J’ai accordé un entretien au Figaro dans lequel je reviens sur les enjeux du prochain renouvellement sénatorial et sur mon projet pour l’avenir de l’institution.
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LE FIGARO. Craignez-vous que la défaite de la majorité aux municipales se répercute sur les sénatoriales dimanche ?
Jean-Pierre RAFFARIN. Pour être allé dans la plupart des départements soutenir nos candidats et défendre l’idée d’un Sénat libre et moderne, je pense que ces élections seront satisfaisantes pour la majorité présidentielle. Notre recul dans les grandes villes lors des municipales a masqué nos avancées dans les petites villes et en milieu rural. Nos résultats y ont été bien meilleurs qu’on ne le dit, ce qui rend accessible l’objectif de stabilité que s’est fixé la majorité.
C’est bon pour votre candidature à la présidence du Sénat ?
Ce qui est bon pour le Sénat tout court, c’est l’arrivée d’une nouvelle génération de sénateurs. Prenez les victoires municipales de Philippe Paul à Douarnenez ou, encore, d’Agnès Le Brun à Morlaix, par exemple. Ils sont tous les deux candidats dimanche et ils ont de bonnes chances de l’emporter, ce qui prouve que l’UMP a su se renouveler. Ce renouvellement sert la modernisation du Sénat. Et ce qui sert la modernisation du Sénat ne dessert pas mon projet.
Quels sont vos atouts par rapport à vos rivaux ?
L’originalité de l’offre politique que je propose dans ma contribution. J’ai une vision gaulliste de la pratique des institutions et de la politique étrangère, une vision libérale du développement des entreprises et une vision humaniste du dialogue social. Mon projet est rassembleur et mon expérience me démarque également.
Vous n’êtes pas issu du RPR. Est-ce un obstacle ?
Les réseaux d’amitié et de convivialité existent, mais ne garantissent pas des votes automatiques. J’ai le soutien actif de nombreux sénateurs de toutes origines. Ils me connaissent, ils ont pu mesurer quand j’étais chef de la majorité ma capacité à respecter les équilibres et à travailler loyalement avec toutes les composantes de la famille UMP. C’est sur ce respect de chacun que je fonderai ma proposition d’une gouvernance collégiale équilibrée pour le Sénat.
Votre déjeuner avec Jacques Chirac et une dizaine de sénateurs, mardi, visait-il à obtenir son onction ?
J’ai toujours assumé mes choix dans la loyauté, et je n’ai jamais remis en cause mon devoir de fidélité. Je garde pour Jacques Chirac des sentiments de profonde affection, mais je n’ai pas l’intention de le mêler au débat sénatorial.
Pour gagner, faut-il être le candidat favori de Nicolas Sarkozy ?
Mes amitiés ne sont pas clandestines. J’ai avec le chef de l’État des relations de confiance et de grande liberté. Pour le reste, le seul statut de favori qui compte, c’est celui de favori des sénateurs.
En quoi vos propositions se distinguent-elles de celles de vos rivaux ?
Ce qui distingue mon projet, c’est l’ensemble des choix qui y sont présentés pour résoudre la crise de légitimité du Sénat. Je préconise que son mode de scrutin permette une meilleure représentation de tous les territoires de France. Je souhaite, aussi, que notre assemblée s’ouvre davantage aux problèmes de société et qu’elle prenne mieux en compte les questions internationales. Le Sénat n’a pas vocation à être un club, mais une institution moderne. Il est indépendant de l’élection présidentielle : il doit donc être complémentaire de la fonction présidentielle. Dans les turbulences à venir d’une Europe bousculée par les ruptures aux États-Unis et l’explosion asiatique, le Sénat peut être le lieu d’une vision à la fois prospective et de sang-froid.
18 septembre 2008 à 22:09
De tout coeur avec Mr RAFFARIN, en espérant réellement qu’il devienne le Président de la L’institution Sénatoriale, pour le projet politique qu’il représente, et pour le carrisme et l’expérience de terrain qu’il peut apporter à la France.
18 septembre 2008 à 22:19
Monsieur le premier ministre, bonsoir.
Je vous félicite pour vos devoirs de fidélité et encore plus que vos dires sont des nouveautés, de lesquelles les autres devront souligner à leurs avenirs. Il ne faut pas cacher jamais les sentiments profonds pour les prédécesseurs, quelque soit leur positions administratifs ultérieurement. Par ailleurs le hypocrisie habille avec les gains de la politesse sont les plus pire ennemies de civilisation, de la république et de l’éducation de sa jeunesse.
Bonne chance à vos actions aux services de la France, aux services de l’avenir nos enfants.
18 septembre 2008 à 23:09
candiidature légitime?
candidature hautement crédible?
candidature « prete à oser » ?
candidature de la compétence ?
candidature naturelle et sans ombre ?
candidature de conviction sans orgueil ?
candidature d’ambition pour un senat du 21 éme siècle ?
candidature sans arrogance, sans suffisance ,sans condescendance ?
candidature de confiance ?
candidature pour une vrai gouvernance de l’action et surtout de la vérité ?
10 questions… 10 réponse » oui »
Pas d’hésitation…vivement demain pour passer aux actes avec des voeux de succès à la hauteur du challenge et des taches à accomplir…vite !!!!!!
19 septembre 2008 à 6:48
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Cet entretien fait ressortir toute votre sagesse, votre humilité et vos qualités humaines et personnelles, mais également confiance et sérénité. Il nous donne l’envie de vous porter encore plus.
Cet article démontre bien toute votre volonté affichée pour assurer l’avenir du Sénat et par là même de sauvegarder le bicamérisme garant de cet équilibre dont notre Pays à besoin : devant l’élan et la cadence imposés par notre Président et son Gouvernement et, face aux turbulences de l’Assemblée Nationale, la sagesse de la Chambre Haute.
J’apprécie beaucoup cet article imprégné de vos qualités de grand humaniste. J’y ai relevé de nombreuses expressions ou réflexions qui font que l’on aime un homme ou un projet, je devrais dire l’homme et son projet :
Une vision humaniste du dialogue social – projet rassembleur – réseaux d’amitié et de convivialité – capacités à respecter les équilibres – travailler loyalement – respect de chacun – gouvernance collégiale équilibrée – mes choix dans la loyauté – devoir de fidélité – sentiments de profonde affection – amitiés non clandestines – assemblée qui s’ouvre davantage aux problèmes de la société. En réalité : Beaucoup de choses en peu de mots !
OUI, il faut moderniser le Sénat mais au travers de tous vos écrits et de toutes vos interventions ressort cette idée de maintien de cette grande Institution à la dimension humaine. Je pense que c’est votre force, la force du Sénat que vous aimez, que j’aime, que nous aimons, cette chambre des communes, représentante des territoires et de ses habitants.
Très sincèrement
Jacques
19 septembre 2008 à 9:04
Monsieur Raffarin,
Le Sénat est devenu un centre de désinformatiion. Les Lois sont faites très souvent par rapport à des informations qui sont fausses. Le Sénat devriait avoir la sagesse de faire des études approfondies.
Mais non content de ne pas faire ce travail, le Sénat participe à la désinformation. Un exemple la Franca a besoin d’avoir une politique d’immigration.Soit, mMais en raisonnant suir la réalité des faits, si les Lois sont faites pour remédier à des situations qui n’existent pas et que par ailleurs ‘on fixe des objectifs chiffrés à la Police, la Police commet des excès pour arriver à atteindre ces objectifs. Prenez les rapports ai Sénat de Mr Buffet et Lecerf et prenez les chiffres de l’INSEE. L’INSEE dit qu’il y a seulement 15% de mariages mixtes chaque année en FRANCE. Mais cela devient 1 mariage sur 3 dans les rapports du SENAT (Lecerf, Buffet) largement diffusés.
Vous n’avez apporté aucune sagesse, Monsieur Raffarin. Le Sénat participe à ces excès de violences morales, physiques et dans tous les domaines. Vous ne participez pas au contrôle des ‘information sur l lesquelles vous devez vous appuyer pour voter les Lois. Vous faires en sorte que les Lois deviennent des pospectus électoraux.
Vous n’avez pas participé avec vos collègues, de droite ou de gauche, à la revalorisation du Sénat.
Vous n’avez pas la dimension d’un sénateur et donc pas d’un Président du Sénat
19 septembre 2008 à 11:38
» Avant les élections, les murs vous parlent, après les élections, vous parlez à des murs » . On est habitué aux beaux discours de ce genre, aux déconvenues qui suivent aussi. Il reste à prendre date. Si M. RAFFARIN est élu, ou même M. LARCHER, je prends les paris que rien de sérieux ne changera au Sénat. Ni l’un ni l’autre n’incarne le profil du changement. La priorité sera au rassemblement, au vote utile et solidaire. Bref : aux godillots. Le président du sénat sera comme avant: un garde-chiourme.
19 septembre 2008 à 12:16
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Dans votre contribution « Pour un Sénat libre et moderne », la page 4 résume en grande partie ce qui me semble l’ossature même du rôle du Sénat. La dialectique entre l’exécutif et le législatif, l’équilibbre entre la liberté politique et la loyauté institutionnelle. En reprenant la définition du mot dialectique et la définition du philosophe Hegel: progression de la pensée qui reconnaît l’inséparabilité des contradictoires puis découvre un principe d’union. J’étais rassuré quant au dialogue entre l’exécutif et le législatif. Dans la page 9 l’affirmation « il reviendra au Sénat de porter un jugement global sur l’équilibre de la réforme au regard de l’intérêt général , de la « sécurité juridique » et que la « loi soit claire et stable » devrait être promue à sa juste valeur.
Votre volonté de permettre un approfondissement des travaux des sénateurs, d’être en phase avec l’évolution internationale, de travailler à des propositions d’initiative stratégique, d’associer les académies et fondations aux travaux de perspective ne peut que déboucher sur des actions qui feront évoluer positivement notre société.
Votre sitation de Victor Hugo « Sénateurs, montrez que vous êtes nécessaires » s’applique entièrement à votre projet.
Tous mes voeux de réussite,
Bien à vous,
Daniel
19 septembre 2008 à 18:46
Monsieur le Sénateur,
Permettez que je limite mon apostrophe à ce titre dans l’action que vous menez ici.
Je tiens à vous apporter le soutien d’un modeste responsable d’entreprise et enseignant universitaire vacataire pour avoir suivi votre carrière et surtout vos actions depuis son origine, il y a maintenant nombre d’années.
Je sais que vous saurez, si les sénateurs sont clairvoyants et je le souhaite très sincèrement pour notre pays qui a besoin d’une évolution profonde, volontaire, concertée et intelligente, donner au Sénat une nouvelle dimension en allant plutôt à l’essentiel qu’à l’accessoire.
Dans les cours de stratégie commerciale et d’entreprise que je professe, j’ai toujours plaisir à rappeler votre engagement pour un développement économique solide mais respectueux de tous, en particulier par votre action législative devant la montée anarchique des grandes surfaces dans un passé encore récent et qui met en évidence la qualité de votre réflexion.
Confiant dans votre réussite, je vous prie de croire, Monsieur le Sénateur, en toute ma considération et espère disposer dans les années à venir de nouveaux éléments exemplaires pour agrémenter mes cours.
PR
19 septembre 2008 à 18:48
Modérez sagement !
19 septembre 2008 à 22:33
Monsieur le Premier Ministre,
Très cher Jean-Pierre,
Très chers tous,
Le Sénat doit avoir un statut spécial, en dehors des calculs politiques, et s’il doit y en avoir, ce doit être le moins possible. Le Sénat doit être dans le vrai, le concret, dans l’imagination du futur plus lointain qu’immédiat.
Le paysage politique peut être modifié et les orientations de gouvernance d’un quinquennat différents selon les projets économiques et sociaux. L’application qui en résulte revient au gouvernement en place.
Garant de la stabilité et du fonctionnement des institutions, soucieux de la constitutionnalité des actions, le Sénat doit renvoyer une image du paysage social et économique fidèle à celle de la nation afin que les diverses sensibilités y soit représentées.
Il ne doit pas s’opposer au gouvernement en place, mais il doit l’accompagner selon les orientations que les citoyens ont déterminées à l’occasion d’une échéance présidentielle, en veillant à ce que chaque sensibilité puisse s’exprimer dans le respect d’une opinion nationale majoritaire.
Le Sénat doit être le lieu de la réflexion afin que le futur lointain ne soit pas un évènement qui prenne en défaut la capacité d’action au moment ou ce futur bascule dans le présent.
Le Sénat doit rassembler des personnes élues locales, ou autres, capables de débattre et d’imaginer l’avenir dans le respect des institutions, des idées, des personnes et des groupes constitués.
J’espère avoir l’occasion de vous féliciter dans un avenir, celui-ci, proche.
Claude Simonnet.
21 septembre 2008 à 10:45
Cher Monsieur Raffarin,
J’espère de tout coeur que vous pourrez porter nos idées et le petit plus de sympathique convivialité à ce poste si important.
Cordiales salutations.
26 septembre 2008 à 21:43
Mr. le Premier Ministre, cher ami,
On ne console pas les grands hommes car c’est la sérénité dans l’echec qui confirme leur grandeur…
Vos collègues ont tranché et mon avis de simple citoyen est probablement de peu d’interet. Néanmois, j’observe que l’homme d’état, le chef expérimenté et volontaire a du faire craindre le mouvement, le changement , la nouveauté…
L’homme choisi n’est certainement pas indigne de la future fonction et il a obtenu la majorité de confiance requise. Il est donc inutile de s’étonner, inutile de larmoyer mais je crois maintenant comprendre que l’envergure d’un homme d’état ambitieux, expérimenté et novateur – voir trop lumineux dans ses choix – peut faire de l’ombre au plus grand nombre …Voila selon moi l’erreur :
« trop lumineux , trop transparent , trop entreprenant voir trop préparé et trop déterminé… »
On entend maintenant beaucoup de conseils et d’analyse à posteriori mais assez peu de constat de simple bon sens à méditer : la prudence calculée de trop de vos collègues a pris le pas sur la confiance en l’homme d’une nouvelle gouvernance…!
Je ne doute pas des voeux de succès que chacun d’entre nous , à son échelle , forme evidemment pour le succès d’un Sénat ACTIF, DYNAMIQUE, TOUJOURS SAGE ? MAIS PLUS ENTHOUSIASMANT GRACE A VOUS.
En tout cas la confiance en vous est intacte en ce qui me concerne et, en toute cordialité je vous exprime ma fidèle considération et mes respects.
Gérald Bosio – ESCP – La Baule