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10 octobre 2008 à 23 h 10 min
Cher Jean-Pierre Raffarin,
Vous dénoncez et vous avez raison la fermeture de l’école de gendarmerie et Alain Juppé regrette avec colère la fermeture de l’école de santé navale de Bordeaux.
Quand 2 anciens Premiers Ministres de grande qualité et de grand courage grondent, le gouvernement et le Président devraient se méfier de l’arrivée d’un prochain coup de vent !
Après le gouvernement de l’ouverture aux anciens adversaires, il serait navrant d’avoir le gouvernement de la fermeture aux fidèles amis…
Vous me pardonnerez cette « critique » contre ceux qui nous gouvernent et que je soutien, mais je ne parviens toujours pas à digérer la primaire du groupe UMP au Sénat.
Pierre ARCHAMBEAUD
Nb : Je préfère ne pas commenter le délire qui s’est emparé de votre blog au sujet de la corrida de Béziers et de ne plus aller réagir sur cet article. Si j’avais du temps à perdre, je suis sûr que je retrouverai sur internet un « appel à vous lyncher » sur ce sujet. Ce ne doit pas être trop compliqué à trouver… Puissent ces jeunes talents être aussi forts pour défendre l’enfance maltraitée, la pauvreté, les personnes âgées ignorées et délaissées. Je parie que la majorité de ces gens est à peine 14 ans et n’a que bêtement suivi un appel à manifester. Ils ne sont sans doute jamais venu lire quoi que ce soit sur votre blog, n’avaient sans nul doute jamais entendu parler de vous et vous oublieront bien vite au profit de ceux qui comptent vraiment dans leur petit monde : Les clowns de Tokyo Hotel, les Star Accadémy’Chiens et Joey Starr. Ces révoltés réagissent tous au même moment, par wagons entiers. C’est tout simplement ridicule !! Je ne les combats pas, je les plains !! Il y en a même un qui vous nomme « Monsieur le futur ex sénateur » : c’est dire à quel point son cerveau est embrûmé ! Preuve si besoin était que la drogue, c’est vraiment de la m…
11 octobre 2008 à 6 h 26 min
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Triste constatation pour nos territoires !
Il me semble que cette marginalisation dont vous parlez ne s’arrêtera pas là et que l’on se tourne vers une concentration dans de grandes mégalopoles au détriment de villes moyennes comme Chatellerault ou Rochefort sur mer, pour rester dans votre région, qui subit également ce phénomène et qui vont devenir malheureusement des villes sans âmes avec la suppression de ces nombreux organismes publics qui permettaient l’existence de ces villes et des petits villages et hameaux qui les entouraient et où il fait pourtant « bon vivre ».
Je crains fort que ces grandes manœuvres amènent à la suppression des départements dont les compétences avaient été clarifiées par votre de loi de décentralisation de 2004 et ne conduisent qu’à recentraliser dans de grandes capitales régionales avec autour d’elles de grands « déserts » qui fragilisent le pays et qui éloigneront le social de la proximité dont il a besoin.
Adieu la vie dans nos belles campagnes françaises, bonjour l’urbanité, les villes « béton » où personne ne se connaît au détriment des espaces qui « sentent bon » le terroir. Nous nous tournons vers le « qui est qui ? et qui fait quoi ? » en appartenance à la « Société anonyme » : est-ce vraiment cela que veulent nos concitoyens ?
« Les Territoires blessés », votre billet porte vraiment bien son intitulé !
Bien amicalement
Jacques
11 octobre 2008 à 9 h 23 min
Je ne suis pas d’accord.
Aujourd’hui c’est la France qui est blessée.
Par une dette gigantesque résultat de l’absence de courage politique de ces trente dernières années.
La « faiblesse » n’est il pas de laisser faire, de ne rien changer, de ne pas avoir le courage de fermer des administrations dont la seule valeur ajoutée est de permettre à une commune d’avoir « son » école, etc ?
Le débat a eu lieu en 2007 et nous avons voté pour la rupture.
Depuis, malgré les difficultés que celà engendre pour tous les français, nos compatriotes ont le courage d’accepter ces réformes par ce qu’ils savent que le but est l’intérêt général du pays au détriment des intérêts particuliers.
Je regrette cette position qui ressemble à un combat d’arrière garde.
11 octobre 2008 à 17 h 37 min
Bonjour Mistral,
Oui, nous avons voté pour la rupture, mais ce n’est pas pour voir dilapider notre pays de cette manière.
Quel est votre projet sur l’avenir ? Celui de vivre mieux que ne l’ont fait vos Parents et permettre à vos enfants de vivre encore mieux ou celui d’éponger la dette de notre Pays ?
Bien sûr qu’il faut réduire la dette mais cette position prise par Monsieur le Premier Ministre n‘est pas un combat d‘arrière garde, elle est sensée. Il s’agit de sauvegarder la France des territoires, avec ses richesses du patrimoine et de sa culture en y instaurant un équilibre dans chaque région et département en utilisant au mieux le potentiel humain et les ressources naturelles (minerais, agriculture, pêche, etc…) ou économiques (implantation d’usines) pour que chaque français puisse vivre dans l’endroit d’où il est originaire ou celui où il veut s’installer pour vivre dignement.
Cette France profonde de nos ancêtres que vous ne connaissez peut-être pas, celle où il fait bon vivre et non celle des ghettos proposée par toutes ces réformes qui ne réduiront pas la dette puisqu’elles en créeront sans doute davantage. Avez-vous réfléchi combien d’emplois seront supprimés, et qu’il faudra subventionner avec des allocations « chômage » que nous voulons réduire car coûteuses, en fermant une simple école de gendarmerie comme à Chatellerault. Si il n’y avait que cette bourgade de la Vienne ça serait très simple mais ce n’est pas le cas, il y a quantité d’autres villes dans cette situation, avez-vous pensé à toutes ces villes moyennes de l’Est de la France qui seront affligées par la suppression d’un certain nombre de garnisons.
Et que ferons nous de tous ces territoires qui seront sans vie après les avoir vidés de leurs habitants pour cause de chômage qui seront parqués dans de grandes cités de la région parisienne ou dans les autres banlieues de la dizaine de grandes villes qui seront devenues de grandes mégalopoles où il ne fera pas bon vivre.
Il y a une solution très simple et qui réduirait très vite notre dette si c’est cela que vous voulez. « Virons », par exemple, les habitants du Saintonge, de l‘Aunis, de l‘Angoumois et du Pays Niortais que vous « parquerez » à Poitiers et dans son agglomération ou en Région Parisienne et vous vendez les deux Charente et les Deux-Sèvres à un pays émergent qui ne demandera pas mieux d’en faire l’acquisition comme ça se fait dans certains pays d’Afrique et le problème sera réglé, ça ne sera pas trop grave il n’y aura qu’un « râleur » (Monsieur Raffarin) pour dénoncer cela et comme on a l’air de « se foutre » de ce qu’il dit. Pourquoi pas ?
Allons, un peu de bon sens mon cher ami. Pourquoi vous ancêtres se sont-ils battus lors des derniers conflits mondiaux ? Sans doute pas pour voir leur Pays être blessé par des technocrates parisiens avec des réformes mal conçues.
Très cordialement
Jacques
11 octobre 2008 à 19 h 27 min
Mon cher Mistral,
- Je partage votre volonte de reduction des déficits et de la dette ;
- C’est pour quoi j’avais proposé que l’on affecte les 20 milliards d’excédents fiscaux du précédent quinquennat au remboursement de la dette (seulement un milliard en 2007) ;
- Un excellent rapport de Jean-Claude Carle au Sénat vient de révéler qu’il y avait plusieurs milliards à gagner dans le domaine de l a formation professionnelle ;
- Pour la gendarmerie je ne crois pas qu’une grande ecole coûtera moins cher que plusieurs petites, les effectifs et les matériels seront les mêmes et l’expérience a prouvé que les grandes structures publiques ne sont pas plus economes car elles sont moins bien contrôlées. De plus la formation des gendarmes est un besoin grandissant ;
- Enfin quand l’Etat appauvrit la démographie d’une petite ville, les services publics coûtent plus cher et les manques à gagner fiscaux sont significatifs ; il faut aussi ajouter les coûts que ces décisions imposent aux collectivites territoriales . L’aménagement du territoire serait une politique rentable pour les finances publiques.
Cher Mistral, il faut en effet de la volonté pour la rupture, il faut aussi un
peu de discernement. C’est en son cœur que l’Etat doit faire des économies.
Cordialement à vous,
jpr
12 octobre 2008 à 6 h 59 min
Cher Pierre,
Nous sommes quelques-uns, Amis de Monsieur Raffarin, à avoir une grande difficulté à surmonter cette désillusion des primaires de l’UMP au Sénat. Néanmoins, la vie continue et nous devons plus que jamais resserrer nos liens pour aider notre cher Premier Ministre à repartir de l’avant, il a encore tant de choses à apporter à notre Pays, au Sénat et à nous-mêmes. Restons unis et soutenons-le, il le mérite bien, il a déjà tellement apporté.
En ce qui concerne ton NB, je partage tout à fait ton point de vue. Toutefois, je me suis toujours bien gardé d’émettre un billet sur ce sujet qui ne peut qu’apporter des polémiques (toutes les causes se défendent) entre les « pour » et les « contre » entraînant même parfois certaines contradictions. Certains qui revendiquent être « contre » étaient sans doute également contre (règle de tous contestataires) la journée de solidarité instaurée par Monsieur Raffarin et pour cause, le lundi de Pentecôte, éventuellement imposé pour cette journée, se trouve être également le jour de clôture de la Féria de Nîmes. Je ne parlerais pas de la « gardiane » spécialité camarguaise à base de viande de taureau que certains ont dû déjà manger.
Nous pouvons également regretter et condamner l’âpreté (je reste modéré) de certains commentaires, car je pense que Monsieur Raffarin ne voulait initialement que souligner l’impact populaire et la ferveur suscités par la corrida, lieu de rassemblement par excellence en période estivale.
Tu as également raison : Il est un peu bizarre que ce billet qui, ne suscita que très peu de réactions à l’époque de sa parution, il n’a d’ailleurs plus lieu d’être compte tenu de son objet initial (campagne pour les sénatoriales), revête aujourd‘hui un tel engouement si ce n’est que par effet « boule de neige ».
J’aimerai également savoir s’il n’arrive jamais à ces gens là de faire subir quelques sévices à un insecte ou à un petit reptile qui les effraie.
Je remarque aussi, avec un certain sourire, que toi également, tu viens plaindre une « certaine jeunesse » que j’avais décriée quelque peu par ailleurs.
Bien amicalement à toi.
Jacques
12 octobre 2008 à 16 h 09 min
Jacques, je comprend et respect ton point de vue, mais à mes yeux, ce n’est pas parce qu’il y a moins d’administrations qu’un territoire doit mourir.
Et j’oserai dire que la vie c’est aussi la mort puis le renouveau.
La France que nous aimons est elle devenue comme elle est du jour au lendemain ? N’est elle pas le fruit de multiples changements ?
Devons nous ne rien changer ? Devons nous rester figé dans une structure économique et sociale issue de 1958 ?
Devons nous conserver un état omnipotent que nous ne pouvons plus payer ?
Au nom de quoi devrions nous maintenir des admnistrations à un endroit au détriment d’un autre ?
Le progrès permet aujourd’hui de travailler chez soi tout en étant connecté au monde. Celà n’est il pas de nature à permettre aux gens de vivre dans des endroits désertés qui vont renaitre ?
Le vrai danger Jacques qui menace le pays que nous aimons tous, c’est l’immobilisme. De Gaulle l’avait compris en son temps.
C’est dans les changements que nous permettrons à nos enfants de connaitre la chance que nous avons eu :
Être français.
12 octobre 2008 à 16 h 13 min
Et je vais plus loin.
Une solution aux problèmes d’intégrations, de violence, de qualité de vie, de transport, de développement durable, serait justement que les populations des grandes région, ile de france par exemple, viennent en partie habiter dans des coins reculés de notre beau pays.
C’est ce sui est en train de se produire pour ma région, le languedoc roussillon.
Exemple d’espoir ?
13 octobre 2008 à 10 h 23 min
Monsieur le premier Ministre,
Merci de nous avoir apporté ces précisions factuelles qui explique votre position.
Il est en effet juste dans une période de réforme profonde d’alerter si une erreur peut être commise à un endroit.
C’est peut etre le cas pour cette gendarmerie.
Mais il y a tellement de corporatisme, tellement d’égoisme, dans notre pays aujourd’hui qu’il me semble difficile de discerner ce qui est juste de ce qui revèle de l’égoisme particulier.
Je suis persuadé que dans cette période doublement agité entre les réformes structurelle que le président a engagé et la crise financière, votre parole est plus que nécessaire.
Mais pour être franc, j’ai sans doute à tort, eu le sentiment que votre position était lier au résultat de l’election au Sénat.
Les médias (qui déforme vite) vous présente déçu par les résultats, avec une sorte « d’amertume » vis à vis du président.
Monsieur le premier ministre qu’en est il ?
Avec tout mon respect.
13 octobre 2008 à 17 h 16 min
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Je rebondis sur la deuxième partie du dernier commentaire de notre ami Mistral. Il est vrai que les médias ne vous ont pas ménagé depuis le 24 septembre, à mon grand désespoir d’ailleurs car je trouve cela injuste surtout de la manière avec laquelle il vous caricature, mais je ne pense pas, au vu de votre visite de ce matin à l’Elysée, que votre relation avec le Président de la République ait changé, votre loyauté et toute votre fidélité vous y aidant.
Cependant, votre comportement a changé, notamment sur votre carnet, vous y êtes beaucoup « agressif » répondant individuellement à certaine attaques, chose à laquelle vous ne nous aviez pas habitués, je préférais votre réponse globale à nos commentaires qui était beaucoup plus chaleureuse. Tout comme je regrette également l’absence de cette petite phrase imbibée de chaleur humaine que l’on retrouvait régulièrement dans vos différents billets et qui arrivait à nous « booster ». Autre regret personnel, l’absence de la page de votre agenda qui nous permettait de vous suivre. Il manque quelquechose…
Je voudrai vous aider, je ne suis sans doute pas le seul, comment peut-on faire pour vous soustraire de la solitude de l’homme politique ? Rassurez-nous, Dites-nous !
Est-ce que ça va ?
Très sincèrement
Jacques
14 octobre 2008 à 0 h 14 min
Jacques,
Tout va bien, je ne perd pas de vue l’essentiel. J’ai parfois le sang chaud quand on s’attaque à des gens de talents dont la seule erreur a été de croire sincèrement à mon projet d’un Sénat libre et moderne. Pour le reste, je pars au Canada avec le président Sarkozy, cette fin de semaine. Je travaille en bonne intelligence avec Gérard Larcher.
Les médias aimeraient que je sème le trouble. Plutôt que de faire cette erreur je vais partir au soleil avec mon épouse début novembre.
J’ai eu quelques déceptions à la direction de mon groupe politique cela ne mérite ni rancœur ni aigreur, juste un peu de memoire,dans un registre subalterne. L’important aujourd’hui est d’eviter qu’une crise financière ne devienne une crise économique.
Si cette réponse est directe c’est parce qu’elle est affectueuse.
jpr
14 octobre 2008 à 8 h 48 min
Cher Monsieur le Premier Ministre,
Je vous remercie beaucoup d’avoir répondu à mon message d’inquiétude.
Votre sage réponse me rassure.
Vos amis n’ont pas fait d’erreur, ils pouvaient croire en votre projet qui était solide. Je souhaite que Monsieur Gérard Larcher s’en inspire pour moderniser le Sénat en qui nous croyons et je sais qu’il pourra compter sur toute votre loyauté et votre entière sincérité.
Vous avez raison de partir quelques jours au soleil avec votre épouse début novembre. Vous le méritez bien tous les deux.
Très sincèrement et avec toute ma fidélité.
Jacques
14 octobre 2008 à 20 h 39 min
On ne peut que saluer la réponse d’un homme d’Etat.
Merci.