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24 novembre 2008 à 18 h 23 min
Bonjour Monsieur le Premier Ministre,
Merci beaucoup de reprendre de bonnes et vieilles habitudes qui nous sont toujours très utiles.
Semaine très internationale avec, notamment ces deux déplacements dans deux pays du Maghreb qui ne manqueront pas d’intérêts.
Monsieur Wen Jiabao vient-il en France pour le renouvellement des accords commerciaux entre la Chine et l’Europe ?
Je n’oublierai pas le dîner annuel des maires de la Vienne, rendez-vous utile et agréable entre l’élu de terrain que vous êtes et vos interlocuteurs locaux ainsi que la clôture du 400ème anniversaire de Québec, grande année pour nos amis Québécois.
Bien amicalement
Jacques
24 novembre 2008 à 21 h 03 min
D’une certaine façon, votre métier est passionnant vu la richesse des rencontres en si peu de jours. Epuisant peut etre aussi.
Concernant l’Algérie et M Bouteflica, ne serait il pas temps du coté algérien de cesser de se servir de la République française comme bouc émissaire de leur malheur ?
Pourquoi, par exemple, alors que l’Algérie compte un chomage gigantesque, les nouveaux batiments sont construits par des maçons …. chinois ???
Je suis né en normandie, fils d’une mère pieds noir et d’un père normand.
Je n’ai jamais compris la nostalgie que ma mère éprouvait pour Oran, pour cette ville cosmopolite, multiculturelle et aux multiples religions qui vivaient dans la fraternité sous le drapeau bleu, blanc, rouge.
Les pieds noirs, pour tout dire, je n’en avais rien à faire. Mon pays c’est la France.
Jusqu’à il y a deux ans, quand ma mère est retourné sur la terre de sa naissance pour la première fois depuis 1962.
J’ai pu voir en photo pour la première fois la tombe de mon grand père dont je porte le prénom : pierre.
Cette tombe abandonnée dans un cimetierre en désuétude entouré de mauvaise herbes. Juste une stèle et un nom.
Ma mère et ma grand mère sont arrivé sans argent, avec juste une valise en France, en juillet 1962 apres avoir échappé au massacre. C’est un arabe qui a sauvé ma mère agé de 17 ans du génocide
http://www.kabyles.net/Hocine-Ait-Ahmed-et-le-genocide,058.html
Elle ont été rejeté comme beaucoup d’autre, par une partie de la population française qui leur reprochait la guerre, le manque de logement, le travail …
Monsieur Bouteflica, les souffrances sont partagées des deux cotés de la méditerranée.
Aujourd’hui, notre président Nicolas Sarkozy propose l’union pour la méditerranée. Il nous propose de passer à autre chose. D’accepter un avenir commun des deux coté de la méditerranée.
Il a raison.
Monsieur Bouteflica, accepter cette main tendue pour que vive la fraternité des deux cotés de la mèditerranée.
24 novembre 2008 à 22 h 55 min
Bonjour Monsieur le Premier ministre,
une semaine bien remplie comme toujours, et très internationale. Finalement, l’Union pour la Méditerranée pourrait devenir un lieu de concertation et de coordination très important.
Sur le plan technologique, j’ai vu que l’UPM tenterait de mettre en place des projets liés aux technologies solaires… les liens et compétences différentes nord-sud devraient être des accélérateurs dans ce dossier. Il y a vraiment nécessité de diminuer la dépendance au pétrole.
D,ailleurs, un peu dans le même ordre d’idée, les manufacturiers d’autos (Chrysler, Ford, GM) qui réclament un second montant de 25 milliards $ afin de survivre, se sont vu répondre de présenter un plan crédible montrant que cette somme leur permettrait de survivre ET de placer au coeur de ce plan de sauvetage des technologies hybrides et autres moins polluantes et moins énergivores.
J’ai un commentaire au sujet du 400e, je reviendrai,
Je vous prie d’accepter mes salutations,
Alain Lavallée
24 novembre 2008 à 23 h 27 min
Bonjour Monsieur le Premier ministre,
J’aimerais vous remercier pour la grande patience et de l’amitié profonde de la France que vous avez offerts aux Québécois, depuis en particulier à partir du moment où vous êtes devenu Premier ministre en 2002. Vous vous êtes alors engagé dans la préparation des festivités entourant le 400e.
Dossier complexe, contrairement à ce qu’il pourrait sembler au premier abord. De quelle infinie patience vous avez fait preuve dans ce dossier.
Qu’il est dommage que les Québécois ne puissent aujourd’hui profiter de la magnifique et spectaculaire Place de France qui aurait pu (et dû) relier la basse-ville et la haute-ville de Québec, magnifique escalier monumental menant à la colline parlementaire, IL est aussi dommage que le projet de l’allée de sculptures menant aux Plaines d’Abraham ait été bloqué (pour des raisons qui ne méritent pas d’être mentionnées), de même que le réaménagement proposé du Parc de l’Amérique française et d’une possible Maison du Patrimoine commun France-Québec, ou d’une Maison de la Francophonie … toutes manifestations qui auraient marqué le coeur de Québec pour toujours, mais vous connaissez infiniment mieux que moi les méandres politiques qui ont noyé ou euthanasié ces projets remarquables. Tant les Français que les Québécois auraient été fiers de ces projets, mais certaines autorités de ce côté-ci de l’Atlantique en ont décidé autrement. Quelle tristesse !
Malgré les difficultés, les célébrations des deux côtés de l’Atlantique ont été réussies et vous avez droit à des remerciements pour le temps, la patience, les efforts que vous y avez consacré.
Je vous prie, Monsieur le Premier ministre, d’accepter mes salutations distinguées,
Alain Lavallée
Québec
26 novembre 2008 à 18 h 56 min
Bonjour mon cher Mistral,
Je reviens sur votre billet pour deux raisons, et pourtant j’ai horreur de ressasser ces éternelles histoires de la colonisation dans laquelle chacun des intervenants a largement sa part de responsabilité. Les uns pour avoir su tirer partie des méfaits et les autres de ne pas avoir su mettre en valeur les bienfaits de cette colonisation, le tout bien orchestré par certains politiques, médias ou historiens pas toujours très scrupuleux suivant leur position et leurs opinions…
La première raison est quand vous faites allusion aux maçons chinois. Vous êtes vous posé du pourquoi de la chose ? Je ne pense pas que l’Algérie manque d’ouvriers qualifiés dans ce domaine, mais tout simplement parce que les maçons algériens ont franchi la Méditerranée car ils sont bien mieux rémunérés de ce côté-ci de la Grande Bleue et comme les Européens et notamment les français ne veulent pas faire ce travail…ils auraient tord de s’en priver et ensuite la main d’œuvre chinoise est sans doute beaucoup moins onéreuse.
La seconde se rapporte à la nostalgie de votre Maman. Déjà, Oran est la terre de son enfance, celle où elle a vu le jour, et puis je vous dirais qu’il faut avoir vécu dans les colonies pour en ressentir un certain bien être, cette nostalgie qui vous accapare quand vous quittez cette terre où vous laissez de nombreux souvenirs qui marquent une vie. De par ma profession, j’ai effectué deux séjours à Madagascar et je n’y suis pas né, mais je peux vous dire, et pourtant mon dernier séjour remonte à 1975, mais j’en parle toujours avec beaucoup de nostalgie, pourtant il y a bien d’autres pays où j’ai séjourné et pour lesquels je garde d’excellents souvenirs, par exemple le Québec de notre Ami Alain Lavallée ou d‘autres pays à travers le Monde, mais ils ne sont pas comparables à ce que je ressens pour cette grande île de l‘Océan Indien, cette île où l’on rencontre plus facilement la misère qu’autre chose, mais c’est en soi et je dois vous avouer qu’il ne faudrait pas grande chose pour que j’y retourne définitivement.
Bien amicalement
Jacques
27 novembre 2008 à 22 h 26 min
Cher Jacques,
Ayant vécu deux ans à Mayotte et ayant connu « Mada », j’ai appris comme vous à aimer ce pays et les gens qui y vivent.
Je suis quasiment sur que si vous y retourner vous ne verriez pas beaucoup de différence tant ce pays est en retard de développement.
Je suis parti à Mayotte en 1999 pour revenir en métropole en 2001. En deux ans, était apparu les téléphone portable et les 35 heures.
Ayant quitté une règion ou les gens vivent dans la misère j’ai pu aussi constater l’égoisme de ceux qui n’avait que les mots « social » ou « RTT » à la bouche pendant que l’autre partie de la planète meurs de faim.
Il faut traverser tana pour être effrayé de la terrible misère qui y règne.
A Mayotte, régulièrement, des femmes, des enfants, des hommes meurent en traversant sur des barques « yam » l’océan entre Anjouan et Mayotte.
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iwDXJ9wyMWkYZvtQPTZzhYi-1ghA
Faut il désespérer ?
28 novembre 2008 à 7 h 29 min
Cher Mistral,
C’est avec beaucoup de bonheur que j’ai découvert votre dernier billet, je connais également bien Mayotte, j’ai eu l’occasion d’y séjourner dans les années 77/78 et à l’époque de nombreux malgaches après le départ des troupes françaises de Diégo-Suarez en 1975 avaient quitté la grande île pour s’installer à Mayotte tout simplement pour fuir la misère et garder le contact avec les militaires français notamment la Légion Etrangère et la Marine dont certaines infrastructures avaient été transférées à Dzaoudzi car ces pauvres gens savaient très bien que leur salut viendraient des braves militaires français, ce qui prouve bien que la colonisation n’a pas eu que des méfaits, et je pourrai vous raconter de nombreuses anecdotes à ce sujet et c’est pour cela que j’ai horreur d’aborder le sujet de la colonisation dans lequel beaucoup de personnes racontent tout et n’importe quoi dans la mesure où ça les arrange… La raison de la misère est la même en ce qui concerne les Anjouanais dont vous relatez les traversées mortelles.
Tous ces pauvres gens ont tout perdu avec le départ des français, nous avons laissé une fortune à Diego-Suarez quand nous avons quitté ce grand port du Nord de Madagascar, mais nous avons surtout laissé des « déshérités » qui ne méritaient pas un tel dénouement pour faire plaisir à quelques « notables » malgaches originaires des hauts plateaux où se trouve la capitale de ce pays.
Pour clore ce chapitre de la colonisation maintes fois mise en cause dans de nombreux ouvrages, je ne dis pas qu’il n’y a pas eu d’abus de la part de certains colons mais je pense qu’il fallait y être pour savoir, il faut toutefois garder certaines proportions et certaines mauvaises personnes n’étaient pas obligatoirement du côté où l’on veut les placer.
Pour en revenir à Madagascar, j’ai beaucoup aimé ce pays, il y a des endroits magnifiques, mais ce sont surtout ses habitants que j’ai aimés. Vous regardez un malgache et il vous sourit, essayez de le faire en France la personne vous demande ce que vous voulez…et pas toujours gentiment. Le malgache vous délecte de sa gentillesse, son respect envers autrui impose le respect réciproque tant il est convivial. Les malgaches sont d’ailleurs très respectueux au point d’entretenir la vie de leurs morts durant des années disant que l’existence d’un individu se poursuit dans le souvenir des autres, il est le dernier rempart contre le néant absolu, c’est pourquoi il faut le cultiver. Il est d’ailleurs un proverbe malgache qui dit « Les morts ne sont vraiment morts que lorsque les vivants les ont oubliés » c’est un peu vrai : « Les oiseaux ne laissent qu’un chant éphémère ; l’homme passe, mais sa renommée survit ».
Madagascar, disons la belle image de Madagascar, c’est tout cela, celle qui reste gravée dans mon cœur et qui me propulse dans la nostalgie quand j’en parle, car je n’y suis pas retourné depuis mais nombreux d’anciens marins y sont retournés ne constatant que désolation. J’ai rencontré dernièrement une Sœur qui était novice à l’orphelinat de Joffreville où je l‘avais connue, petit village situé à 17 Kms de Diego-Suarez où la Marine Française avait un centre de repos, sous la chaleur des tropiques se retrouver de temps à temps à 800 m d’altitude était souvent agréable, qui me racontait qu’à l’époque de la Marine l’orphelinat profitait de l’électricité des groupes électrogènes, après notre départ ce fût le retour aux bougies et lampes à pétrole, toujours à la même époque les cultures agricoles de cette petite station étaient faites de légumes, de fruits, je n’ai jamais mangé de meilleures fraises que celles de Joffreville, maintenant ces cultures ont été remplacées par celles du « Kat » beaucoup plus rentables pour quelques personnes peu scrupuleuses.
Vous dites que si j’y retournais maintenant, je ne trouverais pas beaucoup de changements, certes la misère persiste à tous les coins de rues, mais ne concernent que tous ces gentils malgaches que j’ai aimés et que j’aime encore dans mes souvenirs mais comme partout la vie évolue et les mœurs changent. En 1970, à mon arrivée à Diego-Suarez, il n’y avait que quelques petits hôtels, pas très nombreux et ne possédant que quelques chambres, cliquez sur le lien suivant et vous verrez le luxe côtoyer la misère comme à Bombay (autre ville que j’ai connue) et qui malheureusement nous propose un bien triste tableau actuellement.
http://www.normada.com/diego-suarez.htm
Mon cher Mistral, il y a grand nombre d’injustices dans notre Monde, il faudrait pouvoir y remédier.
Bien amicalement
Jacques