La globalisation favorise une forme particulière de pouvoir : le leadership. L’Europe est contaminée par le phénomène venu des USA. George Bush avec son point presse quotidien semble s’occuper de tout. Son équipe est relayée au second plan, et Wall street ne l’écoute plus.
Sarkozy, Merkel et Berlusconi sont aujourd’hui enfermés dans des schémas voisins. Dans un système global de communication, parler c’est agir… sur les médias. La parole puissante, parce qu’à la fois mondiale et fréquente, fait l’actualité. Les mises en scène des paroles se multiplient mais le nombre d’émetteurs reste limité et, donc, les messages s’accumulent, se répètent, plus qu’ils n’éclairent. La garantie est dépôts bancaires est un message qui perd de sa force dans la répétition. Le fait qu’une petite dizaine de personnes dans le monde soit surexposée inquiète. Des instances collectives moins théâtrales et moins bavardes seraient peut-être plus convaincantes.
Le leadership est indispensable pour le mouvement. Dans l’offensive, le pouvoir d’un seul est rassurant, dans la crise, dans la défensive, la sécurité apparaît dans la collégialité authentique. La crise de confiance ne se résout pas par l’événement mais par une pensée réfléchie, constante et partagée.
Attentif à ces sujets, je souhaite que le président Sarkozy, avec ses collègues de l’Eurogroupe, donne dimanche à la parole de l’Europe une force, sur les événements, que la parole américaine a perdue. La confiance est aussi une question de gouvernance.
jpr
Commentaires
le 10/03 à 05:49
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, Un petit bonjour ! Je vois que vous ne rest [...]
le 09/03 à 11:26
Rama Yade censure dure sur son blog,elle garde que les textes qui l'arrangent...! [...]
le 07/03 à 16:58
Cher Monsieur le Sénateur, Cher Jean Pierre Raffarin, Effectivement, il nous reste une semaine a [...]
le 07/03 à 08:40
[...] Les élections de 2010 pourraient être les dernières se déroulant sous le mode de scrutin actue [...]
le 07/03 à 05:35
Bonjour à tous, Cher Monsieur le Premier Ministre, Je n’ai pas grand-chose à ajouter à votre b [...]