Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

11 commentaires

  1. Jean-Pierre Raffarin dit :

    Pardon, cher Jacques d’Hornes pour cette faute inexcusable hic & nunc.
    Amitié.
    jpr

  2. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre et chers amis,

    Il n’y a que notre ami Pierre qui relevait ce genre de faute, il s’était fait une grande joie de remettre en place l’un des visiteurs de votre carnet qui s’en prenait à ma personne. Personnellement, ça ne me gêne pas et je ne pourrais pas vous en tenir rigueur, vous êtes bien sûr pardonné.
    J’avais un instituteur à l’école primaire qui disait qu’il n’y avait jamais de faute à un nom propre, j’en ai fait ma doctrine car vous vous doutez bien qu’avec mon patronyme, vous n’êtes pas le premier et vous ne serez sans doute pas le dernier.
    D’ailleurs étant enfant, avec mon nom « conjugué » de mon prénom, je subissais quelques allusions à l’une de nos chansons enfantines, j’avais même droit au « sonnez les matines – ding ding dong ».
    Je dois vous avouer que ce me gêne davantage, et je n’aime pas beaucoup cela, c’est quand on le prononce en appuyant sur le « s » qui lui donne de la dureté alors que la prononciation à la française le revêt d’une certaine douceur qui correspond beaucoup plus à ma personne, disons que c’est une question d’esthétique. Pour autant je n’en suis pas mort, il y a des choses beaucoup plus importantes dans la vie. J’ajoute toutefois que je suis très fier de mon patronyme et de sa particule, il ne me manque que le titre…(humour).

    Revenons à des choses beaucoup plus sérieuses et à l’objet de votre billet. Votre billet me rassure, il est bon de lire un ami absent trop longtemps.

    Vous revenez sur la disparition de Sœur Emmanuelle, elle nous manque par sa personnalité mais l’essentiel n’est-t-il pas dans son action entreprise et perpétuée par d’autres personnes charitables. Au travers de mes nombreuses escales à l’étranger dans de nombreuses contrées du Monde, j’ai souvent rencontré d’autres « Sœur Emmanuelle » ou d’autres « Abbé Pierre » à Madras, Calcutta, Bombay, à Madagascar, dans les pays africains, au Brésil et en d’autres lieux, tous avaient cette foi qui manque tant à d’autres et la misère frappe à notre porte. Ouvrons les yeux, et si j’ai deux phrases à retenir de Sœur Emmanuelle, ce sont celles-ci et elles se complètent : « la charité au sens de l’aumône, je n’en veux pas ! Je veux de la justice ! » et la plus importante des deux « dans mon bidonville, je n’ai que des frères et nous vivons ensemble comme des frères. Inutile d’aller dans le tiers-monde ! Commencez par regarder autour de vous, sur votre palier, brisez le cercle de l’indifférence ! Au bidonville, on vit « ensemble » et l’existence devient passionnante quand on vit pour les autres, quand on pense à aimer, à aider l’autre ».

    De Sœur Emmanuelle au billet d’Anaëlle, il n’y a qu’un pas : la crise alimentaire. Il y a bien sûr des solutions, mais il ne faut pas qu’elles deviennent la facilité pour ouvrir des spéculations et autres manipulations, soyons humanistes.

    Pour l’économie de l’énergie, je partage également votre point de vue et celui de Jany, et pourquoi nous, qui nous posons toujours en « donneur de leçons » aux autres, nous ne nous inspirerions nous pas pour une fois du Yin et Yang chinois.

    Le français dans le Monde, et au Canada pour notre ami Alain Lavallée, bien sûr que les futurs Jeux Olympiques d’hiver et la charte de l’Olympisme nous offrent un bel espace pour la mobilisation francophone, encore que je ne pense pas que Vancouver, ville très cosmopolite, soit la ville idéale, mais je pense que ça ne doit pas être la mobilisation sur un événement c’est l’affaire de tous et de tous les jours si nous voulons que notre belle langue française subsiste à travers le Monde.

    Quant au « mille feuilles » cher Monsieur Raffarin, le sujet est vaste et mérite de plus amples commentaires, alors je ne m’y attarderais pas pour aujourd’hui, j’y reviendrai dans les jours qui viennent. Toutefois, je rappellerais l’excellente vidéo « face à nous » avec Monsieur Hubert Falco que l’on peut retrouver facilement sur le site de Public Sénat (en date du 14 octobre), émission dans laquelle le Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire faisait allusion de ce mille feuilles administratif.

    Un dernier mot, j’ai suivi cette semaine la séance relative à la modification de l’article 3 du Règlement du Sénat et j’ai trouvé très pertinentes les prises de position des Sénateurs Philippe Dallier et Michel Houel sur le renforcement du pluralisme de l’organe dirigeant du Sénat. Je trouve regrettable qu’ils n’aient pas été davantage suivis dans le cadre de la modernisation du Sénat, ce n’est pas en créant de nouveaux postes que l’on améliore la situation surtout en la période actuelle.

    Bien amicalement à tous.

    Jacques

  3. Paillé - Boulay dit :

    Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN,

    Financer des projets est effectivement un sujet de réflexion majeur surtout pour faire émerger en milieu de crise, notamment financière, des idées qui peuvent solutionner et révolutionner l’économie en redonnant vie à des valeurs de bases fondamentales et à des métiers depuis trop longtemps balayés.

  4. jany guiot dit :

    L’économie française et son avenir ?

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Tout à l’heure, j’ai appelé mon frère du Nigéria,
    Ses mots sont  » nous sommes trop taxés les professionels artisans »…il ne semble travailler que pour payer les taxes…

    Il est vrai que depuis 1981, la société attend, une nouvelle crise et l’on repousse encore l’horizon qui semblait se dessiner…

    Cette nouvelle crise au fond, n’arrive-t-elle pas au bon moment, pour faire payer le monde entier le bilan de ces guerres interminables (Iraq) ?

    Quant à l’économie française ?
    Elle est à bout de souffle, les entreprises ne produisent plus…la sinistrose…

    Dans ce temps de toussaint, il est important de sortir de sa frilosité en acceptant de donner de l’espoir, de la confiance.

    Il faut redonner du pouvoir d’achat aux petits pour aider le marché intérieur.

    Il faut réapprendre aux entreprises les méthodes de gestions des contrats, des projets.

    Sortir du type de gestion de l’économie restrictive, nous ne combattons pas la concurrence en tirant sur les prix, en diminuant les salaires, jusqu’à fragiliser nos moyens de productions et mourrir, nous la combattons en proposant un produit de qualité, en gérant, en ayant une vraie politique industrielle et commerciale.

    Entre un produit bien manufacturé et un produit de mauvaise qualité, l’acheteur sait choisir…
    N’achète-t-on pas les belles voitures allemandes dans le monde, les belles japonaises aussi, pourtant le prix de production est élevé ?
    N’achète-t-on pas nos parfums, pleins de rêves…d’ailleurs…et de possibles…

    Le monde doit grandir, l’économie doit trouver son volume dans sa gestion, pour mieux retrouver les équilibres sociaux…
    Il est important de réinvestir quand on produit, comme le paysan qui plante de nouveau après la récolte…l’investissement c’est l’outil, c’est aussi les salaires et le savoir-faire.

    Aujourd’hui, il faut aussi de grands projets, français, européens…donnons de l’activité…pour relancer la machine…

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot

  5. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je poursuis ma réflexion sur ce sujet que j’affectionne particulièrement sur l’étude de notre Pays et ses territoires, et la complexité de ce mille-feuilles m’amène à faire de multiple recherches qui ne sont pas désagréables pour ma curiosité mais elles sont également très instructives et me permettent de me remettre en mémoire quantité de connaissances notamment géographiques ce qui n’est pas pour me déplaire, j’ai toujours beaucoup apprécié la géographie. Je vous remercie pour ce billet et si vous me le permettez, j’amènerai régulièrement quelques commentaires séparés pour compléter ce billet.

    Le mille-feuilles administratif de la France, il pose problème actuellement. Tout d’abord, quelques réflexions :

    - Un redécoupage administratif sera nécessaire et il faudra tenir compte de la géographie et de l’histoire de chacun de nos territoires, mais également de la diversité de ceux-ci, on ne peut pas amener un territoire rural à devenir un territoire urbain.

    - Une question me trotte dans la tête : je me demande si l’acte II de la délocalisation que vous aviez pensé et vous avez toujours fait d‘excellents diagnostics, puis mis en place, a été poursuivi convenablement par vos successeurs à Matignon notamment en ce qui concerne le financement à l’euro près des transferts de compétences.

    - Je pense qu’il convient de ne pas « défaire » systématiquement ce qui a été fait par un autre gouvernement et plus est, quand c’est un gouvernement issu de la même majorité, surtout pour ce qui marche.

    - En 2004, vous avez introduit le principe de subsidiarité dans la Constitution, il ne faut en aucun cas revenir dessus, à chacun ses compétences. Il convient également de maintenir la clarification entre le social et l’économie, le social au plus prés des citoyens, l’économie pour rivaliser avec l’équivalent de nos régions dans les autres pays européens.

    - La récente mobilisation pour les plaques minéralogiques des véhicules automobiles laisse à penser que les citoyens et les élus sont très attachés à leur département. Le département me semble être, davantage qu’une autre division administrative, le repère de nombreux français.

    - La complexité de notre administration vient de la multiplicité des divisions administratives. Nous avons des difficultés à nous y retrouver surtout au niveau local notamment dans les intercommunalités (qui est qui ? qui fait quoi ?), je pense que c’est à ce niveau qu’il faut réagir. Nous avons beaucoup trop de structures (communautés urbaines, communautés d’agglomérations, communautés des communes, syndicats d’agglomération, pays, etc, nous pouvons encore aller très loin comme ça…). Je pense qu’il faut faire beaucoup plus simple pour mettre fin à cette confusion qui règne sur les compétences de chaque échelon dans l’Administration de nos territoires, en définissant la tâche de chacun et en réduisant leur nombre.

    - But à atteindre : – un échelon de la proximité
    – un échelon de la cohésion sociale
    – un échelon économique régional

    On ne peut pas demander aux maires de petites communes qui, bien souvent sont des bénévoles, d’être des administrateurs hors pairs. Donc, il faut que toutes ces tâches qui, bien souvent relèvent du social, soient centralisées par l’échelon de la cohésion sociale mais que l’on ne doit pas mélanger avec l’échelon économique régional. Des échelons bien distincts :
    - l’échelon de la proximité : la commune
    - l’échelon de la cohésion sociale : un échelon central constitué de la synthèse de tout l’existant actuellement (département, intercommunalité, pays, etc…).
    - l’échelon économique régional : la région

    Je viens de vous donner mes premières réflexions de ma vision du mille-feuilles administratif de notre Pays. Je reviendrai plus en détail sur tous ces points.

    Bien amicalement

    Jacques

  6. Le chat écoeuré dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    « La mort est le meilleur de la vie »… Si Soeur Emmanuelle y croyait, il y en a un dans votre entourage qui n’y croit pas et s’apprête à présenter au Sénat une loi relative à « l’aide ACTIVE à mourir »…

    Ses arguments -ceux en tous cas repris par la presse- s’appuient sur l’existence de législations permissives dans ce domaine en Suisse ou aux Pays-Bas… Or donc, si dans un pays lambda, une loi autorisait la suppression, je ne sais pas, moi, des juifs, par exemple ? ou la traîte des noirs, ou l’excision des petites filles, quel que soit le prétexte trouvé pour justifier ces lois, la France devrait-elle emboiter le pas « pour avancer sur le sujet » (pour reprendre encore les propos du sénateur en cause) ?

    Pudiquement, Monsieur Fouché, puisqu’il s’agit de lui, ne soyons pas hypocrites, nous, refuse le terme d’euthanasie. C’est bien plus confortable en effet de parler d’aide ACTIVE à mourir ! Et c’est pour cela que je signe de l’adjectif « écoeuré ». Quels seront les Français assez naïfs pour ne pas traduire la terminologie pudico-hypocrito-mortifère qui leur sera proposée ? Nous avons tous une conscience, que cela plaise ou non à certains et même étouffée par l’audition indéfiniement répétée du langage menteur des médias et, hélàs, de certains de nos responsables politiques, elle nous parle tout bas, cette conscience. Parfois elle crie aussi : tu ne tueras pas ! Ni l’enfant à naître, ni le veillard dont l’esprit s’égare, ni le malade que la douleur rend fou au point de demander la mort. Ce malade, lorsque ses souffrances sont apaisées par des soins palliatifs, dont lui comme nous savons qu’ils ne le sauveront pas mais l’aideront à mieux VIVRE dans l’attente de sa mort, ne demande plus que ce moment ultime soit provoqué artificiellement.

    Alors oui, bataillons pour que des soins palliatifs soient accessibles partout dans notre pays. Donnons aux mèdecins et aux équipes qui les entourent les moyens d’améliorer les techniques qui permettent de soulager la douleur. Et cessons de vouloir voler leur mort à ceux qui demandent seulement de ne plus souffrir.

    La dignité revendiquée n’est-elle pas davantage dans une mort acceptée en son temps et vécue comme partie de la vie que dans une fuite proposée et pratiquée par autrui ?

    Soeur Emmanuelle est morte comme elle a vécu : en donnant le meilleur d’elle-même. Gardons son exemple en mémoire. Et oublions vite que nous mettons parfois, par erreur, à la tête de nos institutions, des hommes comme Monsieur Fouché dont les projets de loi, loin de susciter l’admiration, laissent au coeur une profonde impression de dégoût…

    Le chat écoeuré

  7. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    « Que pensez-vous de :
    - la suppression des pays ?
    - la création de grandes régions ?
    - la suppression des départements ?
    - la fusion département-région ?
    - l’avenir de la décentralisation ? »

    Nous voici au cœur du sujet, je pourrais vous répondre « tout dépend de ce que l’on veut faire ! ». Une mesure en entraînant une autre, la suppression d’un échelon entraînera systématiquement la redistribution de ses compétences dans certains domaines. Toutefois une chose est sûre, si l’on veut réduire ce mille-feuilles administratif, ce n’est ni la commune (proximité) ou la région (tournée vers l’économie) qui disparaîtra mais la ou les divisions intermédiaires. Il serait quand même bon de rappeler que la France, comparativement à d’autres Pays Européens auxquels on se réfère bien souvent, possède un parc de plus de 36.000 communes et que nombreux des élus de ces communes (petites) ne sont pas des professionnels.

    La suppression des pays (territoire de projet caractérisé par une cohésion géographique, économique, culturelle ou sociale pour le développement de contrats) : Peut-on reconnaître ces territoires qui n’existent pas partout en France tout comme de nombreuses intercommunalités ? Toutes ces divisions supplémentaires, ne concernant que des groupes d’agglomérations ici et là qui peuvent très bien se regrouper en s’autogérant pour mener certains projets de grande envergure, sont d’un ressort local sans pour autant avoir besoin de figurer dans l’organigramme administratif de l’Etat dans la mesure où elles sont supervisées financièrement à l’échelon départemental ou régional. Elles ont toutefois un avantage certain, celui de la proximité.

    La création de grandes régions. Tout d’abord, ce n’est pas en multipliant ses tâches que l’on agrandira une région, mais en en réduisant le nombre et en répartissant à bon escient les départements qui font l’objet de la suppression de la région à laquelle ils appartiennent de manière à donner à ces nouvelles régions recomposées une cohérence européenne, tout en faisant cohabiter territoires urbains et territoires ruraux sans hésiter à regrouper au sein d’une même région deux voire trois grandes villes ayant les capacités d’être la capitale régionale, un choix sur cette dernière devra être faite. Je pense qu’il serait sans doute utile sauf pour Paris et l’Ile de France d’essayer d’équilibrer les régions au point de vue démographique (des régions à peu ou prou 5.000.000 d‘âmes sont réalisables).
    Je pense qu’il ne doit pas être bien difficile de supprimer quelques régions de faible importance avec un redécoupage régional redonnant par ce fait à quelques départements une certaine identité régionale. Je cite quelques exemples : incohérence il faut regrouper les deux Normandie, tout comme la Loire Atlantique serait bien mieux en la Bretagne ou encore l’Oise qui se trouverait sans doute mieux dans l’Ile de France qu’en Picardie. Il n’y a qu’en France que l’on sépare l’Alsace de la Lorraine. Petite idée, dans la Région Nord Pas de Calais on parle le picard, il n’y a qu’un pas à franchir pour ramener les picards de la Somme et ceux de l’Aisne (terroir du Maroilles), puisque j’ai déjà envoyé l’Oise en Ile de France, pour former une grande région « Nord de France ». D’autres exemples plus proches de vous : la Vendée, département du Bas Poitou par excellence n’a rien à faire dans la Région des Pays de la Loire (Pays de la Loire, une ineptie d’ailleurs le département de la Loire fait également partie de ses pays, mais bien en aval…) une région avec trois « petits départements » comme le Limousin n’a plus lieu d’être, la Haute Vienne pourrait très bien venir grossir le Poitou Charentes reste à définir la capitale régionale Limoges ou Poitiers ? Le Gouvernement a l’habitude de trancher souvent d’une manière très peu « orthodoxe » (carte judiciaire…) de toute façon une réforme fait toujours des mécontents, mais pour une fois il pourrait vous donner satisfaction surtout que géographiquement Poitiers serait l’idéal pour une grande région qui irait des îles charentaises aux limites du plateau de Millevaches.
    Je ne vous dis pas que j’ai déjà recréé ma France des Régions mais avec ces quelques exemples elle est déjà bien avancée, je pense que nous pouvons très facilement la ramener à douze unités.

    La suppression des départements. Je ne suis pas pour. Par les lois de décentralisation de 2004, vous avez clarifié les compétences de chacun , affectant le social au Département, il faut continuer à travailler pour l’intérêt des concitoyens dans la proximité et il se trouve, et ceux-ci l’ont encore prouvé récemment avec l’épisode des plaques minéralogiques des véhicules, qu’ils sont très attachés à leur département, c’est leur repère. C’est une affaire qui marche, ne changeons rien. De toute façon, si on les supprime, il faudra transférer leurs compétences, sans doute pas aux communes où malgré leur bonne volonté certains maires n’ont pas les capacités pour le faire et d’autre part aux régions pourquoi encombrer celles-ci avec de nouvelles charges alors qu’il faut les orienter vers un essor économique puissant.

    La fusion département/région. Elle n’entraînera pas une réduction des effectifs, mais risque d’amener la confusion dans les compétences. Sans doute davantage de complexité pour les administrés. Surtout si l’on agrandit la région, on l’éloigne de la proximité, ce qui n’est pas le but recherché. Où sera la politique de proximité quand vous aurez la capitale régionale à plus de 200 Kms d’un territoire rural. Je crains fort que cela n’entraîne l’abandon des territoires ruraux en privilégiant les territoires urbains.
    .
    L’avenir de la décentralisation. Il coule de source. On peut toujours critiquer mais il ne faut pas systématiquement défaire tout ce qui a été fait. L’acte II ne fût sans doute pas parfait, mais de bonnes choses ont vu le jour. Il suffit peut-être de rectifier certaines choses en reprécisant certaines compétences entre les collectivités qui n’ont pas été parfaitement comprises, notamment dans le financement et continuer l’action.

    J’espère ne pas avoir été trop confus dans mes explications.

    Bien amicalement à vous.

    Jacques

  8. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Une petite pointe d’humour !

    En relisant mon dernier commentaire, je m’aperçois qu’en ayant voulu modifier une phrase j’ai commis un joli lapsus que Monsieur Raymond Devos aurait sans doute beaucoup apprécié. Le Département de la Loire se trouve bien sûr en amont de la Région « des Pays de la Loire » sur le Fleuve du même nom.

    Et pourtant, j’ai beaucoup navigué mais je ne fus pas un batelier…

    Amicalement

    Jacques

  9. charrier dit :

    M.le premier ministre, comme vous demandez un avis sur la fusion du département-région : je suis favorable à cette fusion en répartissant les tâches ( le social aux communautés de communes – entre autres..) – la région reprenant l’Equipement-les infrastructures-les colléges …) – par ailleurs je n’ai pas compris les propos dilatoires du rapport de M.Didier Quentin sur un e liberté entre les CC – les communautés de pays- d’appelation – autres formes diverses – je crois en un allégement du poids administratif et préfectoral, mais certes pas une répartition à géométrie variable aux contours indéterminés et d’un poids relativement inégal .
    -en vous remerciant .

  10. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Monsieur le Premier Ministre,

    Je poursuis mes recherches concernant cette réflexion objet de la dernière partie de votre billet. J’ai relu le chapitre 3 du rapport Attali qui prône notamment la transformation des intercommunalités en agglomérations ce qui amènerait à plus ou longue échéance la suppression des départements. Je me pose la question suivante : comment peut-on argumenter cela quand par ailleurs on fait mourir à petit feu de nombreuses villes moyennes (exemples : Rochefort sur mer ou Chatellerault dans votre région), qui devraient être le cœur de ces agglomérations et autour desquelles devraient s’articuler ces agglomérations, en supprimant tous les vecteurs de puissance de ces municipalités (voir carte militaire, carte judiciaire, hôpitaux, etc…) entraînant l‘exil en d‘autres lieux de leurs habitants, n’y a-t-il pas incohérence ?

    Ne faudrait-il pas plutôt jouer à un autre niveau, beaucoup plus élevé, en maintenant l’échelon départemental avec une clarification de ses compétences qui serait le relais des régions notamment dans le secteur social et de proximité et dont les infrastructures sont en place. Régions qu’il faudrait élargir en en faisant des méga- régions (six ou sept dans notre Pays) en jouant davantage sur l’économie (pôles d’attractivités des ressources régionales) et non en se référant à la notion géographique des régions telles qu’elles sont conçues actuellement. Avec quelques variantes, elles pourraient très bien se rapprocher du découpage que vous aviez fait en 2004 en ce qui concerne les sept régions électorales françaises pour les européennes à savoir :
    - Grand Nord : (région Nord/Pas de Calais, Picardie, Basse et Haute Normandie)
    - Ile de France
    - Grand Ouest (Bretagne, Pays de Loire, Poitou/Charentes)
    - Grand Est (Alsace, Lorraine, Champagne/Ardennes, Bourgogne et Franche-Comté)
    - Grand Centre (région Centre, Limousin, Auvergne)
    - Grand Sud-Ouest (Aquitaine, Midi/Pyrénées, Languedoc/Roussillon).
    - Grand Sud-Est (Rhône/Alpes, PACA et Corse).

    Bien amicalement

    Jacques

  11. Mistral dit :

    Obama a été élu président des Etats Unis.

    Ceci est un merveilleux évènement plein d’espoir. Les USA ont leur rupture :)

    Mais posons nous la question de savoir comment les USA avec 302 millions d’habitant qui compte … 96 sénateurs et 433 députés sont représenté ?

    Ceci résume celà.

    La France est une fabrique à fonctionnaires.

    Un exemple concret. quand j’ai voulu créé une agence de mon entreprise dans la sous préfecture de mon département, on m’a conseillé de voir avec la région, département, l’agglo, la mairie, la CCI, la chambre des métiers, etc etc

    Bref, j’ai vu personne, mais je me suis dis que les entreprises sont vraiment des vaches à lait pour payer tout celà.

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