela veut dire qu’au moment décisif qui est celui du renouvellement du Président du Sénat, c’est normal que le groupe qui est quand même le 1er groupe du Sénat qui, certes n’aura pas la majorité absolue mais la tangente peu ou prou, puisse clairement en son sein déterminer celui ou celle qui portera le mieux les idées et le programme du groupe et qui pourra le mieux constituer autour de lui un pacte majoritaire.
Je vous rappelle que le Sénat n’a pas seulement un rôle de contre pouvoir, sinon la solution est très simple : il suffit d’en donner la présidence à l’opposition.
Je vous joins un article du Monde dans lequel Monsieur le Sénateur Henri de Raincourt, Président du Groupe UMP au Sénat, adressait un rappel à l’ordre à ses « ouailles ».
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/10/l-ump-tente-de-calmer-le-jeu-pour-la-presidence-du-senat_1093619_823448.html
Très cordialement
Jacques
13 septembre 2008 à 12:58
Bonjour M.d’Hornes,
Merci de vos commentaires sur mes billets.
La qualité des échanges et le respect mutuel entre les intervenants sont patents sur le blog de M. Raffarin, et tant mieux! Ils le sont tout autant et avec un plus grand nombre d’intervenants sur d’autres blogs, et particulièrement celui de M. Lambert. Je vous invite à le consulter.
A propos de l’indépendance de M. Raffarin, votre argumentation ne tient pas. M. de Villepin a été fidèle à M.Chirac, mais il a fait preuve de beaucoup plus de cohérence dans ses initiatives et dans la tenue de ses engagements, à ses dépens d’ailleurs. Quant à M. Fillon, il est exemplaire sur l’ensemble de sa carrière. Rappelons nous particulièrement ses efforts quant à la réforme des retraites pour que soient publiés enfin les décrets d’application de la loi sur la surcompensation à titre transitoire des régimes spéciaux. Ces combats montrent l’hypocrisie majeure entre le vote du lois à grands renforts de médiatisation et le refus de faire paraitre les décrets d’application plus de trois ans après! MM Chirac, Raffarin et Copé ne l’ont guère soutenus dans ce combat, et c’est la raison pour laquelle il a refusé de rentrer sans garantie au gouvernement de Villepin. François Fillon est parmi les tout premiers à avoir accordé sa confiance à M. Sarkozy. Il est à l’origine de l’essentiel du programme du candidat Sarkozy, qu’il sert depuis avec dévouement mais également vigilance, ce qui peut irriter le Président par moment, car il se sait garant des engagements tenus autant que le Président. Je vous renvoie au discours qu’il a tenu en clôture de l’université UMP de Royan. Nul doute que si ces engagements n’étaient pas tenus, il démissionnerait. Ce que n’a pas fait M. Raffarin en son temps, qui a avalé couleuvre sur couleuvre, et s’est retrouvé à mettre en œuvre une politique à l’inverse des engagements qu’il avait pris! Et c’est la France qui en paie le prix par un retard important pris à mener les réformes urgents et connues depuis longtemps. M. Raffarin les connaissait. Il en savait l’urgence. Il a préférer la fidélité à un homme au comportement veule à la tenue de ses engagements. Cette manipulation coutumière et insidieuse de la démocratie est détestable. C’est elle qu’on retrouve cachée derrière l’organisation de primaires “bidonnées” ou derrière l’appel permanent à la discipline de vote à tout bout de champ. Surtout quand la décision est imposée avant la moindre discussion. Un sénat indépendant mérite mieux comme président et comme garant de son indépendance.
Bien cordialement,
D. MOREL
13 septembre 2008 à 16:28
Comme l’écrit Vaclav Havel, “l’indépendance n’est pas un état des choses. C’est un devoir”. Pour moi, il s’agit même du premier devoir du président.
Pas seulement du Président !
Pour quiconque dans la vie…
Ce n’est pas un devoir, il n’y a pas d’obligation, c’est une prise de conscience existentialiste.
La liberté d’être n’est pas un dû,
Elle se respire,
Elle est dans nos mots, dans nos actes,
Elle est dans le respect de son opinion,
Elle est le pourquoi nous nous élevons…..
Il est possible de rester un valet jusqu’à la fin de nos jours,
Par les mots qui prennent la forme de la carrière,
Par les mots qui désapprennent l’existence pour mieux s’organiser dans le mensonge.
Autant respirer les mots et se sentir en osmose avec le vent.
La liberté dans nos mots, combien recherchée !
Faut-il la figer dans un moule d’apparence ?
A-t-on si peur de la vie, qu’il faille la tromper avec des mots ?
Pourquoi se pose-t-on la question de l’indépendance du Sénat ?
Il n’est pas indépendant ?
jany guiot
13 septembre 2008 à 19:05
Bonjour Monsieur Morel,
Je partage votre point de vue sur la qualité des échanges et le respect mutuel, ce n’est qu’au travers des dialogues que l’on peut faire avancer les débats. Je connais le blog de Monsieur Lambert, je m’y rends régulièrement comme sur d’autres blogs de sénateurs même si je ne m’y produis pas, je n’ai jamais voulu me disperser et je préfère conserver toute ma fidélité à Monsieur Raffarin et à son carnet.
A propos de l’indépendance de Monsieur Raffarin, vous dîtes que mon argumentation ne tient pas, c’est votre point de vue et vous ne serez pas étonné que je vous dise que la votre ne tient pas non plus. Vous revenez sur Monsieur de Villepin, je ne parlerais pas de sa fidélité envers Monsieur Chirac puisque nous partageons ce point de vue mais permettez moi de vous dire tout d’abord qu’il a récolté le fruit du travail de son prédécesseur qui lui fût beaucoup moins aisé relevant de cinq années d’immobilisme socialisme, ce n’est pas rien… Dois-je vous rappeler que le chômage avait commencé à rebaisser alors que Monsieur Raffarin était encore chef du Gouvernement. Vous parlez ensuite de ses initiatives, il a confondu vitesse et précipitation, son slogan : « aller plus vite, plus fort, plus haut » et il a ignoré totalement le dialogue social remis au goût du jour par Monsieur Raffarin : grave erreur !
Monsieur Fillon : je ne remets pas en cause ses efforts pour la réforme des retraites, mais à ce que je sache cela s’est fait sous la direction de Monsieur Raffarin auquel le n°2 du gouvernement se devait fidélité. Par contre vous dîtes qu’il a refusé de rentrer sans garantie au gouvernement de M. de Villepin : il a refusé ou il n’a pas été appelé ! d’où son rapprochement dès les premières heures avec Monsieur Sarkozy avec qui il est le co-auteur du programme présidentiel, c’est un peu normal qu’il le serve avec dévouement, sinon il y aurait incohérence, comme il y eut incohérence dans son discours de clôture de Royan auquel vous faites si bien référence, un exemple : Comment peut-il parler de solidarité quand la justice sociale n’est pas respectée dans notre Pays ? Cela ne vous suffit pas, je vous en cite une seconde : L’UMP écoute les français ! Vaste rigolade, il n’écoute même pas ses adhérents ou alors il faudra qu’il m’explique pourquoi le nombre d’adhérents du parti diminue presque de moitié en un an et ne mettez pas en cause le 1er Vice-Président, je vous en prie, c‘est sans doute le seul qui se démène au parti pour maintenir sa cohésion.
Je ne me trompe pas, nous avons vu le même discours de clôture à Royan où de nombreux parlementaires faisaient des « têtes d’enterrement », il a fallu qu’il « tape » sur le PS pour faire remonter l’applaudimètre. Vous voyez la critique est facile…
Monsieur Raffarin n’est pas votre choix et je le respecte. Mais il est le mien pour de multiples raisons dont celle-ci : il prône l‘unité et j’illustrerais cette conviction par ceci : les jeux personnels ne sont pas des jeux d‘avenir… Vous m’aurez compris.
Bien amicalement
Jacques
14 septembre 2008 à 6:43
Ce qui fait un homme politique c’est avant tout ses idées et comment il arrive à les partager.
Ce n’est pas être un pion d’appareil.
Le Sénat est généralement issu d’une classe de notable, de gens de gauche ou de droite qui participent à la vie publique des français depuis un certain nombre d’années.
Aujourd’hui la France se meurt du manque de créativité, pourtant elle est riche de son agriculture, de ses vins, de ses parfums, de sa mode du luxe, de son savoir faire, de son savoir faire, de son droit reconnu…
L’homme politique, le Sénat peuvent faire changer la morosité ambiante en promulguant les idées.
Il n’y a pas grande différence entre le privée et le publique aujourd’hui, il y a un monde qui cherche et qui a besoin des medias, des politiques, des partenaires sociaux, des particuliers? pour explorer des voies pour le devenir.
Exemple: le maintien du pouvoir d’achât (soutien de la croissance par un soutien à la demande intérieure) est un geste politique avant tout, qui n’est pas un geste frileux.
Le Sénat doit être un laboratoire d’idées, qu’il n’hésite pas à sortir du pré de temps à autres pour les faire connaître.
jany guiot
14 septembre 2008 à 7:28
Bonjour les Amis,
La nuit porte conseil.
A Messieurs Morel et Damien,
Bien que nos échanges soient courtois et respectueux comme l’a souligné Monsieur Morel dans différents billets, je pense que nous nous égarons du sujet parce vous avez mis un nom sur le futur Président du Sénat. Je vous ai suivi en raison de ma fidélité et de mon attachement à Monsieur Raffarin pour la simple et bonne raison que vous vous acharniez sur sa personne avec vos réflexions dubitatives sur le fait qu’il pouvait être ce Président, alors qu’il n’est pas encore candidat déclaré et qu’il ne délivrera sa contribution fondée sur 30 propositions « pour un sénat libre et moderne » que lundi prochain. Je me pose une question : adoptez vous la même procédure pour tous les candidats qui ne reçoivent pas votre approbation ?
Personnellement j’approuve son billet dont je partage les analyses, l’approuvez-vous également sans y rapporter un nom ?
Très amicalement
Jacques
14 septembre 2008 à 7:31
Au-delà du jeu des appareils politiques,
Au- delà de l’affrontement national ou local,
Il y a la fonction, celle d’être au service d’une nation.
Un président d’un pays ou d’une assemblée doit passer, lorsqu’il est élu , au stade supérieur, celui de la gestion, du management des valeurs, des idées, du quotidien, des comptes…
Qu’il soit de gauche ou de droite, les comptes sont les mêmes, les administrés aussi, l’important est dans la méthode.
Souvent Monsieur le Premier Ministre, Jean-Pierre Raffarin parle de décentralisation dans l’unité.
L’Etat se doit d’être un vrai manager, avec sa vision, son contrôle éclairé, tout en laissant aux différents responsables (nationaux ou locaux) de parfaire leur propre gestion.
C’est le triangle de l’architecture jacobine, plus l’on a décentralisé, plus l’on a responsabilisé, plus la gestion est facile, en admettant cette décentralisation dans l’unité du triangle qui permait le contrôle de l’ensemble.
Le contrôle existe déjà, c’est nos grands organismes d’Etat….
L’esprit “jacobin” n’a jamais été le centralisme, il est dans l’optimisation des moyens et des ressources, dans l’unité qui est tout simplement “l’esprit de team”.
Il est donc important qu’un grand responsable politique prenne conscience de sa charge, qu’elle soit au niveau de l’Etat, qu’elle soit au niveau d’une assemblée.
Un grand manager n’est pas sectaire, il est libre de l’influence des appareils, il sait écouter et laisse grandir la responsabilisation dans ses équipes.
Un grand manager est porté par l’effet du triangle qu’il a su mettre en place.
L’harmonie dans la diversité et la responsabilisation de chacun.
jany guiot
14 septembre 2008 à 20:28
Je croyais que c’était la gauche qui aimait les taxes…..Jean-Pierre on s’ennuie sans les raffarinades….s’il vous plait ne me fichez pas..je promets de ne pas recommencer….
15 septembre 2008 à 12:52
Jean-pierre
je viens de voir ce matin à la mairie de Montjoire ,alain Chatillon, il a répondu à toutes mes questions et mes interrogations,c’est positif sur toute la ligne,très positif.
c’est un entrepreneur dynamique comme le sénat en a besoin et la république aussi.
j’ai été heureux de voir qu’il était sur la même longueur d’onde que moi, nous avons la nostalgie d’un grand parti radical et ce n’est peut-être pas si dépassé que ça.
à bientôt et bonne route
Daniel Sintès
16 septembre 2008 à 6:22
Bonjour les Amis,
A Messieurs Morel et Damien,
48 heures se sont écoulées depuis la parution de mon billet « la nuit porte conseil », je ne vais pas dire que je suis déçu par l‘absence de vos réponses, je ne suis pas surpris et croyez bien que je ne vous en veux pas : vous êtes la parfaite représentation de nombreux de nos concitoyens qui, lorsque l’on leur soumet un projet pour recevoir leur point de vue, s’attaquent à la personne qui le propose et jamais au sujet proposé.
Je me devais quand même de vous apporter ma contribution en réponse à la question qui vous chagrine : Monsieur Raffarin a-t-il les capacités pour être l’un de ceux qui peut incarner au mieux le Président du Sénat ? Je le crois sincèrement compte tenu de ses qualités humaines et de son expérience acquise à Matignon qui devraient beaucoup l’aider.
Une chambre parlementaire se fait entendre certes par la voix de son Président mais surtout par l’expression de l’ensemble de ses membres en sa majorité, souvent suite à un vote. Quelle crédibilité aurait auprès de ses pairs un Président qui ne mettait pas en application son plan d’action ?
Monsieur Raffarin est un homme de parole, loyal et de caractère, il n’est pas entêté mais c’est un accrocheur qui va toujours au bout de tout ce qu‘il entreprend. Il l’a prouvé à maintes reprises lorsqu’il était à Matignon mais également depuis qu’il a retrouvé son poste de Sénateur. Je vous propose quelques éléments tangibles pour corroborer cette réponse. Nous pouvons toujours jeter le discrédit sur une personne mais il faut également savoir parfois admettre quelques réalités et je suis pour que nous vuvions dans un MONDE JUSTE.
En tant que Premier Ministre :
Il n’a sans doute pas réussi tout ce qu’il aurait voulu mais il faut dire qu’il ne fût pas très aidé par la conjoncture : succession de cinq années d’immobilisme socialiste plombé par la loi sur les « 35 heures », il n’a pas non plus bénéficié d’une croissance à 4 % comme son prédécesseur, envol des prix du pétrole, parité euro/dollar, etc… Quand il lui succéda, cette croissance était en chute libre qui l’amena dans le négatif et le chômage avait repris son ascension. Toutefois quand il quitta ses fonctions, il avait fait ou lancé quelques réformes et non des moindres, la croissance avait retrouvé une moyenne avoisinant peu ou prou les 2 % et le chômage amorçait enfin sa réduction.
Mais il sut rester ferme et juste pour le bien de notre Pays et de ses citoyens :
- tout d’abord, malgré des membres à forte personnalité, il sut maintenir une parfaite cohésion au sein des différents gouvernements qu’il dirigea pour mener à bien certaines réformes dont notre pays avait besoin, sachant répartir les tâches en tenant compte de la compétence de chacun afin d’utiliser au mieux le potentiel humain; Il sut se montrer courageux et un parfait chef d’équipe soutenant son personnel même quand celui-ci pouvait parfois « déraper » ;
- il n’a jamais cédé pour la journée de solidarité et le fameux « lundi de pentecôte » que grand nombre lui ont reproché et s ’est battu pour la bonne cause ;
- Il l’a fait tout autant pour le Traité sur la Constitution Européenne avec toute son ardeur d’européen convaincu alors que ses opposants le sommaient de le faire ;
- Suite à la réussite des mesures prises pour la sécurité routière, après l’avoir affirmé il sut enjoindre les Compagnies d’assurances de baisser les cotisations des assurances automobiles : dont acte, puisqu’à peine saisies elles baissèrent de 5 % ces cotisations.
- il remît à l’ordre du jour le dialogue social avec les syndicats souvent oublié par la gauche.
En tant que Sénateur et en opposition à l’Exécutif (Président et Gouvernement), se faisant taxer bien souvent de « rebelle » :
- Devant la Commission Balladur, il défendit bec et ongles la fonction de Premier Ministre que certains voulaient voir supprimer ;
- Face au rapport Attali qui avait pourtant reçu l’approbation du Président de la République dans son intégralité sauf trois propositions, il s’y éleva avec respect et courtoisie, contrairement à son adversaire, déclarant que seule la moitié des propositions étaient recevables ;
- Il déclara au sujet du Sénat dont il est l’un des plus hardis défenseurs : que celui qui voudrait s’attaquer à cette Institution le trouverait systématiquement sur son chemin ;
- il s’opposa à la politisation des élections municipales et cantonales que prônait le Président de la République ;
- Il s’éleva à de nombreuses reprises lors des présentations des lois sur les OGM et les tests ADN, de la LME ou encore dans le cadre de modernisation de nos Institutions.
- Il prît régulièrement position lors des incidents concernant la flamme olympique et les JO, démontrant qu’il pouvait également être un médiateur habile et diplomate lors des entretiens avec les dirigeants chinois à Pékin sur ce sujet.
Cette liste n’est sans doute pas exhaustive, mais je pense qu’elle est suffisante pour que vous puissiez admettre que Monsieur Raffarin peut être le futur Président qui redonnera ses lettres de noblesse au Sénat en le rendant moderne et indépendant. A ses pairs d’en décider !
Bien amicalement
Jacques
18 septembre 2008 à 0:57
A messieurs Morel et Damien,
On lit beaucoup de choses ici !
Des textes passionnants, polémiques, sans intérêt ou hors sujet. C’est la philosophie et l’âme de ce blog.
Il y a des “pros” et des “anti” Jean-Pierre Raffarin, des ni pour ni contre.
Mais je n’avais encore jamais trouvé des gens qui reprochent à un Premier Ministre la loyauté et sa fidélité envers son Président de la République !!!
Je pensais que le rôle d’un Premier Ministre était d’être fidèle comme… un chien (pour des questions personnelles et professionnelles, chez moi le terme chien n’a rien de péjoratif !!) envers celui qui l’a nommé. Hors période de cohabitation, bien entendu !
Monsieur Raffarin sera, je l’espère très sincèrement, le prochain Président du Sénat.
Et puis franchement, attaquer de façon si idiote Monsieur Jean-Pierre Raffarin, je vous croyais bien au-dessus de cela ! Il est vrai que de votre côté, vos “chefs” sont bien mieux : Madame Royal et son frigidaire en est la meilleure représentante et Monsieur Delanoé, qui malgré ses promesses maintes fois redites et répétées, sera bientôt un “intérimaire de Paris”, trop accaparé par le Secrétariat Général du PS !
Alors franchement, je préfère la prose de Jacques d’Hornes. Il est bien plus objectif et plus sérieux que vous ! Ses réactions à vos commentaires, notamment celle matinale du 16 septembre, méritent vraiment le détour. L’absence de réactions de votre part prouve que face à la richesse des arguments, vous n’avez plus rien à dire !
Je m’étonne d’ailleurs que personne ne félicite Jacques pour sa réponse et si vous me le permettez, je vous associe à l’hommage que je lui rends ici !
Très amicalement, Chers Amis du PS et commencez-donc à balayer devant la porte de la rue de Solférino.
Bon congrés de Reims : ville où jadis étaient sacrés les rois et où demain, vos kamarades choisiront un petit marquis ou une sombre duchesse pour vous représenter.
En attendant votre 4ème défaite lors des prochaines présidentielles.
Au rythme où vont les choses, je me dis d’ailleurs que mes chiens auraient plus de chance d’être élus à l’Elysée que vos idoles !
J’espère avoir tord…
Pierre ARCHAMBEAUD
NB : A Néo : je préfère ne pas répondre aux 2 lignes que vous avez laissées. Charité chrétienne ou pitié ? A vous de voir…