Carnet de Jean-Pierre RAFFARIN

7 commentaires

  1. jany guiot dit :

    Dans le mot « crise » il y a le sentiment de souffrance.

    Monsieur le Premier Ministre Jean-Pierre Raffarin,

    Aujourd’hui, nous sommes dans une crise qui vient du manque d’éthique dans notre gestion de l’économie de marché.

    Depuis le début des années 80, l’économie s’est transformée pour se tourner vers un profit sans éthique, sans lois, sans régulation, sans taxation, souvent protégé par d’hypocrites « paradis fiscaux »

    Nos économistes, nos ministres ont souvent été fier des profits virtuels sur les entreprises de télécommunication, nous vendions des listings.

    La société internet vivait dans sa bulle et les salaires se montraient comme des mirages, simples horizons d’illusions…combien ont pu courir après ce destin…?
    Dans les années 93, 95, 2000, combien j’ai pu écrire sur cette grave erreur de perception globale, mais personne n’entendait le cri ordinaire.

    Mr. Strauss Khan arrivait à l’Elysée accompagné de son porte parapluie, le temps était au beau fixe, tout le monde était beau et intelligent.

    Aujourd’hui, les gens pleurent, pas ceux qui continuent à broder sur le devenir, non !, ceux qui n’ont rien, ceux qui travaillent dans la petite entreprise en difficulté, ceux qui ont économisé pour leur petite retraite, pour les vieux jours, ceux qui attendent le bus de l’espoir….

    Dans tous les cas il ne sert à rien de pleurer sur son sort, il faut que nous nous relevions et que nous redonnions de la confiance…
    La confiance sur les marchés
    La confiance dans les foyers

    Arrêtons de crier sur les médias que nous sommes dans la panade.
    Laissons les pleureuses aux morts et pensons à la vie…

    Nous devons travailler sur trois plans.
    1-La relance du marché intérieur en redonnant du pouvoir d’achat à ceux qui dépensent, c’est à dire aux petits, avant les fêtes…gros coup de pouce sur le smig.
    2-La relance par la qualité de notre offre, qualité de notre gestion technique, du savoir faire, économique, plannification, contrôles.ETC
    Cela implique qu’il y a au sein de l’entreprise un renouveau dans le dialogue social, dans la participation aux choix des salariés dans la politique industrielle, dans les projectives, dans la gestion des investissements etc.
    Je suis pour revoir les architectures du management au sein des entreprises en donnant plus de place à la créativité, à la qualité et aux contrôles.
    3-Les GRANDS PROJETS, français, européens et mondiaux.
    Redonnons de l’espace à notre économie, redonnons de la confiance dans nos foyers, chez nos jeunes et nos anciens en lançant de grands travaux, du concret…
    Le traitement des eaux, l’electricité, la construction d’usines propres, de nouvelles voies de transport, modernisons les accès aux business en faisant aimer notre territoire.
    Lançons une grande politique de l’habitat de qualité environnementale, plus de logements décents, transformons nos villes pour en faire des ensembles de vie, de rencontre, de partage.

    Le temps est au social, au sociétal, à l’environnemental, la France souffre de ses ghettos d’égoisme, nous devons retrouver le goût des autres, ré-apprendre à vivre ensemble.

    Avec la confiance, nous pouvons arriver à tous les sommets, même ceux que l’on ne soupçonne pas.
    J’ai souvent pu me rendre compte que c’est en travaillant avec des gens ordinaires que nous faisons du travail extra-ordinare.

    Alors Monsieur le Premier Ministre, laissons les maux et retrouvons l’espoir ensemble…

    Que le Président, les Ministres montent sur le pont et qu’ils montrent à tous les horizons,
    La mer peut être mauvaise, mais les mots de confiance sont plus forts encore,
    Ils ont une dimension qui vient d’ailleurs…

    Veuillez agréer Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma très haute considération.

    jany guiot

  2. jany guiot dit :

    A part quelques grandes entreprises du privée, beaucoup de celles-ci ont suivi une politique du court terme, en privilégiant la gestion boursière de l’entreprise.

    Dans les années 50, 60, les sociétés étaient gérées de façon paternaliste.
    L’ouvrier, le cadre, l’employé existaient.

    Aujourd’hui, les sociétés du privée ont choisi le profit sans l’outil de production, elles ont scié la branche sur laquelle elles étaient assises.

    Aujourd’hui, il nous faut reprendre des bases saines en retrouvant cette échelle des salaires décente disparue..retrouver un pouvoir d’achat…retrouver la juste relation salaire / production..

    C’est comme cela que nous rééquilibrerons nos comptes, pas en choississant l’économie restrictive.
    Comment pouvons nous respirer si l’on nous comprime les poumons ?

    L’Etat a un rôle important dans le devenir de cette nouvelle politique de progrès…
    Les industriels du privée sont frileux et bien pensons pour eux !

    jany guiot

  3. Jacques d'Hornes dit :

    .

    Bonjour à tous,

    Cher Monsieur le Premier Ministre et cher Jany,

    Bravo Jany, votre commentaire est d’excellente facture et je le partage complètement.
    Dans le mot « crise » il y a un sentiment de souffrance, alors pour y remédier et pour rimer avec souffrance, il faut redonner au peuple de la « confiance » mais pas avec des mots avec du concret qui rendra du pouvoir d‘achat à tous qui ramènera de la croissance dont notre Pays a bien besoin notamment dans son commerce intérieur.

    Je ne crois pas aux quelques mesures qui satisfont momentanément les quelques bénéficiaires et propulsent beaucoup plus d’autres personnes dans la précarité, il faut un partage équitable. Que le Président de la République et son Gouvernement nous fassent un peu écouter l’autre face du disque « les caisses sont vides, travailler plus pour gagner plus », car celle-ci n’a pas reçu le succès escompté surtout pour les caisses de l’Etat. La relance du marché intérieur viendra de la part des petits si on leur en donne les moyens, la période de fêtes est propice, que nos dirigeants sachent en profiter en augmentant les salaires et les retraites redonnant du pouvoir d’achat. De toute façon si ça ne marche pas, le Gouvernement aura toutes facilités pour récupérer son argent ultérieurement et ne se gênera pas, il a déjà récupéré les baisses d’impôts que vous aviez faites lors de votre passage à Matignon.

    Passons à des choses beaucoup plus réjouissantes, porteuses d’espoir : quels seraient les bons investissements ? Le champ d’action est vaste, il faut tenir compte des besoins actuels et des besoins futurs, de l’évolution de notre planète, des conditions climatiques, de la raréfaction de certains produits, de la démographie, des mouvements de population, etc…

    Il faut jouer sur :

    - les grands projets européens et euro-méditerranéens.
    - démographie et urbanisme, mais de l’urbanisme raisonnable en sachant préserver le patrimoine naturel et agricole. Construire de l’habitat social et surtout arrêter de faire croire à la population que tous peuvent accéder à la propriété, une ineptie facile à démontrer.
    - combler les déficits dans les infrastructures de transports terrestres, ferroviaires, maritimes et fluviaux, portuaires, carcérales, universitaires…
    - ne pas privilégier l’urbain au détriment du rural. N’oublions pas que la France est une terre d’élevage et de culture, poursuivre et améliorer l’industrie agroalimentaire.
    - poursuivre et multiplier les recherches scientifiques, besoins dans la Santé, bien négocier l’après pétrole, les ONG, la nourriture de demain, etc…
    - utiliser au mieux le potentiel de notre pays, nos idées, les ressources naturelles, le solaire, l’éolien, l’eau : désalinisation de l’eau de mer, promouvoir la pisciculture…
    - Développer le tourisme de masse, nous possédons le plus beau pays du monde, pays diversifié par ses paysages et ses cultures régionales, des sites merveilleux, historiques, une gastronomie hors norme, sachons en profiter et rendons notre pays attractif dans ce domaine en en faisant une terre d’accueil.
    - sachons également jouer à fond la carte des grands événements mondiaux culturels et sportifs, Jeux Olympiques, Exposition Universelle, Coupes du monde sportives qui sont sources de retombées économiques.
    Cette liste n’est sans doute pas exhaustive…

    Bien amicalement

    Jacques

  4. jany guiot dit :

    Quel enthousiasme Jacques !

    Un petit salut de Port Harcourt, je viens de passer deux jours sur plateforme.

    Bien amicalement,

    jany

  5. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Jany,

    Mon enthousiasme pour le carnet de Monsieur le Premier Ministre n’a pas changé. J’ai peut-être un peu levé le pied ces derniers temps mais c’est dû en partie à l’actualité de Monsieur Raffarin et des possibilités d’échange de dialogues.
    Il suffit de quelques billets me donnant inspiration et de quelques interlocuteurs réceptifs et ça repartira, je ne veux plus dialoguer seul,il f j’ai l’impression de parler dans le vide, et là je ne peux pas dire « dis, tu m’écoutes… ».

    Au plaisir de vous lire très bientôt.

    Bien amicalement à vous

    Jacques

  6. Jacques d'Hornes dit :

    Bonjour Jany,

    Mon enthousiasme pour le carnet de Monsieur le Premier Ministre n’a pas changé. J’ai peut-être un peu levé le pied ces derniers temps mais c’est dû en partie à l’actualité de Monsieur Raffarin et des possibilités d’échange de dialogues.
    Il suffit de quelques billets me donnant inspiration et de quelques interlocuteurs réceptifs et ça repartira. Je ne veux plus dialoguer seul, il faut une certaine motivation or parfois j’ai l’impression de parler dans le vide, et là je ne peux pas dire « dis, tu m’écoutes… ».

    Au plaisir de vous lire très bientôt.

    Bien amicalement à vous

    Jacques

  7. Claude SIMONNET dit :

    Monsieur le Premier Ministre,

    La relance par l’investissement public sera peut-être nécessaire, mais nous restons encore dans la problématique de la dette publique et de notre responsabilité de l’endettement au dépens de nos enfants.

    Est-ce qu’une nation peut consolider ses comptes?

    Faut-il penser dette européenne, et alors comment articuler la dette des divers pays européens dans la communauté du financement?

    Est-ce qu’un pays peut effacer la responsabilité de tel ou tel et absorber les errances politiques et économiques?

    Est-ce que la nation est un vaste confessionnal ou chacun sort absout de ses responsabilités?

    Avec mes interrogations et mes amitiés.

    Claude Simonnet.

    Bonjour à tous.

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