Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

9 commentaires

  1. seb dit :

    Changer l’image du Sénat…J’y suis aussi favorable : inversons la tendance ! Pour cela, êtes vous prêt, Monsieur Raffarin à :

    1. Limiter à deux mandats successifs la présidence du Sénat ?

    Tout président du Sénat ne devrait pas faire plus de deux mandats de trois ans. Sur le même principe que pour le Président de la République, celui ci devrait être limité à deux mandats successifs. Le 1er Octobre 2008, Christian Poncelet aura 80 ans. On l’oublie souvent, mais le Président du Sénat, au contraire du Président de l’Assemblée Nationale, est le deuxième personnage de l’Etat, au sens où il doit pouvoir remplacer le Président de la République, non seulement en cas de décès de ce dernier, mais aussi en cas de vacances du pouvoir (si le Président de la République est capturé par les FARC par ex, si le Président et le Premier Ministre sont à l’étranger, etc.) Imagine t on sincèrement que Christian Poncelet pourrait remplacer Nicolas Sarkozy ?

    2. Inscrire la mobilité au Sénat ?

    Le Président du Sénat devrait engager un nécessaire redéploiement de son personnel – 1200 et quelques fonctionnaires – vers l’extérieur. La quasi totalité de ces personnes ne connaît en effet pas d’autre employeur que le Sénat…Ce qui fait que l’Institution est repliée sur elle même. Les cinq collaborateurs principaux de Christian Poncelet travaillent ainsi depuis 20 ans au Sénat, pour des salaires minimum de 15000 euros brut par mois. Il serait souhaitable que des salariés de la fonction publique ou du privé puissent accomplir une partie de leur carrière au Sénat. De même, des stagiaires, venues notamment de pays francophones, pourraient faire des stages à la questure, à la présidence, et dans les groupes politiques. Une telle politique apporterait une bouffée d’air frais au Sénat, et permettrait ainsi, par de nouvelles têtes, de casser « l’aristocratie » sénatoriale : les « fils de » prenant les charges de leurs parents, et gardant jalousement pour leur progéniture les places à venir. Où est la méritocratie dans tout cela ?

    3. Rendre démocratique le scrutin du Sénat lors des élections des sénateurs dits de « l’étranger » :

    L’élection des 12 sénateurs représentants deux millions deux cents mille Français vivant à l’étranger est tout le contraire d’un scrutin démocratique. Qu’on en juge. Ces 12 sénateurs sont élus par une Assemblée des Français vivant à l’étranger (AFE) conseil de 180 membres. Le problème, c’est que ce conseil est constitué de manière complètement discrétionnaire. Il comprend le Ministre des Affaires Etrangères, les 12 sénateurs et 12 personnalités « qualifiées » désignés par le Ministre des Affaires Etrangères et 155 conseillers. Ces derniers sont élus par un collège électoral théorique de 700 000 résidents Français de l’étranger. Or une très faible partie de ces électeurs votent. Conséquence ? Tout le monde peut se faire élire ! Ex concret : vous vivez aux USA. Vous créez une association représentant les Français aux USA. Vous êtes nommé Président de cette association par les deux membres de celle ci : votre femme, qui en est la secrétaire générale, et par votre fils, qui en est le trésorier. Il ne reste plus qu’à faire de grands sourires à l’ambassadeur de France aux USA et éventuellement au consul. Et voilà ! Le tour est joué ! Vous êtes élu membre de l’AFE. Le pire qui peut désormais vous arriver…C’est d’être élu sénateur ! Comme tout le monde connait la règle du jeu, il n’est pas surprenant de retrouver, invariablement, le même tableau à chaque scrutin : neuf UMP, deux PS, et un MRC. Et pourquoi 12 membres au fait ? Parce qu’en arrivant au pouvoir, Mitterrand s’aperçut que sur les six membres existants alors, pour « représenter les Français de l’étranger » les six étaient occupés par les sénateurs RPR…Assurés, en raison du scrutin peu démocratique, d’être systématiquement réélus! Comme la « droite » a plus souvent eu le pouvoir que la « gauche »…Le Ministre des Affaires Etrangères, et donc l’ambassadeur, est toujours de son coté…Ce qui explique qu’on ait toujours plus de sénateurs de « droite » que de « gauche » parmi les élus des « Français de l’étranger ». Et comme le Sénat dispose d’un scrutin tout aussi démocratique, pour les « Français en France », mais que Mitterrand n’a pas eu le temps de tripatouiller à sa sauce ce dernier, lorsque la « gauche » perd, elle perd tout…Alors que lorsque la « droite » perd, elle perd tout…Sauf le Sénat…Qui en raison de son scrutin, permet à ses membres, de se faire réélire assez facilement. Et voilà pourquoi le Sénat ne subit jamais d’alternance, au contraire de l’Assemblée.

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonsoir Monsieur le Premier Ministre,

    Joli hommage rendu par ces deux jeunes sénateurs, dont un qui n‘est pas connu pour pratiquer la « langue de bois » qui ont fait une excellente analyse sur l’avenir du Sénat. Ils prennent les devants en vous apportant leur soutien de façon très chevaleresque face à leurs pairs, il vous sera très difficile de reculer…
    Ce qui me plaît dans cette démarche, c’est que l’on ne pourra plus dire que c’est toujours la même filière qui vous apporte son soutien. Ces jeunes Sénateurs sont le renouveau du Sénat, c’est en vous appuyant sur cette nouvelle génération que vous pourrez moderniser le Sénat sans délaisser pour autant les plus « anciens » qui vous apporteront toutes leurs connaissances et leur savoir-faire.
    Tous ensemble, vous ferez du très bon travail, et ces deux sénateurs disent beaucoup de vérité quand ils affirment que «  Le Sénat a besoin d’un Président avec du caractère et de l’expérience, capable de rapprocher notre assemblée des Français. Dans ces conditions, nous sommes convaincus que Jean-Pierre Raffarin, par son expérience, sa notoriété nationale, européenne et internationale et son projet « pour un Sénat libre et moderne » est le plus à même de relever ce défi. »

    A vous de conclure !

    Très sincèrement avec vous.

    Jacques

  3. seb dit :

    Pour changer cette image, êtes vous également prêt à :

    4. Valoriser le Sénat ?

    Les présidents des commissions permanentes du Sénat ne sont pas connus du grand public – ainsi tout un chacun sait que Monsieur Migaud est président de la commission des finances à l’Assemblée, mais tout le monde ignore qui est celui de la commission des finances du Sénat – alors même que le Sénat travaille très sérieusement sur des sujets qui intéressants. Il suffirait pourtant que chacun de ces présidents défendent son point de vue plus « ouvertement » auprès des citoyens, pour qu’on puisse s’y intéresser. La révision constitutionnelle récente a mis en lumière l’importance du Sénat pourtant. Il a suffi pour cela qu’un certain Alain Lambert fasse part de son point de vue et interroge ses collègues par le biais de la vidéo, qu’une certaine commission des lois fasse entendre ses vues, et qu’on voit la présidence de la République craindre un « non » du Sénat…Pour que l’action du Sénat soit mise en valeur.

    5. A mettre fin à la réserve parlementaire ?

    A quand sa suppression ? Cette réserve parlementaire, bien que légale, n’a qu’un seul effet : affaiblir le Parlement. Certes, il est bien beau de vouloir entretenir sa clientèle électorale en finançant des projets sympathiques, des plus sérieux aux plus excentriques, mais sincèrement, comment contrôler, dès lors, un Gouvernement, des Ministres, à qui, par ailleurs, on a des petits services à demander? Les sénateurs – autant que les députés – succombant à l’appel de la « réserve parlementaire » se sont condamnés à n’être qu’une Chambre d’enregistrement, à être impuissants. Si, à l’occasion, un parlementaire demandait à un Ministre de lui rendre service, cela ne serait pas forcément une mauvaise chose, le problème c’est que cette pratique se soit, au fil du temps, institutionnalisée, et en vienne à coûter chaque année 400 millions d’euros.

    En effet, la discussion qui a pour objet de mettre sur pied le budget de la France se clôt toujours par de surprenantes tractations. Les Ministres vont trouver les parlementaires et leurs disent en gros : « si vous avez besoin de quelque chose pour votre circonscription, nous pouvons vous aider ». Comme les élus ont évidemment de « bonnes œuvres », ils ne savent pas résister. Et c’est ainsi qu’au budget bancal trouvé jusqu’à là, se rajoute les multiples crédits – petits mais nombreux : les petites rivières font de grands ruisseaux ! – correspondant aux « besoins » des élus pour financer ces charmants actes de clientèlisme. Cette « aide » aux élus…Qu’on appelle de façon toute aussi charmante « la réserve parlementaire ».

    Comme on peut s’en douter, les Ministres – qui agissent de leur propre chef ou sur ordre du Premier Ministre ou du Président de la République – ne sont pas le moins du monde des philanthropes. Ils attendent un retour de cette « aide ». S’ils prennent en charge la rénovation d’un clocher, la modernisation d’une bâtisse, ou par le plus grand des hasards s’intéressent à certaines routes de notre belle France – jadis laissées aux calendes grecques, mais opportunément prioritaires au moment de la discussion du budget ! – ils en attendent évidemment un profit, soit immédiat, soit plus lointain.

    Comme cette « réserve parlementaire » est par ailleurs accessible tant aux parlementaires dits de la majorité qu’à ceux dits de l’opposition, ces petits arrangements médiocres condamnent la majorité au silence, et fait de l’opposition sa complice, car tout un chacun est évidemment d’accord pour se partager le gâteau…Et tant pis si la dette publique s’allonge, si le contribuable paye toujours plus.

    Les parlementaires voient le mur…Mais ils profitent trop de cette manne bienvenue, qui leur sert à préparer leur réélection. Ils vouent dès lors l’Institution à l’impuissance et font du Parlement une simple chambre d’enregistrement, alors même que la Constitution leur offre d’indéniables moyens, des pouvoirs forts, et un soutien populaire, du seul fait de leur élection.

    Résultat? Il n’y a pas de contrôle du Gouvernement, parce que les élus s’autocensurent, non seulement en se repliant sur leurs mandats locaux, mais plus encore en se laissant corrompre par cette manne d’argent public, mise exclusivement au service de leurs réélections.

    Il n’y a pas de hasard. Le grand ordonnateur de la « réserve parlementaire » est aussi celui qui tient le cordon de la bourse, à savoir le président de la commission des finances ! Comment le Parlement, drogué aux petits services entre amis, complice consentant du Gouvernement, pourrait il reprendre un pouvoir qu’il délaisse par habitude, fatalisme, ou tout simplement par appât du gain?

    6. Lutter contre l’absentéisme ?

    Le Sénat ne peut pas continuer à afficher l’image attristante de super privilégiés de la République, assistant aux séances autant que les Princes de Sang jadis, au Conseil de sa Majesté…Tout en exigeant d’être payés pour une activité à laquelle ils ne participent pas. Il est nécessaire, une fois pour toute, que le Président du Sénat respecte le Règlement (Article 15 alinéa 3), et par là même la Constitution.

    Enfin tout de même ! On débat au Parlement des sujets les plus importants pour la vie de la Nation, et les sénateurs et députés (même combat en la circonstance…Même si le Sénat fait globalement pire) mandatés par les électeurs et rétribués à cette fin…S’en dispensent ! Neuf fois sur dix, on assiste à un « débat » qui compte deux pelés et un tondu ! Ajoutons que les « présents » n’ont pas tellement l’air de s’inquiéter du débat en cours, encore moins y participent ! Au Sénat comme à l’Assemblée on lit son courrier, on avance de l’argent à un « ami », on blague avec les voisins, on s’invite en faisant circuler des papiers dans l’Hémicycle, on somnole quand ce n’est pas une sieste, et cela quelque soit le sujet abordé…Et dans la plus grande indifférence, le Président du Sénat comme de l’Assemblée n’imposant aucune règle de « respect » du temps de parole de chacun, se réjouissant même presque d’observer ses chers « petits » se passer leurs photos de vacances ! Alors qu’on discute de sujets dérisoires comme le Code du Travail, le pouvoir d’achat des Français, sinon parfaitement accessoires comme la discussion du Budget, ou le trou de Sécurité Sociale.

    Il y a l’argument du travail en commission. Certes. Mais comment pourrait on présumer d’une présence plus forte, d’ailleurs démentie tant par les faits que par les témoignages des élus eux mêmes ? Et comment croire à un plus grand respect, d’un comportement plus « louable » dans les rapports entre les parlementaires entre eux, et plus encore vis à vis du Gouvernement? Est on au Cirque? Et que dire de ces scènes effarantes où parlementaires comme Ministres ne s’écoutent pas : combien de fois a t on vu des sénateurs et députés poser une question au Ministre…Et pendant qu’il répond…Finir le morpion commencé avec leur plus proche voisin? Combien de Ministres, pareillement, discutant avec apparemment des fonctionnaires (ceux qui sont derrière les sièges réservés aux Ministres) alors que les parlementaires s’adressent à eux ou font état de leurs observations sur une loi ou une mesure envisagée par le Gouvernement? Sans parler de ceux qui mâchent de la gomme pendant les séances ou mangent pendant celles ci !

    Si l’on en croit un des sénateurs de la Haute Assemblée : « un gros tiers ne travaille jamais, un autre tiers travaille irrégulièrement, un dernier tiers travaille beaucoup ». Quand supprime t on le premier tiers…Au moins?

    Peut on exiger dans les écoles de toute la France que les enfants se plient au Règlement intérieur…Alors que les élus montrent le mauvais ex, et notamment le Président de la Chambre, qui fait preuve de laxisme sur la question? Quand on fait partie d’un club, la Maison affiche le nom de ceux qui ont contrevenu à ses règles, ou qui n’ont pas réglé leurs cotisations. Les sanctions doivent être systématiques. Et le cumul des mandats ne pas être considéré comme une « absence justifiée ». Si un élu est en commission, dans l’Hémicycle ou encore effectue une mission pour le Sénat ou l’Assemblée, il est naturel de considérer son absence comme justifiée, puisqu’elle est liée à sa mission de parlementaires. En revanche, ceux qui cumulent, ne peuvent justifier leurs absences par ce dernier. Pourquoi ce privilège? Si le Règlement concerne toute la Chambre, comment se fait il que les élus cumulards soient favorisés par rapport à leurs collègues qui ne le sont pas ? Que les élus qu’ils soient présents ou non soient tous traités à la même enseigne?

    Le Sénat est pourtant une belle Maison, un club même, dit on. A ce titre, ne peut on réclamer une obligation de présence, et des justifications réelles en cas d’absence? Sinon, chaque mois, un tableau de présences indiquant, comme pour une classe, ceux qui ont fait l’effort de venir et ceux qui n’ont pas pris la peine de faire cet effort?

    Les sénateurs reçoivent d’abord une indemnité fort confortable pour leur travail. A cela se rajoute le bureau, la secrétaire, le métro, le train, l’avion, et l’avion gratuits en France, les taxis remboursés comme les frais dentaires, une voiture du pool Sénat à la disposition de tout un chacun. Comptons encore les trois buvettes du Sénat, à des prix imbattables, la Poste gratuite, et les multiples commodités du lieu : kiosques à journaux, restaurants dont les prix sont imbattables, batteries de toilettes équipées pour handicapés, agence de voyage, lingerie, salle de sport, infirmerie, labo-photo, atelier d’ébénisterie. Toute chose, bien sur, qui participe activement au travail parlementaire, et sont d’une nécessité absolue !

    Soyons d’accord pour conserver, en partie (trois buvettes sont elles absolument nécessaires? Ne pourrait on les réduire à…Une? N’y a t il pas suffisamment de coiffeurs à Paris? Et mange t on si mal en dehors du Sénat pour devoir s’écarter ainsi de nos restaurants? A moins que ce besoin de créer une « ville » à l’intérieur du Sénat ne soit que l’expression du mépris des élus à l’égard du Peuple? Une façon de se protéger de la « populace » comme l’ambitionnait Louis XIV en construisant Versailles)…Dès lors que les sénateurs prennent l’engagement de faire preuve de plus d’assiduité aux travaux de la Haute Assemblée. Et quand on parle de présence, on entend par là même travail…Et non siestes, jeux divers et variés, ou lecture de Paris Match, lors des « questions au Gouvernement » ou tout autre séance du Sénat.

    Si ceux qui ont des emplois enviables, durables même, et qui bénéficient d’une générosité de la République, ne s’acquittent, même pas partiellement, de leur tâche d’élu…Comment peut on croire que cela n’a pas d’incidence sur les Français, qui n’ont de miroir du Parlement que par les séances dans les Hémicycles ou bien, plus rarement, dans les commissions? Comment considérer des élus, qui à 66% désertent une « belle Maison » agréable, et cossue? Des élus qui par leur manque d’exemplarité décrédibilisent toute l’Institution, et désespèrent des Français, qui a raison, ne voient pas pourquoi ils payeraient « l’Etat » pour si peu de résultats. A défaut d’agir sur les impôts, on tire donc sur le système – d’autant plus facilement que les lois sont innombrables, complexes, et se contredisent – et on se coule aussi dans les tactiques usitées par le Sénat lui même : pourquoi ne pas se faire payer directement en liquide, pour échapper à l’IR plutôt qu’être la vache à lait d’élus non seulement irresponsables, dépensiers, mais en plus méprisants et corrompus ?

    On parle du travail au noir. Mais le Sénat faisait il mieux, avant l’arrivée de Monsieur Poncelet, en la matière, lorsqu’il rétribuait, en liquide (pour ne pas payer d’impot) l’indemnité parlementaire?

    7. A encadrer le « tourisme parlementaire »?

    Le réduire serait vraiment très bien, car la plupart du temps il ne sert à rien, et pire encore, peut exposer les élus tant aux maladies qu’aux tentations affairistes. Le budget du Sénat, s’il était réduit, apporterait de substantielles économies.

    En effet, de la même manière que les députés, les sénateurs peuvent participer à des « groupes d’amitié » entre pays. 78 groupes d’amitié ont en effet l’ambition louable de favoriser les relations entre la France et la plupart des pays du monde. Pour 19 euros, par pays, les parlementaires peuvent donc entrer dans ces groupes, qui bien sur financent des voyages dans le pays concerné…Tout frais payé bien sur, par le généreux contribuable Français ! Si ces voyages ont des étapes obligatoires (réceptions officielles, rencontre de personnalités, discussions avec les parlementaires du pays visité, etc.) beaucoup de temps libre est laissé aux sénateurs, qui peuvent ainsi faire du tourisme à l’œil, car bien sur, hôtel et repas sont eux aussi financés par les Français. Sans disposer de compte rendus d’activités, il est dès lors difficile de déceler si les motivations du sénateur comme du député, sont vraiment liés à leur charge ou à l’objectif louable affiché, plutôt qu’à l’attrait pour l’élu de faire pendant son mandat le tour du monde (les parlementaires peuvent s’inscrire à autant de groupes qu’ils le souhaitent), avec famille comprise bien sur, aux frais de la princesse. Certains élus font ainsi partie de 70 groupes d’amitié ! Et pendant que la France s’encombre dans sa dette mirifique, les membres de la commission spéciale chargée d’apurer les comptes du Sénat, elle, prend des vacances dans des contrées ensoleillées !

    Il est compréhensible, c’est même une bonne chose, que les élus s’associant par affinités de goûts, de valeurs, plutôt que par partis, aillent se détendre, au frais du contribuable, une fois tous les deux ans disons, ou la première année du mandat, pour créer des liens entre les membres du Sénat. Les entreprises le font bien. Et les associations, elles aussi, s’y mettent. En revanche, il n’est pas normal que ces voyages, à l’œil pour le sénateur, dépassent un certain ratio. Il est par ex évident que le sénateur qui se déplace en Allemagne coûtera moins cher à la France, et la servira bien en resserrant les liens avec ses homologues Allemands…Car cela peut amener les dirigeants de nos deux pays à dynamiser « l’axe Paris Berlin ». En revanche, le sénateur qui se rend à Cuba, nous coûte non seulement cher, mais en plus, il est plus probable qu’il se rende plus dans ce pays pour y acheter ses cigares réputés, que pour taper la bise à Fidel Castro.

    Que les parlementaires aiment prendre le large, et profitent des opportunités que leur fourni la princesse France, c’est humain. Toutefois, on apprécierait grandement que chaque parlementaire se voit allouer, dans chaque groupe d’amitié, d’un ratio à ne pas dépasser (somme d’argent ou nombre de voyages) ou sinon que les parlementaires financent eux mêmes leur groupe d’amitié, en cotisant pour ce dernier.

  4. jany guiot dit :

    Messieurs les Sénateurs,

    Il est vrai que prendre la charge de la présidence du Sénat demande une certaine dimension politique.
    Messieurs Philippe Marini et Gérard Larcher la possèdent.

    Mais aujourd’hui la charge demande de connaître la scène internationale.
    Monsieur Jean-Pierre Raffarin a pu démontrer ces dernières années sa grande capacité à représenter notre pays.

    Il montre aussi son désir de donner une dimension plus humaniste dans le suivi des travaux, en accordant plus de place dans la réflexion aux élus de l’opposition.

    Je pense que sa présidence devrait apporter beaucoup à la qualité des débats.

    Veuillez agréer Messieurs les Sénateurs, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot

  5. Brendan dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    Ma question va certainement vous sembler très simple ; imaginons-nous que demain nous puissions élire le Président du Sénat, pour quelles raisons devrions-nous voter pour vous plutôt que pour Monsieur Larcher ou Monsieur Marini ?
    J’espère sincèrement que vous prendrez le temps de répondre à cette question simple pour nous éclairer !

    Cordialement,

    Brendan Natral

  6. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Seb,

    Et bien, dîtes donc, je ne sais pas où vous puisez toutes vos informations, mais je pense que vous seriez bien mieux avisé si vous consultiez les sites adéquats.

    Vous y allez un peu fort ! Je ne reprendrais que quelques-unes de vos réflexions.

    Déjà il faut le faire : ne pas connaître le nom du Président de la Commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation du Sénat. Pourtant, il a bien d’autres titres que le tout respectable Député Didier Migaud, pour information il s’agit de Monsieur le Sénateur Jean Arthuis qui fût quand même Ministre de l’Economie et des Finances. Entre nous, il serait peut-être très heureux d’avoir une copie de votre commentaire compte tenu de ses fonctions de contrôleur budgétaire et des comptes économiques de l‘Etat, il y a quelques chiffres qui devraient fortement l’intéresser si toutefois vos informations chiffrées s’avéraient exactes… A vous lire, il vaut mieux être conseiller du Président du Sénat que Ministre !

    Quant à l’élection des Sénateurs représentants les Français de l’étranger, vous devriez contacter l’un des très honorables Sénateurs Michel Guerry, Cantegrit, Duvernois ou Del Picchia pour ne citer que ceux-là, des hommes très charmants, qui avalent des milliers de kilomètres à travers le Monde, qui auront sans doute beaucoup de choses à vous dire à ce sujet…Avant de les contacter, jetez un coup d’œil sur l’excellent blog du premier cité et vous y verrez le formidable travail effectué par un Sénateur qui se donne à fond dans son travail. Je pense que vos propos se rapportent davantage à une certaine fonction que j’ai bien connu lors de mes nombreuses escales à l’étranger à savoir celles de « Consul honoraire » dont les modestes rapports sont ceux de la notoriété.

    Pour la suppression d’un tiers des Sénateurs, vous oubliez une chose mon cher ami, c’est que la seconde chambre est la représente des territoires et des communes et que notre Pays ne compte pas moins de 36.000 communes.

    Je suis étonné que vous ne parliez pas de la suppression de la chaîne de télévision « Public Sénat » pourtant dans notre Pays il y a des chaînes publiques qui pourraient diffuser l’excellente information donnée par cette chaîne et qui vous permettraient sans aucun doute de mieux connaître le Sénat, pour information cette chaîne n‘est pas subventionnée par une quelconque publicité . Ou encore des jardiniers des jardins du Palais du Luxembourg…Pourquoi pas ? Après tout le Palais du Luxembourg est situé dans Paris et il est l’un des sites les plus visités de la Capitale, allez Monsieur Delanoë à vous de payer tout ce petit monde.

    Allons un peu de bon sens ! Je ne dis pas qu’il n’y a pas de choses à revoir ou des dépenses à réduire mais il y a le respect du patrimoine, le respect des us et coutumes, les traditions qui font le charme de notre beau Pays et il ne faut quand même pas que certaines Institutions fassent l’objet « d’un massacre à la tronçonneuse ».

    Cordialement

    Jacques d’Hornes

  7. jany guiot dit :

    Aujourd’hui dans les entreprises ce qui prime c’est la politique de couloir (surtout les bruits) et le carrièrisme qui évite tout problème.

    Le professionnel est mis au rang de valet en oubliant pas de lui bloquer son salaire.

    Ne vous étonnez surtout pas que nous n’ayons plus de politique industrielle,
    Ne vous étonnez surtout pas que nous ne sachions plus gérer nos projets…

    Les grands responsables sont les patrons qui ont laissé s’installer ce climat détestable qui tue notre industrie.

    Ce que nous devons faire, c’est revenir à une saine gestion des projets avec des professionels, oui à la carrière mais avec des résultats avec un esprit d’entreprise.

    L’enfer ce n’est pas les autres,
    C’est nous lorsque nous sommes incapables de prendre nos responsabilités.

    La France n’est pas « morte » elle sommeille car les entrepreneurs n’existent pratiquement plus.

    Entreprendre c’est gérer, c’est un chemin vers le devenir,
    Cela demande un minimum d’éthique…

    Il faut revoir les organisation au sein des entreprises pour retrouver un sens dans la valeur travail.

    Bien cordialement,

    jany guiot

  8. clemence monlier dit :

    Bonjour Monsieur Raffarin,

    Le Président…Et le Premier Ministre…Savent ils que la France va très mal?

    News n°1 :
    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/20…thionville.php

    « En raison des contraintes budgétaires, je vous informe qu’il ne sera pas possible d’allumer le chauffage au sein du Palais de justice avant, au mieux, mi-octobre », informe une gestionnaire du TGI dans un mail à ses collègues et aux avocats du barreau de Thionville, dont l’AFP a obtenu une copie.

    « En conséquence, je vous invite à vous habiller chaudement le matin au regard des températures annoncées », conseille cette fonctionnaire.

    C’est juste un Tribunal de Grande Instance de la République. Le reste est à l’avenant dans la justice.

    On peut se le demander, lorsqu’on lit l’information suivante :

    News n°2
    http://www.lefigaro.fr/politique/200…sidentiel-.php

    Citation:
    Le chef de l’Etat a commandé un «Air force one», doté de moyens de communication et de sécurité modernes. Le gouvernement, lui, aura droit à deux Falcon 7x.

    «Air Force One», du nom de l’avion présidentiel américain, c’est le titre qui revient dans toute la presse jeudi pour évoquer le dernier investissement de l’Elysée. La présidence de la République a annoncé mercredi soir la commande, par le ministère de la Défense, de trois nouveaux avions gouvernementaux : deux petits appareils Falcon 7x de Dassault Aviation et un Airbus A330 d’occasion.

    A l’heure actuelle, le coût total de ce renouvellement est tenu secret, mais les spécialistes du secteur parlent de 100 à 300 de millions d’euros, qui serraient payés par le ministère de la Défense. De quoi alimenter la polémique. Le Canard Enchaîné racontait, en février dernier, que Nicolas Sarkozy aurait réclamé un nouvel avion après avoir estimé que le petit moyen-courrier français faisait pâle figure à côté des appareils de ses homologues étrangers.

    Je suis une citoyenne responsable, sérieuse, et honnête. Je suis d’accord pour que chaque élu possède les moyens nécessaires pour travailler. En revanche, lorsqu’on me rajoute une taxe par mois…Je ne considère pas qu’acheter un Air Force One (appeler désormais par tout un chacun Air Bling Bling Force) soit une « priorité » d’autant que l’avion de la France est très bien !

    Est il d’ailleurs bien moral, simplement pour épater la galerie, que le Président, mais aussi le Premier Ministre, demande constamment des efforts aux Français…Sans y consentir eux mêmes?

    Avec les « 100 à 300 millions d’€ » du renouvellement de la flotte, on doit pouvoir rénover l’isolation de l’ensemble des tribunaux de France et de Navare, ce qui serait écologique (plus que de faire faire du tourisme en A330 au président) et économique (puisqu’on ferait diminuer d’autant la facture de chauffage par la suite).

    Mais on aurait pu aussi, puisque l’argent vient du ministère de la défense, payer les gilets pare balle que les soldats d’Afghanistan achètent à l’étranger ou bien les munitions qui leur manquaient lors de la fameuse embuscade. Celle qui a provoqué la mort de 10 de nos valeureux soldats…Qui au passage n’ont pas suffisamment d’argent pour s’équiper, pour financer l’essence, ou tout simplement pour obtenir des armes leur permettant de se défendre efficacement (si on fait un « trou » dans le budget de la Défense (je croyais que désormais les comptes de l’Elysée ne devait pas être renfloués par les Ministères ! Et pourquoi, sinon, celui de la Défense? Le Quai d’Orsay je comprendrais…Mais pourquoi financer un caprice présidentiel sur le dos de notre armée, qui au cas où le président l’oublierait, est en guerre !)

    On aurait, avec cet argent, pu éviter la suppression de 5 à 6 000 postes dans l’éducation nationale ou l’hôpital. Ou bien financer 1/3 du RSA cette année.

    Est ce qu’en principe…Le Parlement n’a pas son mot à dire sur la manière dont est utilisé l’argent de l’impot et des taxes?

    Par ex, si le Président a absolument besoin d’un avion, pourquoi ne pas le louer en « leasing » comme le font des compagnies comme Air France? A ce propos, en vertu de quoi, Air France devrait elle financer l’intérieur de l’avion du Président, et Mme Bruni Sarkozy « décorer » l’avion ?

    Air France n’est elle pas une compagnie privée? Et pour ce qui concerne Mme Sarkozy, je veux bien croire qu’elle ait des talents de décoratrice, mais ne doit on pas, en principe, quand on souhaite une « République exemplaire » éviter ce mélange des genres?

    Je ne comprends pas cette volonté de l’Exécutif de passer son temps à jeter l’argent public par la fenêtre, et le silence des parlementaires…Qui sont censés, en principe, contrôler la « necessité de la dépense publique ».

    C’est une démarche très peu écolo-compatible. Et surtout une dépense totalement inutile quand on sait que la flotte présidentielle comprend déjà … 6 avions d’affaires et 7 Airbus !

  9. Nostalgique de l'UDF dit :

    Monsieur le Premier MInistre,
    Si d’aventure et par malheur vous n’arriviez pas en tête de la primaire, mesurez-vous que vous donnez tous les pouvoirs en France à vos amis anciens RPR ? Acceptez-vous de devenir complice de cette ignominie ? Ou envisagez-vous de dénoncer cette attitude dominatrice insupportable ? Votre image sera à jamais salie si vous livrez la France aux seules pulsions de M. Sarkozy.

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