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17 octobre 2008 à 21 h 05 min
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
« L’accueil québécois est toujours un bonheur », vous me faites plaisir, il y a bien longtemps que vous n’aviez pas assorti un billet d’un sourire, cette petite phrase dont vous avez le secret et qui attire toujours le commentaire.
La remontée du fleuve Saint-Laurent est magnifique. J’ai eu l’occasion de la faire de nuit et par voie navigable de Gaspé à Québec, c’est merveilleux, après avoir doublé l’Ile d’Anticosti, toutes ces villes illuminées qui longent le grand fleuve, dont Tadoussac qui constitua un bastion de l’histoire de la Nouvelle France. Jacques Cartier, saisi par la beauté des lieux y jeta l’ancre, puis Samuel de Champlain songea à y établir sa colonie avant d’opter pour Québec dont il trouva la région plus accueillante, c’était il y a 400 ans.
J’espère que les québécois sauront pardonner à notre Président le peu de temps qu’il passera auprès d’eux, d’autres obligations aussi importantes l’attendent. J’espère qu’il parviendra à les rassurer sur les relations entre notre Pays et cette belle Province.
Dans le cadre de la Francophonie, le Québec rassurera, plus que nous il sait défendre notre belle langue française en n’employant aucun anglicisme ce dont nous devrions nous inspirer, sachant traduire mieux que nous des mots usuels tels que « shopping » par magasinage ou arrêt sur un panneau « stop » : il faut le faire…vous devriez en glisser mot à votre ami Dominique Bussereau, Secrétaire d’Etat aux Transports.
Bien amicalement à vous et bonne fin de séjour.
Jacques
18 octobre 2008 à 1 h 38 min
Bienvenue au Québec, Monsieur le Premier Ministre,
Je pense que l’entente sur la main d’oeuvre que vous vous apprêtez à signer peut être intéressante, pour la France et le Québec.
Il faut aller voir les oies des neiges du côté du Cap Tourmente, c’est à une petite demi-heure du Palais des Congrès. Le troupeau d’oies migratrices est très abondant cet automne.
Mes salutations cordiales,
Alain Lavallée
18 octobre 2008 à 15 h 02 min
Monsieur le Premier Ministre,
Les voyages, les rencontres au sommet sont importantes notamment dans cette periode de difficultes internationales.
Le temps de l’economie des predateurs doit se terminer et laisser une place a la pensee politique dans la gestion du devenir de notre monde.
L’Europe doit donc grandir et prendre les initiatives dans cette periode de turbulence.
Veuillez agreer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma tres haute consideration.
jany guiot
18 octobre 2008 à 17 h 42 min
Monsieur le Premier Ministre,
voilà la France et le Québec ont signé hier une « entente sur la reconnaissance des qualifications professionnelles », entente qui devrait permettre à des Français, pour un certain nombre de métiers et de professions de venir travailler au Québec, et vice versa, pour un Québécois de travailler en France.
Pour l’heure il n’y a que l’Ordre des ingénieurs, des 2 côtés de l’Atlantique, qui ont reconnu leurs compétences et qualifications respectives. Il est espéré qu’au cours de l’année 2009, une vingtaine d’ordres professionnels et de métiers signent cette « reconnaissance mutuelle des qualifications ».
C’est un très beau défi. Mais ce ne sera pas nécessairement facile pour les Français (et pour les Québécois) qui décideront de tenter l’aventure. Mais cela peut certainement être une belle aventure pour quelqu’un qui a le goût d’être remué dans ses habitudes et a une capacité d’adaptation et une volonté de découvertes. L’Europe et les Amériques ont vu se déployer des cultures très différentes, presqu’à l’inverse même. La France est résolument européenne et le Québec résolument américain (bien que non-étatsunien). Au-delà de ces différences culturelles historiques et quasi-civilisationnelles, il y a bien entendu les cultures de chacun de ces métiers et ordres professionnels qui sont bien différentes. Le médecin français et le médecin québécois participent à des ordres et des pratiques professionnelles différents historiquement et actuellement. Certaines professions et métiers qui ont un statut élevé en France, n’ont pas le même statut au QUébec et vice versa.
Un gestionnaire québécois et un gestionnaire français n,ont pas du tout les mêmes pratiques et n’oeuvrent pas du tout avec le même personnel (ressources humaines). On n’a qu’à lire Philippe d’Iribarne qui décrit fort bien « La logique de l’honneur « » du gestionnaire français qui est fort différente des pratiques du gestionnaire hollandais, du gestionnaire étatsunien, du gestionnaire japonais, et du gestionnaire québécois…. ils vivent dans des milieux différents avec des cultures différentes… Sans compter que chaque entreprise a sa propre culture organisationnelle, Renault est différent de Peugeot, et ces 2 entreprises sont fort différentes de Bombardier et Cascades
Personnellement, j’y ai trouvé plaisir . J’ai vécu quelques années en France , j’y ai même fait un Doctorat, mais il faut accepter les différences et s’adapter, Les Français idéalisent l’Amérique et vice versa…. et ces « vues de l’esprit » ne sont pas la réalité quotidienne.
Nombre de Français (idem pour les Québécois) vont trouver grand plaisir dans une telle aventure et d’autres non…. mais bon c’est bien si on n’aime pas on retourne chez soi après le contrat… si on aime et bien on renouvelle et on continue…
Vous savez c,est ainsi que la Nouvelle-France a été peuplée il y a quatre siècles. La majorité de ceux qui tentaient l’aventure de la traversée avaient des contrats de 3 ans pour travailler dans leur métier (Livre de Gervais Carpin, « »" Le réseau de migration vers la Nouvelle-France (entre 1628 -1662) « ). C’était des apprentis ou des compagnons qui circulaient sur les routes de France et d’Europe afin de pratiquer leur métier…(charpentier, tonnelier, maçon, menuisier… etc.) .
Notre ancêtre direct était charpentier, originaire du Poitou-Charente. Il a traversé en 1642, il avait signé un contrat de 3 ans avec les religieuses ursulines (Marie Guyart, de Tours) afin de participer à la construction du monastère des Ursulines à Québec. Mais bon il est resté car il s’est marié avec une jeune Marie qui avait immigré de Normandie avec ses parents en 1634.Un peu plus de la moitié des « engagés » retournaient en France une fois le contrat terminé. L’autre moitié s’installait…
Ce qui n’est pas très différent d’aujourd’hui, dans les faits. Un rapport de l’OCDE paru en septembre dernier a montré qu’ après cinq ans de résidence, 60 % des étrangers venus en Irlande, 55 % au Danemark, 50 % en Belgique, 40 % au Royaume-Uni et en Norvège, 28 % aux Pays-Bas, repartent. Même dans des pays comme le Canada ou les Etats-Unis, qui accordent pourtant le droit de résidence permanente aux immigrants de long terme dès leur arrivée et où l’accès à la citoyenneté est assez facile, les taux de retour sont relativement importants. Au Canada, 30 à 35 % repartent. Donc aujourd’hui les gens , même ceux qui souhaitaient immigrer repartent dans de fortes proportions.
Je souhaite la meilleure aventure possible à ceux qui tenteront l’expérience.
Je vous souhaite un bon séjour à Québec et vous prie Monsieur le Premier ministre d’accepter mes salutations cordiales,
Alain Lavallée
18 octobre 2008 à 23 h 44 min
Bonjour, Monsieur le Premier Ministre,
Je ne cherche pas à prêcher un convaincu. Vous avez maintes fois prouvé que vous étiez un grand défenseur de la Francophonie et en particulier de la « langue de chez nous » comme dirait Monsieur Yves Duteil : « c‘est une belle langue à qui sait la défendre. Elle offre des trésors de richesse infinies. On dirait que le vent s’est pris dans une harpe et qu’il a composé toute une symphonie ».
Déjà en tant que Premier Ministre, j’ai relu dernièrement une note de février 2003 adressée à tous les membres de votre Gouvernement, vous souhaitiez une politique ambitieuse, déterminée et renouvelée en faveur de la langue française.
Vous l’avez à nouveau démontré lors des Jeux Olympiques de Pékin où vous étiez le Grand Témoin de la Francophonie.
Non, ce n’est pas cela, c’est tout simplement parce que je suis français, fier de l’être et j’aime plus que tout notre belle langue qui perd de son rayonnement dans le Monde. Il faut réagir.
La crise monétaire mondiale a sans doute rendu plus délicat ce XIIème Sommet de la Francophonie de Québec, mais la Francophonie ne se résume pas à un sommet, elle doit se défendre tous les jours et notamment par son principal vecteur qui est la langue française.
La langue française c’est, pour la majorité d’entre nous, tout d’abord notre langue maternelle mais elle est également un attribut de souveraineté en France : c’est la langue de la République (en son article 2 de la Constitution de 1958), mais elle est aussi le principal véhicule de la pensée et de la culture française dans le Monde. Elle est également avec l’anglais la seule langue parlée sur les 5 continents, la langue de référence des 55 états-membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). C’est également la langue de travail de grandes institutions internationales (ONU, UNESCO…) et d’organisations régionales (Union Européenne, Union Africaine…), mais c’est aussi une langue d’avenir, c’est elle qui peut aider nos amis Wallons à conserver leur identité belge dans la diversité ou permettre le développement du Projet Europe Méditerranée. Elle est aussi la langue du Pays des Droits de l’Homme, on dit également compte tenu de sa précision et de sa richesse qu’elle est la langue de l’Amour (les Chansons d’Amour en français sont mondialement connues, Amour y rime souvent avec toujours…). Cette liste n’est pas exhaustive.
Le rayonnement du français favorise la diffusion des valeurs et des positions de la France dans le Monde ainsi que le commerce extérieur et les investissements français ; Le français est la langue du développement dans de nombreux pays francophones : langue des apprentissages fondamentaux, moyen de communication nationale et d’intégration régionale, moyen aussi d’accéder aux enceintes internationales
Le développement du français contribue à la diversité linguistique et culturelle, qui est l’une des grande causes défendues par la France sur la scène internationale.
Pour se faire, il faut : promouvoir le plurilinguisme – s’appuyer sur un réseau mondial – donner le goût du français aux jeunes – encourager l’usage du français dans le monde professionnel (éviter les anglicismes) – participer au développement par la qualité du français – contribuer au rayonnement de la francophonie – conforter le statut du français, langue internationale – favoriser la formation des enseignants et soutenir leurs associations – utiliser les nouvelles technologies – créer des outils d’apprentissage audiovisuel innovants.
Le sujet est vaste et la cause est noble. C’est l’affaire de tous qui défendons notre langue. Dans votre communiqué de février 2003, vous appeliez les membres de votre Gouvernement, je pense qu’il faut également appeler tous les Parlementaires et notamment nos représentants du Parlement Européen à réagir, il est inadmissible qu’ils contribuent à l’essor de la langue anglaise au détriment de notre langue, qu’ils expriment dans notre langue à Bruxelles ou à Strasbourg (80 % des textes y sont rédigés en anglais), il est dommage qu’un roumain ou un slovène s’évertue à s’exprimer en français alors que les français s’expriment dans la langue de Shakespeare.
Dans votre projet « Pour un Sénat libre et moderne » vous appeliez à ce que le Sénat soit beaucoup ouvert à l’international, je le pense également. La modernisation de la Chambre Haute doit permettre d’associer le Sénat à la Francophonie ou du moins la renforcer car elle est déjà bien présente avec les Représentants des Français établis hors de France. Vous en avez les moyens et la langue française doit vous y aider.
Il faut multiplier les groupes d’amitiés parlementaires, les initiatives avec l’Alliance française.
Vous personnellement, Monsieur le Premier Ministre, vous avez de nombreuses relations qui sont de grands défenseurs de la Francophonie (Le Président Abdou Diouf Président de l‘OIF, le Premier Ministre Québécois Jean Charest et bien d‘autres encore, en Tunisie, en Israël, au Liban voire en Chine ou ailleurs…), vous êtes membre voire Président de nombreux groupes de recherche ou fondations (Dialogue et Initiative, Prospective et Innovation, Futurallia ouvert également à l’Afrique, etc…) faites marcher ces réseaux existants à l’étranger, multipliez les contacts, l’avenir de notre langue en dépend, et celui de notre Pays que nous aimons tant également.
Merci pour tout ce que vous faites et ferez encore pour notre Pays.
Très amicalement à vous
Jacques
19 octobre 2008 à 9 h 22 min
Beaucoup de plaisir à lire ce court billet
D’abord l’énergie et le bonheur que vous laisse paraitre. Qu’il est plaisant de vous voir heureux en compagnie du président, et de se dire que les grands hommes de ce pays travaillent ensemble.
Et puis quel bonheur de penser à nos cousins québéquois. Il est impossible d’aller à Québec et de se dire que ces français que La France a abandonné il y a fort longtemps ont magnifiquement réussi.
Depuis ils sont devenus québéquois, canadien et peuvent être fier de leur pays, de leur nation.
Encore un mot, je ne peux pas m’empécher d’être fier de notre pays et de notre président.
Ce qui est fait au niveau européen me parait extraordinaire … Sommes nous en train de vivre une révolution avec La France et son président à la tête ?
20 octobre 2008 à 7 h 41 min
Bonjour Mistral,
En cette année fêtant le 400ème anniversaire de la fondation de la ville de Québec, 400 ans de fidélité et de fraternité entre notre Pays et cette belle Province, je n’arrive pas très bien à percevoir la pertinence de vos propos relatifs à l’abandon de nos colons qui se sont aventurés sur les rives du Saint-Laurent il y a quatre siècles.
Notre Pays s’est toujours évertué depuis des siècles à n’abandonner aucun de ses sujets et l’a encore démontré ces derniers temps avec la libération de certains otages.
Cordialement
Jacques
20 octobre 2008 à 7 h 54 min
Le Canada était un pays français à 50% en 1867. En 1959 il l’était à 33%. Et en 2008 il l’est à 21%. Le seul endroit qui résiste pour l’Instant est le Québec. Arrêtez de raconter des sornettes Mister Elvis Presley Sarkozy, au sujet de la francophonie dans le monde. La situation des Canadiens-français et des Québécois est toujours dramatique. Et que ce sera votre fameuse francophonie en Amérique dans ce Canada qui fait tout pour noyer le poisson en vitesse et minoriser le Québec ? Personnellement je ne sais pas si comme peuple nous serons encore là dans 100 ans. Le plan de noyer les francophones dans ce pays, votre ami le Canada, est toujours en branle.
20 octobre 2008 à 18 h 37 min
Monsieur le Premier Ministre,
Je vous prie de bien vouloir me pardonner de mettre ce billet à cet endroit mais je ne pouvais clore cette journée sans avoir une pensée pour celle qui nous a quitté la nuit dernière, celle qui aurait fêté 100 ans le mois prochain, la « Chiffonnière du Caire », la fondatrice « d ‘Asmae Fondation », celle qui en 1931 disait « je veux me consacrer aux petits, aux tout-petits, et je voudrai surtout m’occuper des pauvres », et elle l’a fait pendant plus de cinquante années, surtout dans la poussière des bidonvilles du Caire.
Au revoir Sœur Emmanuelle. « Tu » nous a quitté, j’ai employé le « tu » volontairement c’était sa « marque de fabrique », elle tutoyait toute le monde. Sa mémoire restera à jamais gravée dans nos cœurs.
Sans être mystique, elle était d’une sainteté hors du commun. Ce qui comptait pour elle, c’était de faire le bien pour le bien. Son action fût œcuménique. L’Œuvre de Sœur Emmanuelle fut un vrai message d’amour, d’espoir et de paix.
Je pense que si nous avions été là pour son dernier souffle, elle nous aurait dit « La vie est belle quand on s’aime »…
Très sincèrement
Jacques
23 octobre 2008 à 5 h 49 min
Le Monde s’eveille et cette France qui tourne en rond,
Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Cette nuit je suis en transit a Dubai, une nouvelle extension de son aeroport, le luxe est la, partout en vitrine du business, la lumiere et le champagne remplissent les coeurs d’esperance dans le devenir…
Hier Jakarta qui aussi appelle au reve…la jeunesse sur les motos chemine la vie….
La Chine, l’Inde…A quand la France….?
jany guiot
23 octobre 2008 à 6 h 04 min
Le derviche ou le moine meditant,
L’homme pendant de long siecles a cherche a trouver sa voie en repetant ses rituels, le Yang,
Le Yin a besoin du Yang pour exister…
La danse du derviche tourneur est un appel…au-dela c’est l’esprit qui danse dans la forme du derviche…
Comme le moine meditant qui vide son esprit, c’est l’esprit qui vient le remplir du sentiment d’eternite.
jany guiot
24 octobre 2008 à 11 h 06 min
Monsieur de Raincourt fait une grossière erreur dans le Figaro.
En politique notamment, « la victoire a cent pères, la défaite est orpheline »… et pas l’inverse.
24 octobre 2008 à 17 h 48 min
Monsieur le Premier ministre,
je me permets d’adresser un mot à Monsieur d’Hornes. Je suis tout à fait d’accord avec le très intéressant commentaire de M. d’Hornes, au sujet de l’importance de la langue française dans le monde ainsi que le rôle que la France doit assumer dans la diffusion du français dans le monde, ainsi que sur l’importance du plurilinguisme dans le monde et la diversité culturelle.
Toutefois, après que la Nouvelle-France soit tombée aux mains des Britanniques, en 1763. Il n’y a plus eu de contact direct permis entre la France et son ancienne colonie française. Ce n’est qu’en 1855 avec l’arrivée du voilier français La Capricieuse qu’il a eu reprise officielle du contact.
Mais de ce côté-ci de l’Atlantique, nous étions devenu, bel et bien une colonie britannique. et Tant l’Angleterre et le Dominion of Canada qui a suivi en 1867, ont tenté d’éliminer la pratique et l’usage du français. Cela s’est produit à au moins 5 reprises au cours de l’Histoire après la chute de la Nouvelle-France (entre autres en 1774, 1792, 1840, etc..) et ce sont les Québécois qui ont dû se battre pour assurer la survie du français. En 1977, le gouvernement du Québec a voté une loi faisant du français la langue officielle du Québec… mais jamais le Canada n’a approuvé cette loi. Le Canada conteste cette loi devant les tribunaux et finance les groupes qui souhaitent la contester.
Oui le Québec a oeuvré pour faire rayonner à sa manière le français, mais non rien n’est assuré loin de là. Encore aujourd’hui en 2008, le Canada refuse que cette loi soit appliquée dans de nombreux domaines (télécommunications, services bancaires, etc. ). Un exemple parmi mille exemples, le Canada a refusé que le français soit la langue officielle du Sommet de la Francophonie, dans les faits il a imposer le bilinguisme anglais-français.
Je vous remercie, Monsieur le Premier Ministre, de me permettre d’apporter ces précisions,
Alain Lavallée
25 octobre 2008 à 17 h 38 min
Bonjour Monsieur Lavallée,
Je me permets de rebondir sur votre billet, tout d’abord pour vous remercier de vos compliments concernant mon commentaire sur notre langue française.
Comme l’a précisé Monsieur le Premier Ministre Québecois Jean Charest dans son discours d’ouverture du XIIème sommet de la Francophonie « la voix du français s’est affaiblie sur la scène mondiale » et « la promotion du français est une bataille qu’il faut mener » invitant tous les pays francophones à rejoindre le Québec dans le combat de la défense du fait français à travers le Monde. Je pense que c’est tous ensemble que nous devons agir et le peuple français en premier lieu, malheureusement nous sommes loin d’en prendre le chemin, il est assez rare de trouver une simple phrase sans l’emploi d’un anglicisme qui souvent n’exprime même pas le juste sens de cette phrase, mais ça donne un genre. Je crois qu’il serait nécessaire pour notre Gouvernement et notamment notre Ministre de l’Education de remettre notre langue française, bien écrite et bien parlée, au goût du jour comme Monsieur Raffarin l’avait fait en février 2003 quand il était Premier Ministre.
Quant à l’histoire du Québec, vous la connaissez sans doute beaucoup mieux que moi, qui n’ai séjourné qu’une quinzaine de jours dan votre belle province. En tout et pour tout, je n’ai séjourné au Canada que quelques jours en 1984 pour les festivités du 450ème anniversaire de la découverte de la nouvelle France par Jacques Cartier, 4 jours à Halifax, 8 à Québec et un bonjour d’une journée à Gaspé, toutefois une petite anecdote dans cette charmante petite ville de l’embouchure du Saint-Laurent : j’ai quand même eu le temps de déguster la fameuse « bouillabaisse gaspésienne », cela m’a coûté plus cher en taxi que le restaurant, mais ne le regrette pas tant ce fût délicieux.
Je me suis un peu égaré avec mes histoires me remémorant mes nombreuses escales quand je servis dans la Marine Nationale. Je reviens donc à l’histoire du Québec, vous avez sans doute raison, toutefois par l’Acte de Québec en 1774, les Anglais victorieux rétablirent le statut quo de l’Administration française d’avant la guerre, mais il y eut un changement de grande importance, le Siège du pouvoir ne se trouvait non plus à Versailles comme auparavant mais à Londres, ce qui veut dire que dans la belle province de Québec nous n’étions plus chez nous, nous avions perdu cette colonie comme nous en perdîmes d’autres comme l’Ile Maurice ou Les Seychelles en d’autres lieux et toujours avec nos « amis » anglais, d’autres endroits où perdure également la langue française, bien souvent le « créole ».
Bien amicalement
Jacques d’Hornes
26 octobre 2008 à 6 h 09 min
La crise de l’économie.
C’est le tiers monde, les pays en voie de developpement, les petits porteurs qui vont payer la note…
Plus de rigueur, moins d’espace dans les horizons, perte de confiance…les petits porteurs voient leurs économies fondre jusqu’à ne plus exister…Oui dans tout système sauvage, dans la jungle économique, il y a des prédateurs et des naïfs qui pensaient vivre paisiblement près de la source…
Pourtant, beaucoup de personnes dénonçaient le système actuel.
Malgré cela, l’économie américaine veut continuer à donner des leçons en pesant sur le dialogue international. « Touchez pas à ma mondialisation ! »
L’Asie et l’Europe doivent se faire entendre et réfléchir aux structures, aux outils du management de l’économie à risque.
L’économie doit avant tout privilegier l’outil de production, l’entreprise qui donne de l’emploi et qui régule les échanges et les flux dans l’activité humaine.
Il n’est pas question de faire disparaître l’économie virtuelle, mais de mieux la controler en la régulant pour éviter les réactions trop vives comme les soudaines pressions ou dépressions sur les marchés.
Bien cordialement,
jany guiot
26 octobre 2008 à 7 h 43 min
L’économie du pétrole & gaz est une économie de progrès…
Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,
Au-delà du discours sur la nécessité des énergies renouvelables, il y a l’approche du développement.
Le pétrole est un vaste marché qui se traduit sur les médias par un prix, celui du baril…
Derrière ce théâtre d’ombres où l’on voit les puissants parler aux puissants, les économistes s’exprimer sur les comètes à venir, il y a toute une dynamique de production qui éveille les hommes vers une plus grande autonomie.
Le pétrole, le gaz, l’énergie en général, c’est avant tout de vastes entreprises de production, des bureaux d’études, des hommes, du savoir-faire en continuelle évolution, un partage des connaissances, des règles de sécurité, environnementales, techniques, des standards, de la recherche etc….
Le petrole, le gaz, l’énergie, contribuent au développement…
Des pays comme l’Indonésie, le Nigéria, l’Angola, le Congo, le Venezuela etc…ont besoin des ressources de cette industrie pour asseoir le developpement de leurs propres institutions, contribuer au developpement de l’architecture sociale de progrès nécessaire à tout pays…
Les politiques européens ont un rôle important à jouer dans le developpement ,en conseillant ces pays dans la gestion du devenir…en diminuant progressivement la corruption par l’éveil de la conscience des dirigeants.
Aujourd’hui, nous trouvons dans les entreprises beaucoup d’indonésiens, d’africains, avec un bon niveau de qualification professionnelle, nous les trouvons à des postes de direction aussi.
L’industrie des énergies permet les échanges culturels…
Le développement, ce n’est pas essentiellement envoyer de l’aide aux pauvres qui souffrent de la faim, c’est aussi de permettre la construction d’une architecture sociale de progrès.
Nous voulons un monde libre dans ses échanges, ses déplacements, ses rencontres…
Nous ne pourrons le construire que si l’on donne une chance au développement de se faire dans l’harmonie, pas dans la corruption, pas dans l’égoisme d’un profit sans un minimum de partage…
Il y a beaucoup à écrire sur le sujet…
Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.
jany guiot
29 octobre 2008 à 17 h 39 min
Bonjour Monsieur d’Hornes,
je suis d’accord avec vous « « la promotion du français est une bataille qu’il faut mener » et il me semble que la francophonie est ce lieu qui devrait faire la promotion et la diffusion de la langue française et de sa diversité. Je suis aussi d’accord sur l’importance du plurilinguisme car à mon avis l’anglobalisation (« globishness ») est une vision de courte vue incompatible avec une saine prudence écologique. Même si le français « s’est affaibli sur la scène mondiale » , il est une langue de culture et une langue passerelle majeure. La France a un rôle majeur à assumer sur ce plan.
Pour assurer une diversité culturelle sur la scène mondiale il faut assurer une diversité linguistique, de grands pôles linguistiques, car la langue est au coeur de ce creuset d’où émergent des penseurs, des conteurs, des philosophes, des gestionnaires, des ingénieurs, des artistes qui peuvent éclairer de manières différentes notre relation au monde (et peut-être apporter des solutions originales aux problèmes actuels, des inventions originales, des œuvres d’art originales).
À mon sens préserver des pôles culturels vivants et créateurs c’est préserver la diversité, si la francophonie ne s’assume pas fièrement qui le fera. (les langues tchèques, ou innues, ou danoises ne peuvent supporter de pôles culturels aussi importants que le pôle francophone).
L’anglobalisation (le tous à l’anglais) c’est l’équivalent d’une déréglementation planétaire, d’une unidimentionnalisation, d’une réduction de la complexité. C’est l’adoption d’un modèle états-unien de développement par toute la planète.
À mon sens la catastrophe financière actuelle qui est partie du modèle états-unien de développement et de la financiarisation de l’économie qu’il met de l’avant est un bel exemple de courte vue, de réduction de la diversité culturelle au nom de l’idéologie du laissez-faire qui a mené à déréglementer, déréglementer…. sans règles, sans garde-fou… les marchés ont été la proie de la spéculation courtémiste…. et de ses spirales amplificatrices (qu’elles soient ascendantes ou descendantes)… jusqu’à contaminer et probablement détruire (localement, régionalement) des économies réelles…
Je vais terminer comme Mme Guiot, en écrivant qu’ il y aurait beaucoup à écrire sur ce sujet
Et Monsieur le Premier Ministre vous avez ma considération car je sais qu’en ce moment les hommes politiques européens doivent se pencher sur ces questions. Comment faire face à cet hydre à mille têtes qui surgit là où on s’en attend le moins faisant disparaître une entreprise, un secteur, minant la confiance… et pourtant c’est parti de problèmes existants à l’autre bout de la planète… Comment re-règlementer… comment dé-financiariser nos économies, comment protéger la diversité comment éviter qu’ un tsunami économique ne se déploie….
À mon avis, ce tsunami sera moins dévastateur qu’anticipé… mais si des règles précises, si une saine précaution n’est pas appliquée et cela doit aller aussi loin que de préserver dès maintenant la diversité culturelle et linguistique en Europe… une langue n’est pas quelque chose que l’on doit sacrifier pour permettre à une multinationale d’afficher des profits trimestriels plus élevés et à des spéculateurs de faire des gains en bourse sur les titres de ces multinationales. Les coûts de traduction ne sont pas négociables ( de toutes façons d’ici 15 ans les traductions seront disponibles en 15 langues sur notre iPhone ou notre Blackberry, mais il faut préserver dès maintenant la diversité des manières de parer, de penser, de créer)
Si l’Europe évolue vers l’anglobalisation et le modèle étatsunien de développement… les prochains tsunamis ne cesseront de s,amplifier.
Bon finalement je réalise que j’ai abordé différents thèmes, et me suis adressé ou ai référé à différentes personnes,
Je vous prie d’accepter mes salutations, et je remercie notre hôte, le Premier Ministre, qui lance ces échanges et les permet,
Alain Lavallée
22 novembre 2008 à 9 h 34 min
Bonjour à tous,
Cher Monsieur le Premier Ministre, Cher Monsieur Lavallée,
Ce petit billet pour attirer votre attention sur cette intervention de Monsieur le Président Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie en date du 21 novembre 2008.
http://www.france24.com/fr/20081121-talk-paris-abdou-diouf-francophonie-organisation-internationale
Personnellement j’ai beaucoup apprécié cette intervention, gardons espoir et continuons à nous battre pour la Francophonie et pour notre belle langue française.
Bien amicalement
Jacques d’Hornes