Le mot qui revient souvent dans les commentaires est « ultimatum ».
Je comprends bien la position de Caroline et partage l’idée qu’il faille tenir compte aujourd’hui de l’opinion publique chinoise qui n’est pas nécessairement identique aux prises de position des dirigeants.
Sur certains sujets, l’opinion chinoise exprime son patriotisme au-delà de ce que souhaiterait les dirigeants.
Philippe Chadeyron parle aussi d’ultimatum en écrivant : « le Général de Gaulle n’aurait pas accepté l’ultimatum ». Sans doute, mais en l’occurrence, il n’y a pas d’ultimatum.
Les chinois ont eu le sentiment le 8 août dernier que le dossier « France-Tibet » était clarifié. Et ils apprennent que non seulement Nicolas Sarkozy verra en Pologne le Dalaï-Lama mais que ce dernier sera reçu majestueusement par le parlement Tchèque et par le Parlement européen. Essayer de faire comprendre à un ami chinois que le Parlement européen peut recevoir le Dalaï Lama sans l’accord du Président de l’Europe, c’est très difficile !
Alcibiade pense que N. Sarkozy s’est autocensuré. Peut-être qu’une ligne moins subtile aurait été mieux comprise. En tout cas le pragmatisme qui est très adapté à la politique intérieure parce qu’il peut être chaque jour très mobile, n’est pas la panacée diplomatique où la prévisibilité est un atout.
Le Général de Gaulle aurait sans doute répondu NON à un ultimatum, il n’aurait surtout pas pu se trouver dans cette situation, notamment parce qu’à l’époque les complexités européennes étaient sans commune mesure avec la période actuelle. Nicolas SARKOZY a fait beaucoup pour rassembler l’Europe, il subsiste encore des différences d’appréciation.
Yulin a raison de nous inciter à réfléchir à la manière de penser de nos interlocuteurs. Il rejoint Tzvetan Todorov qui dans son dernier livre fait de la condition du dialogue «la nécessité de se placer provisoirement dans la perspective de l’autre.
Caroline est la plus sage quand elle nous invite à la réciprocité des respects.
Le fond de ma pensée est que « la violence et la vérité ne peuvent rien l’une sur l’autre » (Pascal).
Je ne veux donner raison à personne mais je dis gravement : l’histoire nous a montré que les grandes crises généraient les grandes dérives, dont celles des égoïsme et des nationalismes. Le dialogue, l’ouverture, l’échange, sont impératifs pour l’équilibre mondial. La question n’est plus de savoir qui a raison mais demeure comment reprendre le dialogue.
Merci à M. LIU de son amitié et de son pseudonyme « Francophile ».
jpr
NB : l’information concernant la Miss Poitou-Charentes, sinophile me donne une raison supplémentaire d’encourager cette jeune personne. Amitié à Jacques d’Hormes.
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